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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?

Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 26
Métier: Informatrice (Marchande)
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MARCHAND
Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptySam 18 Avr - 12:47
Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  Kfmy

Look in my eyes, will the Sun ever rise ?

Ayant reçu une missive lui ordonnant de se renseigner sur un politicien venu de Proodos, Athanasia s'apprête à passer à l'action à la nuit tombée. Toutefois, un imprévu se présente...  Bénédiction de Ross.

Feat Tibère



Fixant le soleil couchant depuis la fenêtre, la jeune femme accueillait avec un plaisir certain, les derniers rayons de lumière de la journée. Le ciel arborait une douce couleur orangée, reflet de cette clémente météo. Le Bourdon n’était plus bien loin. La nuit serait sans nul doute paisible d’un point de vue météorologique et plutôt chargée pour la jeune femme.

L’effervescence des habitants de la Capitale Dexienne était remarquable. Les citoyens étaient heureux de pouvoir festoyer, impatients d’oublier l’espace de quelques instants leurs soucis et misères. Les marchands se délectaient des bénéfices que leurs rapportaient cette joie et bonne humeur ambiante.

Amère satisfaction pour la Marchande. Ses affaires étaient positivement impactées par l’annonce de la signature de cet accord, toutefois, avec cette alliance, s’éloignait l’ombre de la guerre et d’un potentiel Chaos. Éternelle quête de vengeance… Le conflit aurait incité les rats qu’elle traquait à quitter le navire, lui offrant une possibilité de les laisser rejoindre cette Déesse qu’ils idolâtraient tous. Fort heureusement, son instinct lui murmurait que le destin réservait, au continent, ainsi qu’à ses habitants, un futur incertain.

Neutralité. Ce principe que le Corbeau prônait était une épine dans le pied de la jeune femme. Ne pas s’engager. Ne jamais, au grand jamais ils ne devaient prendre position dans des conflits politiques. La seule doctrine à laquelle l’Organisation prêtait allégeance était celle de l’offre et de la demande. L’argent et les intérêts qu’elle pouvait obtenir d’un contrat, d’une mission, seules ces précieuses denrées étaient à prendre en compte.

Se détournant de son observation crépusculaire, elle posait ses yeux sur l’homme affalé dans un fauteuil de la pièce qui lui servait à la fois de chambre et de bureau. Keith. Il était venu l’interrompre en pleine négociation mercantile. Comptant sur ses obéissants employés, agacée par cette visite surprise, elle s’était malgré tout, résignée à s’entretenir avec l’homme.

« Tu me dis donc, qu’ils demandent à des Alasyiens de s’occuper de leurs petites affaires ? »



Elle n’avait guère été surprise d’apprendre qu’un contrat venant du Magistrat avait été accepté. La jeune femme ne s’attendait cependant pas, à ce que ces sournois Lézards du Sud agissent de manière aussi effrontée. Eux qui, auparavant étaient forts discrets, sectaires se montraient de plus en plus entreprenant et intéressés de collaborer avec le réseau Alasyien. Si l’information à leur sujet manquait pour le moment, elle savait qu’avec ce genre d’initiatives, ce n’était plus qu’une question de temps avant d’en savoir plus, bien plus, sur eux.

« Comme tu peux le lire, notre Corbeau adoré n’a pu refuser une délicieuse opportunité de mettre son nez dans les affaires Proodosiennes… Une fois de plus.»



« Et tu me refiles bien évidemment, la corvée ? »



Keith haussait les épaules

«Tu sais parfaitement que j’ai à faire en Tharros. »



Il se redressait quelque peu dans son fauteuil :

« Et comme, Mademoiselle Ana sera fort occupée avec les festivités, c’est à moi de me coltiner le trajet jusqu’à Tharros… Les ordres sont les ordres… »



Il était hors de question pour la rousse de se mettre un pied en terre natale. Son supérieur hiérarchique le savait, pertinemment et profitait de cette occasion pour lui mettre un nouvel obstacle sur la route.  Obligée d’assister aux imminentes réjouissances mondaines, la voilà qu’elle devait traquer un Proodosien.

« N’oublions pas que tu es celle qui est la mieux placée pour mener à bien ce genre de mission… surtout lorsqu’il s’agit d’amadouer les individus du sexe opposé… »



Regard glacial, menaçante attitude, elle fit quelques pas en direction de l’homme.

« Keith... Surveilles ta langue si tu veux pouvoir continuer à en user... D'autant plus que je doute qu’un clin d’œil et quelques mielleuses phrases soient suffisantes pour gagner les bonnes grâces de cet individu-ci. »



Un soupire s'échappait d'entre ses lèvres. Tibère Ur-Nungal. La missive incluait, entre autre, quelques caractéristiques physiques remarquables de cet ancien combattant.  Sur papier, ce politicien semblait être un homme intrigant. Parcourant le parchemin, ses iris cinabarines pétillaient de curiosité. Les yeux rouges étaient ils fréquents dans les contrées du Sud ?

Observant sa supérieure, ,e sachant s’il devait avoir peur ou être rassuré à la vue d’un sourire sur les lèvres d’Ana, Keith décidait, dans le doute, de quitter les lieux. Se relevant, il se dirigeait vers la porte.

« Il est temps que je mette les voiles ! Puis-je disposer ? »  



Acquiesçant, la jeune femme lui emboîtait le pas, souhaitant s’assurer qu’il ne causerait de troubles sur son chemin.

« Je compte sur vous, Dame Ana... !



Tiraillée par une folle envie de coller un coup de pied au postérieur de son subalterne pour le faire dévaler les escaliers, la jeune femme se retint et se contenta de simplement l’ignorer en silence, soupirant une fois de plus.

Alors qu’il quittait le bâtiment par l’arrière-boutique, évitant de cette façon, les yeux indiscrets, elle reportait son attention à l’espace de vente. La présence d’une cliente régulière, et surtout fortunée l’obligeait à faire acte de présence.

Repoussant ses mèches rebelles vers l’arrière, elle s’assurait que son ample chemise vert émeraude ainsi que son pantalon noir étaient impeccables. Si on dit des cordonniers qu’ils sont souvent les moins bien chaussés, ce dicton pouvait s’appliquer à Athanasia. La jeune femme ne portait que peu d’ornement sur elle, en ce jour, seul sa chevelure était décorée d’une épingle sertie de pierre qui maintenait ses boucles en place.

S’armant de son plus beau sourire, elle se dirigeait vers sa cliente. Elle avait un objectif ; pousser, subtilement, habilement la femme à dépenser ses pièces d’or sans compter et pourquoi pas, par la même occasion, écouter les récents commérages de la haute société Dexienne…  

Quelques douces paroles, et un peu de langue de bois plus tard, la voilà qui raccompagnait sa généreuse cliente à la porte. Saluant la femme, elle constatait qu’il l’astre diurne ne tarderait à disparaître de l’horizon. L’heure de la traque était proche.

Athanasia avait laissé la porte en bois ouverte, permettant ainsi au vent à s’engouffrer à l’intérieur du bâtiment, profitant de ce moment en extérieur pour observer l’agitation du peuple d’un peu plus près. Jetant un coup d’œil à ses deux employés, elle fronçait les sourcils mécontente. Profitant d’un moment d’inattention, les voilà qui paressaient… Se tournant vers eux, plantée dans l’encadrement de la porte, elle claquait des mains, autoritaire.

« Et bien ! Il est bientôt l’heure de fermer. Au travail ! Vous pourrez paresser autant que vous le souhaitez d’ici quelques jours… »  



Interpellant la troisième personne présente dans la pièce, elle fit quelques pas vers l’intérieur, continuant d’ordonner d’un ton ferme :

« Indra, prépares ma cape et mes bottes. Ce soir, j’ai à faire… »  



Les bourrasques de vent se firent plus fortes, agitant les cristaux du lustre qui éclairait la pièce. Agacée par ce tintement, elle se tournait afin de refermer la cloison de bois. Interruption soudaine, elle s’immobilisait lorsqu’elle constatait qu’un inconnu était présent sur le pas de la porte.

Changement d’humeur et d’expression, elle offrit au tardif client un agréable sourire. Tout en lui adressant un respectueux signe de tête, la rouquine fit quelques pas sur le côté, l’invitant à entrer.

« Bonsoir et bienvenue. Puis-je vous renseigner ?  »



« halloween »
Tibère
Tibère
37
15/04/2020

Feuille de personnage
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POLITICIEN
Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptySam 18 Avr - 16:52

Look in my eyes, will the sun ever rise?
Deux jours s'étaient écoulés suite au rapport que Nyr lui avait fait sur l'assassinat qu'il avait commandité. Deux jours durant lesquels Tibère avait enchaîné les réunions avec les autres diplomates de la délégation proodosienne, quelques politiciens dexiens et même certains des marchands les plus influents du pays tant que le soleil était visible. On sentait que l'on approchait à grand pas de l'établissement officiel d'une alliance entre l'Empire et l'Assemblée ; chacun donc se précipitait pour régler tous les détails qui devaient être réglés. Et, la nuit tombée, le diplomate tentait tant bien que mal de se renseigner sur la présence du Magistrat en ces terres. Ce n'était pas gagné. Il n'avait rien appris de plus que ce qu'il savait déjà.

Amos, ce bonhomme maigrelet qui lui faisait office à la fois de serviteur et d'interprète, le suivait partout comme son ombre. Cela agaçait grandement Tibère, même s'il savait qu'il ne faisait qu'obéir aux ordres. Il avait donc profité d'une soirée exceptionnellement un peu allégée pour fausser compagnie à son serviteur. Après l'avoir congédié d'un regard terrible quand il l'avait vu apparaître sur le pas de la porte de son bureau, Tibère s'était tout bonnement éclipsé en sautant du balcon - situé au premier étage. Il s'était réceptionné sans trop de mal et avait royalement ignoré les regards interloqués qui s'étaient posés sur lui. C'était la première fois qu'il pourrait visiter Emporos seul et de nuit. Nyr lui avait parlé des dangers dont regorgeait la ville une fois que les pierres lumières entraient en jeu - fascinants objets que ces pierres, d'ailleurs. Tibère, comme à son habitude, avait donc gardé les pièces de son armure protégeant ses avant-bras et celles lui servant de bottes. Mais il s'était aussi saisi d'une lance. Pas sa fière Dingir, trop voyante, mais d'une plus classique et petite qui lui avait été offerte à son arrivée. Léger sourire aux lèvres, épaules dégagées, Tibère s'engagea dans les rues marchandes d'un pas si sûr qu'on aurait pu croire qu'il était le maître des lieux.

Il avait flâné à droite et à gauche pendant une petite demi-heure avant de reconnaître au coin d'une ruelle deux érudits appartenant comme lui à la délégation proodosienne. Rien d'étonnant, tous les dignitaires avaient comme lui leurs quartiers dans les environs. Il n'avait pas la moindre envie de discuter avec eux ; ainsi s'engagea-t-il dans la première boutique digne d'intérêt qu'il repéra. Une petite bijouterie. Parfait.

Celle qu'il supposa être la gérante apparut, la main sur la poignée. Elle adopta aussitôt un air aimable en le voyant.

« Bonsoir et bienvenue. Puis-je vous renseigner ? »

Voix ferme et affable. Tibère baissa les yeux sur la Dexienne qui lui faisait face. Il haussa un sourcil. Charmante créature. Une chevelure d'un roux étonnant tendant vers le rouge, deux prunelles d'un pourpre similaire au sien et une silhouette du reste équilibrée. S'il ne maîtrisait pas parfaitement l'Alasyen, il comprit sans mal ce qu'elle lui disait. Tant que le vocabulaire n'était pas trop compliqué, il pouvait se passer d'interprète.

D'une démarche assurée, il finit d'entrer dans la boutique, répondant d'un signe de tête sec aux salutations de la vendeuse. Un cliquetis accompagnait chacun de ses gestes, causé par ses gants montant jusqu'aux coudes et ses bottes, tous deux en acier doré. D'un regard impérieux, il engloba l'intérieur de la bijouterie. Propre, spacieuse et bien fournie. Le hasard faisait bien les choses.

« Avez-vous des bijoux propres à ce continent, nin* ? »

Lorsqu'il n'y prenait pas garde - ce qui arrivait plus ou moins souvent en dehors des réunions officielles -, il laissait échapper des mots en Notien, voire plus rarement en Voreianais. Sans compter que si ses mots ne le trahissaient pas systématiquement, ce n'était pas le cas de son accent. Ses inflexions gutturales étaient clairement proodosiennes.

Son regard intimidant s'attarda sur les autres employés une fraction de seconde sans daigner prendre compte de leur existence d'une quelconque autre façon. Il s'avança ensuite vers le fond de la boutique, marquant une pause devant des modèles de boucles d'oreille. Fascinante, cette pierre noire aux milles éclats dorés capturés à l'intérieur... Un instant, il eut une pensée pour Amos. Son pauvre serviteur devait le chercher partout.

« Oh, vous pouvez fermer cette porte. Si vous tombez sur quelqu'un cherchant un certain "Monsieur Ur-Nungal", dites que cela ne vous dit rien », ordonna-t-il avec ce ton qu'employaient ceux habitués à l'obéissance.

*nin : "femme" en Notien.
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Athanasia
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06/02/2020

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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptyDim 19 Avr - 16:45
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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?

Ayant reçu une missive lui ordonnant de se renseigner sur un politicien venu de Proodos, Athanasia s'apprête à passer à l'action à la nuit tombée. Toutefois, un imprévu se présente...  Bénédiction de Ross.

Feat Tibère



Éternelle observatrice, Athanasia détaillait d’un œil attentif cet homme qui rentrait dans sa boutique. Par habitude, elle se mit à analyser ce qu’elle voyait, à émettre des hypothèses diverses et variées sur la potentielle identité de ce visiteur. Sur ses attentes, sur ses origines…

Armure forgée en acier doré. Peut-être était-il de Tharros ? Blonde chevelure. Un Sofien ? Yeux carmin.  Ce n’était pas une chose courante en Dexia. Sa peau était mate, dorée par le soleil.  Le seul pays qu’elle n’avait encore évoqué était Proodos. Alors que ces suppositions traversaient son esprit, la seule chose dont elle était certaine c’est qu’elle rencontrait cet individu pour la première fois.  

« Avez-vous des bijoux propres à ce continent, nin ? »  



« Nin »? Étincelle de curiosité dans le regard. Son instinct semblait vouloir lui murmurer quelque chose, tentant lui indiquer ce détail qu’elle semblait laisser s’échapper. Cet accent et ce dialecte, il n’y avait plus de doute possible, sa dernière hypothèse était la bonne. Elle ne s’attendait à avoir un visiteur tardif, et encore moins un citoyen de l’Empire.

La nuit tombée, les charognards et la racaille de la Capitale avaient tendance à sortir de leurs cachettes, errant à la recherche d’une proie ou l’autre à se mettre sous la dent. Il était donc étonnant de voir des personnes "respectables", et encore moins, des étrangers, se balader après le coucher du soleil. Alors que son regard se posait sur l’arme de l’homme, un léger rictus apparut au coin de fines lèvres de la jeune femme.

« Très certainement. Je vais vous chercher cela… »



Ce Proodosien, peut-être que le Destin l’avait placé sur son chemin pour faciliter le bon déroulement de sa collecte d’information. Un client satisfait était un client bavard, et Athanasia était plutôt douée dans ce domaine.

La jeune femme s’était tournée vers l’étalage de bijoux et objets précieux, cherchant rapidement du regard une pièce qui pourrait convenir à la demande du blond. Du coin de l’œil, elle ne manquait de remarquer l’attitude du Proodosien vis-à-vis de ses pauvres employés. Elle était face à une personne qui avait une estime certaine de soi. Souple démarche, presque arrogante. Son port de tête, bien droit, le regard assuré, elle pouvait aisément identifier un noble quand elle en voyait un. Sa curiosité n’en était que davantage attisée.

Alors qu’elle attrapait un « Pommandre », accessoire qui commençait à avoir beaucoup de succès chez les riches personnes de Dexia, afin de la présenter à l’homme, elle s’aperçut qu’il avait été attiré par une pièce bien particulière de l’étalage.

 « Captivant, n’est-ce pas ? »



Déposant sa trouvaille, elle fit un pas en direction de l’homme.

« Ces boucles d’oreilles sont serties d’obsidienne dorée… »



Avant d'être interrompue.

« Oh, vous pouvez fermer cette porte. Si vous tombez sur quelqu'un cherchant un certain "Monsieur Ur-Nungal", dites que cela ne vous dit rien »



Quel autoritaire personnage. « Ur-Nungal ». Ur-Nungal ?! Avait-elle bien entendu ? Stupéfaite, elle restait dubitative quelques secondes, avant de se plier aux ordres, profitant de l’occasion pour reprendre le contrôle de son cœur qui s’était emballé. Sa cible. Il était dans le magasin. Le contact froid de la poignée lui confirmait qu’elle n’hallucinait pas. Ricanement étouffé, elle réprimait ce sourire prédateur qui ne demandait qu’à prendre sa place sur ses lèvres. Son regard se portait sur le verrou de la porte. Mettant ce choix peu judicieux de côté, elle préféra commenter la remarque de l’homme, employant un ton complaisant.

«Nous ne devrions être dérangé.»  



Se rapprochant vers Tibère, léger sourire aux lèvres, elle en profita pour congédier, d’un geste de la main, ses employés, bien contents pour pouvoir fuir vers l’arrière-boutique.

« La légende raconte que les éclats dorés sont des larmes d’Ilios. La Déesse.»



Délicatement, elle soulevait l’une des boucles d’oreille de son petit coussin d’exposition, la déposant au creux de sa paume. Elle se tournait de façon à diriger les rayons des pierres de Lumières du Lustre sur celle-ci.

« Certains attribuent à ces minéraux des propriétés particulières. Ils pensent que l'obsidienne agit comme un Vahan ».



Bouclier.La jeune femme avait prononcé ce dernier mot en Voreianais. Elle ne pouvait se vanter de parler la langue officielle de l’Empire à la perfection, cependant elle connaissait quelques mots.

Reportant son regard sur Tibère, elle fit un pas en arrière, expression sérieuse sur le visage. Elle tenait désormais du bout des doigts la boucle, la tendant en l’air. Son regard passait de l’homme au bijou. La jeune femme estimait, évaluait la compatibilité entre son interlocuteur et l’accessoire.  Fronçant les sourcils, elle redéposait le bijou sur son petit coussin, détaillant toujours l’homme, une main posée sur son menton. Complètement absorbée par son rôle de marchande, elle laissait pour plus tard la demande du Magistrat.

« Il faut l’admettre, beaucoup de mes ornements vous iraient… »



Elle avait prononcé ces quelques mots toujours sur le même ton, calme, agréable, comme si elle ne faisait que constater des faits avérés.

« Toutefois... Oh! »  



L’illumination vint à elle, claquant des doigts, elle tournait le dos au blond afin de se diriger vers l’un des tiroirs des présentoirs, sortant de celui-ci, une boîte. Ouvrant cette dernière, elle adressait à Tibère un sourire, l'invitant à venir voir ce qu'elle avait à lui proposer.

« Monsieur, j’ai ici une pièce qu’un marchant itinérant m’a vendu et qui, je pense, pourrait vous intéresser.»



Se trouvait dans cette boîte, un objet forgé en un alliage métallique. Doré, le bracelet tour de bras n'était ni trop délicat, ni trop fin. Serti de diverses pierres, la courbure du métal rappelait les constrictions d’un reptile qui entourait sa proie. Une petite charnière permettait de mettre et retirer le bijou très facilement.

« Chaque pierre est issue d’une région différente d’Alasya. »



Beaucoup de nobles se contentaient de porter des parures avec les mêmes pierres. Rubis, Saphirs, Emeraudes, ils en oubliaient la diversité qu’il pouvait exister parmi les minéraux.

« Rubellite, Tourmaline Noire et enfin, Topaze dorée… »  



Son regard se posait sur le bras de Tibère avant se s’ancrer, dans les iris pourpres de l’homme. Un petit sourire en coin, elle lui demandait :

« Voulez-vous l’essayer ? »



Spoiler:
 
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Tibère
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15/04/2020

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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptyLun 20 Avr - 9:58

Look in my eyes, will the sun ever rise?
À sa grande satisfaction, la Dexienne obéit sans protester, refermant derrière lui la porte. Evidemment, elle revint à la charge ensuite. On racontait que s'il y avait bien une chose à laquelle les habitants de ce pays excellaient, c'était le commerce et tout ce qui allait avec. Tibère, de ce qu'il avait vu jusqu'à présent, ne pouvait qu'admettre que cette réputation n'était pas usurpée. La vendeuse gardait une affabilité qu'il ne pouvait critiquer, bien qu'elle ne lui témoignât pas tout le cérémonieux respect auquel il était habitué. Rien d'étonnant sans doute pour un pays qui laissait au peuple la gouvernance, où les privilèges de la noblesse étaient par conséquent moindres.

« La légende raconte que les éclats dorés sont des larmes d’Ilios. La Déesse. »

Il haussa un sourcil. La foi de ces autochtones alasyens en leur étrange déesse était-elle si profonde qu'ils en venaient à adorer même ses larmes ? Des pleurs, qu'ils soient divins ou non, demeuraient une preuve de faiblesse. Ce n'était certainement pas un symbole digne de déférence. Il était un peu déçu. Il avait cru discerner dans ce regard d'un rouge similaire au sien une intelligence vive. Il s'était visiblement trompé.

Il glissa une œillade vers les autres employés qui se retiraient vers ce qu'il supposait être l'arrière-boutique. Voilà qui était mieux. Tibère n'avait pas envie de se frotter à une pléthore de manants.

« Certains attribuent à ces minéraux des propriétés particulières. Ils pensent que l'obsidienne agit comme un vahan », poursuivait aimablement la demoiselle.

Ce dernier mot eut le mérite de susciter en Tibère un regain d'intérêt. Bouclier. C'était ce qu'elle venait de dire en Voreianais. Un Voreianais à l'accent certes alasyen, mais en Voreianais tout de même. Il plissa les yeux, daignant dévisager son interlocutrice avec davantage d'attention. Le simple fait qu'il reconnaissait sa présence était déjà assez rare de sa part. Etant donné son travail, il supposait qu'elle n'était pas d'origine particulièrement noble. Mais elle devait être plus cultivée que la plupart si elle avait eu la brillante idée de s'intéresser à Proodos.

Sauf si elle ne faisait cela que pour amadouer la nouvelle clientèle que représentaient ceux venus de l'Empire. C'était fortement probable.

« Il n'y a rien de beau en de misérables larmes, que celles-ci viennent de votre Illios ou du dernier des imbéciles tharrosiens, décréta-t-il sèchement en se redressant, avant de laisser un sourire en coin dénué de chaleur lui échapper. Mais je ne savais guère que l'influence de l'Empire était telle que même le... peuple dexien connaît le Voreianais. Intéressant. »

Hum. Il atteignait les limites de ses connaissances en Alasyen. "Peuple" n'était pas exactement le terme qu'il recherchait - trop général à son goût. "Nafar", en Voreianais, signifiait plus ou moins ceux-de-basse-naissance, sans jugement de valeur toutefois : ce n'était qu'un fait. Oh, bien entendu, Tibère n'aurait pas manqué d'insuffler dans ce mot un instinctif mépris, mais de ce qu'il avait compris, "plèbe" était un peu fort pour désigner ce qu'il avait voulu dire. En tout cas, c'était ce que lui avait dit Amos la première fois que Tibère avait prononcé ce mot. Mais bon, l'interprète était poli au point d'en devenir obséquieux, donc ce n'était peut-être pas une source fiable.

La Dexienne s'était saisie des boucles d'oreilles et les avaient montées à hauteur de visage. Tibère la laissa faire mais un pli d'agacement s'était formé au coin de sa bouche. Cette histoire de larmes d'Illios avait coupé son intérêt pour ces pierres pailletées d'or. Les compliments de la jeune femme ne lui firent ni chaud, ni froid, alors qu'elle l'analysait d'un air pensif. Elle claqua subitement des doigts avec une expression de réjouissance sur le visage, s'attirant un regard surpris du diplomate. Ce geste avait-il une signification particulière en Dexia ? Avant qu'il ne puisse réfléchir plus longuement à sa pertinente interrogation, la femme s'éclipsa et réapparut presque aussitôt, sortant d'une boîte un bracelet doré. Le regard pourpre du Proodosien s'éclaira d'une lumière nouvelle. Convoitise.

Tibère aimait les beaux bijoux, les beaux vêtements et les belles armes. Et ce bracelet était somptueux. D'une étincelante couleur dorée, sa forme fuselée et reptilienne avait quelque chose de féroce, tandis que les diverses pierres précieuses qui agrémentaient l'ensemble attiraient invariablement le regard.

« Voulez-vous l’essayer ? »

Sourire aimable. Regards rouges plantés l'un dans l'autre. Ça blessait son orgueil de l'admettre mais cette simple vendeuse dexienne marquait un point. Il voulait ce bracelet ; il allait donc l'obtenir. L'argent était le cadet de ses soucis.

« Soit. »

Dans un geste empli d'une dignité vaguement ridicule, il retira la pièce d'armure qui revêtait son avant-bras gauche, présentant à la Dexienne son poignet nu. Ce faisant, il glissa un coup d’œil à la rue marchande, dont ne lui parvenait désormais qu'une légère rumeur. Les lieux étaient toujours agités mais l'ambiance changeait peu à peu. Même lui, qui visitait Emporos de nuit pour la première fois, s'en rendait compte. Ce double-visage qu'avait évoqué Nyr en lui décrivant son ressenti de la capitale... Alors que les pierres lumières s'allumaient une par une, que les ombres sur le sol s'allongeaient insidieusement, le moindre passant se parait d'une aura mystérieuse - inquiétante auraient même dit certains.

« Eh bien, Emporos n'est pas aussi sûre que ce qu'on cherche à nous faire croire. »

Ses prunelles pourpres se posèrent brièvement sur le visage de la Dexienne. Impassibles. Inquisitrices. Et un tantinet moqueuses. Dexia s'enorgueillissait tant de sa belle démocratie, du bijou qu'était sa capitale ! Pourtant, même les rues de la redoutables Aimah lui paraissaient plus sûres. Au moins n'y agitait-on pas l'appât d'une fausse liberté. Les Proodosiens se savaient soumis à la violence parfois extrême de leur gouvernement, mais ils savaient aussi que c'était cette violence qui leur assurait un semblant de sécurité. Pas comme ici où la nuit, visiblement, les pires monstres s'animaient sans entraves.
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Ayant reçu une missive lui ordonnant de se renseigner sur un politicien venu de Proodos, Athanasia s'apprête à passer à l'action à la nuit tombée. Toutefois, un imprévu se présente...  Bénédiction de Ross.

Feat Tibère


« Il n'y a rien de beau en de misérables larmes, que celles-ci viennent de votre Illios ou du dernier des imbéciles tharrosiens. Mais je ne savais guère que l'influence de l'Empire était telle que même le... peuple dexien connaît le Voreianais. Intéressant. » 



Une moue amusée, un regard qui pétillait d’une curiosité qu’elle ne cherchait pas à camoufler, Athanasia l’Informatrice prit, l’espace d’un instant, le pas sur la dévouée marchande. Intriguant raisonnement. Elle était avide de mettre le doigt sur les failles de cet homme qui se considérait, à tort ou à raison, supérieur aux habitants du continent. Le Proodosien qui avait visiblement été refroidi par son commentaire sur les boucles d’oreilles, réagit comme l’espérait à la vue du bracelet. Désir. Elle pouvait lire dans ses yeux, l’envie de posséder cet objet.

« Soit.» 



Qu’il était risible de constater, que, même lorsqu’il s’agissait de quelque chose d’aussi basique que de retirer une pièce de sa luxueuse armure, cet homme reflétait un dédain évident. Si typique des nobles. Toutefois, à la différence de certains, il n’avait répondu positivement à sa flatterie. Peut-être, que le politicien n’était pas de ceux qui trouvait plaisir à se faire complimenter de la sorte ? Au fil des années, la fière Athanasia avait appris à brosser les gens dans le sens du poil. Cette hypocrite mascarade nécessitait, bien souvent, de mettre son orgueil et ego de côté…

Écartant, en douceur, les extrémités du bracelet, elle plaçait l’élégant bijou sur l’avant-bras du Proodosien. Ce dernier, absorbé par l’extérieur, ne semblait prêter attention aux gestes de la jeune femme. Toujours silencieuse, la renarde était plongée dans son analyse. Elle se demandait si Tibère faisait partie de ceux qui était habitué que le « peuple », comme il l’avait énoncé plus tôt, se plie à ses bons vouloirs de grand Seigneur ?  Certainement.

« Eh bien, Emporos n'est pas aussi sûre que ce qu'on cherche à nous faire croire. » 



Arquant le sourcil, elle portait à son tour, un rapide coup d’œil à l’extérieur. Le soleil avait définitivement disparu du ciel Dexien, laissant place aux magiques éclairages nocturnes. La jeune femme répondit à l’œillade moqueuse, de l’homme par une simple moue amusée. Ses paumes effleuraient une dernière fois la peau mate du blond, alors qu’elle terminait de placer son futur achat de la meilleure des façons.

Elle reculait d’un pas. Arborant une flegmatique expression, elle partageait ses pensées à son client :

« Dexia est liée à Proodos depuis de nombreuses années, il serait idiot de nier l’influence de l’Empire. Tout comme, il serait mal avisé de ne pas reconnaître la place qu’occupe le culte d’Ilios dans la vie des habitants d’Alasya. Que l’on soit d’accord ou pas avec certaines choses, il est plus prudent d’en savoir trop que pas assez… »  



La jeune femme tournait le dos à son interlocuteur un court moment afin d’attraper une glace, plaçant l’objet devant elle afin de laisser Tibère se faire son propre avis. Ilios. Une vaste blague. Bien qu’elle s’était détournée et haïssait l’Eglise de Lucius depuis des années, Athanasia n’oubliait jamais que le savoir était une force dévastatrice. Connaître son ennemi, qu’il soit un fanatique croyant, un niais citoyen, un riche marchand ou encore, un noble orgueilleux.

Haussant les épaules, elle continuait, pragmatique :

« Emporos est une ville comme il en existe beaucoup d’autres. Seuls ceux qui sont assez riches, ou puissants, peuvent se permettre de déambuler sans préoccupations majeures. Ceux qui ne sont pas nés sous la bonne étoile, ou les plus faibles n’ont que deux choix. Survivre ou servir. » 



Cet homme qui semblait être dévoué à son pays, le plaçant sur un piédestal, connaissait-il réellement les dures réalités de la vie des simples citoyens ? Impitoyable régime ou démocratie, les faibles et les démunis n’étaient jamais épargnés. Cependant, elle ne jugeait aucunement l’ancien combattant. Elle ne le pouvait, car même après toutes ces années, elle n’était guère mieux. Profondément imbue d’elle-même, n'oubliant son passé de noble, elle ne faisait qu’hypocritement miroiter l’illusion d’être au service des autres.

« Il est vrai, qu’un gouvernement, quel qu’il soit tentera de masquer ses incapacités en glorifiant ses acquis. »  



Réseau, alliance, entourage, la noble déchue, était de ceux qui foulaient les pavés de la Capitale sans beaucoup de craintes. Toutefois, elle préférait rester tapie à l'abri des regards, observant ceux qui tombaient en disgrâce, perdant tout, du jour au lendemain.  

Détournant les yeux, dans un geste coupable, feignant de s'être rendue compte d'avoir été, peut-être un peu trop bavarde, elle rajoutait :

« Je… m’excuse. Ce n’est là, que mon humble avis. » 



Reposant la surface réfléchissante à sa place, elle reportait toute son attention, sur le bijou.

« Monsieur Ur-Nungal, le bracelet vous gêne-t-il dans vos mouvements ? Un ornement doit, après tout, embellir sans déranger… »



Nouveau contact visuel qui oscillait entre malice et fierté :

« Zheana. Ravissant résultat. »



Innocent sourire aux lèvres ,elle se risquait à lui poser une question :

« Monsieur Ur-Nungal, êtes vous venu à Emporos pour affaire ? Excusez ma curiosité mais je n'ai pas souvent l'occasion de recevoir des Proodosiens dans ma boutique...»



Spoiler:
 
« halloween »
Tibère
Tibère
37
15/04/2020

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POLITICIEN
Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptyLun 27 Avr - 5:03

Look in my eyes, will the sun ever rise?
« Dexia est liée à Proodos depuis de nombreuses années, il serait idiot de nier l’influence de l’Empire. Tout comme il serait mal avisé de ne pas reconnaître la place qu’occupe le culte d’Ilios dans la vie des habitants d’Alasya. Que l’on soit d’accord ou pas avec certaines choses, il est plus prudent d’en savoir trop que pas assez… »

La femme finissait d'accrocher à son poignet le bijou et son expression était calme alors qu'elle lui répondait en ces termes. Les prunelles pourpres du diplomate se firent immédiatement observatrices. Tentait-elle de le remettre poliment à sa place après ses propos concernant la déesse alasyenne ? Si c'était le cas, elle ne manquait pas de culot ; et ce culot aurait été qualifié d'imprudence voire d'insolence s'ils avaient été en Proodos, où le gens du peuple étaient plus à même de connaître son rang et sa réputation. Heureusement, ils n'étaient pas sur les terres de l'Empire, et Tibère n'avait pas envie de tempêter alors que c'était sa première sortie en solitaire depuis ce qui lui semblait être des lustres.

Par ailleurs, il n'aurait pas eu le temps d'exclamer son éventuelle indignation puisque la jeune femme se détourna brièvement de lui pour revenir quelques instants plus tard, miroir à la main. Il glissa à peine une œillade au reflet du bracelet à son bras. La vendeuse n'allait pas avoir à utiliser abondamment ses dons de persuasion étant donné qu'il avait déjà presque complètement jeté son dévolu sur le bijou. Elle reprit cependant la parole, pas pour tenter de le convaincre d'acheter l'objet mais pour revenir sur le sujet complexe qu'était Emporos. La démarche le rendit vaguement perplexe. Où voulait-elle en venir ? Il était évident que la chance et la naissance définissaient grandement le chemin que pouvait emprunter une vie. En ce sens, elle avait raison, Emporos était une ville comme beaucoup d'autres. Sa spécificité était qu'au contraire de bien d'autres nations, Dexia clamait fièrement la modernité et l'égalité qui découlaient de son système politique, permettant supposément à n'importe qui s'en donnant les moyens de s'élever. Supposément. Car les dangers nocturnes d'Emporos semblaient prouver le contraire.

« Il est vrai, qu’un gouvernement, quel qu’il soit tentera de masquer ses incapacités en glorifiant ses acquis. (Silence coupable.) Je… m’excuse. Ce n’est là que mon humble avis. »

Elle s'empressa alors de reposer le miroir. Tibère avait complètement cessé d'accorder son attention à l'extérieur pour se concentrer sur la jeune femme. Il avait l'impression qu'elle représentait parfaitement cette classe de marchands bien éduqués et plutôt aisés propre au pays. À l'exception près que tous ces riches commerçants à qui il avait eu affaire jusqu'à présent étaient complaisants au point de ne se risquer sur aucune pente glissante.

Elle changea de sujet d'une manière assez brusque qui n'échappa pas au diplomate. Il baissa toutefois son regard sur son poignet. Le bracelet paraissait presque luire doucement tant les pierres qui le sertissaient et l'or qui le composait accrochaient efficacement la lumière. Et cette allure légère mais féroce... Un sourire en coin adoucit momentanément ses traits.

« Zheana. Ravissant résultat. »

Leurs regards d'un même rouge se croisèrent. Elle était visiblement ravie de son choix. Quant à lui... eh bien, il devait admettre qu'en ce qui concernait les bijoux en tout cas, la demoiselle avait un œil expert.

« Zheana, en effet », lâcha-il laconiquement, profitant des consonances voreianaises de ce mot sur sa langue.

Bon, c'était acté, il allait le prendre, ce bracelet. Oui, Tibère était du genre vif en ce qui concernait les prises de décision. Il devinait cependant que cela n'étonnerait pas la vendeuse, et que celle-ci devait déjà s'être rendue compte qu'il s'était entiché de l'objet.

« Monsieur Ur-Nungal, êtes-vous venu à Emporos pour affaire ? reprit-elle sur le ton de la conversation. Excusez ma curiosité mais je n'ai pas souvent l'occasion de recevoir des Proodosiens dans ma boutique... »

Il fronça légèrement les sourcils. Comme il l'avait remarqué plus tôt, la jeune femme ressemblait effectivement à tous ces riches marchands qui étaient légion ici. Mais elle était indubitablement curieuse. Cela, en toute honnêteté, lui importait peu ; il n'était pas encore arrivé au stade où il allait se méfier de ce que le moindre être humain - même le plus banal de tous - pouvait dire ou vouloir savoir.

En temps normal, il ne se serait pas nécessairement donné la peine de lui répondre, mais elle lui avait dégoté ce magnifique bijou et il était d'humeur bavarde. Il pouvait donc lui faire l'honneur de sa discussion.

« J'imagine que vous savez déjà que le traité commercial entre Dexia et Proodos arrive à sa fin. Une délégation venant de l'Empire a été envoyée pour en rediscuter les termes. J'en fais partie. »

C'était une réponse simple et un tantinet ennuyée. Il n'avait pas envie d'évoquer les interminables négociations auxquelles il avait droit pour redéfinir ce satané traité. Et naturellement, il passa sous silence certains sujets un peu plus sérieux. Le Magistrat et sa potentielle future proximité avec Tharros. L'alliance à venir entre les deux nations, qui en plus d'être durable, serait très certainement aussi militaire. La guerre qui pouvait éclater à tout moment même si aucun parti ne semblait encore déterminé à l'ouvrir officiellement.

« Je vous le prends », déclara-t-il subitement en désignant du menton le bracelet.

Puis, après un bref silence, son regard se détourna de nouveau vers l'extérieur. Survivre ou servir, c'était cela ? Quel triste choix.

« Et attendez-vous à accueillir davantage de Proodosiens dans les années qui viennent. »

Ton inflexible. À ses yeux, l'issue de ce traité ne faisait aucun doute. Peu importait la situation géopolitique particulière de l'Alasya, l'Empire en deviendrait bientôt un acteur majeur.

Spoiler:
 
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***

Warriors... Did you not understand? That all dreams must disappear when the dreamer wakes. Every last one of them.
Athanasia
Athanasia
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06/02/2020

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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptyJeu 7 Mai - 19:24
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Look in my eyes, will the Sun ever rise ?

Ayant reçu une missive lui ordonnant de se renseigner sur un politicien venu de Proodos, Athanasia s'apprête à passer à l'action à la nuit tombée. Toutefois, un imprévu se présente...  Bénédiction de Ross.

Feat Tibère

L’attentive jeune femme n’avait manqué de remarquer le regard observateur que lui avait adressé le politicien. Sa tâche était de captiver sans éveiller les soupçons, d'attirer en délicatesse afin de lui soutirer les informations dont elle avait besoin. Il lui avait déjà offert, en quelques minutes de discussion, une multitude d’expressions, de réactions. Tous ne se laissaient amadouer de la même façon, il fallait réussir à mettre le doigt sur le bon sujet, placer ses pions de la bonne façon.

« Zheana, en effet » 



Son visage s’illumina alors qu'elle laissait s’échapper un petit rire amusé. Cet homme ne s’était pas embarrassé à admirer son reflet dans la glace. Voilà une réaction qu’elle n’avait pas prévue. Tous les nobles étaient différents, mais beaucoup se ressemblaient sur certains points. La nature narcissique qui caractérisait bon nombre d’entre eux, était une arme dont elle aimait user. Toutefois, dans le cas présent, il semblerait qu’elle ne pourrait utiliser ce si vilain défaut à son avantage.

« J'imagine que vous savez déjà que le traité commercial entre Dexia et Proodos arrive à sa fin. Une délégation venant de l'Empire a été envoyée pour en rediscuter les termes. J'en fais partie. » 



Ces mots avaient été précédés d’un léger mouvement de sourcils, qui n’avait échappé à la vigilante Athanasia. Elle y répondit d’un simple sourire ingénu. Il était peu probable que ces quelques questions avaient suffis pour éveiller la méfiance ou le soupçon chez Tibère. Néanmoins, la jeune femme devait rester prudente. Les dires de l’homme faisaient échos et complétaient, petit à petit, ceux de la missive. La rousse avait été avertie qu’elle n’avait pas affaire à un idiot.  

Athanasia espérait que la pointe d'ennuie qu'elle avait cru percevoir dans le ton de l’étranger ne lui était pas adressée, mais plutôt qu’elle était dirigée vers le sujet qu’elle avait abordé. S’il ne voulait discuter du traité, il lui suffirait de mener la conversation différemment. Minime adaptation. Le contrat avait été acté, à elle de tirer ses épingles du jeu. Peu importe le chemin qu’elle emprunterait, sa mission ne pouvait être un échec.

« Je vous le prends. » 



« Excellent choix, Monsieur. Je vous remercie. »



Esquissant un respectueux signe de tête, elle ne cachait ce sourire assuré et satisfait qui ornaient ses fines lèvres. Ces paroles échangées n’étaient que formalités et bonnes manières, qui étaient malgré tout, nécessaires.

« Et attendez-vous à accueillir davantage de Proodosiens dans les années qui viennent. »  



S’il semblait avoir foi dans le bon déroulement de cette nouvelle alliance, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être incertaine vis-à-vis de tout cela. Ces doutes, elle les gardait pour elle, n’offrant à son interlocuteur qu’un rire cristallin et s’autorisant même un regard pétillant de charme taquin :

« S’ils sont d’aussi agréables interlocuteurs que vous-même, alors, ça sera avec plaisir que je les accueillerais dans ma modeste boutique… »  



À peine eut-elle fini de parler, qu’elle reportait son attention vers l’arrière-boutique, là où ses quelques employés s’afféraient en silence. Son ton était calme, toutefois, indéniablement autoritaire :

« Indra. Il me faut l’un des coffres. » 



Alors que l’échange commercial semblait se conclure, la Renarde prenait, peu à peu, la place de l’aimable marchande. Lueur investigatrice dans le regard, elle jaugeait une fois de plus celui qui lui faisait face, attendant que son employée lui amène ce qu’elle avait exigé.

Rares étaient les individus que la jeune femme considérait comme digne d’intérêt, cela était d’autant plus vrai pour ses cibles et clients. Elle méprisait ceux qui ne l’estimait pas, ceux qui ne la considéraient pas car elle n’était qu’une marchande. Elle se jouait de ceux, qui, usant de leur titre ou du contenu de leur bourse, se plaçait sur un échelon supérieur au sien, oubliant de se méfier de l’innocente façade qu’elle laissait transparaître. Curieuse, elle se demandait dans laquelle de ces catégories, elle allait pouvoir classer ce noble venu d’ailleurs. Allait-il se démarquer du flot d’ennuyeux personnages ?

La servante apparut dans la pièce, interrompant le contact visuel, ainsi que le fil de ses pensées. Après avoir remit le coffre en bois à sa maîtresse, la discrète dame se retira. Tenant l’objet entre ses mains, elle le présentait, à son client :

« Permettez-moi de vous offrir ceci. J’espère que votre séjour vous permettra de visiter autre chose que la Capitale Dexienne. Le bois de ce coffre provient de Sofia. »



Bois sombre, tirant sur le noir avec des reflets tantôt brunâtres, tantôt cuivrés, le coffre, au design simple, avait un Lycoris gravé sur son couvercle. Symbole de la boutique il était un précieux vestige du passé de la jeune femme. Bordant les massifs montagneux de Sofia, le bois de ces robustes arbres était solide, mais assez malléable que pour être travaillé en de délicates pièces.

« Cet objet protégera efficacement votre achat, qu’il fasse humide, froid, ou même dans les températures les plus chaudes. Le bois provient de la "Thaeba ae Seram." aussi connue comme la "Thaeba ae Washa" » 



La jeune femme se demandait si l’homme comptait repartir le bracelet au bras, ou s’il préférait remettre sa pièce d’armure. Un ravissant sourire sur le visage, elle continuait :

« Le bracelet est au prix de 140 pièces d’or. Vous pouvez vous acquitter de la somme aujourd’hui, ou m’indiquer le lieu de votre séjour pour que je puisse y envoyer un employé qui viendra directement récupérer le montant. »



Depuis qu’elle avait lu le contrat, elle s’interrogeait sur les raisons qui avaient poussé le groupe rebelle à prendre contact avec le réseau Dexien pour récolter des informations sur Tibère. Craignaient-ils de se faire repérer s’ils essayaient de l’approcher de trop près ? Travaillaient-ils sur plusieurs fronts ? Sur un ton mêlant curiosité et sérieux, elle lui fit part de ses interrogations.

« Monsieur Ur-Nungal, que pensez-vous d’Emporos, et du continent, de façon générale ? »




Spoiler:
 
« halloween »
Ilios
Ilios
102
18/01/2020
DÉESSE
Look in my eyes, will the Sun ever rise ?  EmptyLun 11 Mai - 15:06

Zone à Risques

Combat


*Click clack*

Quelqu’un tente d’ouvrir la porte de la boutique; sans succès. Un grand fracas s’en suit aussitôt. L’inconnu faufile sa main gantée dans la vitrine brisée pour y déverrouiller la porte. Deux hommes encapuchonnés s’infiltrent dans la boutique de bijoux.

- Nous deviendrons riches; s’exclame l’un d’eux.

C’est alors qu’ils vous aperçoivent. Visiblement frustrés qu’il puisse avoir des témoins à leur délit, ils libèrent leurs armes. Les employées de la rousse, curieuses, poussent un cri de terreur avant de se réfugier à nouveau dans l’arrière boutique.

Voleur 1 (niv.1) : 8 PV
Voleur 2 (niv.1) : 8 PV

Athanasia : 60 PV
Tibère : 60 PV

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