Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) B9rmV6G
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Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr)

Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
66
09/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 29 ans
Métier: Marchand ambulant
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MARCHAND
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptyMer 13 Mai - 10:00
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) 3c0x

Les Disparues de Dexia

avec Athanasia, Sororitas & Nyr



intro ; Les événements obscurs de la fête sont maintenant un bien loin souvenir ; un souvenir qui reste ancré dans la mémoire de beaucoup. Bon nombres sont morts et la perte du Prince Aggelos est une perte difficile pour le peuple dexien. Le monde a toutefois été obligé de reprendre son cours, et revenir à la normale est étrange. Asuldan, puisque à Dexia depuis cette catastrophique situation décide de retrouver sa douce amante Kathil Meridor.

Il n’y a pas quelques jours maintenant, on se souvenait encore des hurlements d’horreur qui s’échappaient des rues et du Palais de Dexia ; de l’attaque orchestrée par ces ignobles assassins et de la terrible mort du Prince Aggelos. Un coup dur pour le royaume.

Asuldan avait aussi été atteint. La mort sur les mains le rendait coupable. Il avait été obligé, non… Cela avait été impossible de faire autrement. S’il avait choisi sa voie, il n’y aurait pas eu que quelques victimes, mais bien plus. Les civils et ses alliés auraient pu être en danger à cause de son obstination. Il avait ainsi dû faire un choix, facile, terriblement facile. Pendant toute la semaine, le sommeil lui avait été étranger. L’insomnie presque devenue une amie. C’est dans ces moments, quand tout devenait comme un bonbon amer, il voyageait jusqu’à Kathil Meridor, pour la voir.

Kathil Meridor était une grande prostituée, de renom. Des années qu’elle perçait dans le métier. Elle avait eu de nombreuses fausses couches, et elle était devenue complètement stérile. Cela l’avait détruite, à trente ans déjà, elle aurait aimé porter au monde un enfant, un garçon ou une fille, ça n’avait pas d’importance. Sa relation avec Asuldan remonte à cette période là. Il avait vingt-et-un ans, elle, trente-deux et des poussières. Elle l’avait aimé comme une jeune adolescente et lui s’était épris d’elle, entièrement. Par la suite, avec les années, ils avaient voué leur vie dans un seul lien : c’était l’esprit du mariage. Mais ils avaient leur propre définition du mariage. Kathil était une prostituée, Asuldan était un homme libre d’aimer, et chacun acceptait sans détour les petites particularités au sein de leur union étrange.

Kathil et Asuldan avaient toujours gardé contact, par le biais de lettre, souvent anonyme pour ne pas éveiller les soupçons des plus possessifs, ou d’entrevues. Leurs visions du monde étaient si semblables qu’il n’y avait pas à dire : ils étaient la même face d’une pièce à mille facettes. Ainsi, quand venait les jours difficiles, que le temps se prolongeait douloureusement, et que tout semblait insupportable, les deux êtres profitaient d’une longue semaine, entre eux. Voilà la relation qu’ils partageaient.

À Dexia, durant cette -presque- deuxième semaine, Asuldan avait profité de la présence de sa bien-aimée, sa confidente et amie. Le marchand devenait alors un homme vulnérable auprès d’elle : il avait bu, ri, pleuré, il avait abusé de ce contact charnel, de leur étreinte savoureuse, de son amour.

À la fin de leur rituel, le septième jour, ils se quittaient à nouveau. Le jour d’après, dès le début de matinée, Asuldan avait vadrouillé dans les ruelles bondées de Dexia, où les commerces les plus renommés florissaient grâce à leur fidèle clientèle. Un bouquet à la main, qu’il comptait offrir à Kathil : c’étaient des callas de différents violets. Kathil aimait cette fleur, elle lui disait parfois que sa forme ressemblait à un coquillage et dans un geste naïf collait l’encolure de la fleur à son oreille. Asuldan prenait un moment pour admirer ce geste, pour redécouvrir son visage concentré et attentif.

Il arriva devant la porte de sa chambre (utilisée spécialement pour rencontrer ses clients). C’est au moment où il voulut frapper qu’il se rendit compte que l’accès était ouvert. Inhabituel. Quelque chose l’interpella immédiatement. Kathil ne laisserait jamais la porte déverrouillée si elle était avec un client, et encore moins tout simplement ouverte.

« Kathil ? »

Une inquiétude pesante l’attaqua en voyant la pièce en désordre et des traces de sang sur le sol. Quelqu’un était venu avant lui, des traces de pas terreux se marquaient sur le parquet. Il lui fallait une aide, maintenant. Et il n’y avait qu’une personne assez intelligente, aux nombreuses ressources et proche de la capitale, qui avait été actrice et témoin de l’horreur de cette soirée, pour l’aider actuellement.

Il avait fermé la porte à clé, clé qui avait été cachée en haut d’une pierre mal positionnée, en cas de besoin. La suite était très claire, il suivit le lycoris, qui l’emmena jusqu’à la tanière d’Ana. Sa tanière était une bijouterie élégante, dans les extrémités alentours de la capitale. Il s’approcha d’un des vendeurs, d’une avancée urgente, mais courtoise.
 
« Est-ce que Ana est là ? dit-il avec urgence. »

Halloween
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 26
Métier: Informatrice (Marchande)
Couleur: #C04040
MARCHAND
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptyMer 13 Mai - 13:55


Les Disparues de Dexia...

« Ma très chère Athanasia, tu sais parfaitement que je ne peux t’en dire plus sur ce sujet de cette façon. Bien que tes suspicions me fendent le cœur, je te recommande de ne pas tarder à me rendre visite. Je ne souhaite à te déranger, une fois de plus au milieu de la nuit. Les routes de Dexia sont dangereuses dernièrement, alors prends grand soin de toi, ma douce… »


Fixant le bout de parchemin être dévoré par les flammes de la cheminée, elle contenait avec difficulté sa rage. Ce maudit volatile. Si elle n’avait pas à faire, avec ce chaos qui régnait en ville, elle aurait été étriper ses plumes, une par une, personnellement. Soupirant lourdement, elle détournait les yeux, se chuchotant à soi-même, l’évidente vérité.

« Comme si tu avais suffisamment de courage pour ça… »

Elle était épuisée, ses nuits se faisaient de plus en plus agitées. Trop de choses se mélangeaient dans son esprit, des faits qui semblaient se recouper mais qui ne menaient nulle part.

S’approchant de l’une des fenêtres de la pièce, elle se mit à observer, d’un air absent, les rues et les passants. Les quelques jours qui étaient passés depuis les festivités n’avaient pas été suffisants pour nettoyer entièrement, les dernières traces du massacre qui avait eu lieu en ville.
Athanasia n’avait pas vraiment d’empathie pour les défunts, elle était indifférente à leur mort. Égoïste, les seules inquiétudes qui la troublaient, étaient dirigées vers l’évolution de ses petits plans. Elle voulait réussir à tirer profit de cette agitation, ainsi que des derniers évènements pour avancer ses pions sur l’échiquier. Comment pouvait-elle bénéficier de tout ceci, sans trop se mettre en danger ? Ce n’était gère gagné, loin de là. Dernièrement, le Destin aimait tester les nerfs de la jeune femme, et mettre des obstacles sur sa route.

Quelques coups dans la porte annonçaient l’arrivée de son invité. Les souvenirs de Sitari étaient presque plus douloureux que ceux du bal. Son ego avait pris un sacré coup, tout comme son portefeuille. Elle n’avait fini de payer sa dette auprès du mercenaire pour son aide, mais surtout pour son silence. Athanasia avait recommandé à Nyr de se présenter à l’arrière-boutique où l’un de ses employés l’accueillerait. Simple question de pratique et de discrétion. Se dirigeant vers la porte, elle l’ouvrit, saluant le mercenaire et l’invitant à rentrer dans sa tanière. Il était accompagné d’Indra, sa fidèle servante.

« Bonjour Nyr. Rentre. »

Expression neutre, voix calme, elle adressait quelques mots à son employée, un peu plus autoritaire.

« Indra, amène le repas, ainsi que quelques douceurs. Je ne veux pas qu’on me dérange. Débrouillez-vous seuls pour le reste. »

Refermant la porte, elle laissait le mercenaire prendre ses marques dans la pièce. Spacieuse, mais très modestement décorée, la chambre était séparée en deux. Légèrement en hauteur par rapport à l’espace de travail, le lieu de repos de la jeune femme était discrètement isolé derrière des paravents. Elle invita Nyr à prendre place à la table qui était située non loin d’une des fenêtres qui donnait sur la rue.

« Installe-toi »

La jeune femme était trop épuisée que pour afficher une expression arrogante ou d'adresser d'hypocrites sourires. Elle se contentait d’être courtoise, car la présence du mercenaire n’était pas particulièrement inconfortable ni irritante. Toutefois, elle voulait laisser derrière elle, sa dette et remercier convenable, à sa façon, Nyr pour son aide.

Attrapant sur le bureau, quelques parchemins, spécialement préparés pour l'occasion, elle vint s’installer à son tour, sur l’une des chaises de la table à manger. Posant les feuilles devant son interlocuteur, elle s’attelait à leur servir une coupe d’infusion froide de fleurs et fruits.

« Comme promis, je t’ai trouvé des informations plus qu’intéressantes sur les personnes que tu voulais. »

Elle continuait ses explications d’un ton agréable, une pointe de sérieux dans le regard :

« Tu ne devrais pas avoir de difficultés à lire le contenu, même si ma connaissance de la langue est loin d’être bonne, j’ai inclus quelques mots en Voreianais pour ta compréhension. Je te laisse regarder à ton aise. Si tu as des questions, n’hésite pas. Le repas devrait bientôt être servi, et j’aurais ensuite, une dernière surprise pour toi. »

Elle s’autorisait à lui adresser une moue amusée, sans en dire plus sur ce qu’elle lui réservait. La servante fit une rapide apparition dans la pièce, amenant le repas aux deux collaborateurs avant de repartir aussi vite qu’elle était venue, les laissant en paix.

Le temps passa plus vite que la rouquine ne l’aurait imaginé, quand soudain, leur discussion fut interrompue par un coup dans la porte qu’elle ignora royalement. Le second éveilla chez l’informatrice, un agacement qu’elle ne prit pas la peine de cacher. Lorsqu’on frappa une troisième fois, elle se leva, exaspérée pour l’ouvrir, mais n’eut le temps de prononcer une seule phrase que son employée, à la mine inquiète prit la parole :  

« Madame, je m'excuse mais il…Il a quelqu’un qui vous cherche. Cela semble urgent ... »

Elle n’attendait aucun visiteur. C’était étrange et nullement rassurant. Soupirant, elle jeta un regard à Nyr. Athanasia tolérait Nyr, mais la confiance était un concept qu’elle n’appréciait pas particulièrement.

« Je reviens rapidement, Nyr. Indra s’assurera que tu n’ait besoin de rien. »


Laissant la porte ouverte, elle descendit rapidement les escaliers. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu’elle vit Asuldan, au beau milieu de sa boutique. Ce dernier n’avait pas du tout la tête à vouloir faire des emplettes. Il semblait préoccupé.

« Asuldan ? »

Elle lui fit signe de la rejoindre dans l’arrière-boutique, là où ils seraient plus à même de converser en paix. Inquisitrice, elle lui adressait ses interrogations :

« Que me vaut le plaisir de ta visite ? C'est plutôt inattendu. »



ft. Asuldan, Nyr et Sororitas
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

Feuille de personnage
Âge: 19 ans
Métier: Mercenaire
Couleur: #DB5969
MERCENAIRE
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptyMer 13 Mai - 15:05

ft. Asuldan, Ana & Soro

~

Les disparues de Dexia

Sirki m'avait demandé de venir et je pensais savoir pourquoi. Pourtant je lui avais dis, cette histoire de drogue ne m'arrangeait pas non-plus. J'ai déjà perdu plusieurs clients à Sitari parce que les rumeurs vont aussi vite qu'une wodya en pleine inondation. Mais je pense qu'elle le fait plus pour elle que pour moi, et moi bien évidemment, je vais pas dire non. J'ai un Theo à nourrir et je préfère rester au calme un peu avant de devoir repartir à la chasse au raaj.

Je mentirais si je disais que l'attaque des washa m'a pas fait peur. J'ai mon oreille déchirée qui gratte encore, les autres blessures aussi. J'étais comme un wlaad après, j'ai pleuré dans les bras de Theo, quel saadash. Je me dis parfois qu'oumma et qu'Anu étaient peu-être au courant et ça m'énerve. Pourtant je suis préparé à mourir de leur main. C'est avec la tête pleine d'idée pas très gentilles que je suis entré chez sirki. Une belle boutique de bijoux, je lorgne toujours sur certains. La couleur de certaines pierres et très belle mais sirki me dispute quand je passe trop de temps à regarder.

Indra, la petite femme toute gentille qui sert la patronne est venue me chercher pour me dire que sirki était prête à me recevoir. Une fois entré dans sa diour, j'ai remarqué qu'elle avait tout préparé pour m’accueillir et me...Comment on dit déjà ? Ah, me soudoyer. J'ai soupiré et je suis rentré quand elle m'a dit de le faire, je me suis installé quand elle me l'a dis aussi. J'avais pas trop envie de la taquiner aujourd'hui, après ce qui s'est passé à Sitari, elle s'énerve pour un rien quand je lui parles. Pourtant c'était pas ma faute !

Enfin, je me plaint pas, elle a fait venir de la bonne nourriture et a donné les informations que j'avais demandé pour khaal Ur-Nungal. Je me demande des fois si elle travaille pas aussi avec le Magistrat. L'idée me fait un peu rire pendant que je regarde les papiers. Je suis plutôt content d'avoir toutes ses informations sans devoir aller à la chasse, c'est toujours ça de repas payés. Je m'arrête de lire quand ça  frappe et que sirki s'énerve. Elle va ouvrir. C'est encore Indra.

« Madame, je m'excuse mais il…Il a quelqu’un qui vous cherche. Cela semble urgent ... »

Je penche la tête sur le coté, dolya, dolya... Mais sirki me dit de rester là. Naah~, comme si j'allais le faire. En plus, elle a laissé la porte ouverte, c'est vraiment de la provocation à ce stade, je m'approche en silence et j'écoute.

« Asuldan ? »

Je fais des yeux tout ronds. Asuldan ? Khaal Asuldan ? Celui-là que je pense qui c'est ? Et c'est urgent ? Si il a des ennuis, ce sont mes ennuis aussi. Je lui dois la vie et ça veut dire lui rendre service quand je peux. Et là, maintenant, je peux. Donc je descend, je me fiche de si sirki sera en colère. Dès que je vois mon khaal, je lui saute dessus pour lui faire un câlin. Sirki me fait des gros yeux et s'apprête à parler mais je la coupe.

« Khaal Asuldan, ça fait si longtemps ! Tu as des problèmes ? Tes problèmes sont les miens, tu le sais, si tu as besoin d'aide, je suis là ! »

Je jette un regard à sirki, il faut pas oublier les usages. C'est les nomades de la toundra qui m'ont apprit ça.

« Okhti, il faut servir de quoi manger et de l'alcool à mon khaal ! »

Bien sur, elle me dispute encore mais j'ignore ce qu'elle me dit.

« Alors comme ça tu connais okhti ? »

Sirki soupire et nous demande d'une voix énervée de monter à l'étage, qu'elle a des choses importantes à dire à Asuldan. Elle sait que je changerais pas d'avis alors elle me dis que je peux venir et m'ajoute en me chuchotant à l'oreille qu'il faut que je ferme ma grande bouche parce que sinon, je-sais-qui va venir m'arracher les yeux et la langue. Je hausse les épaules, elle me dis toujours ça et j'ai jamais parlé, je la comprends vraiment pas.

Une fois à l'étage, je laisse ma place à mon khaal et lui tends la boisson et la nourriture qui était faites pour moi.

« Calmes-toi et racontes-nous tout, mon khaal ! On va t'aider ! »

Sirki grogne encore parce que je parle pour elle, mais elle finit par continuer la discutions. Mon khaal a perdu sa nin, une belle et gentille nin qui s'appelle Kathil. Sa nin est une ahiraa, alors je pense tout de suite au pire. Mais je dis rien et je continue d'écouter. Le temps de tout expliquer, le soleil part se coucher. On décide de retourner dans la chambre de darija Kathil. On y trouvera peut-être quelque chose.

La nuit est belle ce soir, c'est bizarre comme les choses peuvent êtres belles quand elles sont horribles quelque part d'autre. On avait entamé la moitié du chemin, on était plus très loin selon khaal Asuldan. Puis je l'ai vu. La dame de la nuit des washa. J'ai frissonné. J'avais pas tellement envie de la revoir en fait...

Sororitas
Sororitas
57
08/03/2020

Feuille de personnage
Âge: 33
Métier: Erudite
Couleur: crimson
CHERCHEUR
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptyJeu 14 Mai - 12:36
Que la fête commence !
ft. Athanasia, Nyr, Arroth'Asuldan

Cela faisait quelques temps maintenant que des rumeurs persistantes gangrenaient la nuit à Dexia. Elles étaient suffisamment insistantes et inquiétantes pour que mes confrères et moi décidions de nous pencher sur cette sordide affaire de prostituées disparues. Parmi les victimes, il y avait certaines femmes que nous avions aidées. Des visages que je n’avais pas oubliés. Nous avions récolté quelques pistes, mais rien de décisif. Pour le moment, nous nous contentions d’une chasse aux sorcières, à notre plus grand désarroi, et à mon intense frustration. Ces femmes avaient déjà la vie dure, elles avaient affronté bien des choses, et voilà que le sort s’acharnait encore et encore sur leurs corps et leurs âmes meurtries. Et à présent, maintenant que le désastre de la soirée du renouvellement du traité était passée, je me demandais si nos ennemis n’étaient également pas impliqués dans ces disparitions. Je me souvenais parfaitement du symbole de leurs capes. J’en avais notifié mes collaborateurs, et je savais qu’ils enquêteraient aux quatre coins d’Alasya. Quant à moi, toujours à Dexia, me remettant de mes quelques blessures, j’avais décidé d’enquêter directement. Je m’y étais attelée dès le lendemain de cette funeste soirée.


Toute la journée, j’avais couru à droite à gauche, allant de tavernes en tavernes, posant des questions sur certaines des prostituées disparues. Beaucoup d’informations inutiles, mais quelques unes méritaient une investigation plus profonde. C’est ainsi que je pus entrer dans les logements de certaines de ces âmes perdues, pour y chercher quelconque trace d’un mobile. Pourquoi des gens s’en prendraient à des prostituées ? Il y avait bien évidemment les clients trop éméchés et violents, mais en général, cela ne finissait pas aussi mal. Et surtout, c’était simple de remonter leur piste. Non, s’il devait y avoir enlèvement, c’était ailleurs, et surtout, pour d’autres raisons qu’une simple obsession malsaine. Finalement, c’est lorsque le voile nocturne commençait à apparaître qu’enfin, une piste substantielle s’offrit à moi. Une page de journal, déchirée, à moitié brûlée. Son contenu était pratiquement illisible, excepté ces quelques mots :


« … crois qu’ils en veulent à Kathil, elle ... »


A en juger par le contexte, Kathil devait être une autre prostituée. Etait-elle seulement encore en vie ? Si c’était le cas, je me devais de lui offrir notre protection, préventivement. Ainsi donc, je me mis en chemin, à la recherche de cette Kathil. La première maison close fut un échec. La seconde également. Même chose pour la troisième. J’eus plus de chance, alors que les étoiles et la noirceur de la nuit avaient entièrement pris possession du ciel, lors de ma quatrième tentative. Sans honte, j’entrais dans l’établissement, plutôt fréquenté, et me dirigeais vers la réception.


« - Bien le bonsoir. Serait-il possible de réserver Kathil, pour cette soirée ?
- Bonsoir, madame. Kathil est disponible, oui. Chambre douze, à l’étage. Je vous souhaite de passer un agréable moment. »


J’acquiesçais en souriant. Je me retournais donc, cherchant l’escalier des yeux, lorsque mon regard se posa sur un trio assez … détonnant. Et empreint de visages connus. La surprise put se lire sur mon visage. Il y avait là Nyr, cet archer étrange avec qui nous avions combattu quelques jours auparavant. Un grand homme, que je ne connaissais pas, et … Ana. Voilà qui allait sacrément compliquer les choses. J’allais particulièrement devoir surveiller mes mots. Si l’enquête venait de se rendre immédiatement plus difficile, je ne pus m’empêcher de ressentir une pointe d’amusement et d’excitation. Les choses devenaient encore plus intéressantes … Impossible de me soustraire à leur vision. Nyr m’avait déjà remarquée, et je n’avais aucun doute quant à la perception d’Ana. Plus qu’une solution : initier moi-même le contact, savoir s’ils étaient ici en visite de courtoisie, ou si d’autres affaires plus graves les motivaient. Je m’approchais d’eux, leur faisant signe de la main.


« Eh bien, eh bien. De tous les endroits possibles à Dexia, jamais je n’aurais cru voir la renarde à la crinière flamboyante dans un bordel. Si j’avais su, je vous aurais invitée plus tôt, Ana. »


Petit sourire amusé.


« Et vous, Nyr, êtes-vous là pour vous familiariser avec les plaisirs que Dexia à offrir ? »


Mon regard se posa sur l’inconnu. Son visage était affreusement inquiet. Il était donc aisé de deviner qu’ils n’étaient pas là pour une orgie. Se pourrait-il … ?


« Quoi qu’à la vue de ce grand gaillard, votre visite n’a pas l’air d’être de courtoisie. Je me nomme Dame Sonata. Veuillez m’excuser pour ces familiarités. Y a-t-il un problème ? »


Le tout était de savoir s’ils étaient eux aussi sur la piste de ces fameuses disparitions. Spécifiquement, la présence d’Ana me laissait à penser que c’était l’hypothèse la plus plausible. Si tel était le cas, la meilleure chose à faire serait de joindre nos forces. Je préférais savoir la Renarde proche de moi, plutôt que de m’observer à distance. Je pourrais plus facilement gérer ma façon d’être, et contrôler mes propos.

Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
66
09/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 29 ans
Métier: Marchand ambulant
Couleur: #2BABAD
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Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptyVen 15 Mai - 19:12
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) 3c0x

Les Disparues de Dexia

avec Athanasia, Sororitas & Nyr



intro ; Asuldan expose la raison de sa venue jusqu’à Ana, accompagné de Nyr : Kathil, une très grande amie et amante, a disparu et tout présage qu’elle est blessée (espérée encore en vie). Après avoir dévoilé entièrement ses explications, les trois se dirigent au travail de Kathil. C’est devant sa chambre qu’ils rencontrent Dame Sonata.

Quelques minutes qu’il avait dérangé cette pauvre âme dans son travail. Celui-ci avait aussitôt disparu derrière l’arrière boutique, qui menait au bureau de sa collaboratrice et alliée, Ana. Il se demandait si elle était là. Le temps qu’il mettait à revenir lui annonçait que “oui”, elle était là. Il s’arma de patience et d’un extrême contrôle sur son humeur actuelle. Quand l’employé revint avec la propriétaire de la boutique, Asuldan était au milieu de la pièce, fixant un point vers le sol. Il avait le visage sombre, une grave nouvelle figée dans la lueur agitée de ses yeux. Il aperçut d’abord les jambes d’Ana, et sa tête se releva en conséquence. Il y avait une tempête qui faisait rage dans son âme, et pourtant, il était là, sans violence ni panique.

En réalité, il ne savait pas quelle tête il faisait, mais en tout cas, cela se remarquait comme une pomme au milieu d’une rue déserte. Peut-être était-ce aussi son langage corporel, tendu et anxieux, qui parlait ?

« Ana, exprima-t-il à sa vue, il avait l’impression qu’il allait s'effondrer, il se contint. »

Il voulut reprendre, une autre personne l’intercepta dans sa manoeuvre. Il reconnut l’énergumène assez rapidement, peau mate, cheveux gourmands, à la couleur du chocolat. Son étreinte spontané le prit au dépourvu. Il lâcha d’un murmure son nom : “Nyr”. Il était tellement déboussolé par la présente situation, par les événements qui passaient, qu’il n’avait rien émis sur sa surprise : Ana connaissait Nyr ? Sa grande main se cala dans le dos, avec une affection qui ne dura qu’un court moment. Les secondes d’après, Asuldan était sur le divan, en face de ses deux compagnons. Les mains jointes sur ses genoux.

« Merci Nyr, formula-t-il en réponse aux gestes courtois de son jeune ami. Ana est ma collaboratrice, admit-il en réponse à ce qu’avait demandé le jeune Nyr auparavant. Ana. »

Asuldan se tourna vers elle, la fixant avec sérieux dans les yeux, avec toujours ce soucieux regard.  

« J’aurais voulu venir te visiter en d’autres occasions, meilleures. Tu sembles être occupée et je ne me serais permis de quérir ainsi ton aide si j’étais apte à régler moi-même l’affaire. Je manque de temps. Ana, j’ai besoin de ton aide, suppliait-il humblement. »

Il avait par la suite raconté les détails importants sur sa relation avec Kathil et ce qui s’était passé, et suite aux événements sur la disparition des prostituées, il lui affirma qu’il craignait qu’elle ne soit reliée à l’une de ces sombres affaires. C’était l’une des plus effrayantes possibilités. Tout au long de son récit, il resta concentré.

Et vint ensuite le moment de rejoindre les lieux. Ils arrivèrent rapidement devant la porte de l’endroit coloré. Les catins passaient devant eux, aguicheuses, dans leur uniforme séducteur. Une autre personne s’ajouta à la conversation. Elle apparut sur la gauche. Il ne mit pas longtemps avant de comprendre que ses deux compères connaissaient cette femme.

« Enchanté Dame Sonata, Asuldan. »

L’introduction courte et sans enthousiasme était compréhensible. Il considéra cette dernière un instant. Trop sereine dans ses mots, dans son attitude,  elle était là pour une bonne raison, et ce n’était sûrement pas pour un bain de plaisir.

« Kathil Meridor a disparu, quelques heures plus tôt, lui avoua-t-il enfin. »

Il se permit de jauger discrètement Sonata quelque seconde. Était-elle là pour Kathil ? Si oui, ce n’était pas pour rien…

Halloween
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 26
Métier: Informatrice (Marchande)
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MARCHAND
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptySam 16 Mai - 12:17


Les Disparues de Dexia...



L’indiscipline de Nyr agaçait profondément Athanasia. La prochaine fois, plutôt que de laisser la porte ouverte, elle la fermerait à triple tour.  Nyr avait eu un étonnant élan d’affection envers Asuldan. Le monde était vraiment petit.Le mercenaire était vraiment agité, surexcité même. Allant jusqu’à prendre le pas sur la maîtresse de la maison dans l’accueil du marchant, qu’il surnommait « Khaal », signe qu’il avait une dette envers Asuldan. Intéressant.

Athanasia rappelait à l’empoisonneur qu’elle était la propriétaire des lieux, grommelant quelques avertissements à son égard par la même occasion. Après avoir adressé des directives à sa domestique, elle refermait la porte de la pièce, installant son fessier sur le bureau. Lutter contre Nyr n’avait pas de sens, et ça n’avait pas lieu d’être. Elle le laissait donc, prendre soin d’Asuldan, observant l’homme au visage grave et se concentrant sur ses explications.

L’homme était désespéré et la situation était mauvaise. Son regard carmin avait fini par être attiré par le soleil couchant. La voilà repartie pour de nouvelles trépidantes aventures dans un bordel. Le souvenir de sa première rencontre avec Cadmus lui revint à l’esprit. Instinctivement, elle porta une main distraite à son cou avant de chasser son cousin de ses pensées. Elle n’avait pas besoin d’inquiétude supplémentaire.  

Cape sur les épaules, capuche relevée sur ses cheveux roux, le trio arrivait à destination. Les mystères commençaient à sérieusement agacer Athanasia. Kathil n’exerçait pas dans le même établissement que celui où elle avait découvert les symboles. Elle soupira et libérait ses flamboyantes boucles tout en balayant les environs d’un œil attentif.

« Et merde. »

Inaudible murmure qui annonçait des complications. Edelweiss Sonata. Alias, Dame Sonata l’Erudite. Sa présence allait de pair avec danger. Le mercenaire semblait avoir remarqué la femme et était tendu. Suspect réaction. En retrait, les bras croisés, Athanasia la laissait venir à eux, se contentant de simplement hausser un sourcil, presque amusée par sa remarque.

La Mage semblait s’intéresser de près au problème. Quel étrange hasard. L'expression de la rousse était neutre, toutefois, alors qu'Asuldan exposait la situation, elle ne lâchait son adversaire du regard. L'informatrice avait une histoire personnelle assez particulière avec l’érudite. Toutes deux savaient qu’elles étaient ennemies, toutefois, elles ne le montraient ouvertement. Athanasia savait que cette femme était suspecte, qu'elle cachait des secrets. Après tout, une prime pour sa disgrâce l'attendait dans les coffres d’un haut placé de l’Académie. Lorsque le marchand eut terminé sa brève introduction, Athanasia fit quelques pas vers Sororitas, un sourire aux lèvres, s’adressant aimablement à la femme aux cheveux sombres, comme si elle avait affaire à vielle connaissance.

« L’air du Sud vous réussit, Dame Sonata, à tel point, que vous venez chercher un peu d'exotisme… Moi qui étais persuadée que les érudits de Yule se détournaient de leurs livres uniquement pour se concentrer sur un autre… »

Elle laissait s’échapper un petit rire, avant de se tourner vers Asuldan :

« Maintenant que les présentations son faites, je pense que nous devrions poursuivre nos affaires. Je vous souhaite donc, une agréable soirée, Dame Sonata… »

Adressant à la femme, un discret regard narquois, sans pour autant se défaire de son ravissant sourire, elle enchaînait, hésitante :

« La disparition de l’amante de mon ami, n’est pas quelque chose dont une érudite Sofienne, en quête de plaisir, devrait se soucier, n’est-ce pas ?»

Même si ce n’était qu’une apparence, elle se devait d’être simplement Ana la Marchande altruiste qui venait en aide à son « ami » désespéré.



ft. Asuldan, Nyr et Sororitas
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

Feuille de personnage
Âge: 19 ans
Métier: Mercenaire
Couleur: #DB5969
MERCENAIRE
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptySam 16 Mai - 13:24

ft. Asuldan, Ana & Soro

Haara veut dire soleil

Les disparues de Dexia

Déjà que la présence de darija Sonata me plaisait pas forcement (pas toujours bien pour la tête de se rappeler du sang et des cris) mais en plus elle connaît sirki. Et connaître sirki n'est pas bon signe. Surtout que j'ai cru entendre sirki dire un juron. J'aurais bien fait pareils mais au lieu de ça, je me rapproche un peu de khaal Asuldan. Pour le protéger ou pour qu'il me protège ? Je sais pas, un peu des deux je suppose.

« Et vous, Nyr, êtes-vous là pour vous familiariser avec les plaisirs que Dexia à offrir ? »

Je sais qu'elle croit que je suis un saadash mais à ce point c'est quand même pas mal, elle me regarde avec son sourire de fouine, j'aime pas ça, Naah~. Elle va nous attirer des ennuis, on est ici pour sauver la nin de mon khaal, pas pour gérer darija Sonata.

« Naah~, soyez pas stupide, darija Sonata, on va pas chercher ailleurs ce qu'on a gratuitement chez soi. »

C'est tout ce que je dis. Khaal Asuldan va pas bien, je dois me concentrer sur lui et par sur elle. Mais sirki a l'air...Intéressée ? Ou énervée ? Dolya...

Elles se connaissent. Et ne s'aiment pas, ça se sent comme l'encens de la maison close. Nardinamouk ! Comme si on avait besoin de ça. Je regarde sirki, puis ma darija, puis à nouveau sirki. Je tire la langue pendant que je réfléchit. A ce rythme, on sera toujours ici quand le Haara pointera le bout de son nez. Donc je décide d'aller directement voir la dame qui reçoit les gens.

« Bonsoir, nous sommes venus rendre une petite visite à notre amie, dame Kathil » Je dis dans un alasyen parfait avec un accent notien qui donne sans doute un air bizarre à ma voix. « Mon amie ici présente est venue un peu en avance, pouvez-vous nous répéter le nom de la chambre ? »

Elle me lance un regard bizarre puis elle aperçoit khaal Asuldan et soupire un peu, comme si elle était soulagée. Et bien elle devrait pas. Même pas fichue de voir si ses faiseuses de sexe sont toujours à l'abri cette saadash. Mais bon, chambre douze. Je fais un signe de tête aux autres puis j'en profite pour grimper les escalier. Tant pis si je dois les attendre en haut, j'ai pas envie de rester avec darija Sonata et sirki plus longtemps, il y a quelque chose entre elles qui me plaît pas du tout et qui remplit l'air comme du poison.

Khaal Asuldan m'avait prévenu pour la porte fermée, je vais chercher la clé cachée et je reviens à la porte. La clé va bien dans la serrure, c'est la bonne clé pas de doute. Mais j'ouvre pas la porte, je reste là comme un saadash...Si j'ouvre la porte, est-ce que les washa vont revenir ? Je cligne des yeux. Je rigole un peu de peur. Et bien qu'ils viennent, je me dis.

Il y a du bruit derrière moi, je me retourne pour voir que c'est khaal Asuldan et les deux nin qui sont montés, j'adresse un sourire à mon khaal et rien du tout aux autres.

« C'est la chambre de ta nin, c'est ça ? »

Sororitas
Sororitas
57
08/03/2020

Feuille de personnage
Âge: 33
Métier: Erudite
Couleur: crimson
CHERCHEUR
Les Disparues de Dexia (V. Athanasia, Sororitas & Nyr) EmptySam 16 Mai - 14:51
Que la fête commence !
ft. Athanasia, Nyr, Arroth'Asuldan

La réplique de Nyr me fit pouffer de rire. Il avait dit ça d’une façon si ingénue … Je connaissais assez mal les mœurs de Proodos, mais quoi qu’elles fussent, je ne pouvais me retenir de me sentir désolée pour ladite personne. Puis, le grand homme musclé que je ne connaissais pas se présenta sous le nom d’Asuldan. J’enregistrais ce nom dans un coin de mon esprit, tout en écoutant la suite de ses mots. Simples, courts, directs. Tout ce que j’aime. Cela m’éviterait de devoir passer par des centaines de détournements plus tard. Je pris un air parfaitement surpris et contrarié.


« Vraiment ? Je venais justement de la réserver, il ne semblait pas y avoir de problèmes particulier pourtant ... »


Puis, ce fut le tour d’Ana de répondre à ma pique, avec son sourire lui aussi parfait, et pourtant … Je savais très bien qu’elle se donnait faussement l’air amical, tout comme elle savait que ma visite n’était en rien pour me détendre. C’est de bonne guerre. Je sentais l’accusation inquisitrice sous-entendue dans ses paroles. Intérieurement, je souriais. Allons, chère Renarde, tes griffes sont-elles si émoussées ? Si c’était tout ce qu’elle avait à m’offrir comme répartie, notre petit jeu allait être bien plus facile qu’escompté. J’en serais presque déçue. Je lui rendis son air amical, et cette fois-ci sincère pour ma part.


« Oh, mais ils le sont, pour la grande majorité. Cela dit, il existe des exceptions. Ceux travaillant sur l’Histoire d’Alasya et les artefacts, comme moi. C’est difficile de pouvoir conduire des travaux sur ce sujet sans se déplacer soi-même, n’est-ce pas ? C’est un travail long et fastidieux, alors il faut bien savoir se détendre de temps à autres ... »


Je souriais d’autant plus à son air narquois. Elle en était presque mignonne, comme une petite enfant gâtée. Je rêvais de la titiller encore davantage et jouer avec ses nerfs, voir jusqu’où elle pouvait tenir en présence de Nyr et d’Asuldan. Mais ce serait une distraction que je ne pouvais pas tout à fait me permettre. Enfin, une petite pique de temps en temps n’a jamais tué personne … Excepté littéralement parlant. Je lui répondis d’un air calme et plutôt informel.


« Effectivement, je n’en aurais que faire, si la situation n’était pas ce qu’elle est. Voyez-vous, juste avant que vous n’arriviez et qu’Asuldan ne m’informe de la raison de votre présence ici, j’ai pu réserver Kathil pour mon propre plaisir sans que cela ne soit un problème. Vous conviendrez que je souhaite m’assurer de ce qui est vrai ou non, afin d’orienter ma soirée différemment si besoin est ... »


Visiblement, notre joute verbale n’intéressait que peu Nyr, qui s’était déjà dirigé vers la réception. Je tournais la tête dans sa direction, captant la majeure partie des mots qu’il adressait à la réceptionniste. Quel imbécile, sa version des faits entrait directement en contradiction avec la mienne. La femme semblait confuse, et je me disais qu’il avait réussi l’exploit de ruiner en l’espace de cinq secondes une nuit de préparation. Mais fort heureusement, il semblait y avoir le joker Asuldan. Le regard de la réceptionniste, une fois posé sur lui, s’apaisa.


« Je vois que quelqu’un semble particulièrement pressé. Ne le faisons pas attendre. Me feriez-vous l’honneur d’accepter mon bras, Ana ? »


Grand sourire réellement chaleureux. Je me doutais qu’elle allait clairement refuser. De toute façon, cela n’avait comme objectif qu’une satisfaction, un divertissement personnel. Malgré le danger qu’elle m’inspirait, c’était sincèrement plaisant d’avoir un cerveau aussi affûté sur mes talons. Une fois en haut, devant la porte et ayant rejoint tout le monde devant la chambre douze. Qui sait ce qui allait nous attendre derrière … Je m’approchais d’un pas assuré et sans peur de la porte, poussant la poignée moi-même. Une chambre vide, mais saccagée de toutes parts. Je fronçais les sourcils en entrant, cherchant du regard la présence ou non d’un corps. Rien du tout. Seulement des traces de lutte évidentes. J’adressais un geste négatif de la tête pour Asuldan. De nous tous, c’était sans aucun doute pour lui que toute cette affaire pesait le plus lourd, s’il était intime avec Kathil.

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