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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !

Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 26
Métier: Informatrice (Marchande)
Couleur: #C04040
MARCHAND
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyVen 8 Mai - 3:53
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dopc

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !

Rendue à Sitari pour affaires et pouvoir voir Nyr, l'informatrice se retrouve à boire une boisson droguée... Bénédiction de Ross.

Feat Nyr


Étouffant contact du tissu. La jeune femme haletait. Désespérément, ses mains cherchaient à faire sauter la foutue attache de sa cape. Tout se mélangeait dans son esprit. Elle n’arrivait à penser de manière rationnelle, et surtout, elle ne le voulait pas. Un sourire mutin se dessinait sur ses lèvres. Elle goûtait à cette euphorie nouvelle, la savourant avidement. L’encombrant tissu tomba enfin au sol. Ses doigts se dirigèrent alors vers les boutons de sa chemise, en faisant sauter quelques-uns. Un tel bien être était nouveau pour la jeune femme. Une telle légèreté.

Tremblante, elle prenait appui contre le mur, s’aidant de la froide surface pour se redresser de toute sa hauteur. Que faisait-elle dans cette pièce ? À première vue, on aurait dit une réserve. Elle posait ses mains sur ses joues. Chaudes, rougies. Elle était impatiente, comme si sans le savoir, elle attendait quelque chose ou quelqu’un. Ses mains se déplacèrent vers sa chevelure, déstructurant ses flamboyantes boucles.

Tant d’envies lui effleuraient l’esprit. Elle était envahie par de nombreux désirs. Contenant un gloussement, elle posait ses mains et son front contre le bois de la porte. Sitari. Surprise. Pourquoi ce nom lui revenait-il en tête ? C’était effectivement la ville, où elle se trouvait. Que faisait-elle ici ? Impossible de s’en souvenir. Haussant les épaules, elle poussait la porte.

La musique qui provenait de la pièce principale de l’auberge emplit son cœur d’une joie nouvelle. Danser. Elle voulait tourbillonner à en tomber de fatigue. Sourire aux lèvres, elle jetait de rapides coup d’œil de part et d’autre, s’assurant sans vraiment savoir pourquoi, que personne n’était là. Pourquoi une telle prudence ? Faisant un pas, elle ouvrit davantage la porte. Sourire aux lèvres. Bloquée. Celle-ci sembla buter sur quelque chose de lourd.

 « Oh. Une personne. »



Un homme était allongé au sol, il semblait assommé et avait une sacrée bosse sur le front. Dégoûtée elle roulait les yeux au ciel.

« Les ivrognes, tous les mêmes… » 



Pouffant de rire, elle donnait un coup de hanche dans la porte. Elle ne se souciait un seul instant que le robuste bois frappait, une fois de plus le pauvre homme déjà amoché.  Ce bloque-porte à taille humaine l’empêchait de voler vers la lumière et la musique qui l’attiraient tant.

Sourire aux lèvres, elle redécouvrait la salle commune de l’auberge. Quelle idiote ! Pourquoi n’avait-elle pas remarqué que les couleurs de la pièce étaient si belles ? Elle portait une main à ses lèvres, fronçant les sourcils, chagrinée. Elle avait un goût amer en bouche. Elle voulait le chasser. Vite. Il fallait faire partir de vilain arrière-goût.

Soudain, des mains se posèrent sur ses hanches, la capturant, délicatement. Elle se tournait. Les sourcils froncés elle observait le malotru qui avait osé la toucher. Elle avait quelque chose d’important à faire. Elle devait voir quelqu’un. Et ce n’était pas lui. Rire moqueur, elle penchait sa tête sur le côté, ancrant ses méprisantes iris sur l’homme, pouffant de rire :

« Tu es laid. T’as un gros nez, et ce n’est pas toi que je dois voir. » 



Coup de talon sur ses orteils, féline esquive, elle se libérait de l’emprise de l’individu, se mêlant à la foule de voyageur qui circulaient dans la pièce. Sourire malicieux aux lèvres, elle profitait de son échappée pour causer une confusion qui menait à une altercation entre l’homme qui avait posé ses mains sur elle et un imposant voyageur.

Guidée par son instinct, elle zigzaguait entre les tables, attirant les regards, pouffant de rire, niaisement.

Soif. Elle avait toujours terriblement soif. Elle n’arrivait à saisir le souvenir de cette personne qu’elle cherchait, subconsciemment. Était-ce un homme ? Était-ce une femme ? Sa gorge la brûlait. Désespérée lueur dans les yeux, avide de combler cette sensation de déshydratation, elle s’affalait à côté d’une présence qui lui semblait, étrangement familière. Brouillée vision, elle saisit la boisson posée devant elle, l’avalant d’une traite.

« Pfiou ! Ça fait du bien ! »  



Gloussant, elle tournait la tête, regard provocateur vers le propriétaire de la boisson qu’elle venait d’engloutir. Écarquillant les yeux de surprise, elle portait ses mains à sa bouche ! Ingénue surprise, elle s’écriait

« Oh mais ! J’te connais ! » 



Fronçant les sourcils, elle semblait chercher, encore et encore le nom de celui qui lui faisait face.

« Je sais plus ton nom. Pardon. »   



Son regard se fit brûlant, et son sourire malicieux. Elle promenait le bout de son doigt sur la cuisse de la personne, si familière.

« Je ne sais pas pourquoi le prénom d’une aussi charmante créature ne me revient pas, mais, si tu veux j’te fais un bisou pour me faire pardonner. »



La jeune femme euphorique, n’arrivait plus à contenir son accent Tharrossien. Elle fut prise d’une nouvelle crise de fou rire, gloussant telle une petite fille, sans pourtant quitter son interlocuteur du regard.


Tout aurait dû se passer sans accroc. Pourtant, à cause d’une erreur, un moment de distraction, elle avait ingéré une substance qu’elle n’aurait pas dû. Cela ne devait être d’une soirée d’observation. Capuche sur la tête, la jeune femme surveillait, du haut de l’étage de l’auberge, ses quelques subalternes qui se remplissaient le gosier d’alcool. L’un d’entre eux était la proie de son attentif regard. Blondinet aux joues grassouillettes, elle le suspectait de n’être totalement dévoué à l’Organisation.

Commune habitude, la Renarde s’était glissée, l’espace d’une soirée dans la peau d’un simple membre du réseau. Ces hommes ne se méfiaient de la ravissante jeune femme, ce qui lui permettait de garder un œil attentif sur ceux qu’elle voulait garder sous contrôle.

Les pions se tenaient tranquilles, ne causant de grabuge. Lassée par leur bruyante compagnie, elle s’était éloignée, car de toute façon, ils ne tarderaient plus à retourner dans leurs trous à rats respectifs. Pensive, elle observait la foule. Elle devait rencontrer Nyr d’ici peu de temps. Une courte entrevue après laquelle, elle pourrait dormir dans la chambre qu’elle avait réservé dans l’auberge.

Le suspect blond montait soudain les escaliers, alors que le reste de ses camarades quittaient l’établissement. La jeune femme lui adressa un froid regard. Il avait attrapé une choppe de bière bien fraîche sur le plateau d’une serveuse, sourire aux lèvres.

« Tiens ! Bois encore avec moi ! »

Elle haussait un sourcil, se méfiant. La bière venait du plateau d’une employée, elle ne pouvait être que correcte, n'est-ce pas ? Esquissant une moue froide, elle attrapait le verre, y trempant ses lèvres.
Une main autour de ses épaules, pesante présence. Elle marchait vers la réserve, accompagnée du malotru. Bestiale réaction, Athanasia profondément dégoûtée de cette non désirée étreinte réagit, avec force.

« Lâches moi sale insecte. » 



L’homme fut projeté contre le mur. Assommé par le coup, et par l’alcool. La jeune femme quant à elle, trouva refuge dans la réserve. Essayant de comprendre ce qu’il lui arrivait et pourquoi, elle avait si chaude.

« halloween »
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

Feuille de personnage
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyVen 8 Mai - 5:25

   

muhraj, muhraj....

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Bon. En fait, à la base. Ça devait être simple. Devait.

Le plan c'était d'attendre sirki. Elle viendrait à la taverne, on discuterait. Elle me donnerait les infos, je lui donnerais les poisons. Comme d'habitude quoi. J'avais une nin à retrouver à Sitari pour mettre fin à son existence. C'était le contrat qui était censé me rapporter masse de flous, assez pour garantir à moi et Theo une bonne semaine. C'était un plan simple, sans problème pas utile. J'étais même content à vrai dire, il servait de la liqueur de prune de Proodos ici. Je sais que les gens peuvent trouver ça bizarre mais je tiens bien l'alcool. Va leur raconter que j'ai été bourré plusieurs fois pour apprendre à supporter l'alcool.

Pendant que je sirotait mon verre, j'ai entendu que ça parlait derrière moi. C'était moqueur. Je me suis retourné et je sais pas si j'aurais du. Parce que c'était sirki, elle titubait comme une nin complètement skrii en pouffant de rire. Elle est jamais comme ça. Quelque chose allait pas. C'était pas l'alcool, elle tient bien l'alcool. J'ai du faire une tête bizarre, surtout quand elle est allée me voir pour vider MON verre.

« Nardinamouk ! »

Je me tourne vers elle, vraiment très en colère. J'ai envie de lui donner une frappe sur la tête, c'était mon alcool, elle avait qu'à s'en prendre un. Puis maintenant les gens commencent à me regarder, ça me stresse.

« Pfiou ! Ça fait du bien ! »  

Silence. Je penche la tête, je comprends pas. Je comprends rien là. Elle est bizarre. Elle fait peur. Rendez moi ma sirki qui insulte s'il-vous-plaît. Elle rigole comme un petit wlaad, encore une fois, elle fait jamais ça. Elle est pas bien dans sa tête, quelque chose va vraiment, vraiment, vraiment pas.

« Oh mais ! J’te connais ! Je sais plus ton nom. Pardon. »  


« Okhti... »

Je dis d'un air déconcerté. Elle me reconnaît pas ? Mais elle devrait. Mais enfin. Mais sirki, il t'arrive quoi ? Pourquoi tu rigole, pourquoi tu me regarde comme ça ? Qu'est-ce qui te fait sourire?Et. Pourquoi. Tu. Pose. Ta. Main. Là ?

« Je ne sais pas pourquoi le prénom d’une aussi charmante créature ne me revient pas, mais, si tu veux j’te fais un bisou pour me faire pardonner. »

Elle parle avec son accent bizarre que les gens d'ici aiment pas, c'est dangereux, j'aime vraiment pas ça. Puis ça me vient comme une baffe dans la tronche. Je sais même pas pourquoi j'ai pas compris avant. Je pensais pas que ça lui arriverait à elle. C'est pas possible, elle est super prudente, elle. Elle peut pas...

« Okhti, t'es droguée... »

Pas la peine, même en Voreianais, elle comprendrait pas ce que je lui dit. Enfin, si, elle comprendrait, mais le reste de sa tête comprendrait pas. J'essaye de réfléchir vite à quoi faire avant que son accent de saadash nous attire des ennuis. Je savais même pas qu'elle avait cet accent. C'est de Tharros, ça. Mais elle est de Dexia, non ? Elle a une boutique à Emporos, Naah~. Je comprends plus rien. Mais il faut pas que je réfléchisse à ça, il faut que je réfléchisse à quoi faire.

« Hum...Okhti, toi aussi t'es très belle, tu veux venir dans ma chambre ? »

J'essaye de prendre un air un peu charmeur comme oumma m'a apprit à faire mais ça donne vraiment pas pareils qu'elle. C'est très muhraj. Pourtant elle accepte en rigolant comme une saadash, encore. Je lui prends délicatement la main en prenant soin de mettre du flous sur le comptoir Je l'emmène doucement dans ma chambre sous le regard bizarre de tout le monde, je verrouille derrière moi. Puis je prends une grande inspiration.

« Okhti, c'est moi, c'est Nyr. Tu te calmes, d'accords ? »


Naah~, pas la peine, elle est tellement à l'ouest, elle se noie dans l'océan. Qu'est-ce que je dois faire ? Au moins, Theo il était par terre et il bougeait pas. Je sais même pas à quoi elle est droguée. Il y a plein de trucs avec lequel elle pourrait l'être. Si ça se trouve c'est un truc d'ici que je connais même pas. Les déesses m'ont maudit, j'ai fait un truc de mal et je sais pas quoi. Je vais rencontrer que des gens drogués ou quoi ?Mon employeur aussi, il sera drogué?Pitié non...

« On...Va juste rester ici d'accords ? »

Pitié dis oui, dis oui, dis oui...
   
Athanasia
Athanasia
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06/02/2020

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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyVen 8 Mai - 11:49
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !

Rendue à Sitari pour affaires et pouvoir voir Nyr, l'informatrice se retrouve à boire une boisson droguée... Bénédiction de Ross.

Feat Nyr


« Nardinamouk ! »  


La jolie créature n’était pas contente qu’Athanasia ait subtilisé sa boisson. Sucré, l’alcool était délicieux, mais absolument pas suffisant pour apaiser la soif de la jeune femme. Un niais sourire aux lèvres, elle regardait cette personne qui lui parlait, qui changeait d’expression encore et encore. Colère, incompréhension, agitation et embarras. Ana ne saisissait que la moitié des dires de Nyr. Elle entendait tout, mais les informations ne voulaient tout simplement pas rester dans son esprit embrumé.

« Okhti...  Okhti, t'es droguée...  


Athanasia penchait la tête sur le côté, attendant visiblement une réponse à sa question. Elle voulait vraiment lui faire un bisou à cette personne qu’elle avait en face d’elle. Elle semblait si gentille. À vrai dire, en cet instant, la jeune femme voulait faire des bisous et des câlins à la casi totalité de la salle. À tout le monde sauf à l’homme moche. Car il était vraiment moche. Elle voulait partager ce bonheur qui faisait battre son cœur.

« Hum...Okhti, toi aussi t'es très belle, tu veux venir dans ma chambre ? »  


La rousse clignait des yeux, étonnée par cette réponse. Elle était belle ? Vraiment ? Ses joues virèrent au rouge écarlate. Elle pouffait de rire en remarquant la grimace que faisait Nyr. Quelle était donc cette amusante expression ? Elle se rapprochait un peu plus de Nyr, malicieuse, avant d’opiner de la tête, répondant favorablement à cette proposition.

La main dans celle du mercenaire Proodosien, elle suivait sagement Nyr, adressant de temps à autre un clin d’œil ou encore un sourire à l’une ou l’autre personne qu’ils croisaient. Comme une enfant obéissante, elle montait les escaliers, prenant soin de ne pas tomber, s’appliquant pour ne pas tituber.

Nyr la fit rentrer dans une pièce qui semblait être une pièce à coucher. Logique. La proposition avait été de venir dans une chambre. Sa propre bêtise la fit glousser alors qu’elle avançant un peu. Lorsqu’elle entendit le cliquetis de la porte, elle tournait la tête, les sourcils froncés.

« Okhti, c'est moi, c'est Nyr. Tu te calmes, d'accords ? »  


Calme ? Elle était calme. Okhti ? Elle n’était pas Okhti. Elle était Athanasia, mais ça, elle ne devait pas le dire ! Non non ! Croisant les bras sur son torse, la mine refrognée, elle se demandait pourquoi ce Nyr avait fermé la porte ?

« On...Va juste rester ici d'accords ? »  


Soupirant, la jeune femme, sans décroiser les bras restait calme durant quelques instants, en profitant pour promener son regard dans la chambre. Tout lui semblait si beau. Cette chambre était modeste, et pourtant, elle était agréable. Elle pointait soudain, Theo du doigt :

« Pourquoi y’a un corps par terre ? »  


Sans même attendre une réponse, elle fit quelques pas vers l’empoisonneur, un sourire boudeur aux lèvres.

« Ni ! Moi c’est pas Okhti. Non non. C’est Ana. T’es bête ou quoi ? Tu dis que tu me connais mais tu sais pas même comment je m’appelle ?! »  


Sa main gauche vint se poser sur sa hanche, mécontente, elle arbora, quelques secondes durant, sa si légendaire expression hautaine.

« Et pourquoi t’as fermé la porte à clé, hein ? »


Soudain, sn expression s’illuminait alors qu’elle fit un pas de plus vers Nyr, un grand sourire séducteur aux lèvres, se rapprochant du mercenaire.

« Nyaya, tu es un petit coquin, toi, pas vrai ? »  


Elle s’arrêtait. Perplexe. Jugeant Nyr de haut en bas avant de reculer, retrouvant un semblant de sérieux. Elle avait à nouveau terriblement soif. Finalement, elle n’aimait pas tant que ça d’être ici. Elle étouffait. Sans raison particulière, elle reprit son accent Dexien, s’approchant calmement de la fenêtre, elle déclarait :

« D’accord. On va rester, mais j’ai chaud…»  


Elle voulait de l’air. Elle ne voulait pas rester enfermée. Elle voulait courir et sautiller ! Pourquoi ne se décidait-elle pas à obéir sagement ? Nyr lui semblait effectivement familier. Elle n’avait pas peur, mais, étrangement, elle ne voulait tout simplement pas céder à sa demande.

Les mains posées sur les poignées de la fenêtre, elle jetait un regard provocateur à Nyr. Sourire joueur. Elle s’apprêtait à commettre une bêtise. Une grosse bêtise. D’un geste, elle ouvrit les battants de la fenêtre.

« Je reste que si tu arrives à m’attraper ! »  


Poussant sur ses mollets, elle se retrouvait sur le rebord de la fenêtre et après un bref regard vers le bas elle criait en sautant :

« C’est toi le chat ! »  


Elle retombait dans un tas de foin. Riant à pleine gorge, elle se dépêchait de sortir du tas de végétaux séchés. Vite, elle devait s’enfuir si elle ne voulait pas perdre. Elle savait où elle voulait se rendre. Elle avait soif. Elle voulait boire. La fontaine du village serait donc sa destination ! Sans même jeter un regard en arrière, elle essayait, tant bien que mal de courir sans s’emmêler les pinceaux. Il ne fallait surtout pas qu’on la rattrape car, après tout, elle était une très mauvaise perdante…  
« halloween »
Nyr
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muhraj, muhraj....

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Theo. J'avais complètement zappé Theo. Qu'est-ce qu'il fichait là lui ? Pourquoi il était là ? Il était censé arnaquer des gens ou faire du sexe. Il a trop bu ? Pourquoi il est par terre ? Mais j'en sais rien de pourquoi il est par terre, ni pourquoi t'es dans cette état, okhti...

« Ni ! Moi c’est pas Okhti. Non non. C’est Ana. T’es bête ou quoi ? Tu dis que tu me connais mais tu sais pas même comment je m’appelle ?! »  

Je hoche la tête, je peux faire quoi d'autre honnêtement ? Essayer de lui expliquer que je l'appelle okhti par respect ? Dans son état ? Elle comprendrais sans doute rien. Muhraj. Je suis censé faire quoi, l'écouter parler en hochant la tête tout du long ? Je devrais au moins mettre Theo sur le coté au cas où, qu'il s'étouffe pas dans son vomi. Je suis entouré de saadash, déesses, aidez-moi...

« Par Serir et Koum, Okh...Ana... »

J'essaye de trouver quelque chose à dire mais j'y arrive pas. Puis de toute façon, elle enchaîne direct.

« Et pourquoi t’as fermé la porte à clé, hein ? »

« Pour pas que tu sortes... »

Réponse direct. Pas bonne réponse. Réponse bizarre. Pourquoi j'ai répondu ça. Elle me regarde bizarrement maintenant. Je pense qu'elle me prends (ou se prends) pour une ahiraa. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, elle a mal prononcé mon prénom, elle est vraiment totalement skrii, je l'ai jamais vu comme ça. Je baisse les yeux, j'aime pas trop son regard.

« Nyaya, tu es un petit coquin, toi, pas vrai ? »  

« Naah~? »

Petit coquin. Nardinamouk...Mais qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça ? Tuer des gens ? Je dois pas être le seul à faire ça. J'ai pas vraiment entendu les autres mercenaires me parler de gérer une telle situation. Je suis censé faire quoi ? Cherche Nyr, cherche. Puis je m'appelle pas Nyaya, mais ça on s'en fiche...Concentre toi. Que disait oumma pour les cas comme ça ? L'attacher ? Avec quoi ?

« Je reste que si tu arrives à m’attraper ! »  

M'attrap...Quoi ? Je relève vite, vite la tête. Mince, la fenêtre, j'ai pas pensé à la fenêtre.

« Non, non, non... »

Je gémis. Elle saute quand même, elle me dit que je suis un mchaa, j'écoute pas, je suis soudainement très en colère, je sais pas vraiment pourquoi. Enfin si. Je me suis fait piéger comme un abruti. Et Theo est par terre et sert à rien. Saadash...

Tout ce que je trouve à faire, c'est hurler.

« Wlaad ae ahiraa ! »

Je me rends compte quand même que c'est pas très poli et que si elle était dans son état normal, je me serais déjà mangé sa main dans la figure. Mais elle est pas dans son état normal, et moi, je suis dans le caca. Maintenant on a une folle qui a un accent de Tharros (seulement quand elle veut) qui se balade dans les rues de Sitari. Je met deux bonnes secondes à réagir. Déjà, mettre Theo sur le coté me semble important, ensuite, sortir par la fenêtre. Chercher cette alkaliba dans les rues et la ramener de force si il faut. Je la retrouve vite, parce qu'elle, elle court pas vite. Je lui saute à moitié dessus et la fait tomber par terre. Je me fait mal au passage mais c'est pas vraiment grave.

« Voilà, maintenant c'est toi le mchaa. »

Je suis essoufflé alors que j'ai même pas couru autant que ça. Les gens autour nous regardent vraiment bizarrement. Y en a qui hausse les sourcils de façon méchante mais qui interviennent pas quand ils entendent ma voix de nin de malheur. En plus je parle super aiguë je sais même pas pourquoi.

« Désolée, o...Ana, mais tu me dira chokran quand tu sera dans ton état normal ! »

Je la relève doucement. Elle saigne du nez. J'étouffe un cri. Elle va me tuer, elle va vraiment me tuer quand elle sera de retour dans sa tête. Et moi j'irais tuer Theo. Là tout de suite je le déteste. Je la déteste aussi. Je crois que je déteste tout le monde, là maintenant tout-de-suite.

« Oh nooon... »

Je gémis encore. Vous voulez que je fasse quoi d'autre ? J'ai envie de laisser tomber mais qu'est-ce que je fais si elle se tue toute-seule, cette saadash ? C'est ma principale source d'information et de flous. Si elle meurt par accident, je meurs de faim le lendemain. Enfin, façon de parler mais je me comprends. Elle, en tout cas, je suis sur qu'elle se comprends même pas.

« Bon, on va rentrer d'accords, je vais te donner à boire et on jouera à un jeu. Tu verra, ce sera drôle. »

J'ai l'impression d'être une oumma qui engueule ses wlaad. Par Serir et Koum, c'est pire que Theo. Pourquoi, déesses, pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fais de travers ?

Et pourquoi elle ?
 
Athanasia
Athanasia
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Feat Nyr



Le principal dans une fuite était de ne surtout pas tomber. Trébucher signifiait laisser l’adversaire gagner, être le perdant, et ça, Ana ne le souhaitait surtout pas. Elle était persuadée de courir aussi rapidement que possible. Esprit plein d’illusions, elle avait l’impression que personne ne pouvait l’arrêter. Aussi rapide que le vent, plus vive que l’éclair, le Chat ne la rattraperait pas !

Les mots que Nyr avait hurlé, lorsqu’il avait remarqué sa fuite lui trottaient dans la tête. Étrange. Jusqu’à présent, elle avait eu beaucoup de mal à se concentrer et à assimiler les paroles de son interlocuteur. Elle ne savait pas ce que ces mots voulaient dire, toutefois, c’était amusant.

La fontaine n’était plus très loin. Il lui suffisait de tourner au coin de la rue et de continuer en ligne droite. Elle pourrait bientôt étancher cette soif que la course accentuait. Les quelques passants la regardaient courir, surpris. La rouquine n’y prêtait pas attention. D’ici quelques enjambées, elle serait au coin de la rue, arrivant presque à sa tant désirée destination !

Cependant, c’était bien entendu, sans compter l’intervention de Nyr. Il l’avait eue. Entraînée par le poids du Proodosien, elle chutait sur le sol. Au cours de sa vie, la jeune femme avait dû faire face, à des situations honteuses. De nombreuses situations honteuses. Cependant, il était évident que cette soirée, se hissait en première place du classement.

« Voilà, maintenant c'est toi le mchaa. »

Son visage. Son délicat visage, écrasé au sol. Silencieuse, elle ne bougeait pas, contenant les larmes qui lui montaient aux yeux. Des larmes de honte, mais aussi, de douleur. Ana ressentait, une pointe d’embarras face à cet échec. Son esprit embrumé était un véritable cocktail d’émotions. Elle n’était pas embarrassée d’être tombée, mais plutôt d’avoir été rattrapée. Elle avait perdu.

« Désolée, o...Ana, mais tu me dira chokran quand tu sera dans ton état normal ! »


Ne disant mot, elle laissait Nyr l’aider à se redresser. Son ego était profondément atteint. Elle reprenait sa respiration, les yeux rivés au sol, ravalant tant bien que mal ses larmes de crocodile. Elle adressait au mercenaire un regard enfantin, triste, remarquant que la voix du Proodossien n’était pas comme tout à l’heure. Était-ce à cause de l’effort ? Pourquoi avait-il l’air aussi effaré ?

« Oh nooon... »


L’informatrice sentait que son front lui faisait mal, toutefois, la drogue inhiba rapidment la douleur. Portant une main à son nez, elle constata que celle-ci était souillée de sang. Soupirant, elle sortit de sa poche, un petit mouchoir en tissu. Quelques secondes de répits, une infime lueur de rationalité dans cette soirée rocambolesque. Étrangement, elle n’était pas vraiment fâchée contre Nyr. Certainement car elle n’avait pas mal, physiquement. Elle acceptait presque sa défaite.

Toutefois, la jeune femme commençait à ressentir une pointe d’irritation. Les passants ne semblaient vouloir circuler. Que faisaient-ils dehors ? Athanasia soupirait à nouveau. Nyr ne semblait pas à l’aise non plus.

« Bon, on va rentrer d'accords, je vais te donner à boire et on jouera à un jeu. Tu verras, ce sera drôle.»


« Non. »


Sévère. Autoritaire. Elle ancrait ses iris déterminées dans celles de Nyr. Capricieuse. Elle refusait de rentrer dans cette chambre oppressante, d’autant plus qu’il y avait un cadavre en guise de carpette au sol. Pas question qu’elle y remette le moindre orteils. Les chuchotements commençaient à sérieuse l’agacer. Essuyant du mieux qu’elle le pouvait son visage, elle baissait la main qui tenait le mouchoir, avant de se tourner, d’un geste vif, en direction des troubles fêtes.

Ils avaient un problème ces têtes de cons ? Nyr et Ana ne faisaient que s’amuser et elle ne les avait pas invités à les rejoindre. Imprévisible. Elle n’était pas revenue à la normale, loin de là. Athanasia passa de l’euphorie à la colère. Regard menaçant, elle fit un pas vers ceux qui les observaient depuis tout à l’heure, grondant à ces gens trop curieux :

« Circulez, y’a rien à voir pour vous ici. Les Wlaad ae ahiraa comme vous, sont pas invités. Dégagez. »


Ces insectes osaient répliquer, adressant l’une ou l’autre remarques désobligeantes à la jeune femme et à son compagnon. Son regard se fit noir, toute trace de bonne humeur avait été balayée.

« Vous osez l’ouvrir ?  Venez donc plus près, que je m’occupe de couper ces langues qui ne vous servent à rien… »


Son ton était douceâtre, mais sa présence se voulait intimidante, presque protectrice. Les villageois finirent par s’éloigner. Athanasia, fière, ne se préoccupa de savoir si c’était grâce à ses menaces, ou s’ils avaient simplement été lassés de ce spectacle. Alors qu’elle se tournait vers Nyr, sa mine s’était adoucie, mais était toujours boudeuse.

« Je veux pas rentrer. Je veux pas jouer. Je veux aller à la fontaine. »


Ni une, ni deux, elle attrapait fermement, avec sa main propre, celle de l’empoisonneur, l’entraînant là où elle voulait aller. Déterminée.

« C’est moi le chat, alors c’est moi qui décide »  


Alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques mètres de ladite fontaine, un sourire radieux prit place sur le visage d’Athanasia qui accélérait le pas. Ignorant les éventuelles protestations de sa nounou d’un soir, elle libérait Nyr de son étreinte. Enlevant ses chaussures à toute vitesse, elle sautait sur le rebord de la fontaine, avant de sauter pieds joints, dans l’eau froide.  

« Regarde Nini ! C’est amusant ! »



Elle se rinçait les mains et le visage avant d’étancher sa soif. Prenant un peu d’eau dans le creux de ses paumes, elle la lançait vers Nyr, riant aux éclats.

« Viens jouer avec moi dans l’eau ! »



« halloween »
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

Feuille de personnage
Âge: 19 ans
Métier: Mercenaire
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MERCENAIRE
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptySam 9 Mai - 11:06

 

muhraj, muhraj....

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dgaq
Pendant un instant, pendant un court instant, je crois que sirki est revenue à elle. Quel idiot je fais. Son non avait l'air strict pourtant, comme un nom de sirki normale. Puis je me rends compte au fur et à mesure qu'elle enguirlande les gens autour de nous qu'elle est définitivement pas dans sa tête, qu'elle est encore ailleurs, que ma peine ne fait toujours que commencer. Si j'en avais pas assez, je crois que j'aurais pleuré. Sauf que là, dans l'état actuel des choses, je déteste tout le monde donc je m'en fiche qu'elle s'attire des ennuis.

« Je veux pas rentrer. Je veux pas jouer. Je veux aller à la fontaine. »

Elle m'attrape par la main. Je lutte pas, j'en ai marre de cet alkaliba. Il faut que je trouve un moyen de la faire arrêter de faire n'importe quoi et vite fait. Parce que sinon je vais la frapper très fort et je sens que je vais regretter si je fais ça. Donc je me contente de lancer.

« Naah~, faisons ça... »

Puis elle me dis que le mchaa il a le droit de choisir tout. Ben moi quand j'étais mchaa, j'ai pas choisi qu'elle saute par la fenêtre, faut croire que la drogue rend mauvais joueur. J'ai envie de rigoler mais je soupire très fort à la place pendant que je la suis tranquillement. On s'arrête prêt de la fontaine et elle s'arrête, me lâche pour enlever ses chaussures, puis elle saute dans la wodya à pied joints, elle m'éclabousse au passage. Je fais rien, j'en ai marre. Les gens continuent de nous regarder bizarrement. Une grande partie de mes contrats se passent à Sitari, si sirki s'en fiche de faire la folle, moi c'est différent. Mais je suis résigné.

« Regarde Nini ! C’est amusant ! »

Je hoche la tête pour faire oui même si en même temps, je murmure.

« Alkaliba... »

Puis j'enlève mes bottes, relève un peu mon pantalon et je la rejoins, je joue avec elle, on s'éclabousse « joyeusement ». Puis je m'arrête un peu, la regarde et lui demande soudain, parce que j'ai une idée.

« Dis, Ana, tu as faim, j'ai une friandise pour toi, tu veux goûter ? »  

Oumma me disais souvent de jamais goûter la nourriture proposée par un inconnu. Mais comme sirki est complètement à l'ouest, elle se pose pas de question et tend la main vers moi en riant. Je cherche dans mon sac et en ressort le petit sac plein de baies somnifères que j'avais prévu pour ma proie. Je lui en tend un fruit en souriant, elle l'attrape et le mange presque tout de suite puis elle rigole comme un wlaad, encore. Moi je bouge pas, je range mon sac et on continue à jouer un peu. Il faut attendre quelque minutes et paf, elle tombe comme une brique, je la rattrape et la tire comme un sac de patates avant de la hisser son mon dos. On va rentrer à l'auberge et elle va m'entendre. Mais dés que je passe la porte, y a un gros moche blond avec le visage tout couvert de bleus qui m’interpelle pour me dire un truc du genre.

« Hé, petite, c'est mon amie, merci d'avoir pris soin d'elle, laisse-moi m'occuper des choses maintenant. »

Je le regarde de la tête aux pieds, je fronce les sourcils avant de lui dire d'une voix sifflante et bien méchante. Comme un serpent. Parce qu'il me fait comprendre un truc ce munaraaj.

« Toi, t'es moche et je te connais pas. C'est MON amie, pas la tienne. Et t'aurais du mieux choisir ta drogue. »

Je lui crache au visage, ça a pas l'air de lui plaire parce qu'il essaye de me donner un coup de poing dans le nez, j'esquive et il frappe un raaj qui passait derrière moi. Je m'en vais rapidement parce que la taverne entière semble être en train de tourner vinaigre. Toujours avec Ana sur le dos, j'y vais pour rentrer dans ma chambre. Je pose mon colis par terre et je déverrouille la porte avant de traîner la sirki à l'intérieur, à nouveau façon sac à patate. Maintenant il y a deux corps dans la chambre. Et ce que j'attendais du second, c'est tout sauf la voir se réveiller en souriant et en me regardant d'un air complètement skrii (encore plus qu'avant je veux dire).

« Je peux tout expliquer... »

Je suis pas sur en fait, on est là, dans ma chambre, Theo est encore par terre, la fenêtre est ouverte, les gens se disputent dans la taverne et tout le monde dehors nous a pris pour des saadash...

 
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
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Métier: Informatrice (Marchande)
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MARCHAND
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyMar 12 Mai - 8:05
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dopc

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !

Rendue à Sitari pour affaires et pouvoir voir Nyr, l'informatrice se retrouve à boire une boisson droguée... Bénédiction de Ross.

Feat Nyr



Athanasia ne remarqua pas le manque d’enthousiasme, ni l’exaspération de Nyr. Bien trop embrumée, plongée dans la délicieuse euphorie qui enveloppait, chaque seconde un peu plus, son esprit. Le mercenaire avait fini par la rejoindre dans la fontaine, jouant avec elle. Il était certain qu’il valait mieux jouer le jeu plutôt que d’aller contre son entêtement.

Lorsque Nyr lui proposait une douceur, elle n’avait pu y résister. Comment pouvait-elle songer à refuser ? impossible. Elle n’avait ni l’envie, ni la méfiance nécessaire.

« Oui ! Je veux la friandise !!! »


Goulument, elle engloutit la baie, un air plus que satisfait sur le visage, reprenant ses jeux dans l’eau, sautillant ici et là. Un étrange sentiment envahit son corps, commençant par ses jambes. Peu à peu, la jeune femme se sentait fatiguée, épuisée, comme si la fontaine aspirait son énergie.

« Méchante fontaine… »


Elle s’effondrait, rattrapée par l’empoisonneur. Paisible repos, elle se trouvait entre le sommeil et l’éveil. Elle se sentait soulevée, malhabilement. Elle ne devait être légère à porter. Elle aurait voulu rire, toutefois, impossible de laisser s’échapper autre chose qu’un soupire d’entre ses lèvres. Le voyage ne fut pas très long. Les bruits qui provenaient de l’auberge étaient ennuyeux. Désagréables. Le silence ainsi que le doux bercement des pas de celui qui la portait étaient bien plus appréciables. Plus apaisant. Elle avait réfugié son visage contre le dos du mercenaire, voulant échapper à la lumière, qui lui faisait bien trop mal malgré ses paupières fermées. Elle ne voulait pas se réveiller, pas encore.

« Hé, petite, c'est mon amie, merci d'avoir pris soin d'elle, laisse-moi m'occuper des choses maintenant.»


La peur s’invitait dans son était de somnolence. Éveillant un semblant d’instinct primaire chez la jene femme. Cette voix. Elle semblait la reconnaître et ça ne lui plaisait pas. Elle faisant sans doute un cauchemar. Impuissante face à l’efficacité de la drogue, chacune de ses tentatives de garder les yeux ouverts s’étaient soldées en un échec. Elle était happée par le sommeil.

« Toi, t'es moche et je te connais pas. C'est MON amie, pas la tienne. Et t'aurais du mieux choisir ta drogue. »


Elle sourit, le visage toujours enfouit contre le dos de Nyr. Voilà qu’elle rêvait qu’on venait à sa rescousse. Sauvée du cauchemar. On l’aidait à s’échapper du danger. Comme c’était étrange et réconfortant… Soudain, tout se mit à bouger un peu plus vite. Les voix se firent plus agressives, les pas plus rapides et puis, le bruit devint lointain.

Elle grimaça au contact du sol. Froid. Dur. Elle n’aimait pas cette sensation. C’était effrayant. On la trainait. Elle ne pouvait pas se débattre. Elle n’avait jamais pu, après tout. Elle ne pouvait qu’être apeurée, et en colère. Alors, comme elle l’avait fait, il y’a des années, elle attendit que ces sentiments fassent place à la solitude et le dégoût, mais rien de vint. Elle ne sentait que le bois rugueux.

Grognant, elle rassemblait le semblant de force qui lui restait afin de se redresser un peu et de s’appuyer quelque part. Elle ne voulait plus être allongée. Dangereux cocktail, les effets de la drogue se mêlaient ceux du somnifère. Dos contre ce qui semblait être un mur, sa tête ne voulait s’arrêter de tourner. À nouveau, tout se mélangeait et était confus. L’euphorie avait fait place à la colère, la peur, cédait sa place à la frustration de ne plus être maîtresse de son corps.

Elle respirait lourdement, tentant d’ouvrir une fois de plus ses paupières si lourdes. Trouble. La pièce était mal éclairée. Elle pouvait distinguer une silhouette en face d’elle. Soupirant, elle grommela quelques incompréhensibles injures. Fâchée contre la terre entière, mais surtout contre elle-même. Les souvenirs du début de soirées s’emboîtaient doucement, tels des pièces d’un puzzle. Elle n’arrivait à se souvenir de ce qu’il s’était passé après qu’elle ait bu le verre de ce si familier étranger.

Le bruit qui semblait venir d’en-dessous l’aider à se maintenir éveillée. Elle s’y raccrochait comme à une bouée au milieu d’un océan déchaîné. Qui était avec elle dans la pièce ? Elle retrouvait un semblant de méfiance.

« Qu’est-ce que… »

Faible. Sa voix était bien trop faible.

« Fait chier… »


Frustrée, elle luttait pour se redresser davantage. Position de faiblesse. Elle aurait souhaité faire face à cette trouble silhouette. Athanasia ne souriait plus. L’euphorie était malheureusement bloquée par la naissante rage. Elle n’arrivait à distinguer la personne qui était dans la même pièce qu’elle. Le peu de souvenir qu’elle arrivait à retrouver ne l’encourageait qu’à être hostile.

« Si t’es de mèche avec le fils de pute qui m’a drogué, sache que, si tu tentes quelque chose, je te ferais bouffer tes couilles par ton anus. »

Crue. Son regard était hagard, mais sa voix menaçante. Grondant tel un animal acculé. Elle eut la force de laisser un rire mauvais s’échapper d’entre ses lèvres pincées.

« Oses me toucher. Pose un seul doigt, encore un seul sur moi et… »

Elle s’arrêtait, reprenant sa respiration, se concentrant sur les voix du rez-de-chaussée pour restée consciente. Elle voulait dormir. Il ne fallait pas.

« Vous n’auriez pas dû me toucher. Il n’aime pas partager… »  

Elle appuyait sa tête contre le mur, ancrant son regard sur la forme trouble. Souriant, fatiguée. Elle regrettait le doux bercement des pas du chevalier de son rêve. Qu’avait-elle donc avalé ? Où était Nyr ? Et où diable était ses chaussures ?



« halloween »
[/quote]
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

Feuille de personnage
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyMar 12 Mai - 12:06

 

muhraj, muhraj....

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dgaq
Ouma m'aurait disputé très fort. Accumuler les drogues c'est pas bon, surtout quand on sait pas quel est la première utilisée. J'ai peut-être fait une bêtise mais j'ai l'impression d'être une mauvaise personne parce que je regrette rien. A bien y réfléchir, peut-être que Theo aussi a mangé les baies somnifères. Pourtant je lui avait dit d'arrêter de manger dans mes affaires. Peut-être que j'en ai laissé trainer ? Nardinamouk...Le vin, le vin que j'avais piégé. Je regarde et je vois la bouteille sur la table dans le coin. Saadash, je suis un saadash. Et dire que j'étais en colère contre lui un peu plus tôt, c'est ma faute...

« Qu’est-ce que...Fait chier… »

Je reviens regarder sirki, un petit sourire aux lèvres. Elle parle enfin comme sirki parlerait, c'est à dire mal. Elle est pas de bonne humeur et c'est bon signe, peut-être qu'elle est en train de revenir à elle avec un peu de chance. Je la vois qui s'adosse pas très facilement à un mur, j'ai envie de l'aider mais je me dis qu'il vaut mieux pas la toucher avant que ça se remette en place dans son crane. Manquerait plus qu'elle me prenne pour le blond moche. J'espère que ce munaraaj lui a rien fait d'ailleurs, mais comme elle avait tout ses vêtements, je suis plutôt confiant. Je soupire un peu parce que je suis soulagé à cette pensée.

« Si t’es de mèche avec le fils de pute qui m’a drogué, sache que, si tu tentes quelque chose, je te ferais bouffer tes couilles par ton anus. »

Je sais pas si je dois être fâché parce qu'elle me prends pour l'autre moche ou être amusé parce qu'elle parle de parties du corps que je n'ai pas. Je peux pas m'empêcher de rire en fait. C'est pas une bonne chose, elle va croire que je me moque d'elle.

« Oses me toucher. Pose un seul doigt, encore un seul sur moi et…Vous n’auriez pas dû me toucher. Il n’aime pas partager… »  

Je penche la tête sur le coté. Il ? Le blond moche ? Non, je pense pas, elle parle peut-être du grand monsieur qui organise tout ça. Je pensais pas qu'elle le connaissait. Moi, je sais juste qu'il existe, je travaille pour ses gens de temps en temps mais rien de plus.

« Okhti...C'est moi, Nyr... »

Je me penche à coté d'elle en lui parlant tout doucement.

« Je sais pas ce qui s'est passé avec ce gros moche mais t'es en sécurité ici, toute la taverne est sûrement déjà en train de lui taper dessus... »


En entendant bien les bruits de dehors, je me dis que j'ai pas vraiment tord. Ils font un sacré boucan en bas. On dirait qu'ils sont en train de détruire tout les meubles, j'espère que le patron a pas remarqué que c'était moi qui avait causé tout ça. J'ai prévu de rester un peu plus longtemps à Sitari, puis j'ai Theo et sirki sur les bras.

« Je vais te chercher de quoi vomir en cas de besoin. Il faut aussi que tu te repose, j'ai du te donner un somnifère pour que tu arrêtes de faire n'importe quoi... »

Je vais chercher la cuvette en fer que l'on utilise d'habitude pour faire notre toilette et je lui tends. Vu comment elle est skrii, les premiers rejets devraient pas tarder. Et vu qu'elle est faible, c'est à moi de tenir la cuvette, Naah~.

« Te retiens pas, le plus tu vomira, le plus rapidement tu reviendras à toi »

 
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyMer 13 Mai - 16:33
Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dopc

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Rendue à Sitari pour affaires et pouvoir voir Nyr, l'informatrice se retrouve à boire une boisson droguée... Bénédiction de Ross.

Feat Nyr



La silhouette s’était éloignée quelques instants avant de réapparaître. La vision de la jeune femme semblait se clarifier, lentement. Bien trop lentement. Irritée, elle luttait contre le sommeil qui ne voulait la laisser s’échapper. Les rires de la personne, en réponse à ses improbables menaces, sonnaient à ses oreilles comme un danger, une provocation. Elle sentait que son rythme cardiaque s’était accéléré. Prise de sueurs froides, elle fermait les yeux, reposant sa tête contre le mur. S’accrochant encore et toujours au raffut qui venait d’un peu plus bas.

« Okhti...C'est moi, Nyr... »


La jeune femme sursauta. Cette proximité soudaine, elle n’aimait pas ça. Nouveau frisson. Elle détournait la tête. Nyr. Nyr. Nyr. Ce nom tournait en boucle dans sa tête. Pourquoi n’arrivait-elle pas à saisir l’identité derrière ce prénom ? Elle s’en était souvenue, un peu plus tôt, pourquoi n’arrivait-elle donc pas à poser à nouveau un visage sur ce nom ? Sur cette voix qui lui était tout sauf étrangère ?  La proximité avec la personne lui faisait peur. Pourtant, elle ne sentait pas de mauvaise attention de la part de celui qui l’appelait Ohkti.

« Je sais pas ce qui s'est passé avec ce gros moche mais t'es en sécurité ici, toute la taverne est sûrement déjà en train de lui taper dessus...  Je vais te chercher de quoi vomir en cas de besoin. Il faut aussi que tu te repose, j'ai du te donner un somnifère pour que tu arrêtes de faire n'importe quoi... »

Alors que Nyr s’éloignait, fronçant les sourcils, Ana s’interrogeait sur les paroles qu’elle venait t’entendre. Elle essayait de se concentrer, une fois de plus, sur les souvenirs de la soirée. Que s’était-il passé après qu’elle ai bu le verre de liquide sucré ? Alors qu’elle bougeait la tête sur le côté, cherchant du regard l’inconnu, une petite brindille tomba au sol. Retrouvant un semblant de lucidité dans tout ce tourbillon d’informations, elle observait, plissant les yeux, ce qui semblait être de la paille.

« Oh non… »


Elle gémissait de douleur, alors que quelques souvenirs revenaient à elle. Elle était trop mal pour ressentir la honte ou l’embarras. Ces sentiments viendraient plus tard, et ne se dissiperaient pas avant un long moment. Qu’avait-elle fait ? Pourquoi avait-elle sauté de cette fichue fenêtre.

« Te retiens pas, le plus tu vomira, le plus rapidement tu reviendras à toi »


Ses iris se posaient à nouveau sur l’inconnu dont les traits se faisaient de plus en plus nets. Il tenait un objet arrondi. Vomir ? Elle ? Athanasia D’Astarelli ? Jamais. Pas en présence d’autrui. Elle n’était pas assez mal que pour laisser s’échapper de tels fluides disgracieux de son corps. Elle serrait les dents et détournait la tête, soupirant.

« Non. Ça ira. Sans façon.»


Elle pliait ses jambes, les rapprochant du reste de son corps. Elle commençait à avoir froid aux pieds. Pourquoi étaient-ils nus ? Pourquoi le bas de son pantalon était trempé ? La fontaine. Les villageois. Et Nyr. C’était encore flou, incertain, mais ces petits détails s’assemblaient, l’un dans l’autre. Elle fermait les yeux à nouveau, murmurant :

« Je… je suis désolée, Nyr. »


Ses mots, lui écorchaient la langue. Présenter des excuses était digne d’un exploit pour la fière jeune femme. Elle avait mal. Si mal. Elle n’arrivait pas à comprendre où la douleur se situait, et ne voulait surtout pas remettre le contenu de son estomac.

Ricanant, froidement, elle rassemblait assez de force que pour dégager les mèches qui lui chatouillaient le visage, avant de poser ses iris pourpre sur le mercenaire. L’observant sans dire un mot. Comment allait-elle faire pour se sortir de cette situation ? Nyr était un collaborateur dont l’utilité n’était plus à prouver. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle s’était comportée d’une telle façon en sa présence. Soudain, le souvenir du corps dans la pièce lui effleura l’esprit

« Nyr. As-tu tué quelqu’un et tu caches le cadavre dans ta chambre ? »  


Elle n’avait pas été en état de reconnaître Theo, c’est pourquoi son regard était inquiet et sa voix, bien que faible était plus que sérieuse. Elle grimaçait à nouveau, croisant les bras sur son abdomen.

« halloween »
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyMer 13 Mai - 22:48

muhraj, muhraj....

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dgaq
Dans les regard qu'elle me jette la sirki, je peux lire toute la fierté mal-placée du monde. On dirait une noble, décidément. Je soupire, ben il y a pas que moi qui suis saadash. Oumma se serait moquée en disant que si un noble veut pas être sauver, autant le laisser entre les mains des déesses de la toundra. Ouma croyait pas aux déesses, elle nous taquinait souvent dessus, je pense qu'oumma a jamais cru en rien. Un peu comme sirki. Je grogne et m'exprime dans un Alasyen bien correct comme si je grondais un wlaad.

« Retiens-toi autant que tu veux, de toute façon, tu va finir par rendre tout ce que tu as avalé à un moment ou à un autre. »

En allant chercher de quoi la faire vomir sans qu'elle s'en fiche partout, je jette un coup d’œil au dessus de mon épaule. Je la regarde se mettre en boule comme un mchaa, un jour, cette nin se tuera par pure fierté. Je la laisse tranquillement essayer de recoller les morceaux d'esprits dans sa tête et redescendre un peu les pieds sur terre. Pas facile quand on a prit deux drogues en même temps. C'est un peu ma faute, mais plus ça va, moins je regrette.

« Je… je suis désolée, Nyr. »

« N-Naah~ ?! »

Je la regarde avec des yeux ronds, sirki qui s'excuse, c'est la meilleure. Je pensais pas vivre assez longtemps pour vivre un tel truc. Je reste silencieux avant de reprendre d'une voix plus douce.

« Ce n'est pas ta faute, tu as été droguée. Je suis heureux que cette ordure n'ai pas eut ce qu'il voulait. Quand je l'ai vu, il avait l'air d'avoir passé un sale quart d'heure. »

Je laisse échapper un petit rire avant d'ajouter.

« Je lui ai craché à la figure, c'est moi qui ai provoqué la bagarre en pas. »

Je ne sais pas exactement pourquoi je m'exprime en alasyen soutenu comme ça. Peut-être pour lui faire plaisir, la rassurer ? Par habitude ? Oui, sûrement par habitude. Je parle souvent comme ça avec elle, parce qu'elle aime pas se faire appeler okhti.

« Nyr. As-tu tué quelqu’un et tu caches le cadavre dans ta chambre ? »
 

La question me fait sursauter puis pencher la tête sur le coté. Theo, elle parle de Theo, mais il est pas mort. Enfin, ça me rappelle que je dois aller vérifier son état. Pas de problèmes, chez lui le somnifère fonctionne comme il faut. Il dort comme un petit wlaad dans les bras de sa oumma. Je le traîne jusqu'à son lit et lui fait un bisou sur le front pour lui souhaiter de beaux rêves. Puis je retourne à ma première patiente.

« C'est Theo, okt...Ana, il a prit le somnifère par mégarde, il n'est pas mort. »

Heureusement. Mais c'est tout de même la deuxième fois qu'il est dans cet état par ma faute, je me gratte la tête et peut pas m'empêcher de le regarder d'un air désolé avant de définitivement revenir vers sirki. Je reprends la cuvette et lui tends d'un geste plus fort.

« Vomis, Ana, parce que de toute façon, ton corps va le faire tout seul. »


On dit rien pendant un long moment, elle se contente de me regarder avec des yeux méchants et beaucoup trop arrogants pour son propre bien. Quelle saadash cette nin.

« Ecoute, Ana, si tu refuse vraiment, j'utiliserais la plume de paon, et je peut t'assurer que c'est bien plus muhrah ! »

Le mot en notien m'a échappé, mais normalement le connais. Et elle va pas aimer...

Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

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Âge: 26
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptySam 16 Mai - 8:04
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Feat Nyr


Quelle ironique que de se faire gronder par un jeune reptile du sud. Elle était trop fière, elle en avait conscience, malheureusement, son entêtement ne prendrait pas fin avant un bon moment. Elle était résolue à garder l’intégralité du contenu de son estomac. Les douleurs et contractions étaient fortes, mais largement supportables, après tout, elle avait connu pire, bien pire.
 

« Ce n'est pas ta faute, tu as été droguée. Je suis heureux que cette ordure n'ai pas eut ce qu'il voulait. Quand je l'ai vu, il avait l'air d'avoir passé un sale quart d'heure. Je lui ai craché à la figure, c'est moi qui ai provoqué la bagarre en pas. »


Athanasia eu un froid sourire lorsque Nyr mentionna le blond, elle espérait qu’il n’était pas trop amoché car, une bagarre d’auberge n’était rien en comparaison de ce qu’elle lui réservait. Le passage du crachat était, toutefois, très amusant. Le comportement du mercenaire était presque attendrissant.
 

« C'est Theo, okt...Ana, il a prit le somnifère par mégarde, il n'est pas mort. »


Haussant un sourcil, elle se concentrait sur le son de la voix du mercenaire, hochant simplement la tête, rassurée par ce qu’il lui disait. Theo le voleur. Elle était plus que contente d’entendre que le garçon était assommé par les somnifères. Elle n’avait pas besoin d’une paire d’yeux supplémentaire pour constater sa disgrâce. C’était assez humiliant comme ça.

Toujours à moitié recroquevillée, elle avait fini par trouver une position plus ou moins confortable. Elle luttait, encore et toujours, contre le sommeil mais aussi, contre la douleur qui irradiait son corps.

Nyr n’avait pas arrêté d’aller et venir dans la pièce, avant de se présenter à nouveau devant elle. Déterminé, il lui tendait le contenant métallique, une fois de plus.  

« Vomis, Ana, parce que de toute façon, ton corps va le faire tout seul. Ecoute, Ana, si tu refuses vraiment, j'utiliserais la plume de paon, et je peut t'assurer que c'est bien plus muhrah ! »


Étrange, il ne l’appelait plus « Okhti » mais par son pseudonyme. Elle avait répondu à ses menaces par un regard mauvais, avant de soupirer et de lui adresser un petit sourire. Elle était satisfaite, presque fière de l’entendre parler de mieux en mieux, la langue du continent.
 

« Nyr, ne touche pas une sirki blessée si tu ne veux pas qu’elle te morde les doigts... »


Les sourcils froncés, son ton était doux mais ferme. C’était un avertissement. Balader sa plume trop près de la bouche de la jeune femme risquait de mal se terminer. Elle était peut-être faible, mais elle n’était pas certaine de maîtriser ses instincts de survie. Si Nyr se montrait trop menaçant, elle ne resterait pas passive. Décroisant les bras un instant, elle tapota le sol, invitant le mercenaire à s’assoir à sa hauteur.
 

« Assieds-toi donc, nakaashi. Te voir debout me donne le tournis. »  


Elle rit doucement avant d'inspirer profondément à plusieurs reprises. Elle était partagée. D’un côté, elle aurait pu s’énerver sur cet enfant trop insistant, d’un autre, elle ne pouvait se résoudre à hausser la voix et manquer de respect à son sauveur. Elle n'était pas ingrate.
 

« Tu peux le dire, que je suis sadaash, même si ma vision est encore trouble, je vois que tu le penses, et à juste titre. Toutefois, ce n’est qu’un empoisonnement. Je devrais y survivre sans avoir à vider mes tripes devant toi, Nyr. Ne t'inquiète pas trop pour moi...»  


Un sourire mauvais s’étendit sur ses lèvres, alors que ses iris fatiguées brillaient d’une lueur perverse :
 

« J’espère que ce salaud ne rampera pas trop loin. Ce n’est pas drôle de chasser un animal blessé.»


Elle soupira. La vengeance. Encore et toujours. Elle ne semblait réussir à trouver un autre moteur de vie. Elle voulait aller mieux pour le tuer de ses propres mains, lui et beaucoup d’autres. Se lassera-elle un jour de tout ceci ? Probablement pas.
 

« Nyr, pourquoi m’appelles-tu « Ohkti ? Je connais la traduction du mot, mais je ne comprends pas pourquoi tu t’entêtes à m’appeler ainsi. »


Interrogation qui lui trottait dans la tête depuis un petit moment. La jeune femme avait remarqué que Nyr avait fini par l’appeler par son pseudonyme. Peut-être qu’il pensait qu’elle n’était pas ravie qu’il la nomme « Okhti » ou peut-être qu’il essayait d’imiter un parent, qui appelait son enfant par son prénom pour essayer de lui mettre du plomb dans la cervelle. Ce qui, dans le cas d’Ana, était un peu tard.

Ohkti, Sirki, Nyr avait bien des appellations pour la jeune femme. Athanasia ne savait trop si elle appréciait ou non ce genre de familiarités. Ce n’était plus une question de fierté ou d’ego, mais plutôt une question d’attachement sentimental. Sœur. Voilà des années qu’elle n’était plus une « sœur » et, elle ne voulait prendre le risque de tisser des liens qui pourraient être douloureux dans le futur...
« halloween »


Spoiler:
 
Nyr
Nyr
110
01/04/2020

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muhraj, muhraj....

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dgaq
Sirki, comme je l'attendais en fait, n'aime pas du tout ma menace. De toute façon, je ne comptait pas vraiment l'utiliser, c'était plus pour la gronder. Alors je lui adresse un sourire tout doux parce que j'aime bien faire ça quand elle est énervée.

« Nyr, ne touche pas une sirki blessée si tu ne veux pas qu’elle te morde les doigts... »

Là, je peux pas m'empêcher de rigoler. Une sirki blessée pour sur c'est dangereux, y a pas si longtemps c'était un loup qui me croquait le bras. J'ai encore la cicatrice. J'ai envie de lui montrer mais je change d'avis. Je décide de m'asseoir quand sirki me dit de le faire, j'attendrais qu'elle vomisse plus tard, parce que de toute façon, elle vomira.

« Tu es fière comme un shyr, décidément. »

Nakaashi, du voreianais, pas la première fois que je me fait appeler petit serpent. J'aime bien les serpents, oumma nous en faisait voir parfois. Vivants ou conservés dans des bocaux, séchés ou même en tranche à manger. Nakaashi c'est plutôt gentil pour un mercenaire, ça veut dire qu'il sait se faire discret et mordre au bon moment.

Je l'écoute sagement me dire que c'est pas grave et qu'elle peut tenir bon, même si je pense que ça serait mieux pour elle si elle acceptait de rendre ce qu'elle avait dans l'estomac. Puis je la regarde faire son sourire de d'habitude quand elle parle des gens qu'elle aime pas.

« J’espère que ce salaud ne rampera pas trop loin. Ce n’est pas drôle de chasser un animal blessé.»

Je hausse les épaules, Naah~. Je rigolerais bien si il est capable de sortir de l'auberge ce munaraaj, à mon avis, on le retrouvera sous une table à moitié assommé. Et puis je m'occuperait de le garder sur place si sirki s'endort. Je sais qu'elle fonctionne à la revanche et à la krahia. Autant lui épargner du boulot supplémentaire.

« Nyr, pourquoi m’appelles-tu Ohkti ? Je connais la traduction du mot, mais je ne comprends pas pourquoi tu t’entêtes à m’appeler ainsi. »

Je penche la tête sur le coté avant de m'asseoir en tailleur comme ils disent. Je réfléchis à comment expliquer ça. On m'a souvent posé la question, même des notien, en dehors des tribus, les gens vous regardent bizarrement quand vous les appelez comme ça. Sirki est pas différente je pense, puis elle a pas l'air d'être du genre à aimer ce genre de marque de respect un peu trop « affectueux ».

« Si je t'appelle Okthi, c'est parce que dans la tribu d'où je viens, c'est un signe de respect. Nous travaillons ensemble pour le même patron, donc on est un peu de la même tribu, tu vois. »

Je pose la cuvette en fer juste à coté d'elle en la regardant toujours avec un petit sourire tout doux. Je veux pas qu'elle le prenne mal.

« Tu finiras par vomir de toute façon, autant discuter un peu. »

Je pose mon index sur le menton et réfléchis à ce que je pourrais dire. Si elle comprends pas le code des nomades, autant lui expliquer.

« Tu vois, Akhi et Okhti, on l'utilise pour les gens de la même tribu. Darija et Khaal pour ses ainés, mais je l'utilise que pour ceux envers qui j'ai une dette. Baabaa et Oumma pour ceux qui t'ont élevé. Même pour les autres notiens c'est bizarre, mais on s'en fiche un peu. »

Petite pause pour reprendre ma respiration parce que j'ai pas vraiment respiré pendant que je parlais puis je reprends d'un air un peu amusé.

« Une fois que t'as pris l'habitude, c'est pas facile de s'en défaire. Mais pendant que tu délirais j'ai arrêté de t'appeler okhti parce que tu comprenais rien. Mais si maintenant tu va mieux, je peux me remettre à t'appeler okhti. »

Voilà. J'espère que j'ai bien expliqué. Maintenant, il y a quelque chose qui me traverse l'esprit et j'ai envie d'avoir quelques réponses parce que je suis un peu curieux.

« Dis, okhti, une fois que t'aura attrapé le moche, tu lui fera quoi ? Oumma m'a apprit quelques méthodes de torture de Proodos, mais celles d'Alasya sont peut-être différentes... »

Athanasia
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dopc

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !

Rendue à Sitari pour affaires et pouvoir voir Nyr, l'informatrice se retrouve à boire une boisson droguée... Bénédiction de Ross.

Feat Nyr


« Tu es fière comme un shyr, décidément. »


Shyr ? Athanasia rit doucement. Si ses souvenirs étaient exacts, ce mot faisait référence au ‘lion’, un animal qui vivait dans les zones plus arides de Proodos. Hormis quelques images dans des livres ou encore, sur l’une ou l’autre armoiries de familles aux origines plus exotiques, elle n’en avait jamais vu vrai « Shyr » dans sa vie.

« Si je t'appelle Okthi, c'est parce que dans la tribu d'où je viens, c'est un signe de respect. Nous travaillons ensemble pour le même patron, donc on est un peu de la même tribu, tu vois. »


Nyr s’était installé à ses côtés, posant la satané cuvette en face d’elle. Athanasia se contentait de simplement lui adresser un regard désapprobateur. Elle écoutait sagement le mercenaire, qui lui donnait des explications sur ses origines.

« Tu vois, Akhi et Okhti, on l'utilise pour les gens de la même tribu. Darija et Khaal pour ses ainés, mais je l'utilise que pour ceux envers qui j'ai une dette. Baabaa et Oumma pour ceux qui t'ont élevé. Même pour les autres notiens c'est bizarre, mais on s'en fiche un peu. Une fois que t'as pris l'habitude, c'est pas facile de s'en défaire. Mais pendant que tu délirais j'ai arrêté de t'appeler okhti parce que tu comprenais rien. Mais si maintenant tu va mieux, je peux me remettre à t'appeler okhti. »


Ramenant ses genoux au plus près d’elle, la jeune femme enroulait ses bras autour de ses jambes, posant sa tête sur ses mains tout en fixant Nyr. Elle était attentive, presque comme une enfant à qui on racontait une histoire. Elle se concentrait sur les paroles de l’empoisonneur. Elle aimait tellement apprendre de nouvelles choses. Elle n’avait en cet instant, qu’un seul regret, c’était celui que son esprit était encore bien embrumé et qu’elle devait faire un effort supplémentaire pour saisir le maximum d’informations ainsi que pour parler.

Toutefois, sans ces circonstances, elle n’aurait probablement pas trouvé l’occasion, ou l’utilité de demander à Nyr de lui en dire bien plus sur ses origines. La socialisation était un aspect de la vie qu’Athanasia faisait rarement sans arrières pensées. Il y avait souvent un but derrière ses contacts sociaux avec les autres.

« Dis, okhti, une fois que t'aura attrapé le moche, tu lui fera quoi ? Oumma m'a apprit quelques méthodes de torture de Proodos, mais celles d'Alasya sont peut-être différentes... »


Elle clignait deux, surprise de la question du mercenaire, avant de rire doucement. Que fera-t-elle réellement ? Son envie de vengeance était insatiable, toutefois, ce genre de comportement n’était plus une affaire personnelle. Elle devait en informer son supérieur. Il était préférable qu’il apprenne de sa bouche les événements de cette soirée plutôt que de l’entendre de celle d’une autre personne. Haussant les épaules, son ton mêlait déception et résignation.

« J’aurais aimé le traîner dans un endroit bien particulier et le faire hurler jusqu’à ce que son cœur lâche. Lui arracher quelques ongles, peut-être lui couper le vers contenu dans son pantalon… Toutefois, je ne sais pas si j’aurais l’occasion de le faire. »


Continuant sur un ton plus sérieux, elle détournait les yeux, un petit sourire aux lèvres :

« Ce qu’il a fait ce soir est très grave. Un peu comme vous, dans votre tribu, nous travaillons pour un seul et même patron. Peut-être que certains se considèrent même comme frère et sœur, C’est même plutôt probable, toutefois, je… »


Elle se tut quelques secondes, cherchant ses mots :

« ‘’Okhti’’ et ‘’Akhi’’ sont des termes dont je n’ai plus d’utilité et que je n’ai jamais apprécié évoquer. Si tu souhaites continuer à m’appeler ainsi, je ne peux t’en empêcher, je n'y verrais pas vraiment de problème. Toutefois, de mon côté, je n’ai personne que je considère comme un frère ou une sœur. »


Soupirant, elle reprit :

« Droguer un membre du réseau et vouloir profiter de la situation, c'est comme s'attaquer directement au patron. C'est un crime. Je ne peux décemment pas résoudre cette affaire moi-même. Mon supérieur m’en voudrait terriblement de lui voler une telle occasion de rendre justice part lui-même , et je n’ai vraiment pas besoin de son attention sur moi plus que nécessaire… »


Athanasia éludait le fait qu’un acte de ce genre, à l’encontre d’un membre lambda, n’avait pas vraiment de répercussion importante, toutefois elle était une personne ‘’proche’’ du Corbeau. Elle faisait partie de ceux qui s’étaient vu accorder un second nom après tout.

« Un jour, j’aimerais voir Proodos de mes propres yeux. »


Elle regardait Nyr à nouveau, pensive. Tharros n’était plus sa nation. Dexia n’était qu’une cache, une tanière, Sofia et l’Ordre étaient, à ses yeux, bien trop suspects depuis des années. Athanasia n’espérait pas vraiment grand-chose de sa vie, outre l’accomplissement de sa vengeance. Non pas qu’elle ne voulait pas rêver d’un après, mais plutôt, elle n’osait pas s’imaginer un futur dans lequel le sang qu’elle avait sur les mains ne la hanterait pas.

« Nyr, est-ce que ton pays te manque ? »


« halloween »
Nyr
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muhraj, muhraj....

Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  Dgaq
J'écoute sagement les explications de sirki. Je soupire un peu quand elle me dit qu'on peut rien faire et que le grand patron s'en chargera tout seul, j'aurais voulu demander à sirki son corps (et les parties qu'elles voulaient couper) pour ouvrir et regarder dedans. Depuis que khaal Asuldan m'a apprit quelques tours en médecine, j'ai envie d'en savoir plus. Mais si le grand patron s'en charge, on y peut rien. Pas le genre de bonhomme qu'il faut se mettre à dos.

Elle m'explique aussi qu'akhi et okhti veulent pas vraiment dire grand chose pour elle, je fais oui de la tête. Sirki a pas de frère ou de sœur, enfin, pas que je sache. Si elle a su ce que ça faisait un jour, elle le sait plus maintenant. C'est un peu triste mais les déesses l'ont voulu ainsi. J'attendais pas vraiment qu'elle m'appelle akhi en retour de toute façon, l'affection de sirki c'est comme un trésor caché dans un gros buisson de ronces. Et j'aime pas les ronces.

« Un jour, j’aimerais voir Proodos de mes propres yeux. »


Je la regarde un peu surpris. Puis je comprends. Oui, pour un alasyen, Proodos doit être très dolya. Un gros tas de pays liés par un empire. Aucun même dieux. Pas la même langue non-plus. Et darija Zéeva est très dolya aussi. Puis quand on connais l'existence d'oumma Saanvi, ça devient encore beaucoup plus dolya. Mais je suppose que les pays ici aussi ont leur part de mystère. Comme le washa du nord ou le tueur de dames de joie ici. Et une histoire de prince à Tharros, pas fait attention, j'aime pas Tharros. Ils nous aiment pas non-plus.

« Nyr, est-ce que ton pays te manque ? »

Je réfléchis un peu. Naah~. C'est vrai que quand j'ai pleuré dans les bras de Theo la dernière fois, ça me manquait beaucoup. Quand je suis triste ça me manque, oui, mais est-ce que ça me manque pour de vrai ou juste parce que je suis triste ? C'est un autre problème tout ça. Pendant tout le temps que je réfléchis, j'ai les yeux qui regardent rien en particulier, ptêt le sol. Je sais pas trop quoi regarder.

« C'est compliqué, okhti... »

Je garde le silence un peu de temps avant de reprendre d'une voix pas très sure.

« C'est...En fait, je sais pas. C'est pas vraiment la peine que Proodos me manque si je manque pas à Proodos non ? »

Elle va sûrement rien comprendre...

« Enfin, je veux dire que je manque sûrement à personne là-bas, je suis mieux ici. »

Je dis rien encore un peu. Je réfléchis à quoi dire ensuite. Puis je me souviens de l'accent de sirki, elle m'en voudra si je demande ? Peut-être que j'étais pas censé savoir ça. Bon, tant pis, je demande quand même. J'ai envie de savoir. Je demande à voix basse comme si c'était un secret.

« Sirki, ton chez toi il te manque ? Tu viens pas de Dexia, hein ? »

J'ajoute vivement d'une voix beaucoup plus sérieuse.

« Je jure que je dirais rien, devant les déesses. Devant le grand patron si je pouvais ! »

Je me calme un peu et lui adresse un sourire tout doux.

« Le passé c'est muhraj, parfois c'est difficile d'en parler. C'est comme un washa. On vit avec et on meurt avec. Faut s'y faire. Faut rien regretter et faut aller de l'avant. C'est oumma qui me l'a apprit et j'ai suivi sa leçon, je l'ai laissée derrière moi. »

Je lève les bras et je les croisent derrière ma tête. En regardant au plafond je me dis que c'est plus amer que je pensais de dire ça. Je sais pas si j'aime oumma ou si je la déteste, j'ai jamais su. Je suis parti de Proodos en sachant rien et je suis pas plus avancé maintenant. Je sais toujours rien.

« Et toi, tu manques à personne ? »
Athanasia
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Ô exquise Allégresse ! Laisse-nous donc nous envoler !  EmptyLun 25 Mai - 16:22
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La jeune femme laissait le mercenaire réfléchir à la question qu’elle lui avait adressé. Quelle étrange soirée. Les voilà qui discutaient, paisiblement, de leur passé respectif. Athanasia baissait sa garde, mettant une part de sa méfiance de côté. Elle se disait que ce comportement, imprudent, devait être dû aux restes de substances dans son système, même si elle savait, au fond, que la présence de Nyr n’était pas désagréable.

Toutefois, même sans qu'elle ne soit en pleine possession de ses moyens, les vieilles habitudes de la jeune femme étaient encore bien présentes. Elle essayait donc, alors que le silence régnait dans la pièce, de sonder l’état d’esprit de Nyr.

« C'est compliqué, okhti... C'est...En fait, je sais pas. C'est pas vraiment la peine que Proodos me manque si je manque pas à Proodos non ?  Enfin, je veux dire que je manque sûrement à personne là-bas, je suis mieux ici.»

Le ton du jeune garçon à la peau dorée n’était pas très assuré. Il semblait chercher les bons mots, à tâtons, prenant son temps pour penser aux paroles qu’il allait lui dire. Vu le sujet qu’ils abordaient, c’était compréhensible.

« Sirki, ton chez toi il te manque ? Tu viens pas de Dexia, hein ? »

Ce ton confidentiel éveillait chez Athanasia, de l’amusement, mais aussi, la suspicion. Son besoin de se protéger du monde extérieur et des autres, revenait à la simple mention de ses origines. Instinctivement, elle sourit froidement à Nyr.  S’ouvrir pour se refermer aussi vite, tel était le quotidien d’Athanasia. Dès que quelqu’un essayait de gratter un peu trop loin, elle se reculait, montrant les crocs.

Elle devait l’avouer, elle n’avait été très prudente durant toute cette soirée, ces interrogations étaient dues aux erreurs qu’elle avait commise. C’est pourquoi, patiemment, elle attendit la suite des questions de Nyr avant de décider les réponses qu’elle lui accorderait et celles qu’elle garderait précieusement pour elle.

« Je jure que je dirais rien, devant les déesses. Devant le grand patron si je pouvais ! Le passé c'est muhraj, parfois c'est difficile d'en parler. C'est comme un washa. On vit avec et on meurt avec. Faut s'y faire. Faut rien regretter et faut aller de l'avant. C'est oumma qui me l'a apprit et j'ai suivi sa leçon, je l'ai laissée derrière moi. »

Moqueur plissement des yeux lorsqu’il évoquait les fameuses Déités. Nyr impliquait souvent les Déesses dans ses paroles. C’était fort amusant. Cette étincelle disparut à l’instant même où, il mentionna le « Grand Patron ». Attentive, elle ne lâchait le Proodosien du regard. Elle cherchait à déceler le mensonge dans sa voix. En temps normal, elle aurait complètement ignoré Nyr, toutefois, dans la situation actuelle, après ce qu’elle lui avait fait subir, elle pouvait au moins lui accorder quelques informations sur elle.

« Et toi, tu manques à personne ? »

Durant sa réflexion, Nyr lui posait une ultime interrogation qui la fit pouffer de rire. Incapable de contenir cette spontanée réaction, elle laissait s’échapper un ricanement. La question était légitime, plutôt logique même. La réponse à celle-ci, malheureusement, était plutôt cruelle, décevante ? Elle ne savait pas trop comment qualifier la triste réalité des choses, ce qui étrangement l’amusait. Soupirant, elle se redressait, appuyant son dos contre le mur rugueux.

Un froid rictus bordait toujours ses lèvres alors qu’elle offrait quelques réponses à son collaborateur :

« En effet, je ne viens pas de Dexia et j’apprécierais que tu gardes cette information pour toi. Je suis prête à payer ton silence sur ce sujet. Pour ta propre sécurité, Nyr, il vaut mieux que tu te tiennes loin du Grand Patron. »

Au fil de la discussion, son visage se faisait de plus en plus sombre, et sa moue plus amère.

« Ta oumma est une femme bien sage. Allez de l’avant, est un bon conseil, en effet… »

Un bon conseil qui n’était pas toujours possible. À son tour, elle fixait le sol. Comment pouvait-elle manquer à quelqu’un ? Tous ses proches étaient morts. Décimés. Enfin, presque tous. Cette pensée lui arrachait un ricanement morose.

« Je ne manque à personne… Non, il est possible que je manque un tout petit peu à, un certain individu, toutefois, je pense que mon existence est pour lui plus une damnation qu’une bénédiction. »

Une lueur troublée s’était installée dans son regard. Elle clignait des yeux afin de la chasser avant de se tourner à nouveau vers Nyr, haussant les épaules.

« Je n’ai pas de chez moi. Ma résidence actuelle est à Dexia, mais elle n’est que temporaire. Je sais qu’un jour je quitterai Emporos et ça ne sera certainement pas pour retourner de là où je viens. »

À cette pensée, elle sourit doucement.

« Lorsqu’il sera temps pour moi de partir, il n’y aurait plus rien, là-bas. Plus rien pour moi. »

Elle avait hâte de savourer le fruit de sa vengeance loin de ses terres d’origine. Elle parlait en énigmes. Égoïste, elle avait voulu en savoir plus sur Nyr, mais n’était pas réellement prête à se dévoiler en retour. Pour la première fois depuis longtemps, elle était fatiguée, quelque peu épuisée d’être perpétuellement sur ses gardes, de ce fait, elle avait été un peu plus bavard que prévu. Une contraction de son estomac lui rappelait, gentiment, que parler trop était douloureux.

« Que fais-tu avec Theo, Nyr ? Je ne savais pas que vous étiez si… proches ? »

Theo était un de ses subalternes par... alternance ? Elle ne savait pas réellement comment qualifier le jeune homme. Il lui arrivait de parfois recourir à ses habiles capacités de voleur, parfois, il était ses oreilles. La rousse ne savait pas que ces deux là étaient assez intimes que pour voyager ensemble. Curieuse, elle ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur la nature de leur relation…

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01/04/2020

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muhraj, muhraj....

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« En effet, je ne viens pas de Dexia et j’apprécierais que tu gardes cette information pour toi. Je suis prête à payer ton silence sur ce sujet. Pour ta propre sécurité, Nyr, il vaut mieux que tu te tiennes loin du Grand Patron. »

Voilà que sirki fait encore la grimace. Je hausse un sourcil et lui tire la langue. J'aime pas ce qu'elle veut dire sans le dire. Sous-entendre...C'est le mot que je cherchais.

« Okhti, j'ai une tête de balance ? Je veux pas voir le grand patron non-plus mais si je devais venir le voir un jour et jurer que je dirais rien, je le ferais. »

Je la regarde d'un air boudeur, j'aime pas qu'on me dise que je suis une balance, je sais garder des secrets. Et j'ai aucun intérêt à dire d'où viens sirki, sans doute que ça intéresse des gens, mais c'est gens-là m’intéressent absolument pas.

« Ta oumma est une femme bien sage. Allez de l’avant, est un bon conseil, en effet… »


Je grimace un peu. Oumma, sage ? C'est une mangeuse d'hommes. Et de femmes aussi. Elle a de sage que ses paroles et son comportement d'empoisonneuse. Elle est sage que quand ça l'arrange. C'est une wlaad dans un corps de nin. Je rigole un peu en me rappelant de toute ses bêtises et je regarde sirki avec un sourire malicieux.

« Je ne manque à personne… Non, il est possible que je manque un tout petit peu à, un certain individu, toutefois, je pense que mon existence est pour lui plus une damnation qu’une bénédiction. »

Ma grimace change de sujet. Elle devient moins drôle, je marmonne.

« Ce serait pas le premier raaj à qui il manque une épine dans son pieds... »

Je parle de moi et d'Anu. Si son raaj est comme moi, alors forcement, il va souhaiter très fort de revoir sirki alors que c'est pas dans son intérêt. En gros, c'est un saadash. Je suis un saadash.

« Je n’ai pas de chez moi. Ma résidence actuelle est à Dexia, mais elle n’est que temporaire. Je sais qu’un jour je quitterai Emporos et ça ne sera certainement pas pour retourner de là où je viens. Lorsqu’il sera temps pour moi de partir, il n’y aurait plus rien, là-bas. Plus rien pour moi. »

Je hoche la tête. Sirki a ses plans, j'ai les miens. Et même si les miens sont pas aussi claires que les siens, je comprends ce qu'elle veut dire. C'est fuir en marchand en avant, penser que derrière toi c'est pas ta maison ça aide à pas te retourner. Et se dire que la maison que tu quittes est vide, ça aide aussi à pas s'attacher. Mais peut-être que sirki sera déçue de voir que peu importe la maison que tu quittes, il y aura toujours quelque chose qui viendra à manquer.

Sirki grimace. Mince, j'espère qu'elle va pas vider son estomac sur le sol...

« Que fais-tu avec Theo, Nyr ? Je ne savais pas que vous étiez si… proches ? »


« Naah~ »

Je regarde Theo puis je regarde sirki. Je croise les bras et je regarde le plafond. J'essaye de réfléchir. On est des amis qui se bisoute et qui se touche bizarrement ? Non, je peux pas dire ça, sirki va se moquer de moi. Je me contente de la regarder d'un air pas très sur de moi en disant juste.

« C'est compliqué... »

Je suis un peu en train de réfléchir à une réponse mieux. Mais j'en trouve pas.

« On est amis et on travaille ensemble, je pense. C'est le principal de ce qu'on fait ensemble. »

Puis je me dis que sirki est peut-être en train d'essayer de détourner mon attention et je rouspète en notien.

« Bon, j'ai compris, okthi, tu va pas vomir devant moi mais il faut te reposer ! Tu dois avoir une chambre à l'auberge non ? Je pense pas que tu veuille dormir ici. »

Puis ensuite, je la regarde dans les yeux et je dis d'un air très sérieux.

« Et si tu veux vraiment acheter mon silence, t'as qu'à me payer un autre verre de liqueur de prune ! »

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