La perte d’une mère ou d’un père est le premier chagrin que l’on pleure sans eux. B9rmV6G
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La perte d’une mère ou d’un père est le premier chagrin que l’on pleure sans eux.

Enara
Enara
419
29/05/2020

Feuille de personnage
Âge: 31 ans
Métier: Capitaine de la garde royale
Couleur: #6666ff
GARDE ROYAL
La perte d’une mère ou d’un père est le premier chagrin que l’on pleure sans eux. EmptyMer 28 Avr - 15:22
Bref regard par delà la fenêtre entrouverte. Voici un moment déjà que la nuit est tombée sur le domaine de Latsis. Posée sur l'assise au bord du lit, cela fait maintenant des heures que l'aînée veille. Observe le visage émacié et trop pâle, le visage qui ne ressemble plus à celui du père qu'elle a connu. Le visage qui dépérit de la maladie. Les traits tirés par la fatigue de plus d'une nuit sans sommeil pourtant, elle reste là. Prodigue des soins tout en sachant qu'au final elle n'est que spectatrice. Que cela ne sert plus à rien, peut-être cela ne l'apaise même plus à l'heure qu'il est. Elle ne la sent pas encore, mais elle la sait présente, l'angoisse. Car elle sait que très bientôt, sera venu le temps de se séparer. Elle sait aussi qu'elle a beau se penser prête, elle ne le sera pas vraiment. Elle viens avec une grande délicatesse glisser un linge humide sur le visage de son paternel à qui échappe un gémissement doublé d'un grognement. Difficilement, il ouvre les yeux, dans un souffle rauque, elle entend son nom prononcé, doucement elle secoue la tête.

"Épargne tes forces. Repose toi encore."

La tête tournée vers elle, il l'observe. Elle peut voir au fond de ses yeux, la résolution. Il sait. Une boule semble se former au creux de sa gorge et ses lèvres brièvement se pincent alors qu'elle regarde son père affaibli. Une inspiration hésitante, elle se redresse. Alors qu'elle quitte la pièce, un frisson parcourt son échine. Doucement, elle referme la porte sur le mourant, y appuie son dos, sa respiration retenue. Ne pas se laisser aller, ne pas céder. Pas maintenant. Elle se redresse doucement et sa respiration reprend son court normal. Elle s'avance sans bruit dans le couloir, jusqu'à la chambre de son cadet. Et de nouveau elle s'immobilise. Elle ne sait que trop bien la considération d'Etzios pour leur géniteur, cependant il serait injuste de le laisser partir sans voir une dernière fois le visage de son fils. Quand bien même il les a tant négligé, elle ne pense pas qu'il mérite de partir seul.

Elle pousse la porte menant vers l'extérieur et dans la pénombre, elle repère immédiatement la lueur pâle émanant de la pierre. La silhouette de son jeune frère dessinée dans la nuit. Elle s'avance vers l'arbre dans lequel il se tient, elle aperçoit le carnet, le charbon. Et la boule dans sa gorge grossit d'avantage alors qu'elle s'approche. S'il n'était pas non plus alité, peut-être qu'au fond également il savait. Peut-être que malgré le peu de considération qu'il avait pour leur géniteur qui fût si peu à leurs côtés... Elle ne s'attendait pas à la plus émouvante des scènes entre un père et son fils. Mais qu'il soit encore là pour recevoir ses derniers mots, c'était sûrement le plus important. Elle vient poser sa main contre l'écorce du vieil arbre, le nez levé vers la source de lumière. Dans la nuit, elle murmure.

"Etzios... Il ne lui reste plus beaucoup de temps."

@Etzios
Etzios
Etzios
391
18/01/2020

Feuille de personnage
Âge: 28 ans
Métier: Mercenaire
Couleur: #3E9793
MERCENAIRE
La perte d’une mère ou d’un père est le premier chagrin que l’on pleure sans eux. EmptyLun 24 Mai - 8:56
La perte d'un père; d'un inconnu
Le fusain gratte la surface poreuse du papier; le marque. La courbe donne naissance à sa lèvre inférieure. Une femme; un portrait. Tu fermes les yeux; cherche à parfaitement te souvenir de ses traits. Intrigante beauté. Tu avais croisé son regard dans les couloirs du château. Dame sans nom; un visage de plus dans ta collection. Tu rapproches ton œuvre de la pierre lumineuse; contemple le faciès. Tu te demandes ce à quoi elle pensait à ce moment précis; ses peurs, ses joies, les raisons de sa présence entre ses murs gris et froids. L’Humain était tout simplement fascinant.

Porte. Tu peux entendre les pas de ta sœur aînée sur le balcon; puis dans l’herbe. Ils s’approchent, doucement. Aux pieds de l’arbre. Tu fermes ton carnet; écoute son murmure. L’heure approchait. Tu ranges tes affaires dans ton sac; descends de ton perchoir. Tes yeux de jade scrutent la complexion pâle de celle t’ayant élevé. Épuisée. Cernée. Elle négligeait sa propre santé pour soigner l’inévitable. La mort. Destin de tous et chacun. Il ne servait à rien de la fuir inutilement. Où que vous soyez, elle vous rattrapera; vous trouvera. Tu prends sa main; caresse ses doigts de ton pouce.

- Tu devrais te reposer, Enara.

Tu la guides à l’intérieur. Cette maison dans laquelle tu as vu le jour; dans laquelle tu as pris la vie de ta propre mère. Tu n’as jamais vraiment aimé cet endroit; ne l’as jamais considéré comme ton chez toi. Grossière présence. Défaut sur toile. Malgré la tendresse de ton aînée, tu t’y sens de trop. Tes prunelles se posent sur la porte en bois; la chambre de votre géniteur. Instant. Elles reviennent vers ta frangine.

- A-t-il demandé à me voir?


***

I wanna be heard
but leave no trace
I wanna be seen
but take no space
I wanna be
I wanna be
Leave no trace
I wanna be
I wanna be
Take no space