There's just no time to die  B9rmV6G
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There's just no time to die

Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 26
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MARCHAND
There's just no time to die  EmptyLun 2 Mar - 11:45
There's just no time to die  E7hxSCi

There's just no time to die


A quelques jours de son voyage vers Sofia, Athanasia se retrouve seule avec ses pensées. La veille, elle rencontrait pour la première fois son cousin, Cadmus...  ; (Bénédiction de Ross)



Un verre à la main, ses pieds nus posés sur le rebord de la fenêtre, la jeune femme n’arrivait à trouver le sommeil. Lointain. Pensif. Son regard suivait sans réellement voir, les quelques silhouettes qui erraient encore dans les rues de la capitale. Les péripéties de la veille hantaient encore son esprit. En boucle, sans un moment de répit, elle revivait ces moments d'émotions et de révélations. Montagnes russes. Ses nerfs étaient à vifs.

Une main s'était déposée sur son front. Fraîche. Elle lui couvrait la vue. Apaisante obscurité. Un soupire las s’échappait d’entre ses lèvres. Épuisée. Elle sentait que son corps entier était lourd. Malheureusement, Morphée ne semblait décidé à lui rendre visite. Le liquide doré qui reflétait les timides rayons de la Lune était le compagnon de ses nuits tourmentées. Elle en avalait une gorgée, avide. Amer somnifère.  Cette douce morsure, la chaleur de l’alcool, c’était si agréable…

Se mêlant au présent, les souvenirs du passé resurgissaient. Elle ne tentait de les chasser, pas plus qu’elle ne désirait les enterrer. Ce passé, à aucun moment, elle n’avait envisagé de le laisser derrière elle. Partiellement, Athanasia y vivait encore, s’y perdant bien trop souvent. Cet espoir de vengeance, il l’empêchait d’accueillir l’instant présent, et de songer à un futur.

Maudite. Cruel sourire sur les lèvres, sa main glissait, découvrant sa vue. Ses iris rencontraient les ténèbres de la nuit. Accueillantes. Réconfortantes. Elle en était intimement convaincue, son âme n’avait plus de chance de rédemption. Il était bien trop tard pour de telles illusions. Détournée de la foi, elle faisait couler le sang. Pas de remords. Du plaisir. Un peu plus chaque jour, elle creusait sa tombe. L’informatrice avait déjà un pied dans son caveau de bois, et elle était persuadée que le second ne tarderait à suivre…

Survivre. Une infirme partie d’elle-même souhaitait y parvenir. Éclat de lumière dans le sombre sillage qu’elle suivait. Appréhension. Elle n’osait s’y raccrocher. La réalité la rattrapait et un rictus mêlant amertume et colère élut résidence sur son visage.  


«Il n’y a aucun intérêt à ressortir vivant d’une vengeance.»



Cet inconnu. Ce parent, si lointain mais pourtant si proche. Il avait raison. Qu’importe. Elle ferait ce qu’elle devait faire et advienne que pourra… Après tout, la jeune femme ne pouvait compter que sur les forces qu’elle tenait entre ses mains. Rassembler le maximum de pouvoir, de connaissances, d’armes contre ses ennemis et les faire tomber un par un. Son but. Les détruire. Son désir. Les annihiler.

« A feu et à sang… »



Elle fixait sa paume gauche. Pâle. Immaculée. Pourtant, si sale. Un ricanement lui échappait. Folle. Elle était folle à lier. Et elle aimait ça.

Étranger. D'une traite, elle finit son verre. Grincement des marches. Elle le déposait, avec précaution sur le bureau. Des pas. La présence qui se dirigeait droit vers ses appartements, elle lui était inconnue. Ses plantes de pieds nues effleurèrent le plancher en bois. Désagréable sensation. Des cognements se firent entendre. Elle ne répondit pas, toujours assise.

« … J’ai une missive de la part du Corbeau... »  »



Elle soupirait, une fois de plus. D’une voix basse, elle grondait presque :

« Entrez. »



« halloween »
Athanasia
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06/02/2020

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There's just no time to die  EmptyMar 31 Mar - 18:55
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Fool me once, fool me twice. Are you death or paradise?


Alors qu'il pousse la porte, l'inconnu fait une rencontre plutôt inattendue...  ;



Un ordre avait suffi pour que tu te mettes en route. L'impatience faisait battre ton coeur. Voilà longtemps que tu espérais ce moment. L'instant où les promesses, les attentes se mettraient en place. Tes phalanges effleuraient le bois rugueux de la porte. Tel un enfant qui s'apprêtait à rencontrer son héros, tu entourais de ta paume, la poignée. Celui dont le nom était un éternel bruit de couloir. Ragots. Mythes. Rumeurs. Le Renard de l'Organisation. Tu allais pouvoir enfin mettre un visage sur cette appellation.

Le temps se voulait s'écouler. Pris d'un doute, tu réitérais, en prononçant cette fois, quelques mots, contrôlant au possible ta voix.

« … J’ai une missive de la part du Corbeau... »



Une voix t’autorisait à entrer. Féminine. Inattendue. La première hypothèse qui traversait ton esprit, était celle de l’amante. Était-ce la compagne de celui que tu avais si hâte de saluer ? Tu sentais tes joues s’empourprer, tandis qu’intérieurement, tu espérais ne rien interrompre.

Alors que tu poussais la porte en bois, l’obscurité de la pièce fut la première chose que tes yeux rencontrèrent. Rapidement, ta vision s’y accoutumait. Timidement, tu parcourais les environs du regard. Stupéfaction mêlée à de l’incompréhension, tu constatais qu’il n’y avait personne dans ces lieux. Ton regard continuait à chercher une présence et tu finis par rencontrer une silhouette.

Boucles rousses qui descendaient en cascade sur ses épaules dénudées. Dans son dos, les rayons de Lune qui éclairaient faiblement la pièce lui donnait un air presque irréel.  Pas un mot ne sortit de ta bouche. Était-ce elle qui t’avait ordonné de pénétrer dans la pièce ?

Nonchalamment appuyée contre un bureau de bois, tout comme toi, elle te toisait. Bras croisés, vêtue d’une simple robe de chambre, elle te détaillait. Lueur cinabarine parmi les ténèbres, ses iris parcouraient avec beaucoup d’attention, chacune des parties de ton corps.

Fluide, presque transparent, ce simple tissu éveillait en toi, un sentiment d’inconfort. Telle une seconde peau, il épousait son corps, ne cachant rien des formes qui se dessinaient sous la fabrique. Tu te sentais obligé de détourner les yeux. Timide tentative de fuir la vision qui se présentait devant toi. Pourtant, malgré cela, ta gorge ne se desserrait pas. Muet, tu ne pouvais prononcer tout haut, ces interrogations qui tournaient en boucle dans ton fort intérieur ; où diable pouvait bien être la personne dont tu étais supposé quérir la présence ?

« Qui est-tu ? »



Étrange interpellation, tu relevais les yeux, osant te confronter à la jeune femme. Ton regard rencontrait un froid sourire. Elle te jugeait. Une prédatrice qui t’estimait. Effrontée attitude, sans attendre que tu lui répondes, elle soulevait l’une de ses cuisses, la faisant glisser sur le bois du meuble. Elle s’y installait, ses jambes désormais posées l’une par-dessus l’autre. Elle faisait glisser ses doigts dans ses boucles indisciplinées. Le rayonnement lunaire se reflétait dans cette flamboyante crinière. Elle jouait avec une mèche de sa désordonnée coiffure, ne détournant le regard de ta personne.

Trop de peau nue apparente. Trop d’assurance. Une position presque provocatrice. C’en était à nouveau trop pour ton innocente âme. Les yeux ancrés sur le plancher, fuyant une fois de plus cette vue qui réchauffait tes joues. Qui était donc cette femme, qui se comportait d’une telle façon, dans ces lieux qui ne pouvaient être siens ?

Devais-tu répondre à sa question ? Ou bien, était-ce préférable pour toi, de lui adresser à ton tour, une interrogation ? Tu n’avais prévu une telle situation. Tu n’y avais été préparé. Sang neuf dans toute cette aventure, tu n’avais fait que suivre des instructions données par un paternel qui espérait que son rejeton fasse bonne impression. Une quête de pouvoir, de reconnaissance, auprès d’un mystérieux supérieur hiérarchique qui ne montrait que trop rarement le bout de son nez.

Tintement presque innocent, un rire s’élevait dans la pièce. Le fil de tes pensées fut interrompu. Un frisson parcourut ton échine. À nouveau, tu croisais de la froideur dans ses yeux, couplée, cette fois, à une avide curiosité. Sans comprendre pourquoi, tu te sentais désarmé, intimidé par ce bout de jeune femme. Tranchant contraste. Tu n’arrivais à saisir la raison de ton incapacité à surmonter cette timidité qui, se muait, doucement, en appréhension.

« Pourquoi ne parles-tu pas ? »




Douceâtre voix. Charmant serpent. Perdu, tu ne savais comment il te fallait te comporter. Heureusement pour toi, petit à petit, ta si renommée intelligence assemblait les faits qui étaient à ta disposition. Partant d’une simple supposition, manquant de détails quant au destinataire de la missive, tu avais simplement décrété que ton interlocuteur allait être un homme. T’étais-tu trompé ? Impossible. De part son léger apparat, tu avais conclu qu’elle ne devait pas être une demoiselle de convenable compagnie. Toutefois, admettre qu’elle était impliquée dans ce qui se tramait à l’abri du regard du commun peuple…

Pourtant, celle qui te surplombait, perchée sur un simple meuble en bois, ne pouvait se trouver ici par hasard. Elle, qui de part sa simple présence, empêchait presque tes muscles de se contracter. Elle qui, se délectait de ton mutisme, ne pouvait être une simple concubine.

« Je cherche le propriétaire de ces lieux… »



Un semblant d’audace que tu avais réussi à rassembler. Des mots qui exprimaient le fond de ta pensée, prononcés d’un ton aussi calme que possible. La gorge à nouveau serrée, tu attendais une réponse. Bravant ce regard qui s’embrasait davantage d’une dangereuse lueur, tu pouvais sentir que les poils de ta nuque se dressaient.

« Tu l’as en face de toi… »



« Pardon… ? »



Avec souplesse, elle se laissait glisser, quittant son promontoire improvisé. Ses pieds nus se posaient sur le bois du plancher. Différence de taille évidente, pourtant, tu reculais. Tu n’arrivais à admettre ton erreur. Œillade amusée, la rouquine te narguait. Elle se moquait. Tes sourcils se fronçaient, alors qu’elle tendit une main en ta direction.

« Vas-tu me donner le message qui m’est adressé ? »



Autoritaire. Était-elle réellement l’un des membres renommés de l’Organisation ? Était-ce vraiment cette jeune femme que tu allais devoir escorter ? En cet instant, tu te sentais incroyablement stupide. Incrédule, tu clignais des yeux, et finit par enfin bouger. De la sacoche pendue à ta taille, tu sortis une petite lettre, que tu présentais à la femme. Du bout des doigts, elle la saisit avant de l’ouvrir. Un air sérieux sur le visage, elle parcourait rapidement les lignes qui lui étaient destinées.

Les secondes s’écoulaient. Elles te paraissaient infiniment longues. Profitant du fait qu’elle soit concentrée sur sa lecture, tu osais balader un regard indiscret dans ses appartements. Spacieuse pièce à la décoration épurée. La literie qui se situait derrière toi, semblait plutôt luxueuse. Toutefois, ce qui sautait aux yeux, était la quantité impressionnante d’ouvrages. Ils étaient rangés, avec beaucoup de soin dans une bibliothèque.

Un bruit de chiffonnage de papier, un geste nerveux du poignet. Voilà que le parchemin que tu avais acheminé jusqu’à elle s’envolait dans un coin de la pièce. Comme si le contenu de la lettre lui avait déplut. Elle se mit en mouvement, te frôlant, sans t’accorder l’ombre d’un regard. Tu fus obligé de tourner la tête afin de la garder dans ton champ de vision.

Absorbé, hypnotisé. Tu ne comprenais pourquoi, instinctivement, tu avais tenu à ne pas la perdre du regard. Tu n’arrivais toujours pas à croire qu’une telle créature était à l’origine de tant de bruits de couloirs, de tant d’histoires…

« … Madame ! Je vais vous laisser… »



Ses mains s’étaient posées sur les poignées d’une armoire, l’ouvrant. S’apprêtait-elle à se changer devant tes yeux ? N’avait-elle aucune pudeur ? Était-ce un test qu’elle te faisait passer ? Ce que tu pensais être le gentleman qui sommeillait en toi, te souffla que ce n’était pas approprié d’assister à une telle scène. Fuyant, tu fis quelques pas vers la porte.

D’un rire moqueur, elle réagit à ton geste.

« La vue de la peau nue d’un corps t’effraye donc à ce point ? »



Interloqué, tu t’arrêtais net. Voulait-elle que tu assistes à son changement d'habits ? Tu n’arrivais à distinguer les traits de son visage avec clarté, pourtant, tu aurais juré, qu’en ce moment même, elle t’adressait un regard satisfait, comme si elle se délectait de l’incompréhension, ainsi que de la gêne qui faisaient rage en toi à cet instant précis.

« Comment comptes-tu être d’une quelconque utilité à l’Organisation si tu joues les petites pucelles effarouchées dès que tes yeux rencontrent un bout de peau sans vêtements ? »



Une fois de plus, tu te sentais forcé à baisser le regard. Les poings serrés, tu te sentais presque humilié.


« halloween »
Athanasia
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There's just no time to die  EmptyMar 7 Avr - 13:14
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This is your last warning, a courtesy call.



;



Froissement de tissu. Cachée derrière son paravent, elle se dénudait, n’offrant à l’intru qu’une vue sur ses chevilles nues. Intentionnellement, elle prolongeait l’inconfort de l’homme, en laissant retomber sa robe au sol. Visible. Provocatrice. C’était une délicieuse situation.

Un sourire aux lèvres, elle passait une jambe, puis l’autre dans son pantalon. L’avait-elle blessé dans son égo en lui parlant de la porte ? Certainement. Moralisatrice. Donneuse de leçons. Elle jugeait bon de confronter ce garçon à la réalité.

« Un corps, est un corps. Mort ou vivant. »



Ton neutre. Tout en laçant sa chemise, elle commençait à exposer le fond de sa pensée. Calme, elle ne voulait surtout pas laisser entrapercevoir ce malin plaisir qu’elle éprouvait. Cherchait-il une échappatoire à cette situation ? Peut-être, toutefois, la fuite lui était impossible.

Après avoir glissé ses pieds dans des bottillons d’équitation, elle refit face au jeune homme. Contraste. Cette fois, la lumière de l’Astre de la Nuit éclairait le dos de son interlocuteur. Sans le quitter du regard, elle libérait les quelques boucles qui étaient prisonnières du col de son haut.  

« Il te faudra t’habituer à la vue de la chair… et pas que...»




Nue. Vêtue.


Non loin de la porte, pendait sa cape. Elle fit quelques pas en direction de cette dernière.


Lacérée. Brûlée.


« Pensais-tu, peut-être, que nos contrats étaient réalisés en tout bien, tout honneur… ? »




Pâle. Intacte. Rougie.


Posant l’imperméable tissu sur ses épaules, elle se tournait à nouveau vers son cadet. Les informations n’étaient jamais gratuites. Douleur, sacrifices, concession. Par l’or, ou pas le sang, ces denrées venaient toujours avec un prix.

Hautaine attitude, elle le laissait cogiter sur les paroles qu’elle avait eu, plongeant la pièce dans un silence pesant. Continuant ses déplacements, elle passa à côté de l’homme sans lui adresser l’ombre d’un regard, revenant au point de départ de toute cette fantaisie.

« Uther »



Sans se redresser, elle continuait de parcourir les tiroirs de son bureau. Ce meuble qui lui avait servi, un peu plus tôt, de perchoir, regorgeait de tiroirs. Organisée, Athanasia rangeait chaque document dans un emplacement bien précis, spécifique. .

« Mon nom est Uther, Madame. »



Se redressant, elle esquissait l’ombre d’un sourire avant de reporter son regard sur l’anneau qu’elle tenait entre les doigts. Preuve d’une promesse enfantine devenue réalité. Elle glissait cet héritage du passé autour de son annulaire gauche.

Métal précieux qui lui donnait de la force, mais la plongeait également, dans une froide colère. Équipée de ses armoiries, elle continuait à écouter, les mots du jeune homme, conservant précieusement, cette colère qui naissait dans le creux de sa poitrine. Il était certain qu’elle en aurait besoin pour la suite de la nuit.

« Je ne suis pas… effrayé. Je ne voulais simplement vous mettre dans une situation inconfortable… »  



Mensonge.


« Vous êtes, après tout une… »



« Femme. Oui. Je suis une jeune lady »  



Sarcastique interruption. Elle avait entendue cette excuse, trop de fois dans sa vie. Lueur dangereuse dans le regard, l’impitoyable rousse l’avait averti ; continuer sur ce chemin risquait de lui amener des ennuis. D’une voix douce, elle rajoutait :

« Que c’est chevaleresque de votre part de penser à mon honneur, Sir Uther. »  



Ces paroles prononcées, Athanasia se dirigea vers la porte, s’arrêtant pour toiser, une fois de plus la jeune recrue. Suffisante attitude, elle tendit le bras, ouvrant grand la cloison de bois qui séparait son repère du couloir. Signe de tête taquin, elle lui tint la porte, l’invitant à quitter son antre.

« Après vous, Messire Uther. »



Alors que le messager passait le pas de la porte, les joues rougies, Athanasia profita de cette proximité pour l’observer d’un peu plus près. Grand. Brun. Beau garçon. Uther était assez jeune, et pourtant, il ne lui avait pas paru être dénué d’intelligence. Il n’avait pas le faciès des racailles que l’on pouvait retrouver parmi le menu fretin de l’Organisation et il ne semblait pas être de ceux dont il était aisé de disposer...

Le Corbeau s’était-il enfin décidé de rallier plus de nobles et de bourgeois à sa cause ?

Au sein de cette société de l’ombre, rares étaient ceux qui connaissaient le visage du Roux Canidé. La jeune femme aimait tirer profit de cette ignorance pour circuler librement, incognito. Il était impératif de s’assurer que ce jeunot garderait sa langue dans sa poche.

Toutefois, la jeune femme ne se faisait trop de soucis à ce propos, après tout, cette identité « secrète », cette liberté, elle ne la conservait que grâce au bon désir de son supérieur.

Le Corbeau et le Renard. Le Maître et la Protégée.
Le Bourreau et la Victime.

Un charmantduo.

Alors qu’ils foulaient les pavés de l’arrière-boutique, quittant en silence le bâtiment, cette dernière pensée lui arrachait un bien amer sourire.  

Malheureusement, pour la rousse, la nuit ne faisait que commencer…

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There's just no time to die  EmptyMer 27 Mai - 20:19
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We are invisible to the rest...


 ;



La route jusqu’à l’Auberge avait été longue. Inconfortable. Le vent, impitoyable ennemi, s’engouffrait sous sa cape hivernale. De fines gouttelettes glissaient le long de son visage. Glacée par la pluie battante, elle avait ignoré ces perles humides qui ruisselaient le long de sa peau, se perdant entre ses cils, se logeant entre ses mèches de cheveux. Elle frissonnait, son corps cherchait à se réchauffer.

Posant pied à terre, elle sentit que ses bottes s’enfonçaient de quelques millimètres dans le mélange spongieux d’herbe et de boue. Cela n’importunait pas notre ex-Lady, qui doucement, flattait l’encolure de sa monture. L’étalon était tout aussi éprouvé qu’elle par ce voyage. Attrapant les rênes d’une main, elle essuyait l’humidité de son visage du revers de sa main libre, laissant s’échapper un silencieux soupir. Fatigue.

Celui avec qui, elle avait parcouru ces quelques kilomètres, avait suivi son exemple, et attendait sagement devant les hautes grilles closes que la jeune femme l’y rejoigne. Appréhension. Ce portail d’entrée était bien trop majestueux. Porte vers l’Enfer. Elle se mit en route, ordonnant à sa monture à la suivre d’un claquement de langue. Les grilles s’ouvraient, invitant les voyageurs à pénétrer au cœur de la propriété.

Perdu au beau milieu des Grands Prés de Dexia, ce bâtiment ancien avait été oublié du commun des mortels. Il n’avait pas de nom, aucune appellation particulière. Ceux qui connaissait son existence nommait cet endroit « L’Auberge ». Abandonné par son ancien propriétaire, évité des voyageurs, il était devenu le coeur d’un sombre réseau.

Foulant les graviers de la cour intérieure, la jeune femme baladait son regard sur la façade de la bâtisse. Ce manoir n’avait rien d’extravagant. Hormis son portail d’entrée, ses hauts-murs et le jardin qui l’entourait, le reste n’était pas particulièrement resplendissant. L’architecture était classique, banale, presque fade. Le lierre argenté avait élu domicile sur les briques. Lorsque les rayons de la Lune venaient s'y réfléchir, la construction prenait une apparence presque fantomatique. Ce discret lieu était l’endroit parfait pour dissimuler aux yeux des rares passants, la véritable nature de l'endroit. Vile, dangereuse, énigmatique.

S’il était inhabituel pour les marchands ambulants, pèlerins ou autres voyageurs imprudents de s’éloigner autant des chemins et routes sécurisées, il arrivait que l’une ou l’autre âme se perde, volontairement ou non, dans ces vastes prés. Les êtres égarés qui se présentaient devant les grilles métalliques étaient accueillis, nourris et logés. L’Aubergiste, attentif rapace, s’occupait d’eux, les tenant éloignés du bâtiment principal, avant de les inviter à reprendre la route, au lever du jour.

Cet étrange rituel, une dangereuse coutume, semblait particulièrement amuser ce Maître des lieux, dont le visage était inconnu de la majorité. Il ne faisait d’apparition publique. Discret, il était parfois compliqué de savoir s’il se trouvait ou non, dans son Nid.

Les iris cinabarines de la jeune femme se posèrent sur l’une des fenêtres de la bâtisse. Elle savait où regarder. Quelque peu gênée par les gouttes de pluie, attentive, elle essayait de déceler ne serait-ce qu’un faible rayon lumineux, un semblant de flamme de bougie ou de pierre lumière. Cependant, elle ne fut confrontée qu’aux ténèbres. Il était là. Il l’attendait. Pourtant, comme toujours, il se terrait.

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There's just no time to die  EmptyMer 27 Mai - 21:06
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Truth, lies and in between


 ;


Elle confiait Helvétios au garçon d’écurie. Familier visage, elle n’aurait rien à craindre pour le bien être de sa fidèle monture. Docile, l’animal suivit sans broncher le garçonnet. Elle reportait ensuite son attention sur son compagnon. Bien silencieux, Uther était également trempé jusqu’aux os. Athanasia avait presque pitié pour lui.

Le jeune homme la fixait. Son regard noisette était interrogateur, une innocent curiosité le dévorait. Il ne savait pas ce qu’on attendait de lui pour la suite des événements. Elle détournait les yeux, son air ingénu et admiratif était épuisant. Elle avait l’impression de mener un agneau dans la gueule d’une meute de chacals.

« Madame, nous devrions nous mettre à l’abri. Vous risquez d’attraper froid…  


Infime plissement des yeux, elle cherchait la moquerie dans ces paroles. Était-il sournois, essayait-il de gagner ses bonnes faveurs en se montrant attentif ? Les gemmes pourpres d’Ana ne se confrontèrent qu’à de la pure inquiétude. Noble agneau. Son cœur était bien trop doux pour les bassesses de l’Organisation. Il ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même s’il n’y survivait pas. Elle ne comptait pas lui servir de chaperonne. Elle estimait que son devoir avait été accompli au moment même où elle avait formulé son avertissement, un peu plus tôt dans la soirée, lorsqu’ils étaient encore dans sa chambre.

Se contentant de simplement hocher la tête, elle tirait sa capuche sur son front, se mettant en route vers l’entrée du bâtiment. Malgré l’intempérie qui faisait rage, on pouvait clairement entendre les joyeuses mélodies ainsi que les rires qui provenaient du manoir. Les membres de l’Organisation semblaient passer un agréable moment. Elle soupirait, exaspérée. En poussant la porte, elle laissait le vent froid s’engouffrer dans la spacieuse pièce. Hommes et femmes buvaient et riaient, tissant tous ensemble, des liens indestructibles. Fraternels.

Les flammes des bougies tressaillirent, agitées par les courants d’air froid qui annonçaient l’arrivée des deux voyageurs. Quelques regards curieux se tournaient en leur direction. Les musiciens amateurs continuaient à martyriser leurs malheureux instruments, rappelant l’attention de la foule de joyeux poivrots.

« N’oublie pas ce que je t’ai dit sur la route… »



Son avertissement n’était qu’un murmure. Elle lui rappelait de se tenir à carreaux. Pas de questions. Il devait se contenter de la suivre. L’ambiance était festive, toutefois, depuis leur irruption, ce n’était plus qu’une apparence. Ils venaient d’entrer en terrain miné. Il était un inconnu aux yeux des membres de l’Organisation, quant à elle, elle se terrait sous sa capuche, n’ayant aucun désir de se mélanger à cette ennuyeuse marée humaine. Le nobliau, bien élevée, avait refermé la porte derrière lui. Baissant sa capuche sur ses épaules, il ne bougeait pas. Athanasia qui n’avait pas imité son compagnon, cherchait du regard un personne en particulier. Où pouvait donc bien être cette satanée Belette lorsqu’on avait besoin de lui ?

Ses iris brillaient d'un profond agacement alors qu'elle balayait une dernière fois la salle du regard. Elle fit signe à Uther de la suivre alors qu’elle se dirigeait vers l'homme qui essuyait paresseusement des chopes derrière le bar. Élancé, chevelure dorée, sourire aux lèvres, il vint à la rencontre de la rousse, sans quitter son enclos de bois. Il accueillit la Renarde d’une moue dangereuse charmeuse.

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There's just no time to die  EmptyMer 27 Mai - 22:09
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I'm gonna bring a little hell

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Froide salutation, elle toisait du regard cet Aubergiste qui cachait terriblement bien son jeu. Il était les yeux et les oreilles du Corbeau. Ces yeux avaient la couleur de l’océan, hypnotisant regard, s’attarder trop longtemps dans ces iris étaient dangereux. Sa voix grave, tranchait avec sa fine corpulence. Il irradiait la confiance, appelant les personnes autour, à converser avec lui, à se confier. Étrange magnétisme, les gens finissaient par révéler à ce diable leurs plus sombres désirs, leurs plus secrètes pensées.

Elle aussi, avait succombé à sa bienveillante apparence. Elle était encore jeune, et cherchait du réconfort dans un moment de faiblesse. Jamais elle n’oublierait sa tendre caresse, sur le sommet de son crâne, il l'avait rassurée comme si elle était une enfant. Lorsqu’elle avait levé ses yeux, remplis de larmes vers lui, elle fut horrifiée. Lueur perverse dans le regard, un lugubre sourire avait déformé son beau visage. Il ne s’était caché derrière ces artifices qu’il maîtrisait à la perfection, la laissant voir, à quel point son âme était corrompue, rongée par le vice et l’aveugle obéissance. Traître.

Les blessures qu’elle avait récolté suite à son manque de prudence, étaient des plaies gravées dans son cœur et sur sa peau. A jamais. Elle ne pouvait les oublier. Une trahison parmi tant d’autres. La Renarde lui était toutefois reconnaissante en un point ; elle était sortie grandie de cette expérience, qui remontait à plusieurs années maintenant. Il lui avait permis d’ériger une solide barrière avec ceux qui l’entourait. Son cœur était verrouillé à triple tour. Elle le voulait inaccessible et il avait contribué à cela...

« Bonsoir, ma chère, tu cherches Keith ? »


Il déposait l’objet en verre qu’il était occupé d’astiquer minutieusement, sur le comptoir, adressant un regard amusé au compagnon de la jeune femme, avant de se concentrer à nouveau sur elle.

«Je suis plutôt étonné de te voir en bonne compagnie… »


« Si tu le dis. Où est Keith ? »


Le jeune homme aux cheveux bruns, qui était resté en retrait, fit quelques pas vers Athanasia. Il semblait intrigué par la conversation qu’ils avaient avec le blondinet. Tournant légèrement la tête vers le côté, elle lui adressait un regard sévère, faisant comprendre à ce jeune chiot imprudent de ne pas s’approcher davantage. Sourire douceâtre aux lèvres, le blond savourait ce silencieux spectacle. Il soupirait et haussait les épaules, s’avouant vaincu lorsqu’elle lui adressait une impérieuse oeillade, lassée par ses petits jeux.

« Il est au sous-sol ... »


Autrement dit, ce n’était certainement pas le moment d’aller troubler la Belette.  

« Il en a encore pour longtemps ? »


Doux rire, tranchant avec la lueur mauvaise qui habitait ses yeux bleus.

«Tu sais mieux que personne à quel point il est… minutieux. Toutefois, si je dois me fier à mon humble expertise, il ne devrait pas en avoir pour longtemps. Sa trouvaille semblait facile à briser. »


D’un simple hochement de tête, elle mit fin à la discussion, tournant les talons vers la pièce voisine, située de l’autre côté du bar. Une fois de plus, elle fit signe au jeune nobliau de la suivre. Elle avait l’impression de balader un animal. Quelle détestable sensation… Elle entrait dans la pièce où se situaient les escaliers qui menait à l’étage supérieur, passant sous l’arche en bois qui séparait la salle principale de ce hall modestement décoré.

À peine eut-elle le temps d’y poser les pieds, qu’il lui posait une série de questions, parlant d’une voix bien trop forte.

« Madame, veuillez m’excuser, mais pourquoi cherchez-vous après ce Keith et qui est-il ? Pourriez-vous m’éclairer ? »



Il tendit sa main vers Athanasia, cherchant à attraper son bras. Geste inconscient. Cette main dirigée vers elle, était une menace pour ses nerfs à vifs. Elle l’avait entendu la rattraper, elle l’avait sentit bouger. Sa réaction ne se fit pas attendre longtemps. Pivotant sur ses talons, elle refermait sa main sur l’avant-bras du jeune homme, le foudroyant du regard. Jetant un coup d’œil à la salle bondée, elle ne pouvait risquer d’attirer une inutile attention sur eux...

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I eat boys up, breakfast and lunch. Then when I'm thirsty, I drink their blood

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Tu avais été bien trop curieux. Entraîné par ce flot de nouveautés, happé par le mystère qui planait autour de cet endroit, que tu découvrais pour la première fois... En effet, la missive que tu avais amené à la dangereuse créature rousse, t’avait été confiée à Emporos, par ton père. Tu ne savais quel était son objectif précis, quel plan il avait essayé de mettre en place en t’ordonnant de mener à bien cette étrange mission. Était-ce simplement pour s’attirer les bonnes grâces d'un membre de l’Organisation, que l’on savait proche du Corbeau ? Tu n’avais été rassuré par ce manque d’informations. Il t’avait jeté dans la gueule du Renard, sans vraiment t’expliquer grand-chose. Impatient. Quant à toi, naïf, tu n’avais pu refuser l’opportunité de rencontrer cette personne. Tu avais été séduit par cette idée.

Le porteur de ce titre s’était révélé être une splendide créature à la crinière rousse. Ensemble, vous aviez fait route vers le siège de l’Organisation. Durant ce trajet, tu n’avais que brièvement pu discuter avec elle. Juste assez que pour lui confier tes nobles origines ainsi que quelques détails sur ta famille. Tu désirais si ardemment lui montrer ta bonne foi. Ta volonté. Tel un enfant, admiratif, tu cherchais les bonnes grâces de cette frêle créature qui t’intimidait tant.

Durant ces brefs échanges, la jeune femme t’avait recommandé de rester en retrait, silencieux. Elle t’avait dit d’observer, d’emmagasiner. Docile, tu avais essayé de suivre cette règle. Toutefois, c'est rapidement que tu avais commis ton premier faux pas. Bien trop curieux, tu avais voulu participer à une conversation qui ne te concernait pas...  

Un deuxième écart. Voilà ce qui t’avait conduit à être dans cette délicate situation. De sa main, elle était venue agripper fermement ton avant-bras. Incrédule, tu ne bougeas pas. Tu surplombais cette demoiselle d’au moins une tête, pourtant, elle avait assez de force que pour t’envoyer valser contre le mur du hall.

Bruit sourd dans la paroi boisée. Déséquilibré, ton dos cognait contre la surface. Elle ne semblait absolument pas inquiète à ce sujet. Comme si elle savait que l'homme blond qui se trouvait de l’autre côté du mur ne viendrait à aucun moment chercher la cause de ce remue-ménage. Sa main gantée, dans un mouvement vif, attrapait ton col. Te repoussant une fois de plus, contre la cloison.

Une froide colère animait les iris de la jeune femme. Tu voyais ces joyaux pourpres pour la première fois d’aussi près... Les poils de ta nuque s’hérissèrent lorsque tu te rendais compte du danger qui se dégageait de cette situation, ainsi que de cette femme. Ce n’était nullement de la plaisanterie. Elle ne bluffait pas. Son emprise se renforçait. Tu n’essayais pas de te débattre. Pression du col contre ta glotte, tu déglutis. La fixant, sans prononcer le moindre mot.

« Uther, dois-je t’arracher la langue pour te faire fermer ton clapet ? »


La menaçante rousse employait un ton doux, qui contrastait avec ses iris ardentes. Tu n’arrivais à détourner ton regard du sien. Tu étais persuadé que si tu rompais le contact visuel, elle mettrait sa menace à exécution. Ô Uther, quelle pitoyable vision. Être maintenu immobile par une femme qui ne faisait clairement pas le poids face à un homme de ta carrure. Cette disgrâce aurait pu être si facilement évitée... Si seulement, tu avais gardé ta langue dans ta poche.

Elle continuait, d'une voix de plus en plus grave, un rictus mauvais prenant place sur son visage.

« Je t’ai pourtant prévenu qu’il ne fallait pas me poser de questions inutiles… Je t’ai dit, que tu saurais ce qu’il te faudrait savoir en temps et en heure… »


Sa poigne se renforçait davantage, souriant, elle révélait ses canines, grondant.

« Ne prends surtout pas ton titre pour une marque de supériorité… N’espère même pas être traité différemment, juste parce que tu es né dans une bonne famille. Ici, Uther, ta vie ne vaut pas plus que celle d’un veau que l’on engraisse avant le Repos. Pourquoi penses-tu avoir été envoyé seul, par ton père ? Réfléchis bien à cette question. Ça sera mon dernier avertissement. Il n’y en aura pas de troisième. Écoute. Enregistre. Et surtout, garde cette bouche fermée. »  


Ses iris se posèrent sur sa main rougie. Geste de mépris, elle te relâchait.

« Ai-je été claire ? »


Sèche. Autoritaire. Tu ne pouvais qu’hocher la tête et baisser les yeux. Elle soupirait, tandis que tu n’osais quitter le plancher des yeux. Tel enfant que l’on grondait.

« Si tu cherches à t’amuser, rentre donc dans ton manoir pour retrouver ta vie confortable de fils à papa…».  


Tes mains se serraient en des poings. Tu prenais le risque de lui demander pardon pour tes actions maladroites.

« Je m’excuse, Madame. J’ai été débordé par mes émotions… »


La seule réponse qu’elle t’adressait fut un long silence, puis, elle tournait les talons, se dirigeant d’un pas rapide vers l’une des nombreuses portes du hall, disparaissant derrière celle-ci.

Toujours planté au même endroit, tu te sentais comme un abruti. Relevant les yeux, tu constatais qu’elle n’avait pas claqué la porte. Voulait-elle que tu la suives ? Elle ne t’avait pas non plus ordonné de le faire. Tu fis quelques pas en direction de la porte, t’interrogeant sur ce qu’elle attendait de toi et surtout, sur les paroles qu’elle avait eu un peu plus tôt.

« Tiens tiens, tu es perdu, garçon ? »



Perdu dans tes pensées, tu n'avais entendu l'homme arriver. Désorienté, surpris, ton regard passait de l'inconnu à la porte que tu avais décidé de simplement garder. Tu t'apprêtais à expliquer la situation, cherchant les mots adéquats, mais tu finis par rester muet. C'est alors que la jeune femme réapparut. Ton regard se posait sur elle. Différente. Elle s'était changée. Tu constatais alors que la pièce où elle s'était isolée était une sorte de vestiaire.

Les bras croisés, la rousse portait toute son attention sur l'inconnu qui t'avait pris au dépourvu. Tu étais bien content d'avoir fait le choix te garder le silence, et surtout, de ne pas l'avoir suivie...

« Et bien... Quand on parle du loup.»



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I should've known, I'd leave alone...




Après son discours, elle l’avait planté là, se dirigeant vers l’un des espaces de rangement de l’Auberge. Pourquoi était-elle obligée de se répéter encore et encore ? Il lui semblait, pourtant, qu’elle s’exprimait avec un Alasyien impeccable. Athanasia n’était guère friande de ce genre d’accès de colère. Elle n’aimait pas recourir à des méthodes aussi nerveuses, directes. À fleur de peau, l’informatrice n’avait pas eu la patience de lui expliquer, une fois de plus, les règles.

Par pure précaution, elle n’avait refermé complètement la porte, restant attentive au comportement, aux gestes et actions que le garçon allait avoir, une fois seul. La pièce où elle se trouvait, servait à la fois de vestiaire, mais aussi, de lieu de stockage. On y retrouvait des vêtements propres en quantité suffisante, ainsi que des nécessaires basiques de toilettes.

Parcourant les étagères du regard, elle cherchait un essuie ainsi que des vêtements secs. Se libérant du poids de sa cape humide, elle se dévêtit entièrement. Serviette en main, elle séchait sa peau moite. Il ne faisait pas particulièrement chaud dans cette pièce faiblement éclairée à l’aide de quelques pierres lumières. Frissonnant, elle enfilait rapidement sa tenue de rechange, un peu trop ample. La jeune femme s’attelait donc à lacer les cordelettes de cuir, ajustant tant bien que mal les vêtements à sa morphologie.

Elle prit quelques minutes pour éponger ses boucles trempées, les coiffant en une haute queue de cheval. Après avoir déposé l'essuie dans un bac prévu à cet effet, elle étendit ses vêtements humides dans un coin de la pièce.

Pouvoir se débarrasser de ses vêtements sales et en vêtir des nouveaux, propres et immaculés. S’isoler dans une pièce pour laisser derrière soit les souillures attestant de l’obédience, de la dévotion dont on faisait preuve envers le Corbeau et l’Organisation. Effacer les preuves de certains actes que l’on commettait, grâce à la bassine d’eau présente dans la pièce. Bien rapidement, cet endroit était devenu indispensable. Certains aimaient ce rituel, qui apaisait certainement leur conscience, d’autres trouvaient simplement pratique d’avoir un vestiaire improvisé, à leur disposition.  

Alors qu’elle s’attardait quelques minutes de plus pour chercher des habits propres à donner au jeune noble, un grincement se fit entendre. Son corps pivotait automatique en direction du bruit familier. Attentive, immobile, elle souhaitait confirmer ses doutes sur l’origine de ce craquement. Fripes sèches sous le bras, elle rejoignait la porte et sans grande surprise, en ouvrant la porte, Ana fit face à sa Belette tant détestée.

Keith. Elle toisait l’homme, baladant ses iris observatrices sur l’ensemble de son corps. Étrangement, il n’y avait la moindre trace de souillure sur lui. Pas d’éclaboussure ou de tâche suspecte. Il n’y avait rien qui aurait pu lui donner un indice, sur l’issue de l’affaire qui avait requis la présence de l’homme au sous-sol.

Superbe sourire aux lèvres, la moqueuse Belette offrit à Ana, une courbette en guise de salutation

« Quel plaisir de vous voir ici, douce Lady… »

 

« Ne commence même pas avec ça, Leith… »  

 
Elle n’avait pas vraiment l’envie, ni la force de supporter ses railleries. Elle se tournait ensuite vers Uther qui arborait un air presque…fier. Le jeune chiot semblait attendre qu’elle le félicite, ignorant son attitude, elle se contentait de lui fourrer les habits de rechange dans les mains et de lui indiquer qu’il était temps pour lui de se débarrasser de ses vêtements trempés.

« Tiens. Je ne veux surtout pas devoir traîner un cadavre sur le chemin du retour. Tu saurais te débrouiller tout seul comme un grand, n’est-ce pas ? »

 

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It's strange what greed will make foolish people do




Secrètement, tu avais souhaité que tes efforts soient remarqués. Tu avais mis en application ses ordres ; tu étais resté silencieux devant cet inconnu au regard perçant. Pourtant, lorsque la rousse était réapparue, c’était vers lui que son attention s’était portée. Simple spectateur, tu surveillais cet homme qui avait salué l’informatrice d’une manière qui ne te convenait pas vraiment.

Ton regard s’était illuminé lorsqu’elle t’avait tendu les vêtements propres. Surpris qu’elle ait eu une pensée à ton égard, tu n’eus le temps de la remercier convenablement car elle t’ordonnait de t’isoler dans la pièce où elle s’était changée, quelques minutes avant toi.

Tout en ôtant tes habits, tu tendais l’oreille. Une tentative d’intercepter des bribes de la conversation qui avait lieu de l’autre côté de la porte, sans succès. Cet homme était donc le fameux Keith que la Renarde avait cherché à voir dès l’instant où vous aviez mis les pieds à l’Auberge. Avaient-ils une relation particulière ? Tu trouvais le souvenir du comportement que l’homme avait eu envers l’informatrice fort déplaisant. Voilà que tu cherchais à protéger l’honneur d’une femme qui n’avait nullement besoin de toi pour survivre.

Tu pliais avec soin tes vêtements humides, les posant sur ta cape de façon à former une petite pile facile à transporter. En plein réflexion, tu restais debout au milieu de la pièce, fixant le sol, tout en repensant aux paroles qu’avait eu la jeune femme un peu plus tôt. Celles où elle évoquait ton père...

La famille de Bonnelot dont tu étais le fils cadet était réputée pour ses vignobles. C’est grâce au vin que ta famille s’était forgé un nom ainsi qu’une modeste richesse depuis plusieurs générations. La concurrence était parfois rude, toutefois, vous aviez toujours réussi à maintenir la tête hors de l’eau et depuis quelques temps, les affaires étaient particulièrement florissantes.

Depuis plusieurs années, ton père cherchait à agrandir l’affaire familiale. Ilios semblait avoir entendue ses prières. En effet, Léopold de Bonnelot avait réussi à acquérir, quelques bénédictions plus tôt, une série de vignobles dont la réputation était plus que reconnue à travers le pays. Les fruits issus de ces plantations étaient d’excellente qualité. Ces biens avaient été mis en vente par l’Etat après une saisie. Un scandale sans précédent avait touché l’ancien propriétaire qui était l’un de vos principaux concurrents. Il avait été condamné pour exploitation illégale d’êtres humains sur son domaine. L’ampleur de l’affaire avait secoué la capitale Dexienne.

Naïvement, tu avais cru qu’il s’agissait d’un heureux concours de circonstances. Plus les semaines passaient et plus vos affaires étaient lucratives. Tu prenais plaisir à épauler ton frère aîné ainsi que ton père dans la gestion de l’affaire familiale. C’est ainsi qu’un jour, tu remarquais qu’une somme importante était prélevée ponctuellement des comptes. Ne comprenant pas comment une telle transaction avait pu passer inaperçue, le soir même tu partageais à ton père ta trouvaille.

Quelle ne fut pas ta surprise, quand pour la première fois depuis des années, il éclatait de rire, te félicitant d’être tombé sur ce trou dans le budget. Il t’exposait alors la vérité, t’ordonnant de garder ces informations pour toi et de ne pas les partager ni avec ton frère et surtout pas à ta mère.

Il te confia qu’il avait fait appel à un étrange réseau qui lui avait permis d’agrandir son empire. Il avait même établi un contrat spécial avec eux. En effet, en échange d’une importante prime, il pouvait dormir sur ses deux oreilles, sans craindre de se faire piéger par quelqu’un d’aussi ambitieux et sournois que lui. Ils assuraient ses arrières et ils les payaient grassement.

Cette distance entre vous qui avait été creusée par ton manque d’ambition, semblait diminuer. Plus le temps passait et plus il te faisait des confidences, te partageait les rumeurs qui circulaient dans le milieu de l’Ombre. Il t’incluait toi, le fils cadet, dans cet univers plein de mystères. Tu étais heureux de retrouver une complicité avec ton paternel, te laissant bercer par ses paroles.

C’est ainsi qu’un jour, il était venu te proposer de t’investir davantage dans cette intrigante aventure, te proposant te rencontrer à l’issue de cette mission, l’un des membres les plus secrets de l’Organisation. Tel un enfant, tu ne pouvais qu’accepter cette requête, ne cherchant pas vraiment à savoir le pourquoi du comment, tu t’embarquais tête baissée dans la mission qu’on te donnait.

En repensant à tout cela, tu étais en proie à un étrange sentiment. Tu étais certes, attiré par le milieu de l’ombre, pourtant, tu doutais d’avoir l’étoffe nécessaire à la survie au sein d’un réseau comme celui-ci… La raison de ta présence ici, dans un lieu si secret, t’échappait toujours.

Une justification possible effleura ton esprit. Tu avais beaucoup de facilité à créer un contact avec les marchands, et tu fréquentais beaucoup de gens plus ou moins influents appartenant à des milieux assez divers. Ton cercle social était bien plus large que celui de ton frère aîné. Peut-être que, dans le but de renforcer sa collaboration avec l’Organisation, ton père t’avait mis en avant, voyant en toi des qualités que tu étais incapable de déceler seul ? Contrairement aux pions qu’ils avaient déjà à leur disposition, tu étais capable d’avoir accès à des lieux très privés et de leur fournir de précieuses informations.

Ton père avait dû voir en toi ce potentiel qui pouvait être bénéfique pour ta famille, et pour toi aussi. L’Organisation y trouvait également son compte, vu que tu avais pu mettre les pieds dans leur secret quartier général… Oui. Il ne pouvait en être autrement...


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You torture saints with a single glance, make them think, they ever stood a chance




Athanasia fermait la porte derrière le jeune garçon, reportant toute son attention sur Keith. Ce dernier avait changé d’expression. Mine refrognée, il fixait, presque avec dégoût, la pièce où se trouvait le nobliau. La jeune femme ricanait, se moquant à son tour.

La Belette avec un passé compliqué avec les gens de la haute, il lui avait présenté ça comme, une sorte de traumatisme d’enfance. Elle avait appris quelques temps plus tard, les circonstances qui avaient mené à cette haine. Classique abus de pouvoir menant à la destruction de sa famille. Sous le soleil Alasyien, il s’agissait d’un phénomène courant. À la rue, orphelin, il avait dû survivre. Cette haine viscérale l’avait fait tenir. Au fond, sur certains points, ils n’étaient pas si différents.

Keith était redoutable, il lisait dans la plupart des gens comme dans un livre ouvert. Il avait aussi une certaine capacité à flairer des nobles à des mètres à la ronde. Il était si doué, que leur première rencontre fut un véritable carnage. Il avait été absolument méprisable avec elle. À ce jour, il ne connaissait toujours pas ses origines, mais dès les premiers instants, l’inconscient de Keith avait su cerner sa véritable nature.

Fort heureusement, après quelques années de mépris mutuel, elle lui avait sauvé les fesses en témoignant en sa faveur lors d’une épineuse affaire qui avait causé pas mal de chamboulement parmi leurs rangs. Depuis le jour où elle s’était interposée, malgré elle, entre lui et le Corbeau, son attitude avait changée, radicalement. Elle se demandait parfois si elle n’aurait pas préféré qu’il continue à la détester. Sa vie serait bien plus simple sans la Belette dans ses pattes.
L’esprit vif de Keith ainsi que son don pour faire parler les gens les plus coriaces, lui avaient valu de nombreuses promotions. Il avait évolué très rapidement et s’était finalement vu accordé un second nom. Athanasia l’avait vu à l’action à de maintes reprises, et, c’était un spectacle aussi hypnotisant qu’effrayant. Immoral charmeur, il était une pièce maîtresse de leur Organisation.
Elle s’intéressait finalement à l’activité qui semblait avoir occupé sa soirée.

« Tu as passé un sympathique moment ? Tu es… Impeccable. »

 
Indifférent, il haussait les épaules avec flegme.

« Honnêtement, rien de trépidant. C’était même plutôt ennuyeux…. Tu viens voir le Maître ?»

 
Elle hochait la tête, répondant par l’affirmative à sa question, qui n’en n’était pas vraiment une. La présence de la jeune femme à l’Auberge ne signifiait en général qu’une seule chose ; elle venait voir le Corbeau et c’était soit parce qu’il avait requis sa présence, soit, dans de rares cas, de son plein gré.

Keith n’avait pas été amusé par sa tâche du jour. Il était probable que son interlocuteur avait été plus qu’ouvert à la discussion. Plus le temps passait, et moins ils avaient besoin d’avoir recourt à des méthodes « violentes » pour acquérir certaines informations. Souvent, la vue d’une bourse bien remplie suffisait à faire parler. Parfois, proposer un marché qui ne pouvait être refusé était nécessaire, en somme, il s’agissait de chantage.

Alors que la portée et l’influence de l’Organisation s’étendait, les demandes qu’ils recevaient évoluaient, les menant parfois à devoir réaliser des missions bien particulières. Ces nouvelles exigences étaient apparues lorsqu’une nouvelle clientèle, plus sournoise, avait commencé à faire de plus en plus souvent appel à eux.

« Ana, prends garde. Il est… particulièrement sensible en ce moment. »

 
L’interrompant dans sa brève réflexion, il avait parlé à voix basse, murmurant presque son avertissement, pour qu’elle seule puisse entendre ses propos. Sa mâchoire se crispa, mais elle ne laissait apparaître la moindre trace d’inquiétude ou d’anxiété sur son visage, enfouissant ces sentiments qu’il avait éveillé, au plus profond d’elle-même.

Athanasia se doutait qu’elle était la cause de la rogne du volatile. Soupirant, elle esquissait un discret rictus amer. Ce satané piaf avait vraiment des oreilles et des yeux partout. Comment pouvait-il être au courant aussi rapidement de tout ça. Consciente de l’erreur qu’elle avait commise, elle espérait simplement, qu’il n’avait eu vent que d’une partie de l’histoire et pas de sa totalité…

« J’en prends bonne note, Keith… »

 

« Veux-tu que je t’accompagne ? »

 
Lueur irritée dans le regard, elle levait les yeux au ciel, un sourire mauvais aux lèvres.

« Jouer avec le feu n’est pas dans ta nature. Ce genre de chose requière certains attributs que tu n’as pas Keith. »

 

« Outch. Voilà que tu remets à nouveau en question ma virilité. Je vais finir par croire qu’il s’agit là, d’une façon détournée pour demander une entrevue privée avec moi… »

 
Penchant la tête sur le côté, elle rétorquait, sarcastique :  

« Oh, mais, il est évident que chaque être humain qui foule le sol de ce continent ne rêve que d’une chose, passer une nuit dans le lit d’une bestiale Belette… »

 
Faussement vexé, il levait les yeux au ciel.

« Que de vilaines paroles dans la bouche d’une jeune Lady. Je prie pour qu’Ilios te ramène sur le droit chemin, douce Ana… »

 

« Oh il est bien trop tard pour ça… »

 
Elle esquissait un petit sourire, remerciant silencieusement son interlocuteur qui essayait de lui remonter le moral, à sa façon. Il savait qu’elle était spéciale aux yeux de leur Supérieur. Toutefois, cette différence n’avait vraiment rien d’enviable. Seul un inconscient ou un fou souhaiterait être la petite protégée du pernicieux Corbeau.

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Another lesson yet to learn




Soudaine interruption, la porte s’ouvrit, timidement. Le jeune homme semblait quelque peu mal à l’aise de la situation, même si elle semblait apercevoir dans son regard, une lueur nouvelle, suspecte. Elle lui fit signe d’approcher.

« Keith, voici Uther. Il te faudra garder un œil sur lui. La meute semble d’être particulièrement agitée aujourd’hui. Je préfère le savoir avec toi que seul. »

 
La Belette adressait un regard mécontent à la jeune femme qui l’ignorait copieusement. Il ne s’agissait en aucun cas d’une demande. C’était un ordre. Hiérarchie oblige, il lui obéirait. Dans une tentative d’apaiser l’atmosphère électrique entre les deux hommes, elle rassurait Uther et titillait Keith.

« Tu verras, il est bien plus amusant qu’il n’en a l’air. »

 
Le pauvre petit agneau semblait avoir retrouvé un peu de vigueur. Elle continuait, lui donnant quelques explications et adressait des recommandations à son subalterne.

« Uther, je t’autorise à poser des questions à Keith. Toutefois, il est libre de ne pas y répondre s’il le souhaite. Keith, je vous conseille de vous rendre dans le salon de l’aile Est. Vous y serez tranquille. Je viendrais vous rejoindre une fois que j’aurais terminé. »

 
Sur ces paroles, elle s’avançait vers les escaliers qui menaient à l’étage supérieur. Après avoir monté quelques marches, elle s’arrêtait, posant une main sur la rambarde, toisant le plus âgé des hommes. Une lueur stricte animait ses iris vermeilles.

« Keith. Tu sais que l’histoire est à mes yeux une boucle et qu'elle a tendance à se répéter... Alors, utilises ton cerveau à bon escient. Je n’ai pas besoin de te reparler de Judith, n’est-ce pas ?  

 
C’était à son tour de l’avertir. L’homme se crispa, mais hochait la tête. Elle comptait sur lui pour garder ses animosités sous contrôle. Uther avait posé sur elle, des iris pleines de points d’interrogation. Elle lui répondit par un simple regard rassurant. Malgré sa haine pour les nobles, elle savait que la Belette se comporterait correctement. Il ne ferait pas de mal au garçon, sans une très bonne raison.

Ils avaient beaucoup de liberté au sein du réseau, mais ils savaient d’une trop grande prise de liberté pouvait mener à de dramatiques conséquences.
Elle espérait que Keith essayerait de mettrait un peu de plomb dans la tête du garçon. Il fallait qu’il commence à assimiler que les ombres silencieuses vivaient longtemps, tandis que les imprudentes, et bavardes finissaient par disparaître, avalées par les ténèbres, impitoyables.


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