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[Terminé] L'œil de la braise

Theo
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25/04/2020

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[Terminé] L'œil de la braise EmptyLun 1 Mar - 19:13

How cold must you be
To do the things you do
Out of sight?

L'œil de la braise

Theo s’accouda au bar, tournant le dos à l’assiette que l’aubergiste venait de déposer devant lui. Le fumée riche et moite qui s’en élevait le dégoûtait, et de toute manière il n’avait pas vraiment faim. Un besoin qu’il n’éprouvait plus que rarement la nécessité de combler, contrairement à l’appétit qui lui dévorait insatiablement les entrailles depuis maintenant plusieurs quartiers lunaires.

Son regard hagard se balada sur la salle, étudiant le miasme indolent qui semblait vouloir emplir la petite taverne jusqu’à l’indigestion, la forçant à dégueuler son trop plein de musards par la porte éventrée sur une obscurité inhospitalière. Beaucoup rieurs, tous bruyants, trop joyeux. Cette valse écoeurante de bons sentiments, que le courtisan se trouvait incapable de partager, était toute autant responsable de son début de nausée que l'odieux ragoût du tavernier. Car cela ne pouvait être lié aux autres consommations auxquelles il s’adonait dans le noir, avec pour seul témoin l’œil unique de la braise.

Le jeune homme passa une main fébrile sur son visage de bas en haut, repoussant en arrière les mèches de cheveux filandres qui obstruaient son visage. La seule chose qui l’exaspérait davantage que l’insupportable vacuité de cette célébration perpétuelle, était la vue de ces couples enamourés, garnissant le moindre recoin ombragé de leurs palpations aussi maladroites que grotesques. Comment osaient-ils afficher un bonheur si outrageant ? Ignoraient-ils que rien de tout cela n’était vrai ? Que leurs embrassades stériles ne faisaient que repousser une solitude qui n’en serait que plus inéluctable ? Les poings du voleur se crispèrent autour de son envie soudaine de briser quelque chose. Et d’ailleurs peut-être était-ce ce qu’il allait faire.

Repérant un jeune couple attablé devant un dîner au romantisme niais, le courtisan se redressa, une lueur maligne animant soudain ses iris d’orage. D’un pas résolu, il s’approcha du boxe des amoureux, et s’interposa entre eux en déposant avec désinvolture l’une de ses fesses sur la table. Le premier convive n’était doté que d’une banalité désolante, tandis que son vis-à-vis se parait d’une chevelure flamboyante. C’est donc à lui que Theo s’adressa, louvoyant une œillade aguicheuse dans sa direction. « Bonsoir Messire, chercheriez-vous un peu de compagnie pour réchauffer votre nuit ? »

Tout en parlant, le garçon fit glisser l’une de ses mains sur la surface de bois, non sans manquer de renverser un gobelet à moitié vide. Prenant appuie en arrière pour incliner sa tête sur le côté, il déploya entre les deux hommes un rideau de jais qui vint effleurer son épaule d’une caresse languide. Il offrit au rouquin un sourire invitant qu’il agrémenta d’un clin d'œil espiègle. « Peut-être puis-je vous distraire de votre ennui. » murmura-t-il sur le ton de la confidence, en désignant son comparse d’un signe de tête assez peu discret.
@Rahgard
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Rahgard
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[Terminé] L'œil de la braise EmptyMar 9 Mar - 7:23



An 1557 - Taverne de Prasinos en Sofia

Le jour avait déjà laissé la place à la nuit depuis quelques heures maintenant, lorsque tu pénétrais dans la taverne du village de Prasinos en Sofia. Un jeune homme, de quatre ans ton cadet, te suivais de prêt. Il s'agissait d'un cavalier de l'Ordre avec qui, vous aviez convenu d'un endroit afin de parler travail. Certes, ce bâtiment pouvait s'avérer trop bruyant par moments, il n'en restait pas moins idéal pour se fondre un peu dans la masse - du moins, c'était ce que vous vous étiez dis en vous rencontrant une heure auparavant -. De plus, vous auriez l'occasion de pouvoir vous sustenter à votre guise. Tu balayais l'endroit du regard, à la recherche d'une place vide qui n'était pas trop entouré d'autres tables. Mais sans pour autant qu'elle soit trop en retrait - un juste-milieu que tu espérais judicieux -. Vous vous installez donc confortablement, et en attendant qu'une serveuse daigne venir à votre rencontre, vous commenciez à entamer la conversation. C'était ton camarade qui ouvrait la bouche le premier :

- Voilà plus d'une bénédiction que le prince Elios a été retrouvé sur l'île Moniris. Il semblerait que certains chercheurs tentent de faire pression auprès de l'Ordre.

Tu fronçais, visiblement soucieux de cette révélation. Bien qu'ayant déjà eu vent des agissements de certains, tu n'étais pas certains que cette façon de faire soit la bonne. De plus, n'y avait-il déjà pas mieux à faire avec les derniers événements, ne faisant qu'amplifier les diverses tensions déjà existantes entre Dexia et Tharros ? Il ne fallait pas non plus oublier le mystère, toujours omniprésent, autour des deux artefacts. Alors, même si tu avais un respect pour le travail de ces hommes et femmes, tu avais cette envie de laisser supposer qu'ils ne devraient pas trop s'éparpiller. Néanmoins, tu laissais cette réflexion pour toi, préférant plus jouer sur la curiosité.

"Pensent-ils pouvoir découvrir quelque chose là-bas ?" tu remarquais le sourire naissant de ton camarade. "Il semble que même le capitaine de la garde royale et la générale ont eu des difficultés sur cette île. Ne serait-il pas dangereux de laisser y aller de simples chercheurs ? Même s'ils sont compétents pour la magie ou bien, qu'ils soient accompagnés de nombreux cavaliers."

Il fallait être réaliste, même si tes paroles ne semblaient pas plaire à ton interlocuteur. D'ailleurs, tu t'étais amusé - sans le montrer -, de voir son visage se décomposer au fur et à mesure de tes mots. On t'avait vraiment fait rencontrer ce cavalier pour juste cela ? Non, tu devais espérer qu'il avait des nouvelles plus intéressantes à t'apporter. Et surtout, des informations sur lesquelles tu pouvais aisément avoir la main dessus. Tu n'avais que faire de rumeurs dans ce genre et qui pouvait s'avérer totalement erroné. De plus, avant d'y trouver un certain intérêt, il fallait que les hauts-chercheurs autorisent cette expédition. Autant dire, que cela ne se passerait pas avant encore quelques bénédictions.

Heureusement que la serveuse venait enfin à votre rencontrer, histoire de prendre les commandes. Cela avait pour effet de détendre l'atmosphère que tu avais toi-même étioler. Tandis que ton camarade optais pour un morceau de sanglier aux pruneaux ainsi qu'une bière blonde, ton choix s'était plutôt arrêter pour un ragout de boeuf avec comme boisson, de l'hydromel.

- Vous avez peut-être raison Rahgard, mais pardonnez mon irrespect, il se peut que nous puissions y trouver des informations sur les artefacts non ?

Tu le regardais se triturer les mains, visiblement pas très à l'aise dans sa manière de répondre. Oh, tu voyais maintenant pourquoi il insistait davantage pour apporter son soutien à cette idée. Du moins, c'était ce que tu croyais, toi qui potentiellement étais aussi passé par là. Cet Edgar cherchait juste à pouvoir devenir un héros d'une manière ou d'une autre. Mais quand bien même que tu pouvais comprendre ses intentions, l'agacement pointait le bout de son nez. Quelques minutes plus tard, vous commenciez à manger ce que vous aviez commander, avec appétit.

« Bonsoir Messire, chercheriez-vous un peu de compagnie pour réchauffer votre nuit ? »

Tu sursautais légèrement, ton genou gauche manquant de s'éclater contre le bois de la table. Tournant la tête vers l'inconnu, tu le regardais avec surprise. Tu ne l'avais pas vu venir et franchement, au vu de ses paroles qui laissaient bien présager le type de personne qu'il puisse être, tu te disais que cette soirée allait tout sauf être reposante. Tu voulais l'ignorer, reporter ton attention sur ton camarade. Force était de constater que cet homme étant, en plus d'être aussi raffiné qu'une botte dans la gueule, extrêmement collant. Il avait même failli renverser ton alcool en se penchant un peu plus vers toi. Ton index, qui tapotait la table, accélérait sa cadence tandis qu'un frisson traversait tout ton corps suite au fait que l'inconnu était presqu'à te toucher.

« Peut-être puis-je vous distraire de votre ennui. »

Cela était trop, beaucoup trop. Offrant au brun un regard brûlant de colère, tu ne pouvais pas t'empêcher de lui rétorquer d'une voix plus froide que tu ne l'aurais pensé.

"Ne voyez-vous pas que nous sommes occupés ? Et surtout, pensez-vous réellement que je viendrai vers vous pour distraire mon ennui. Un parfait inconnu qui apparaît comme cela."

Tu laissais claquer ta langue contre ton palet en te disant bien que tu y étais peut-être allé un peu trop fort. Malheureusement, tu n'avais pas eu le temps de te faire violence et choisir les bons mots. D'ailleurs, cette façon, de parler ne semblait pas faire plaisir à ton collègue.

- L'insensible... il avait dit cela d'une petite voix, mais pourtant ce surnom qui te collait à la peau parvenait, tout de même à tes oreilles. - Vous pouvez être un peu plus gentil non ?

Tu n'avais qu'une envie en cet instant précis, laisser exploser ton agacement. Pourtant, pour la sécurité de chacun, tu faisais un effort surhumain de contenir les arcs électriques qui étaient prêts à sortir de ta pierre d'énergie. Un te draguait littéralement, tandis que l'autre te faisait la morale. Il y avait de quoi perdre la tête et s'esclaffer comme un imbécile.

- Si mon ainé ne veut pas de vous, peut-être que vous accepteriez ma personne ?



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25/04/2020

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[Terminé] L'œil de la braise EmptyMer 10 Mar - 9:29

How cold must you be
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L'œil de la braise

Un léger sourire jouait sur les lèvres du voleur, et s’il avait été plus lucide, il aurait dû admettre qu’il était quelque peu mesquin. La colère qui rougeoyait au fond des iris du jeune homme attablé l'hypnotisait. Theo frémit à l’idée que l’altercation puisse dégénérer, car il y avait dans l’air cette sorte de lourdeur qui aggravait son envie de physicalité, et peu importait la manière dont il l'assouvirait.

S’il avait prévu et compté sur la rebuffade de son premier interlocuteur, la réaction du second l’interpella, et le courtisan lui jeta un coup d'œil interrogateur par-dessus son épaule. Cela n’avait pas de sens qu’il prenne le parti de celui qui tentait de séduire son amant, à moins bien sûr... que ce ne soit pas du tout son amant. Theo dissimula un gloussement derrière sa main, s’avouant que la substance dont il abusait sciemment avait pu émousser ses instincts.

« Si mon aîné ne veut pas de vous, peut-être que vous accepteriez ma personne ? » Le garçon leva les yeux au ciel mais ne daigna les reposer sur un être de si peu d'attrait. En temps normal il n’était pas aussi regardant, il s'occupait de qui le payait, de qui le désirait. Les démunis d’amour trouvaient invariablement chez lui un asile de douceur accueillant. Mais la normalité avait cessé depuis que Nyr l’avait emportée, et ce soir c’était du rouquin qu’il voulait jouer.

Maintenant qu’il avait vu les orbes carmines se teinter d’agacement, il voulait savoir quelles autres réactions il pouvait provoquer chez cet homme, jusqu’à quels retranchements il arriverait à le pousser. Les doigts de Theo mimèrent sur le plateau de bois une marche sautillante avant de se poser sur la main agitée de l’anonyme, stoppant son mouvement répétitif. « Nous ne sommes pas obligés de rester des étrangers. » Tandis qu’il parlait il se pencha un peu plus en avant, se mettant au niveau du regard de son interlocuteur. « Me permettras tu de mettre un prénom sur cette délicieuse apparition ? »

Et ses yeux s’arrêtèrent une fois de plus sur cette crinière tapageuse, détaillant la façon dont ses reflets cuivrés cascadaient dans le cou diaphane, s’échouant dans le creux d’une clavicule recouverte par une fine couche de peau tendre. Le rictus du prostitué s’élargit, son regard s'allumant d'une lueur vorace qui répondit aux étincelles furieuses du convive. Antagoniste ou client. Ennemi ou amant. Quel que soit l’issu de cet affrontement, Theo savait qu’il en serait satisfait.
@Rahgard
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Rahgard
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[Terminé] L'œil de la braise EmptyMar 16 Mar - 16:33



An 1557 - Taverne de Prasinos en Sofia

Entre un qui faisait une moue boudeuse suite à l'indifférence de l'inconnu, et celui-là même qui continuait à lui faire la cour, tu avais juste l'impression d'être tombé dans un cirque. Soupirant plus bruyamment que tu l'avais voulu, ton regard incandescent quittait celui du charmeur pour se poser sur ton repas. Un plat pas totalement fini et qui, bien évidemment, se refroidissait à vue d'œil. De quoi attiser un peu plus, chaque minute, ta patience. À vrai dire, tu venais même à penser que l'île Moniris était certainement bien plus intéressante comme aventure, que de devoir subir cette scène.

Pensait-il vraiment qu'en touchant ainsi ta peau - et ce, sans ton accord -, tu allais être plus indulgent ? Foutaise ! Tu te sentais juste obligé de te mordre la lèvre inférieure, afin de ne pas faire une bêtise. Déjà un petit arc électrique venait de fuser de ta pierre, alourdissant l'atmosphère par la même occasion. Tu inspirais et expirais lentement, très lentement tout en grimaçant quelque peu lorsqu'un goût métallique se faisait ressentir dans ta gorge. Et voilà, tu saignais de la lèvre par sa faute, allait-il seulement s'excuser. De toute manière, tu ne préférais pas attendre plus longtemps - et surtout en vain -. Alors, d'un geste brusque, tu repoussais la main du jeune homme tout en écoutant ses paroles.

"Ne croyez-vous pas votre manière d'engager la conversation fort peu plaisante ? Pourquoi devrais-je vouloir ne plus être un étranger à vos yeux, sachant que je n'ai nul l'envie de partager votre couche."

Tu ne pouvais pas faire plus direct et que cela déplaise au concerné ou encore, ton collègue. Plus vite, tu expédiais cette conversation et plus vite, tu pouvais quitter cet endroit. Pouvoir retrouver la quiétude d'un bon lit et surtout, avoir le calme. Une paix que tu trouvais bien mérité. Pourtant, force était de constater qu'aucun des deux hommes était prêt à lâché l'affaire aussi facilement. Ton camarade se soulevant quelque peu de sa chaise et ainsi essayer de se rapprocher quelque peu du brun. Il voulait vraiment qu'on le regarde comme on pouvait te regarder à cet instant précis. Tu ne le savais pas de se bord là, lui qui pourtant n'était pas célibataire non ? Oui, tu avais cette furieuse envie de lui faire remarquer avec amusement. Pourtant, tu gardais les lèvres closent.

- Lui ? C'est Rahgard. Et mois c'est Edgard.

De simples présentations qui te faisaient fulminer une fois de plus. Qu'il dise son prénom, cela ne te dérangeait guère. Toutefois, qu'il te présente par la même occasion, et ce, sans ton consentement était comme douce invitation au combat pour ta part. Tu lui jetais un regard empli de dédain, avant de te lever et commencer à faire quelques pas vers l'entrée de la taverne. Oui, tu fuyais, tu en étais conscient. Cependant, plus les minutes passaient et plus tu sentais ton énergie se faire aspirer. Alors, tu préférais disparaître de ce lieu, avant de perdre toute raison.

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25/04/2020

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[Terminé] L'œil de la braise EmptyDim 28 Mar - 16:08

How cold must you be
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L'œil de la braise

Des crocs s’enfonçaient dans la chaire envieuse, l’agressant jusqu’à ce qu’elle capitule, enfle et offre son liquide carmin. Theo avait le sentiment que s’il avait été ne serait-ce qu’un peu plus proche il aurait pu capter l’effluve ferreuse ainsi libérée. Il l’imaginait riche, chaude, invitante, et inconsciemment il se pencha un peu plus en avant.

Le courtisan sursauta lorsque les lèvres se remirent en mouvement, déversant une humeur acide, dans un contraste aussi théâtrale que déroutant avec la scène précédente. Son premier réflexe fut de plisser son nez et de rentrer son menton. Mais alors qu’il regardait par en dessous l’homme qui l’invectivait copieusement, un sourire dévoila de nouveau ses canines, car il lui semblait que l’étranger avait enfin compris ce qu’il voulait. Pas besoin de draps pour permettre à deux corps de se rencontrer, pas besoin de noms pour voir deux inconnus se lier.

Edgar n’avait manifestement pas percuté. Lui qui s’interposait, lui qui donnait les informations que personne n’avait demandées de sa part. Les sourcils de Theo se froncèrent, son visage prenant une expression dégoûtée tandis qu’il posait à nouveau son regard sur l’importun. Il ouvrait la bouche dans le but de chasser définitivement la présence agaçante lorsque le dénommé Rahgard se leva.

Une contrariété de plus dans cette soirée qui ne s’était jamais bien annoncée. Le soupir du prostitué fut interrompu par l’homme dont la banalité affligeante se reflétait jusque dans le timbre de sa voix. « Puisqu’il n’est pas intéressé, peut-être que nous... » Theo ne lui laissa pas l’opportunité de réitérer sa proposition. Sautant au bas de son perchoir, il attrapa Edgar par les épaules et enfonça brusquement sa langue dans sa bouche. Une étreinte chaude, une caresse humide naquit entre leurs souffles pour se répandre sur la physionomie du courtisan. Son corps s'alanguit, et il laissa son dos doucement se cambrer pour accentuer le contact entre leurs torses soulevés d’envie.

Theo se recula. « J’espère que tu es satisfait. » commença-t-il en remontant affectueusement sa main dans le cou de l’autre homme. « Car tu ne pourras pas acheter la suite tant que je n’aurais pas eu ce que je voulais, et ce n’est pas toi. » Il saisit soudain la gorge de l’imprudent et le repoussa en arrière. Sans même prendre le temps de regarder où cette bourrade avait envoyé celui qui l'indifférait, le garçon tourna les talons et se dirigea à grand pas vers la porte.

À l’extérieur, l’air froid de la nuit le prit par surprise, le laissant frissonnant et larmoyant tandis que ses yeux cherchaient désespérément l’apparition sulfureuse dans la pénombre. Un point écarlate attira son regard, et il se précipita à sa suite, ses doigts quémandeurs s'accrochèrent au tissu de la chemise du fuyard. « Attends ! » Essoufflé, il se retenait au rouquin plus qu’il ne le contraignait, le contournant pour se retrouver face à lui.

Le prostitué se redressa, dépassant largement l’étranger. Ses iris bordés de rouge parcoururent les traits de l’autre. Façonnés par une colère pure, farouche, ils étaient d’une sincérité sublime. Theo arrêta son regard sur la lèvre meurtrie qui semblait l’accuser de sa boursouflure. « C’est très beau, ce que tu as fait. » souffla-t-il. « Tu permets ? » demanda-t-il en levant sa main droite au niveau du visage de Rahgard, son pouce à quelques centimètres de cette intrigue irrésolue.
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Rahgard
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[Terminé] L'œil de la braise EmptyLun 5 Avr - 14:54



En t'évadant ainsi sans un mot, tu savais quel type de regard que pouvait te poser ton camarade. À la fois outré par ton comportement, mais d'une certaine manière heureux de constater, que l'inconnu se concentrerait alors sur sa personne. Il bombait presque le torse, cherchant à affirmer davantage sa connerie - très certainement -. Malheureusement pour lui, la seule chose qui avait réussi à gagner, était un unique baiser. Il y avait cru en voyant le brun se rapprocher de lui et venir poser sa bouche contre la sienne de manière brusque. Malheureusement, cette étreinte était beaucoup trop courte à son goût. À peine sa langue entamait un balai sensuel avec celle de l'inconnu, que celui-ci se reculait. Les mots qui parvenaient à ses oreilles, le faisaient froncer les sourcils. Ainsi donc, Rahgard l'insensible passait en priorité par rapport à lui. Pourtant, il était plus que réceptif à l'envi de cet homme.

Tu n'avais pas assisté à cette fameuse scène, ayant déjà franchi la porte à ce moment-là. De toute manière, comment aurais-tu réagis face à cela. Tu ne le saurais probablement jamais. L'air frais de dehors, te faisait un bien fou que presque aussitôt ta colère se calmait net. Il était vrai qu'en choisissant cette option, tu ne donnais pas spécialement une très bonne image de ta personne. Néanmoins, tu préférais fuir afin de retrouver la paix intérieure, que de savoir ton sang ne faire qu'un tour. Tu continuais de t'éloigner petit à petit si bâtiment, respirant profondément tout en passant inconsciemment ton pouce vers tes lèvres. Le sang avait certes cessé de couler le long de ta cavité buccale, toutefois la douleur était toujours présente. Atténué, mais encore présente pour que cela continue à te déranger.

De dos, tu ne voyais pas s'approcher le fameux garçon de plus tôt. C'était pour cela que tu manquais de le gifler par réflexe, lorsqu'il attrapait ta veste. Toi qui pensais pouvoir enfin profiter d'un calme bien mérité, force était de constater que cet inconnu n'allait pas te laisser tranquille tant que tu ne lui accorderais un peu d'attention. Loin de toi l'envie de partager sa couche, tu laissais échapper un bruyant soupir las et le su te contourner pour te faire face. La colère qui déformer encore légèrement ton visage, laissa place à l'incompréhension face à sa phrase. Un beau geste ? Tu ne comprenais décidément, guère sa réflexion. Levant la tête vers l'inconnu, afin de pouvoir planter ton regard dans le sien, tu venais à stopper son geste en attrapant son poignée.

"Que diable cherches-tu à faire ?" tu resserras ton étreinte, y mettant plus du force que tu ne l'aurais voulu "Est-ce si beau de voir quelqu'un se mordre la lèvre pour éviter de tuer un inconnu."

Il s'agissait d'une question qui ne méritait pas vraiment de réponse. Du moins, tu n'en voyais pas là une réelle utilité. Tu souhaitais tout simplement que ce garçon te laisse en paix une fois pour toute. Pourtant, au cœur de la nuit, dans cette rue presque vide de tout monde, cet être te paraissais plus fragile que tout à l'heure. Tu ne saurais vraiment trop dire pourquoi, mais n'était-ce pas une sorte de pitié qui naissait au creux de ton estomac. Non non non, cette émotion n'était pas quelque chose qu'il fallait éprouver. De la sympathie peut-être, mais en aucun cas de la pitié. Ce n'était pas bon. Et voilà, tu te prenais encore une fois la tête.

"Qu'attend tu de ma personne ? Je le répète une nouvelle fois, tu ne m'intéresse aucunement et partager ta couche encore moins." tu claquais ta langue contre ton palais.

Sans t'en rendre compte, tu avais suivi cet être par sa façon de parler. Délaissant le vouvoiement pour quelque chose de plus familier. Pourtant, alors que le brun connaissait ton prénom, ce n'était pas réciproque. Au fond, cela t'était-il si important que de connaître l'identité d'un homme que tu ne reverrais probablement plus jamais.


Theo
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[Terminé] L'œil de la braise EmptySam 17 Avr - 16:02

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L'œil de la braise

De la peau sur la peau naquit un frisson chaud qui remonta le long de son bras, sensation grandissante, brûlante, jusqu’à lui en faire mal. Rahgard serait trop fort, arrachant au garçon une grimace qui se transforma en rictus jubilatoire. Theo se sentait vivant, plus qu’il ne l’avait été depuis des semaines, coincé sous des corps qui suaient sur le sien, coincé dans sa tête à allers et venir entre les souvenirs de celui qui ne voulait plus de lui.

Les paroles de l’inconnu, pourtant, laissèrent le voleur interdit. Ses sourcils se froncèrent, et il commença à hocher la tête de gauche à droite. Lui qui pensait avoir trouvé un interlocuteur réceptif, s’était complètement fourvoyé. Rahgard n’avait rien compris. Bien sûr que Theo désirant sa violence. Le prostitué ne comptait pas réellement que l’autre le tue - quelque chose chez cet homme le laissait penser qu’il n’en serait pas capable - en revanche il n’avait rien contre le fait qu’il essaie. Il avait besoin de faire oublier à sa chaire la douceur qu'il ne retrouverait jamais. Et si Rahgard n’était pas disposé à l’aider, il pouvait toujours le forcer.

« Si tu es trop lâche pour me baiser, je ne peux rien faire pour toi. » lui cracha-t-il au visage. La provocation était puérile, et ne contenait pas la plus petite trace de vérité. Mais Theo n’en avait cure, il voulait blesser, instiller une haine assez forte pour qu’elle se retourne contre lui. « Ça ne servait à rien de me regarder comme ça si tu n’es pas capable d’assumer ce que tu veux vraiment, petite tafiole de merde ! » Les doigts de sa main libre se refermèrent sur le col du vêtement de l’étranger en un étau douloureux. « Les hommes comme toi sont plus dégoûtants que mes clients. Tu ne sais pas vivre ta propre vie, alors je t'interdis de me juger ! » Le volume de sa voix était monté au fur et à mesure de son discours, jusqu’à ce qu’il finisse par s'époumoner.

Et comme il ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, le garçon prit soudain du recule avant d'envoyer le haut de son crâne percuter la bouche de Rahgard. Il le frappa en plein sur sa lèvres déjà abîmée, avec toute l’énergie du désespoir qui avait crû en lui, et dans le même élan se jeta sur lui.
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[Terminé] L'œil de la braise EmptyJeu 22 Avr - 17:06



Malade... Ce mec était vraiment un malade fini. À vrai dire, tu ne savais même pas s'il arrivait à se comprendre lui-même. Tu restais interdit face à ses paroles, les sourcils froncés et le regard fermé. La sympathie que tu avais pu éprouver à son égard semblait s'être envolée aussitôt. Pourquoi chercher potentiellement à venir aider cet homme qui te crachait au visage et osait attraper le col de ton vêtement de manière provocatrice. Ton sang bouillonnait, ton corps se contractait violemment au point que tu avais pu penser que tu allais te faire mal sans même bouger le petit doigt. Mais ce qui était plus inquiétant, c'était que de nouveau, l'air se chargeait en électricité. Ce garçon devait certainement le sentir non ? Cette sensation désagréable qui venait fouetter sa peau, ne se souciant nullement qu'il porte des habits. Sans pour autant que cela ne lui fasse réellement mal, car tu étais encore en possession de tes moyens...

Sauf lorsque tu t'apercevais trop tard du recul du brun et que l'instant suivant, tu sentais le choc de son crâne contre ta bouche. Tu laissais échapper un petit gémissement de douleur, sentant le goût du sang couler le long de ta gorge. Aussitôt, un arc électrique plus puissant que tout à l'heure, venait de fuser de ta pierre d'énergie pour aller frapper contre les mains de l'autre qui le tenait toujours par le col. Assez pour que tu osais penser que cela le ferait te lâcher. Et bien évidemment, ta raison se brisait. Ta main droite venait d'attraper la chevelure de la catin et tirait avec force vers le bas, de tel sorte à ce que son visage s'éloigne du tien.

"Car ne pas vouloir te baiser c'est être lâche ?" ta voix était plus un grognement qu'autre chose "Je préfère encore être ainsi que d'avoir à te remplir. Une belle personne en apparence, et encore, mais hideuse à l'intérieur. Qui voudrait de toi à part des gens qui n'ont pas pu trouver mieux."

Oh oui, tu te laissais aller à la colère, toi qui pourtant essayais de te retenir le plus possible. Mais à croire que la fatigue et d'autres facteurs avaient eu raison de ta volonté. Quel piètre cavalier-chercheur tu faisais à rapprocher ton visage du sien, ta main agrippant toujours sa chevelure et de poser tes lèvres contre les siennes. Un semblant de baiser complètement incompréhensible, mais qui se terminait plutôt avec une dentition se refermant avec violence dans sa lèvre inférieure. À ton tour, tu venais d'attaquer au même endroit et c'était avec une certaine satisfaction que tu regardais cette partie saigner.

"Ta blessure te fascine t'elle aussi ? Dois-je te briser les os pour que tu me laisses enfin tranquille."

Une nouvelle décharge venait de frapper contre ta cuisse. La pierre s'agitait... Non tu t'agitais et si tu continuais ainsi, la foudre n'aurait alors pas de retenue. Les paroles de ton ancienne professeur te revenaient en mémoire. Être maître de ses émotions et protéger les plus faibles. Cela semblait avoir l'effet d'un calmant même si tu continuais de trembler de colère. Tu osais un regard sur le côté, tombant seulement sur quelques ivrognes d'un soir qui semblaient de ne même pas calculer leur querelle. Peut-être s'agissait-il tout simplement d'un jeu.

"Pourquoi je chercherai à te juger. Tu vis ta vie comme tu l'entends. Mais ne viens pas imposer à autrui tes envies lubriques. Surtout lorsque la personne n'en a pas envie."

Tu finissais par te racler la gorge et cracher un filet de sang au sol. Le blesser était tentant, trop tentant... NON ! Il n'était pas question d'un ennemi, même s'il cherchait à attiser tes pulsions.


Theo
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25/04/2020

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Métier: Criminel
Couleur: #66CCFF
CRIMINEL
[Terminé] L'œil de la braise EmptyJeu 6 Mai - 20:25

How cold must you be
To do the things you do
Out of sight?

L'œil de la braise

Éclair, force et fracas. Dans un instant d’aveuglement, le jeune homme se retrouva à genoux, haletant, la douleur irradiant de l’arrière de son crâne. Des mots de colère, des mots de vérité, volaient en tous sens, emplissant la nuit d’éclats foudroyants. Et un instant, il crut qu’il allait se mettre à pleurer, non pas pour la cruauté des mots mais pour la lumière de lucidité qu’ils faisaient luire sur sa propre vie.

Cette laideur que Rahgard voyait, Theo la connaissait bien, et Nyr l’avait vue également. Tant de personne y avaient été aveugles tout au long de sa vie, l’avaient loué à tort, pour que finalement la première à poser les yeux sur la pire partie de lui, soit celle qu’il aurait voulu à tout prix en préserver. Pouvait-on aimer sans connaître complètement ? Nyr avait tout su de lui, il l’avait rencontré dans son entièreté, et était parti. Depuis lors, une question tournait en boucle dans l’esprit du prostitué. Pouvait-on l’aimer ?

Des lèvres se posèrent sur les siennes, ni douces, ni aimantes. Pourtant, dérouté, affamé de la moindre trace d’affection, Theo n’osa pas bouger. Paupières closes, il se plongea dans l’obscurité d’une incompréhension désespérée, jusqu’à ce que des dents cruelles vinrent la déchirer. Le goût rance de la réalité éclaboussa ses papilles.

Autour d’eux le chaos se répandait, fuyant en tous sens dans l’atmosphère nocturne. Les arcs électriques les liaient autant que les fausses menaces, formes perverses de promesses brisées. Le garçon serra les dents. Il ne voulait plus les entendre. Qu’il le fasse, qu’il le frappe, qu’enfin toutes ces nuits stériles débouchent sur une once de sincérité.

Et pourtant le rouquin ne cessait de parler, d’éviter l’issue pourtant évidente de cette rencontre décevante. À un certain point, Theo cessa d’écouter. Et alors que l’autre vidait ses humeurs sur le pavé, il observa cette souillure rosâtre dans la faible clarté, n’y trouvant plus de sens que dans ce discours éventé.

« Est-ce que tu peux pas fermer un peu ta gueule ? » Son regard s’était relevé pour se figer dans celui, abscon, de l’étranger. « Tu frappes, t'embrasses et après tu pleurniche. » La bouche du voleur avait pris un plis moqueur. « Qu’est-ce qu’il y a, t’as pas été correctement fini ? Maman était un peu ta sœur aussi ? Ou alors on sait pas trop parce qu’elle sautait juste sur toutes les bites qui passaient ? À moins que ce soit Papa qui t’ai sauté ? » Son ton se fit dangereusement doux. « C’est normal d’être en colère tu sais, c’est pas grave. Alors vas-y. Vas-y, lâche toi. Montre moi comment t’es énervé. Prouve que t’es capable de savoir ce que tu veux et de faire ce que tu veux. » Agenouillé dans la poussière, il n’avait aucun moyen de se défendre, aucune intention de le faire non plus. Et il n’avait plus rien à gagner qu’un peu de vérité.
@Rahgard
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***

[Terminé] L'œil de la braise Thoe-s22
Rahgard
Rahgard
80
10/11/2020

Feuille de personnage
Âge: 30 ans
Métier: Cavalier-chercheur
Couleur: #694
CAVALIER-CHERCHEUR
[Terminé] L'œil de la braise EmptyLun 17 Mai - 7:58



Peut-être aurais du tout simplement tourner les talons et le laisser à sa solitude. Pourtant, tu avais décidé de lui faire face, déblatérant des paroles toute aussi blessantes que celles de l'autre. Mais pourquoi cet homme ne s'était pas contenter de ton collègue au lieu d'insister avec ta personne. Lui au moins, l'aurait accepté pour ce qu'il semblait être. Une catin en manque d'attention et de plaisir charnel. Qui sait, en d'autres circonstances peut-être que tu aurais accepté sa présence. Pas maintenant, pas dans ces conditions. Rien était bon dans cette relation perverse. Tu ne haïssais pas ce brun, toutefois cela ne voulait pas pour autant dire que tu le portais dans ton coeur. Il s'agissait juste d'un simple inconnu, ni plus ni moins.

Du moins, c'était ce que tu t'évertuer à penser avant que celui-ci ouvres de nouveau la bouche. Une cavité qu'il aurait peut-être mieux fait de garder clause. Que l'on t'insulte ne te dérangeait guère, même si cela était synonyme d'attiser ta colère. Par contre, il y avait bien une chose qu'il ne fallait pas toucher. La famille. Une corde très sensible qui faisait parfois ressortir tes mauvais côtés. Oh tu pouvais calmer tes pulsions, tant que ton cerveau avait encore un brin de lucidité. Cependant, avec tant de petits trucs qui s'étaient accumulés en aussi peu de temps, pensais-tu vraiment ne pas dérailler.

"La mort est-elle vraiment la chose que tu attends le plus ?" répliquais-tu d'une voix grondante, laissant ta pierre lâcher quelques arcs électriques.

Tu te baissais quelque peu, afin d'attraper une nouvelle fois. Tirant avec plus de force que tout à l'heure et le faire se relever par la même occasion. Tu savais quand l'agrippant, un éclair viendrait lécher sa peau. Mais au final, est-ce dont il ne s'agissait pas de ce qu'il attendait ? Souffrir, encore et encore. Se sentir briser, provoquer la douleur. En tellement normal, tu aurais pu éprouver de la compensation. Mais traiter ta mère de putain, était l'affront de trop. Sans parler des insultes envers un père qu'il ne connaissait pas. Un père dont la disparition te hantait toujours.

"Tu es juste une catin qui n'est là que pour se faire baiser. Ta place est peut-être tout simplement dans un bordel où l'on te traitera enfin comme ce que tu es censé être. Une coquille vide dont les plus pervers pourront profiter de ton cul."

Ta main libre venait se poser sur son bras. Tu t'amusais à planter tes ongles dans sa peau et griffer jusqu'à le faire saigner avec un petit sourire mauvais. Croyais-tu qu'en le torturant encore, cela pourrait le rendre encore plus misérable ? Tu voulais essayer. Lui tordre le bras jusqu'à le casser, passer ensuite à ses jambes. Qu'il soit obligé de ramper pour se mouvoir. Après réflexion, tu décidais juste de lui donner un grand coup dans le ventre, avec toute la rage qui t'animait. Et ainsi, le faire encore tomber avant de placer son pied sur le ventre pour encore appuyer.

"Tes parents auraient dû te tuer dès ta naissance." tu crachais encore à son encontre.

Lui laisser des bleus, mais ne pas le laisser à l'article de la mort. Ne pas lui donner réellement ce qu'il désire, bien qu'un simple claquement de doigt ait eu pour raison de laisser la foudre s'abattre violemment sur lui. Plus les coups s'abattaient sur lui et plus ta colère commençait à se résorber. Tu t'arrêtais au bout moment, quittant simplement les lieux sans un regard derrière toi, sans t'inquiéter de ce qu'il pouvait bien ressentir. Tu ne repenserais à cette histoire que lorsque ton corps et ton esprit seraient reposés. Eh bien, évidemment, tu aurais tout ce temps pour te morfondre et regretter tes actes.

END


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