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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr]

Tibère
Tibère
37
15/04/2020

Feuille de personnage
Âge: 26 ans
Métier: Diplomate
Couleur: #cc6600
POLITICIEN
Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyJeu 16 Avr - 16:11
Des serpents sous le soleil d'AlasyaAn 1157, Bénédiction de Ross. Quelque part au cœur d'Emporos...

En cette fin de la Bénédiction de Ross, Tibère pouvait constater avec soulagement que la fin du Repos se faisait ressentir. Enfin. Certes, le temps en Dexia était sans conteste le plus agréable de l'ensemble des pays du Nord, mais il n'en demeurait pas moins que le vent y était plus froid que dans sa Proodos familière. Il avait même dû à son grand déplaisir faire l'acquisition d'un épais manteau qu'il trouvait résolument encombrant - inutile de préciser que cette pensée était vaguement ridicule quand on considérait l'imposante et lourde armure qu'il revêtait volontiers en temps de guerre.

Les négociations en cours pour l'établissement d'un traité durable entre Dexia et Proodos laissaient présager un beau succès. Tibère n'aurait pas cru que l'affaire prendrait une tournure si positive. Lui n'avait qu'un rôle extrêmement mineur dans toute cette histoire, ce qui ne le prenait aucunement par surprise : du haut de ses vingt-six ans et de son manque de réelles expériences dans la politique, il lui paraissait logique qu'il n'ait pas à s'investir énormément dans le traité. Il était davantage ici en tant qu'observateur et pour apprendre les ficelles du métier. Oh, il avait bien à s'entretenir avec diverses figures locales et une poignée de marchands fortunés pour évoquer certains détails de l'accord commercial, mais cela ne demandait aucune compétence particulière. En dehors de connaissances solides sur les deux pays et d'un certain sens de la persuasion, bien entendu.

L'après-midi tirait sur sa fin comme le témoignait le soleil qui déclinait lentement mais sûrement. Tibère marchait d'un pas sûr dans la grande cité. Cela faisait plusieurs semaines qu'il était arrivé ici et il commençait à situer les environs. Les villes proodosiennes demeuraient inimitables à ses yeux, mais il devait admettre qu'Emporos ne manquait pas de charme. Il ne pouvait dire qu'il se sentait comme chez lui puisque ce n'était pas le cas - il parlait suffisamment bien Alasyen pour se faire comprendre mais les sonorités plus gutturales des langues de l'Empire lui manquaient. Par ailleurs, le choc culturel demeurait conséquent, même si Tibère était trop occupé pour réellement s'en soucier. De toute façon, se mêler aux habitants de Dexia était la dernière de ses priorités. Que ce soit ici ou à Proodos, il ne manquait pas de se faire remarquer par son exubérance, sa prestance altière et ses habits ostentatoires. Il était étranger ; cela était un fait qu'il ne souhaitait pas dissimuler.

À vrai dire, ce début de soirée l'emplissait de bonne humeur, ce qui était toujours une excellente nouvelle pour ceux qui avaient l'absolu plaisir de le croiser. Les excès de colère subits dont il avait l'habitude quand il se levait du mauvais pied n'étaient un secret pour aucun de ses proches ; au contraire, lorsqu'il était dans un état d'esprit positif, sa compagnie pouvait s'avérer agréable bien que toujours capricieuse. Là, pour la première fois depuis un certain temps, le jeune diplomate se promenait seul - ni serviteurs, ni interprète qui le suivaient comme son ombre. Et pour cause : il avait rendez-vous avec un Notien, comme lui. Le lieu ? Un parc ombragé et étonnamment calme étant donné qu'il se trouvait à proximité d'une grande rue commerçante de la ville. Et ce fameux Proodosien... ? Un jeune mercenaire, mais un jeune mercenaire bien particulier. Tibère trouvait le personnage assez amusant et efficace pour décider de recourir à ses services quand il avait appris qu'il se trouvait lui aussi dans la capitale Dexienne. En effet, l'établissement d'un nouveau traité avait beau être une idée plutôt bien accueillie, ses détracteurs - qui venaient autant des deux contrées concernées que de Tharros et, plus rarement, de Sofia - savaient se faire entendre, au grand dam de la délégation proodosienne et du fougueux Tibère. Il avait repéré quelques grandes gueules de moindre importance mais trop déterminées à créer la discorde pour qu'il puisse les laisser s'en tirer à bon compte.

Tibère ne tarda pas à arriver sur le lieu du rendez-vous. Personne... ? Était-il le premier arrivé ou le mystérieux mercenaire lui faisait-il une blague d'un goût douteux ? Il croisa les bras, s'adossant à un arbre se trouvant miraculeusement là, promenant l'air de rien son regard pourpre sur les environs. On ne pouvait pas dire que sa tenue était discrète mais au moins était-elle moins colorée et compliquée que son standard vestimentaire.

« Ce chenapan a intérêt à apparaître vite », marmonna-t-il pour lui-même dans sa langue natale. Hors de question de s'attarder trop longtemps dans ce parc habituellement fréquenté par ces cul-terreux d'autochtones nordiques.
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Nyr
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyJeu 16 Avr - 17:40

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira
Pas une bonne journée. Non, non, non. Arnaqué, je me sentais complètement arnaqué. Ah, certes, je serais payé mais ma proie était du Magistrat. Moi qui ne voulait rien avoir affaire avec eux ni avec aucun autre de mes compatriotes. Il semblerait que darija Zeeva ait des yeux partout, même en Alasya. Enfin c'est bizarre, si elle aurait voulu m'envoyer Anu, elle se serait pas gêner. C'est pour ça que j'ai quand même décider de venir au rendez-vous avec mon employeur.

Tibère Ur-Nungal, j'pensais pas le revoir un jour lui...Diplomate qu'il est aujourd'hui, m'est d'avis qu'il a un caractère un peu fort pour traiter de ce genre d'affaire, mais darija aime bien ce genre d'homme. Et je pense pas qu'elle veuille adresser un message amical à qui que ce soit.  Je sais même pas pourquoi elle s’intéresse à ce continent en fait, j'en aurais sans doute appris d'avantage en tant qu'empoisonneuse impériale, mais être un garçon et un mercenaire me convient bien mieux que tout cela.

En fait, ce qui me fait le plus peut, ce soit qu'oumma Saanvi ait quelque chose à faire avec tout ça. J'ai peur qu'elle s'inquiète encore pour moi. Je n'ai aucune envie qu'on s'inquiète pour moi, ce serait un frein des mes chasses à l'homme. Et moi j'ai besoin d'argent. De nourriture, d'un lit et d'un bon bain.

Quand je suis arrivé, khaal Ur-Nungal était pas là, j'ai décidé de grimper dans l'arbre le plus proche et mettre le crocus du Repos dans mon herbier personnel : un vieux livre de prières bizarres pour la divinité Ilios locale. Au moins, comme ça, ça servira à quelque chose. Pendant que l'installe tranquillement ma plante dans son écrin de papier, j'en profite pour lire les quelques paroles tachées de chlorophylle et de sève encore lisibles.

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point... »


L'y comprends vraiment rien à cette Ilios. Un coup elle sait ce qu'elle veut, l'autre coup elle change d'avis. Pas une déesse à qui on peut se fier, m'est d'avis. Perdu dans la lecture je m'aperçoit même pas que quelqu'un s'est adossé à mon arbre, je baisse légèrement la tête. Cheveux dorés et yeux rouges, comme Anu. Je retient mes tremblements.

Alors finalement ils m'ont envoyé Anu hein... ? Non attends, c'est khaal Ur-Nungal, il est là, il m'attends.

« Ce chenapan a intérêt à apparaître vite »


Surprise, il parle la langue du sud, le khaal. Je hausse les épaules, ferme mon herbier d'un coup sec, le range dans la sacoche et en profite me faire basculer de coté, me retrouvant la tête en bas, à une vingtaine de centimètres de monsieur le diplomate. Je lui répond donc de mon habituelle voix fluette et "féminine".

« C'est toi qu'est en retard, mon oncle. La prochaine fois, regarde dans les arbres. »


La langue Notienne coule sur mes lèvres comme un fin filet d'eau fraîche, je mentirais si je disais que la parler ne me réconfortais pas.

« J'ai les infos, pour ta proie, mais tu préfère peut-être un endroit plus privé, c'est important. »


Toujours en Notien, un sourire étrangement doux sur les lèvres.

D'un geste agile, je me laisse retomber au sol, sur les jambes, pile devant mon employeur. Je prends le temps de m'étirer avant de lui murmurer à voix basse. Le plus bas que je peux, presque inaudible, sauf pour lui, vu qu'il est le seul à avoir besoin de ces infos.

« Une nouvelle recrue de tu-sais-quoi, ils préparent quelque chose, m'est d'avis... »


Tu-sais-quoi ? Le Magistrat bien-sur. Je ne sais pas ce qu'ils sont venu foutre ici mais si ils entrent dans la danse, on va bien s'amuser. Je lui tend le sac de documents trouvés sur la proie ainsi qu'un autre sac pour prouver mon méfait. Cette fois j'ai choisit la main, plus facile à couper. J'y ai trouvé un étrange tatouage d'ailleurs, ça pourrait aider.

« Juste une dernière chose, mon oncle, tu viens de la part de tante Zeeva ou de mère Saanvi ? »


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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 17 Avr - 7:33
Des serpents sous le soleil d'AlasyaLe vent du soir propre à ce pays, frais et insidieux, se levait sur la ville. Il filait entre les maisons, se perdait au détour d'une rue, chatouillait les feuilles des arbres dans un léger bruissement, pour finir par soulever les épaisseurs de tissu qui recouvraient le corps du diplomate. Il ne retint pas un frisson, autant d'agacement que de froid. L'impatience commençait à gagner ses prunelles rougeoyantes, ne se transformant pas encore en colère cependant. Et alors qu'il commençait à se demander si le rendez-vous n'était pas repoussé pour X raisons - comme quoi, l'attente n'était franchement pas son fort -, il eut l'impression étrange de sentir le tronc dans son dos vibrer. Le vent... ? Bon, il ne fallait quand même pas abuser, c'était moins une tempête qu'une brise. Il décida donc de mettre d'autorité cette vibration impromptue sur le compte d'une imagination débordante. Le silence s'étira... jusqu'à ce qu'il sente de nouveau un choc. Il fronça les sourcils, perplexe. Qu'est-ce que...

Il manqua de sursauter quand un visage apparut juste sous son nez, occupant une majeure partie de son champ de vision. Une voix féminine résonna distinctement à ses oreilles, dans un Notien délicieux de familiarité.

« C'est toi qu'es en retard, mon oncle. La prochaine fois, regarde dans les arbres. (Une brève pause.) J'ai les infos, pour ta proie, mais tu préfères peut-être un endroit plus privé, c'est important. »

Tibère devait admettre qu'il ne s'attendait pas à une telle apparition. Il s'était décalé d'un pas par réflexe devant ce qui aurait pu être une menace ennemie, avant de reconnaître la personne qui lui faisait face. Il se souvenait très bien de ces traits juvéniles et androgynes, de cette peau mate, de ces yeux d'un vert vif et surtout de cet air fripon. Quant à la voix... Eh bien, il s'en rappelait également parfaitement, mais c'était toujours surprenant d'entendre des intonations féminines sortir de la bouche de ce grand garçon.

Pendant qu'il observait Nyr - car le curieux personnage était bel et bien le mercenaire qu'il attendait - retomber souplement sur ses pieds, une lueur étincela furtivement au fond de son regard rouge aux impertinentes paroles de l'apprenti-empoisonneur. Ce n'était pas exactement de la colère, car le comportement de son interlocuteur l'amusait plus qu'autre chose. Mais ça s'en rapprochait, puisque Tibère, lorsqu'il réagissait spontanément à quoi que ce soit, réussissait difficilement à faire transparaître autre chose qu'une sorte de courroux explosif. Il n'était pourtant pas spécialement furieux de la familiarité dont Nyr faisait preuve - il savait que c'était la façon de s'exprimer des tribus nomades de la Notia -, ni du quasi-ordre que son cadet venait de lui donner, ni de...

Bon, si, il était un peu en colère tout de même, mais le plaisir de voir un visage connu et d'entendre une langue familière le lui fit oublier momentanément.

« J'avais oublié que tu tenais plus de l'écureuil que de l'homme », riposta-t-il avec humeur, dissimulant sa fierté blessée de s'être laissé aussi bêtement surprendre derrière un ton sec.

Puis ses traits altiers prirent une expression inquisitrice à la remarque de Nyr. Important, qu'il disait... Si ça l'était, il avait raison : autant en discuter dans un endroit où personne ne pourrait les entendre et les voir. Rares étaient les Alasyens à parler le Voreianais, plus rares encore étaient-ils à avoir appris le Notien, mais deux précautions valaient mieux qu'une. Le murmure du jeune mercenaire ne manqua ensuite pas de se faire figer le diplomate proodosien, et il comprit soudainement mieux la prudence de son cadet. Le Magistrat. Encore lui. L'impératrice ne semblait pas s'inquiéter de ce groupe de fauteurs de troubles, mais si ses membres avaient la fâcheuse idée de se mêler des affaires de l'Empire sur les terres dexiennes, ça pouvait poser un vrai problème à Proodos. Ce fut donc les sourcils froncés que Tibère se saisit du sac tendu par Nyr, ne prenant pas la peine d'en vérifier le contenu dans l'immédiat.

« Ces gueux ne savent pas rester à leur place ! s'exclama-t-il d'une voix vibrante d'indignation. Leur stupidité n'a d'égal que leur impudence s'ils croient pouvoir faire de l'ombre à l'Empire. »

Serrant les dents, il se força néanmoins à se calmer étant donné que Nyr n'avait fait que son travail. Il réfléchissait déjà sur le lieu où ils pourraient se rendre, prêt à jeter son dévolu sur la demeure qui lui avait été allouée, quand l'empoisonneur reprit la parole. Sa voix légère paraissait subitement plus sérieuse.

« Juste une dernière chose, mon oncle, tu viens de la part de tante Zééva ou de mère Saanvi ? »

"Tante Zééva" ou "mère Saanvi". Tibère avait certes grandi en Notia mais il ne s'était que très peu aventuré dans les toundras. C'était donc toujours perturbant que d'entendre ce dialecte qui ne versait pas vraiment dans le cérémonieux. Il haussa un sourcil, seule manifestation de sa surprise à cette interrogation.

« Dis moi, mercenaire, pourquoi ne pourrai-je pas être venu de ma volonté propre ? s'enquit-il avec un rictus amusé. Je n'ai pas eu l'honneur de m'entretenir avec la maîtresse des poisons et avec Sa Majesté impériale avant de quitter Aimah. Mais tu sais aussi bien que moi que leurs pouvoirs sont grands, et que l'une d'entre elles a peut-être voulu notre rencontre en ces lieux. »

Il haussa les épaules à ces mots. Les affaires que pouvait avoir Nyr avec l'impitoyable Zééva Burkzavra et l'empoisonneuse impériale l'importaient peu et ne le concernaient pas. Il avait déjà assez à faire, surtout si ce satané Magistrat pointait le bout de son nez.

« Suis-moi », ordonna-t-il d'un ton impérieux en pivotant sur ses talons.

Direction la confortable suite à laquelle il avait eu droit en sa qualité de diplomate proodosien, située à une dizaine de minutes de là. Il avait daigné laisser au personnel affecté aux figures politiques de l'Empire quartier libre, si bien que seul Amos, un bonhomme gringalet d'une quarantaine d'année lui servant autant de serviteur que d'interprète, devait s'y trouver.

Ils ne tardèrent pas à arriver, et Tibère les fit entrer par la porte arrière, moins offerte à tous les regards que l'entrée principale. Il congédia Amos d'un geste quand il le vit apparaître avec cet horripilant air servile, laissant Nyr s'installer dans ce qui lui servait à la fois de bureau et de salon. Située au premier étage, la pièce était juxtaposée à sa chambre et à un large balcon donnant sur la rue. Il glissa une oeillade au mercenaire tandis qu'il ouvrait le sac qu'il lui avait rapporté, devinant déjà ce qu'il allait y trouver.

« Alors ? Ces informations ? Parle. »

Il finissait de dénouer le cordon, clignant simplement des yeux en y découvrant une main coupée. Le diplomate hocha la tête. C'était une preuve acceptable. Puis il s'intéressa aux documents trouvés sur le corps de la victime des talents de Nyr.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 17 Avr - 11:41

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira
Un écureuil ? Naah~ c'est un compliment ça. Les écureuils sont discrets, je ne pensais pas que khaal Ur-Nungal était du genre à complimenter. Mais bon, si il dit que je suis un écureuil, mieux vaut ne pas le contredire. Je hoche la tête en écoutant sa réponse à ma question, il en sais rien, moi non plus. Ça leur ressemble bien au deux frangines de faire des coups comme ça.

« Bah, manipulé pour manipulé... »


J'ai dis ça à haute voix ? Mince. Ah, non, khaal Ur-Nungal a pas écouté. Il a l'air énervé. Il n'aime pas le Magistrat. Moi non-plus. Ils rendent les choses plus compliqués pour moi. Peut-être que dans leur tête de mouche ils rendent justice à quelqu'un ou quelque chose mais dans les faits ils foutent plus le bordel qu'autre chose. Sur ces pensées, je suis le diplomate comme il demande, après tout, il ne m'a pas encore payé et je ne lui ai pas encore fais mon rapport. On va faire d'une pierre deux coups.

Je salue le domestique au passage avant que khaal « je suis tout le temps en colère » ne le chasse. C'est vrai que le sujet est important ceci dit. Il me laisse le temps de m'enfoncer dans l'un des canapés et de croiser les bras au dessus de ma tête avant de me demander la fameuse question :

« Alors ? Ces informations ? Parle. »


Je soupire, embêté, tout est dans les papiers mais bon...

« Naah~, du calme, je n'ai rien à cacher et je veux mon argent. Tout d'abord, j'ai fait comme tu avais dis, mon oncle, j'ai traqué Minarzawal jusqu'à Sitari. J'ai appris qu'elle se rendait à Tharros sous une fausse identité. Dans les papiers c'est écrit qu'elle va y rencontrer son correspondant dans l'auberge de la Sirène de Nacre à la capitale. Aucune info sur qui c'est mais bon... »


Nouveau soupire, je me gratte la tête. Ça sent mauvais cette histoire, j'aime pas tellement être impliqué dedans mais bon. L'argent...

« Tharros quoi... »


Je n'ai rien d'autre à ajouter, Tharros ne nous aime pas, c'est tout ce que je sais. Areng, leur roi, encore moins. Et en plus d'avoir un nom moche il a les nerfs encore plus vifs que khaal Ur-Nungal, pas un type très fréquentable m'est d'avis. D'ailleurs, en parlant de khaal, il regarde les documents. Je lui en ai fais un rapide résumé mais j'ai oublié de lui préciser quelque chose sur l'un d'entre eux.

« Il y a aussi un papier écrit en charabia, il a l'air important. Ça pourrait être du Dytikien mais ça pourrait tout aussi bien être un code. Je pense que tu es plus intelligent que moi de ce coté. »


J'espère que c'est la première option honnêtement parce que si ils s'amusent à faire des codes c'est qu'ils manigancent vraiment pas de bonnes choses. Et surtout qu'ils gagnent en puissance. Donc plus d'emmerdes. Puis je ne les imaginaient pas avoir des liens à Tharros. Ceci dit, ce serait bête de leur par de ne pas au moins essayer.

« Tu veux savoir quelque chose d'autre ou on peut discuter du prix ? »


Naah~

Avec toute ces bêtises, je veux au moins un bon repas dans la meilleure auberge d'Emporos.


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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 17 Avr - 15:23
Des serpents sous le soleil d'AlasyaLe diplomate continuait de parcourir rapidement les documents tout en écoutant attentivement Nyr. Ainsi donc, il était allé jusqu'à Sitari ? Si ses enseignements autour des différents pays d'Alasya étaient corrects, c'était un village situé au Nord d'Emporos, auquel on pouvait accéder en quelques jours de chevauchée. Son regard rouge délaissa brièvement les documents qu'il tenait à la main quand il fut question de Tharros. Ce royaume barbare, situé à l'Ouest du continent, était de toute évidence le plus belliqueux des potentiels futurs ennemis de l'Empire. Le plus puissant aussi sur un plan militaire, sans doute. Dexia était riche mais son armée, ridicule. C'était la principale raison pour laquelle l'Assemblée des Dix voyait d'un si bon œil le traité avec Proodos, et ce n'était un secret pour personne.

« Tharros... » répéta-t-il pour lui-même, une lueur orageuse au fond de son regard, tandis que sa poigne se resserrait sur les liasses de feuilles dans un bruissement.

Si le Magistrat voyait en Tharros un allié pour nuire à l'autorité impériale, ce n'était pas bon signe. Tibère n'était pas véritablement inquiet puisqu'il avait confiance en la toute-puissance de Proodos ; il n'en demeurait pas moins que sur ce continent qui ne reconnaissait pas totalement la supériorité du conquérant du Sud, aucune menace n'était à écarter. Toute sa bonne humeur de sa promenade en solitaire dans la grande cité s'était envolée. Le sujet était sérieux et les nouvelles, mauvaises, à son grand déplaisir.

« Il y a aussi un papier écrit en charabia, il a l'air important, poursuivait le mercenaire. Ça pourrait être du Dytikien mais ça pourrait tout aussi bien être un code. Je pense que tu es plus intelligent que moi de ce coté.

- Oh ? » se contenta-t-il de répondre alors qu'il survolait les derniers écrits d'un œil froid et concentré.

Ah. Celui-ci. Il souleva à hauteur de visage une feuille épaisse et froissée emplie d'une écriture fine et serrée. Il plissa les yeux en essayant de déchiffrer les premiers mots qui venaient mais renonça vite. Effectivement, c'était du charabia, et Tibère n'en comprenait pas un traître mot. De ce qu'il pouvait juger avec ses connaissances plus que sommaires concernant ce dialecte trouvant racine à l'Ouest de Proodos, ce n'était certainement pas du Dytikien. Il avait envie de croire que cette mystérieuse langue n'était qu'un des autres idiomes mineurs de l'Empire mais c'était peu probable. Malheureusement, Nyr avait probablement raison : ça devait être un code, et qui disait code disait ennuis à l'horizon. Il grommela dans sa barbe et passa une main gantée d'acier doré sur son visage. Cette histoire le fatiguait déjà.

Il se reprit à la question de Nyr. L'empoisonneur gardait la tête sur les épaules. Tibère le toisa un instant de son regard pourpre sans répondre, avant de glisser sa main dans le sac et d'en sortir le membre découpé. Une grimace déforma brièvement ses traits altiers mais il ne réagit pas davantage alors qu'il analysait la main inerte sous toutes ses coutures. Ce tatouage...

« Ce tatouage, il ne te dit rien ? » demanda-t-il de but en blanc.

Lui avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part - dans un des nombreux livres qu'il avait écumés, peut-être. Il devrait essayer d'interroger les érudits prodosiens qui faisaient partie de la délégation pour le traité. Ils en savaient probablement davantage que lui sur le sujet. Il remit la main amputée dans le sac, refermant d'un geste sec le cordon. Puis il sortit de sa veste une bourse. Un léger tintement accompagna son mouvement, ne laissant aucun doute sur la nature sonnante et trébuchante de ce qui s'y trouvait. Il jeta dans un geste négligent la bourse à Nyr, qui l'attrapa adroitement à la volée.

« La somme initiale prévue par notre accord y est. Mais je suis conscient que tu as été particulièrement efficace, que tu as fait un long chemin et surtout que tu te retrouves mêlé à ces barbares détestables du Magistrat et de Tharros. »

Nyr ne s'en rendait peut-être pas compte mais Tibère venait de lui faire à sa manière un compliment, ce qui n'était pas donné à tout le monde. Le diplomate s'assit prestement dans l'un des fauteuils du salon, faisant face au jeune mercenaire. Il croisa les jambes et joignit ses mains gantées devant lui. Il avait posé les documents sur une table à sa droite.

« Combien veux-tu ? »

L'argent n'était pas un problème pour lui et il sentait qu'il risquait d'avoir de nouveau recourt aux services de Nyr. L'affaire devenait délicate et il n'avait pas envie de laisser des natifs d'Alasya s'en occuper. S'il l'avait pu, il se serait rendu lui-même à la capitale tharrosienne pour régler cette histoire mais il savait que cela outrepasserait bien trop ses droits.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 17 Avr - 16:48

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

« Ce tatouage, il ne te dit rien ? »


Silence. Hochement de tête sur le coté. Je plisse les yeux, observe bien le motif. Quelque chose de Notien... ? C'est vague mais oui, ça me dit quelque chose.

« Et bien, à vrai dire, oui mais...Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Quelque chose de Notien je dirais. Mais quand à savoir ce que ça signifie...C'est pour ça que j'ai choisi la main, le tatouage pourrait nous aider...Enfin, t'aider. Ce ne sont pas vraiment mes affaires. »


En toute honnêteté. Mon khaal peut être un très bon client, j'ai d'autres contrats à exécuter. Pour l'instant, je reste à Dexia mais je prévois une escapade en Sofia dès que l'occasion se présentera. J'ai toujours rêvé de voir le froid et les montagnes de ce pays. Et il paraît qu'on y chasse une bête, non...Un monstre ! Qui sait, je pourrais prendre part à cette chasse ? Si cela peut se montrer lucratif et digne d’intérêt.

Interrompu dans mes pensées par le bruit des pièces et d'une masse qu'on lance, je m'empresse d'attraper la bourse que khaal Ur-Nungal m'a si généreusement envoyé (presque dans la figure si je n'avais pas fait attention). Je regarde la bourse d'un air satisfait, rempli de pièces comme j'aime. Un bon repas en perspective et une chambre...Oh, je suis si pressé de me retrouver dans un lit parfumé de fleurs. Ce serait un véritable bonheur...

« La somme initiale prévue par notre accord y est. Mais je suis conscient que tu as été particulièrement efficace, que tu as fait un long chemin et surtout que tu te retrouves mêlé à ces barbares détestables du Magistrat et de Tharros. »


Surprise. Il me fait encore un compliment ? Il n'est pas dans son état normal, mon khaal. Quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête ? Il déprime ? Je penche la tête sur le coté, comme un chat perplexe. Je scrute son regard, j'essaye d'identifier ces émotions muettes qui m'échappent à longueur de temps.

« Combien veux-tu ? »


Mutisme. Mon regard se perd sur cette paire de gants toute dorée. Je n'avais jamais remarqué à quelle point elles étaient belles. Le reste de l'armure doit l'être également. Il doit avoir une sacré aura dans celle-ci, pas étonnant que darija Zeeva lui fasse confiance. Il en impose. Peut-être qu'il n'est pas vraiment ici uniquement pour faire le diplomate après tout...

« Mon oncle, je n'avais jamais remarqué à quel point ton armure était belle... »


Paroles à peine audibles et nouvelle période de silence. Mon esprit s'égare vers cette auberge de luxe qui sert le meilleur curry de bœuf que j'ai jamais goûté. Et leur chambre sont d'un luxe sans comparaison.

« Ce que je veux...Hum, je voudrais un bon repas Aux Délices d'Emporos. C'est quelque rues plus loin, une auberge de haute gamme, j'ai toujours rêvé d'y passé une nuit. »


Il s’attendait sans doute à autre chose, peu importe, je continue sans lui laisser le temps de répliquer, laissant une petite pause, tout juste suffisante pour qu'il enregistre bien le message.

« Tu penses toujours à Tharros, pas vrai ? C'est risqué. Même eux l'ont comprit, cette histoire de fausse identité, je ne sais même pas si ça aurait fonctionné. Surtout avec le manque de prudence dont ma proie a fait preuve. »


Je lui lance un regard doux, souriant, d'une honnêteté sans embrouilles dissimulées derrières.  

« Je sais que l'idée d'impliquer des étrangers te gène mais j'ai entendu dire qu'il y avait dans cette ville un réseau d'informations digne d'une toile d'araignée. C'est un secret que se partage quelque mercenaires. Je n'en sais pas plus mais il ne devrait pas être difficile pour toi de trouver ta voix de ce coté, mon oncle. »

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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptySam 18 Avr - 6:55

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Un tatouage d'origine notienne ? Ses yeux s'étrécirent. Interroger des érudits prodosiens sur ce symbole lui parut brusquement futile. De ce qu'il savait, ceux faisant partie de la délégation venaient tous de la capitale impériale et de ses alentours. Il devrait faire ses recherches lui-même. Comme s'il avait du temps à perdre dans ce genre d'entreprises... Par ailleurs, si Nyr ne se fourvoyait pas, cela signifiait que cette Minarzawal qu'il avait fait assassiner venait, comme lui, de Notia. Oh, il ne regrettait pas sa décision ; en tant que membre ou tout du moins sympathisante du Magistrat, elle n'était qu'une vermine qui méritait de mourir comme telle. Mais une vermine notienne. Honteux. Elle humiliait les siens.

Le jeune mercenaire semblait surpris par sa question. Quoi ? Qu'avait-il dit de si étonnant ? N'était-ce pas normal récompenser une mission rondement menée, surtout si on risquait de se faire de nouveaux ennemis ? Le regard vert empli de vivacité paraissait vouloir le sonder... jusqu'à ce qu'il accroche l'armure dont il ne se détachait que rarement des pièces protégeant ses avant-bras. La démarche était tout autant esthétique que pratique. Se promener avec sa fière lance Dingir aurait été trop martial pour un dignitaire en temps de relative paix, mais avec ses gants en acier il pouvait se défendre et même asséner quelques coups. Mieux valait prendre ses précautions en terre inconnue.

Le compliment pensif de Nyr le prit au dépourvu et il baissa les yeux sur ses avant-bras. Chose assez rare pour être souligné, ses prunelles rouges s'adoucirent, adoptant presque un air de... tendresse ? Son imposante armure était l'une de ses plus grandes fiertés. Il l'avait fait faite sur mesure par l'un des meilleurs forgerons de Proodos. C'était un gâchis de ne pas pouvoir l'arborer plus souvent.

« Tu as bon goût, mon garçon », observa-t-il d'un air agréablement surpris.

Sourire en coin, Tibère attendit que Nyr soumette son prix. Il ne s'attendait certes pas à ce qu'il lui réponde de la manière qui suivit :

« Ce que je veux... Hum, je voudrais un bon repas Aux Délices d'Emporos. C'est quelque rues plus loin, une auberge de haute gamme, j'ai toujours rêvé d'y passer une nuit. »

Il cligna des yeux, bouche bée. Le bonhomme semblait déterminé à vouloir le décontenancer. Mais il y avait quelque chose de si spontané et naïf dans cette demande qu'une furieuse envie d'éclater de rire lui chatouilla le nez. Il y aurait de toute évidence cédé si Nyr n'avait poursuivi presque immédiatement :

« Tu penses toujours à Tharros, pas vrai ? C'est risqué. Même eux l'ont compris, cette histoire de fausse identité, je ne sais même pas si ça aurait fonctionné. Surtout avec le manque de prudence dont ma proie a fait preuve. »

Le sourire de Tibère s'envola aussitôt. Le garçon était perspicace, il ne pouvait le lui retirer. En effet, cette Minarzawal n'avait pas témoigné de la plus grande discrétion. Un soupir lui échappa tandis qu'il détournait la tête pour contempler d'un air absent la grande ouverture donnant sur le balcon. Les rumeurs de la rue commerçante montaient doucement jusqu'à eux. Musique, cris, rires, agitation... Ces Dexiens étaient des imbéciles finis s'ils pensaient que l'alliance avec Proodos était synonyme de paix. Le diplomate n'avait aucune idée des motivations de l'impératrice Burkzavra mais elle manigançait quelque chose, c'était évident, et peut-être que Tibère trempait déjà dans ce "quelque chose" sans s'en rendre compte. Ça l'ennuyait, d'avancer ainsi à l'aveuglette.

« Il est vrai que ces saletés du Magistrat agissent de façon encore plus stupide que d'habitude. À croire qu'ils le font exprès. Quel intérêt de coder un message si leur messager se fait attraper aussi vite ? Je suis certain que même ce rustre de roi Areng n'approuverait pas des méthodes aussi indélicates, surtout vue l'insignifiance actuelle du Magistrat. Sauf si... »

Il laissa sa phrase en suspens. Sauf si le Magistrat en avait plus sous la main que ce qu'il laissait croire. Envisager cette possibilité le troubla. Lorsqu'il officiait dans l'armée, il avait pu participer à plusieurs reprises au démantèlement de différentes petites cellules de ces terroristes, entraînant invariablement la peine capitale pour leurs membres. Jamais il n'avait fait face à de grandes complications ; jamais non plus il n'avait eu vent d'un cerveau à l'origine de toutes ces manœuvres. Il n'avait donc a priori pas à s'inquiéter de leur minable stratégie de contacter Tharros. Et pourtant... Il sentait que des informations cruciales lui échappaient.

Comme si Nyr avait lu dans ses pensées, il évoqua un réseau d'informateurs englobant tout Emporos. Le regard de Tibère s'anima soudainement alors qu'il se redressait à moitié. Pour un peu, il se serait senti insulté par les paroles du mercenaire.

« Tu veux que je m'allie à de misérables Alasyens ? s'indigna-t-il en haussant impulsivement la voix. Ce sont des barbares indignes de se mêler des affaires de Proodos ! Les Dexiens sont incapables de se passer de l'Empire pour faire face à ces minables Tharrosiens. Comment pourraient-ils savoir quoi que ce soit sur le Magistrat ? »

Mais l'air bienveillant de Nyr ne tarda pas à désamorcer son courroux. Il se sentit subitement un peu stupide d'avoir réagi de la sorte aux paroles emplies d'une calme sincérité du jeune empoisonneur. Avec un soupir, il se laissa de nouveau tomber sur son fauteuil. Il se pinça l'arrête du nez dans un cliquetis d'acier doré. Des informateurs, hein... ? Ça l'agaçait mais s'il ne trouvait de son côté aucune piste dans les jours qui venaient, il lui faudrait peut-être envisager cette option. Il préférait encore faire appel à des Dexiens que laisser le Magistrat agir comme bon lui semblait.

« Soit. Tu as bien fait de m'en parler, je me pencherai sur cette option en temps voulu. »

Son regard rouge se perdit dans le vide. Aux Délices d'Emporos, qu'il disait ? Il eut un petit rire. C'était presque... attendrissant.

« Tu auras droit à ton repas et à une nuit dans cette auberge », déclara-t-il d'un air autoritaire en plantant son regard dans celui de son cadet.

Puis il marqua une brève hésitation. Après un silence qui pouvait à la fois tout et ne rien dire, il poursuivit sur un ton plus calme, plus neutre. Songeur.

« Que penses-tu d'Emporos ? »
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptySam 18 Avr - 9:20

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

Comme il fallait s'y attendre, mon khaal est énervé par ma proposition. Je le comprends, enfin, pas que j'adhère mais je comprends. Il n'aime pas l'idée de mêler des étrangers aux affaires de l'empire, c'est normal. Mais les étrangers dont je lui parle...Et bien disons qu'il vaut mieux que ça soit nous qui allions les voir que le Magistrat. Côtoyé que quelque fois, jamais des membres importants, que des sous-fifres et pourtant, toujours eu l'impression d'être une fourmi en comparaison. L'allié idéal pour khaal Ur-Nungal qui lui, n'aura sans doute jamais l'impression d'être une fourmi.

« Soit. Tu as bien fait de m'en parler, je me pencherai sur cette option en temps voulu. »


Je suis heureux qu'il se résigne à cette option. Les avoir contre lui aurait pu être un soucis. Et khaal Ur-Nungal reste une personne que j'apprécie. Autant se faire un ou deux ennemis à la fois, pas des centaines.

« Tu auras droit à ton repas et à une nuit dans cette auberge »


« Naah~ ! »


Exclamation de satisfaction. Je vais commander tout ce que mon estomac peut accepter d'avaler et je prendrais un bon bain aux huiles parfumées. Puis...Puis je mettrais de l'encens dans la chambre, et...

« Que penses-tu d'Emporos ? »


Encore une fois, mon khaal est bizarre, il m’interrompt dans les pensées avec une drôle de question. Je lui échange un regard perplexe avant de tapoter mon index sur mon menton d'un air pensif. Que penser d'Emporos ? Sacrée ville. Comme toute les capitales. Mais qu'est-ce qui définit cette ville, profondément ?

« Et bien...Je dirais qu'Emporos est à l'image de leur déesse, tu sais, mon oncle, leur Ilios. Emporos a deux visages. L'un est accueillant et chaleureux et l'autre est sombre et sordide. »


Je me lève et vais observer de plus prêt le paysage de cette ville si bizarre à mes yeux. Oui, elle est définitivement spéciale. J'y vis depuis presque un an maintenant et impossible de m’accommoder à certaines choses. Cette ville me restera peut-être exotique et étrange jusqu'à la fin de mes jours. Qui sait.

« C'est un peu comme ces plantes carnivores qui utilise un nectar à l'odeur enivrante pour piéger leur repas. Peut-être que c'est pour ça que tout le monde semble avoir choisit cette ville comme le centre de l'attention actuel. »


Encore une fois, je me perds dans mes pensées. Mon esprit va divaguer vers les sordides actualités qui peuplent la ville d'Emporos. Puis particulièrement cette étrange histoire de prostituées.

« Tu savais, mon oncle, que dans cette ville sévit un tueur de femme de joies ? Oh bien sur, cela n'aurait aucun intérêt si l'homme n'était pas un véritable casse-tête en lui-même. »


Je me mordille les doigts, c'est le signe que quelque chose m'intéresse vraiment. Et cette histoire-là sent le mystère à plein nez, elle me fascine autant qu'elle me fait peur. J'ai envie d'y plonger la tête la première pour me sentir vivant.

« On dit qu'il a assassiné sauvagement sa dernière victime sans laisser la moindre trace, personne ne sait rien à son sujet, c'est tout simplement comme si cet homme n'existait pas... »


Je me retourne vers Khaal Ur-Nungal avec un sourire désolé. Je me suis encore égaré on dirait.

« Pardon, histoire de mercenaires. Cela ne t’intéresse sûrement pas. Enfin, ce que je pense d'Emporos c'est que pour démêler toute nos histoires bizarres, il va falloir côtoyer la sordidité de cette ville et ne pas se laisser tromper par ses atouts de façade. »


Mon regard revient chercher cette ville. Ses rues. Ses ruelles discrètes qui commencent à s'illuminer sous le soir naissant. Ses secrets bien enfouis. Ses mystères qui tendent les bras aux voyageurs comme aux conquérants.

« Après tout, peut-être que c'est ça qui intéresse tante Zéeva... »


Je me retourne subitement vers mon khaal, changement de sujet total.

« Et si tu venais manger avec moi ? La nourriture là-bas est digne d'un prince ! Même les hauts-dignitaires du continent vont y manger ! Tu pourrais y trouver des choses intéressantes. »

Tibère
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptySam 18 Avr - 14:04

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Ilios. La déesse vénérée en Alasya. Tibère avait toujours trouvé surprenant qu'un continent entier avec pas moins de trois pays puisse réunir l'écrasante majorité de la population autour d'une même religion. À Proodos, il existait de nombreuses divinités locales, et aucune d'entre elles n'étaient aussi influentes que l'Église de Lucius.

Tibère écouta avec attention les paroles de Nyr, même si son visage se para d'un voile d'impassibilité. Le jeune mercenaire vivait ici depuis bien plus de temps que lui, et était par conséquent plus à même que les autres membres de la délégation à se prononcer sur la capitale dexienne. Il se doutait qu'Emporos était davantage que cette ville accueillante qui était montrée aux diplomates de l'Empire. Amos lui avait dit à maintes reprises que se risquer dans les rues de la capitale à la nuit tombée était dangereux, et Nyr semblait confirmer cela.

Il haussa un sourcil en entendant parler d'un assassin de prostituées. C'était là une information que les haut-placés de Dexia s'étaient gardés de leur partager. Rien de surprenant, ceci dit. Ici comme partout ailleurs, les autorités n'allaient certainement pas mobiliser leurs forces pour résoudre un problème ne concernant que de simples filles de joie. Ce constat était peut-être malheureux mais Tibère n'en avait pour être honnête pas grand chose à faire. Des histoires macabres de la sorte, on en entendait à chaque coin de rue si on tendait l'oreille. Toutefois, il releva dans un léger froncement de sourcils l'air intéressé de l'empoisonneur. Mauvais signe, ça. Tibère ne voulait pas avoir à renoncer aux services du mercenaire si celui-ci perdait la vie à cause d'un tueur de marchandes d'amour. Mais il savait que Nyr n'avait pas à obéir à ses ordres. Le jeune diplomate prodosien n'était qu'un client parmi d'autres - même si plus généreux et plus régulier que la plupart.

« Enfin, ce que je pense d'Emporos c'est que pour démêler toutes nos histoires bizarres, il va falloir côtoyer la sordidité de cette ville et ne pas se laisser tromper par ses atouts de façade », concluait très justement son cadet.

Malgré son apparente légèreté, Nyr faisait preuve de clairvoyance et c'était cela qui poussait Tibère à faire appel à lui au lieu d'un autre. Il acquiesça lentement, guère enchanté par cette analyse. Ils auraient donc à se salir les mains si c'était pour parvenir à leurs fins. Un rictus sinistre assombrit ses traits et ses yeux pourpres étincelèrent brièvement à la mention de l'impératrice.

« Je crois bien que tu as raison. Quant à Sa Majesté impériale, peu importent ses manœuvres, il ne fait aucun doute qu'elle agit pour le bien de Proodos. »

Un ton qui ne collait pas à ses propos. Presque un avertissement. Il ne savait pas ce qui avait poussé Nyr à quitter Proodos mais maintenant que l'Empire s'apprêtait à devenir un allié durable de Dexia, le mercenaire devrait prendre garde à ne pas témoigner d'impertinence à l'égard de l'impératrice. Pour son propre bien.

Mais Nyr pivotait soudainement vers son aîné, aussi vif qu'un feu follet.

« Et si tu venais manger avec moi ? La nourriture là-bas est digne d'un prince ! Même les hauts-dignitaires du continent vont y manger ! Tu pourrais y trouver des choses intéressantes. »

Encore une fois, Tibère se retrouva comme désarmé devant le comportement imprévisible de Nyr. Ses yeux s'écarquillèrent sous l'effet de la surprise. Lui, Tibère Ur-Nungal, manger avec un mercenaire ? Pour qui le prenait-il ? Et surtout, qu'en penseraient les autres dignitaires ? Il demeura un instant silencieux, puis un sourire en coin apparut sur ses lèvres. Depuis quand se souciait-il de ce que les autres pouvaient penser de lui ? C'était justement parce qu'il était Tibère Ur-Nungal qu'il pouvait se permettre ce genre de manquements à l'étiquette ! Il n'avait cessé de travailler depuis son arrivée, refusant même l'invitation au bal en l'honneur du futur traité qui se tiendrait dans quelques jours. Il pouvait prendre un peu de bon temps, surtout après avoir mis la main sur les informations que lui avait rapportées Nyr.

Tibère partit finalement dans un grand éclat de rire. Il imaginait les têtes qu'allaient tirer Amos et de ses comparses diplomates lorsqu'ils apprendraient la nouvelle. Tibère n'avait pas envie de passer le même séjour ennuyeux et sérieux qu'eux. Il avait carrément changé de continent, tout de même ! Autant visiter les établissements du coin.

« J'espère que ta publicité n'est pas mensongère, mon garçon. Mon palais est fin, lâcha-t-il avec ironie après s'être calmé, mais un large sourire étirait encore ses lèvres.Nous avons tous les deux mérité un grand festin ! J'ai entendu dire que le vin dexien valait celui de Proodos, il me faudra tester cela. »

Il avait ajouté ces mots comme pour lui-même. Dans un mouvement qui était peut-être un tantinet trop grandiloquent pour le contexte, Tibère se leva, empoignant dans un même mouvement le manteau de fourrure qu'il s'était fourni à son arrivée.

« Eh bien ! Aux Délices d'Emporos, c'est cela ? Où est-ce ? »
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyDim 19 Avr - 5:49

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

Oui, c'est vrai, mon khaal avait raison, si darija Zéeva veut quelque chose, inutile de se poser la question du pourquoi du comment. Après tout, me concernant, ça pourrait bien être pour détruire son propre empire que ça ne me concernerait pas...

Naah~

Pourquoi je pense à Anu, tout d'un coup ? Elle se débrouillera très bien sans moi et aux dernières nouvelles, c'est elle qui voulait me tuer ! Pourquoi je m’inquiéterais pour elle, hein ? Et pourquoi je m'inquiète quand même ?

C'est en pensant à cette idiote que je sursaute quand khaal Ur-Nungal éclate de rire, encore une fois, ça me surprends un peu. Je l'aurais plutôt imaginer râler ou crier. Mais ça tombe bien, il a l'air de vouloir s'amuser. Moi aussi, autant oublier Anu un petit moment, elle est très bien où elle est. Peut importe qu'elle soit ici ou là-bas.

« J'espère que ta publicité n'est pas mensongère, mon garçon. Mon palais est fin. Nous avons tous les deux mérité un grand festin ! J'ai entendu dire que le vin dexien valait celui de Proodos, il me faudra tester cela. »


Décidément, son sourire est contagieux, je lui rends avec enthousiasme. Un truc de nomade, quand on te sourit avec le cœur, tu dois répondre en souriant aussi. Des traditions que j'ai jamais vraiment abandonné, va savoir pourquoi. Maintenant ça vient tout seul.

« Pour le repas, ne t'en fais pas, mon oncle. C'est la cuisine Dexienne qui te surprendra surement par contre, ils ont l'art de mettre des épices partout. Je ne sais pas pour leur vin mais leur thé est très bon, même si à mon goût, rien n'égale celui de Notia. »


Dernière phrase dites sur une pointe d'amertume. Le thé des nomades de la tundra me manque, peut-être que le rituel exigeait d'attendre plusieurs minutes pour en boire. Mais il était chaud et mousseux. On le mélangeait parfois avec du lait ou du miel. Contre le froid du Repos, il n'y avait rien de tel qu'un bon petit bol de thé (ici apparemment, ils le prennent dans des tasses).

L'art de mon khaal, c'est d'avoir l'air d'un seigneur même quand c'est juste pour se lever et s'habiller. C'est la noblesse je suppose. Moi j'ai pas grand chose à dire, un enfant bâtard élevé chez les nomades, ça a des manières de nomades. Et si oumma Saanvi nous a apprit l'étiquette impériale, ce n'était que pour mieux manipuler les nobles. Anu s'en sortait bien avec ça, moi je n'aimais pas l'idée de devoir faire semblant. C'est important, je ne dis pas l'inverse, ce n'est juste pas mon truc. Il faut croire que Nyr ne peut être que Nyr.

« Eh bien ! Aux Délices d'Emporos, c'est cela ? Où est-ce ? »


J'échappe un petit rire, un rire un peu trop féminin à mon goût. C'est toujours difficile d'oublier qu'avant, les gens m’appelaient « elle ». Mais j'ignore ce détail et je reprends.

« Tu te doute bien qu'avec la réputation du bidule, il n'est pas situé dans la dernière des petites ruelles. C'est en plein centre-ville, les quartiers autour du palais, une vue magnifique sur ce dernier d'ailleurs. Pas le genre de chose que tout le monde peut se payer. Après, pour le nom peu inspiré, je n'ai pas d’explication, le propriétaire ne devait pas avoir d'idées... »


Sans l'attendre, je prends le chemin de la sortie par laquelle nous sommes entrés, celle de service, car il semble que khaal Ur-Nungal tiens à sa vie privée. Que cela doit être dur d'être connu et important dans la société ! Et ennuyeux aussi. Définitivement ennuyeux.

Après avoir parcouru un bon petit chemin, je m'arrête subitement et me retourne en arrière, interpellant mon khaal.

« Mon oncle, continuons-nous à parler dans cette langue ? Les gens pourraient être suspicieux. Ils le sont toujours envers ceux de Proodos, j'en ai fais les frais à mes débuts. »


Comment savoir ce qu'il va répondre ? Après tout, il est un peu provocateur dans l'âme, mon khaal. Alors j'enchaine d'une voix plus enthousiaste et décidée :

« De toute façon, c'est toi qui décide, moi, je parlerais la même langue que toi. »

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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyDim 19 Avr - 15:00

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Il avait déjà eu l'occasion de tester des spécialités culinaires locales lors de banquets donnés en l'honneur de la délégation proodosienne mais il se surprit à se découvrir une certaine impatience à l'idée de mettre les pieds dans cette fameuse auberge. Nyr lui indiqua où se trouvait Aux Délices d'Emporos, ne manquant pas de faire une petite remarque quant au nom effectivement peu original. Visiblement pressé de se remplir l'estomac - ce que Tibère supposait normal s'il revenait tout juste de la mission qu'il lui avait confiée -, Nyr prit la tête de leur curieux duo. Juste avant de quitter sa demeure, Tibère remarqua la présence d'Amos sur le pas de la porte. Le serviteur ne savait comment réagir en voyant son maître prêt à suivre un bonhomme résolument louche alors que la nuit s'apprêtait à tomber. Le diplomate roula des yeux agacés. Par toutes les divinités de Proodos, il n'était pas un enfant, inutile de le materner de la sorte !

« Epargne-moi cet air de chien battu, je ne rentrerai pas tard. »

Mots prononcés en Voreianais car son interprète ne pipait pas un mot de Notien. Tibère planta Amos là, emboîtant le pas du jeune mercenaire. Ils avaient parcouru une bonne partie du chemin quand Nyr reprit la parole :

« Mon oncle, continuons-nous à parler dans cette langue ? Les gens pourraient être suspicieux. Ils le sont toujours envers ceux de Proodos, j'en ai fait les frais à mes débuts. De toute façon, c'est toi qui décides, moi, je parlerai la même langue que toi. »

Tibère profitait de l'agitation de ce début de soirée pour analyser mine de rien les comportements des Dexiens dont ils croisaient le chemin. Ils attiraient sur eux un certain nombre de regards, ce qui ne dérangeait pour rien au monde le dignitaire. Que ce soit ici ou à Proodos, il était habitué à ce qu'on le dévisage ; en revanche, il devinait que les commérages concernaient cette fois-ci également le détonnant contraste entre Nyr et lui-même. Il avait l'impression que son cadet s'en fichait comme de sa première chemise, ce qui ne manqua pas d'allumer dans ses prunelles rouges une lueur amusée.

Toutefois, il finit par se concentrer sur les mots de l'empoisonneur. Hum. Remarque pertinente. Mais la voix de Tibère ne souffrait pas de la moindre hésitation quand il répondit :

« Ce ne sont pas ces manants d'Alasyens qui vont me retirer le plaisir de parler Notien. Si l'absurde idée de critiquer Proodos vient à leur traverser l'esprit... (Un éclair féroce traversa son regard.) Eh bien, ils verront que la colère de l'Empire n'est pas de celles qu'il est bon d'éveiller. »

Ceci dit, le but n'était pas de créer un incident politique pour une raison aussi ridicule et Tibère en était conscient. C'était fâcheux de devoir faire toujours attention à ses mots, mais soit ; il n'avait après tout nullement envie d'écouter les ennuyeuses remontrances des plus hauts dignitaires prodosiens présents.

Ils ne tardèrent pas à arriver à destination. L'enseigne était lumineuse, avec une devanture et un personnel soignés. La façade laissait deviner une ambiance étudiée : suffisamment rustique pour offrir une trompeuse illusion de simplicité, mais pas assez pour songer que le lieu puise manquer de raffinement, et ce malgré les exigences élevées de sa clientèle habituelle. À vu de nez, l'adresse ne manquait pas de charme. Restait à voir si le service était au rendez-vous.

Cette fois-ci, Tibère se décida à prendre la tête des opérations. Autant éviter les protestations que pourrait proférer le personnel en voyant un Nyr qui, de toute évidence, respirait moins la noblesse que son aîné.

« Une table pour deux. Tout de suite », ordonna-t-il en Alasyen sur un ton impérieux quand un serveur daigna pointer le bout de son nez, dardant sur les deux Proodosiens un regard inquisiteur mais poli.

Heureusement pour lui, le bonhomme s'inclina et s'exécuta. Quand ils entrèrent, l'étrangeté de leur duo et l'évidence de leurs origines méridionales en firent taire certains et murmurer d'autres. Tibère s'assit en toute dignité sur la chaise que le serveur lui présenta, promenant autour de lui son regard pourpre teinté de dédain. Il reconnut quelques figures qui, comme l'avait dit Nyr, faisaient partie des hautes personnalités - autant politique que marchandes - de Dexia. Aucun membre de la délégation proodosienne cependant, ce qui n'était pas pour le déplaire. Un peu de tranquillité n'allait pas leur faire de mal.

L'air étonné de plusieurs des clients lui fit afficher un rictus carnassier. Il n'avait que faire de l'avis d'une poignée de simples Dexiens et s'amusait même de leur incompréhension.

« Effectivement, il y a du beau monde ici », observa-t-il sur un ton léger.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyLun 20 Avr - 12:40

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

J'aime bien la logique de mon khaal, mais on a pas tous la chance d'avoir un empire derrière nous. Il a vraiment l'air d'en être fier de son Proodos, je l'envie un peu. Moi on ne m'a pas spécialement apprit à être fier de quoi que ce soit. Pour être une bonne empoisonneuse impériale, il faut être une ombre et une ombre n'a pas de fierté. C'est encore la tête pleine à craquer d'idée que je laisse khaal Ur-Nungal faire son chef et ordonner une table pour deux. Enfin, ça me fait quand même bizarre de l'entendre parler en Alasyen, ça lui va pas vraiment. Le Notien est tellement mieux à l'oreille.

Sans vraiment calculer mon coup, je saute sur la chaise que le serveur me présente et m'accroupi dessus avant de réaliser que vu l'étiquette du lieu, il faudrait mieux s'asseoir comme quelqu'un qui ne serait pas Nyr. Tout le monde regarde bizarrement d'ailleurs, je leur adresse un grand sourire avant de m'installer normalement.

« Naah~ »


Soupire de frustration. Heureusement que la nourriture rattrape les abrutis qui peuplent le lieu.

« Effectivement, il y a du beau monde ici »


Je hoche la tête vivement, toujours tout sourire.

« Oui, mon oncle, il y a quelque temps, il se dit même qu'un diplomate de Tharros serait venu y séjourner. »


Nouveau regards perçants sur moi, ils ont juste comprit le mot « Tharros ». Je leur réponds par un sourire bienveillant, apparemment ça ne marche pas trop. Ils se contentent de détourner le regard, troublés ou gênés pour la plupart. Je reprends donc sans m'attarder sur eux :

« Inutile de dire qu'il n'est pas resté longtemps. Mais tu dois être au courant déjà non ? Ça a fait beaucoup de bruit ici. »


Changement total de sujet, comme j'en ai l'habitude. Je regarde khaal Ur-Nungal d'un air mi-flegmatique, mi-amusé avant d'enfin poser la question.

« Doit-on commencer par le thé ? C'est comme ça que l'on faisait chez les nomades. Ou alors...Je veux du Kheer et des Baklava ! Non, quel idiot, pas le dessert avant le repas...Et si on commençait par un curry de bœuf avec des Chapati ! »


Je me redresse un peu de ma chaise et interpelle le serveur et dans mon meilleur Alasyen :

« Commençons par du thé blanc au jasmin ! »


Le serveur me regarde bizarrement puis semble interroger mon khaal avec les yeux. Il semble lui demander son accord. C'est ma fête quand même ! Mais bon. C'est lui qui paye, c'est lui qui décide. Je me tourne vers lui avec des yeux implorants.

« Naah~ »


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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMar 21 Avr - 15:27

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Un diplomate de Tharros ? Coude posé sur la table, mâchoire au creux de sa paume, son regard se fit songeur. Que la noblesse occidentale vienne dans la capitale dexienne devenait certes rare mais pas suffisamment pour que le bas-peuple puisse s'y intéresser. Si Nyr parlait d'un véritable politicien, en revanche... Il avait entendu des rumeurs concernant un noble envoyé par le roi Areng en personne pour des pseudo-négociations de paix. Naturellement, l'issue de la discussion n'avait rien eu de très glorieux. Tibère n'était cependant pas du tout certain de son nom.

« Un certain Galbanedi... Galbianassi... c'est cela ? Quel nom affreux. »

Son ton était détaché comme si cela ne le concernait pas vraiment. Il méprisait trop Tharros pour s'y intéresser autant qu'il le devrait. Oh, il avait appris ce qu'on avait voulu qu'il apprenne pour son rôle de diplomate ici, mais il ne voyait pas comment le royaume pourrait devenir autre chose qu'un ennemi de Proodos dans les mois prochains. Il ne remarqua même pas qu'après l'évocation de Tharros par Nyr, celle du seigneur Galbianassi n'avait pas manqué d'attirer de nouveaux regards méfiants.

« Doit-on commencer par le thé ? C'est comme ça que l'on faisait chez les nomades. Ou alors... Je veux du Kheer et des Baklava ! Non, quel idiot, pas le dessert avant le repas... Et si on commençait par un curry de bœuf avec des Chapati ! »

Ce Nyr... Il passait d'un sujet à l'autre sans aucune logique. Tibère cligna des yeux. Est-ce que la vie de nomade de la toundra manquait au mercenaire ? Lui, ça ne faisait pas assez longtemps qu'il avait quitté Proodos pour dire si sa vie au sein de l'Empire lui manquait. Il avait rejoint la délégation d'abord parce qu'on le avait demandé - impossible pour la famille Ur-Nungal de ne pas placer ses pions dans ce pays stratégique de l'autre côté de la mer Vathys -, et ensuite parce que Tibère espérait retrouver ce frisson indéfinissable qui le faisait se sentir vivant et qu'il n'avait ressenti que lors des dernières conquêtes prodosiennes.

Le jeune mercenaire jeta son dévolu sur du thé, tirant son aîné de ses pensées. Un tic agacé lui secoua la joue quand il remarqua que le serveur restait là les bras ballants. Comptait-il manquer de respect à son invité ?

« Eh bien, qu'attendez-vous ? Ce sera un verre de votre meilleur vin pour moi. Choisissez bien. »

Il posa sur le pauvre serveur un regard glacial avant de le congédier d'un vague geste de la main. Puis il se mit à survoler la carte de l'auberge d'un œil rapide et - il fallait l'admettre - plutôt curieux. Le fameux curry de bœuf côtoyait des soupes, des pâtes gratinées et des viandes cuisinées de mille façons différentes. Il ne réalisa que maintenant qu'il avait faim. Un sourire flotta sur ses lèvres à cette pensée. Il savait qu'il ne prendrait pas autant de plaisir que Nyr à ce repas pour la simple raison qu'il pouvait se permettre ces établissements-là quand il le voulait, mais il comptait profiter de ce moment de repos. Même si le traité entre les deux pays, Tharros, le Magistrat et toutes ces histoires compliquées n'étaient jamais bien loin dans son esprit. Sans compter qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi l'impératrice Burkzavra s'intéressait suffisamment à Dexia pour défendre ce pays contre Tharros. La nation gouvernée par le roi Areng était emplie de rustres mais il fallait admettre que son armée était digne d'intérêt.

Le serveur revint, le thé de Nyr et une bouteille de vin rouge à la main. Tibère le regarda retourner l'un des deux verres pour y faire couler le liquide sombre. Devant son air interrogateur et un peu effrayé, le diplomate supposa qu'il attendait leurs commandes.

« Du Kleftiko », ordonna-t-il en butant légèrement sur les consonances étranges du mot - une sorte de ragoût d'agneaux avec des pommes de terre et des tomates, semblait-il -, ne daignant pas accorder à l'employé la moindre attention supplémentaire.

Puis il laissa Nyr commander à son tour son plat avant d'attendre que le serveur ne s'efface de nouveau en s'inclinant généreusement. Il resta un instant silencieux, les yeux rivés sur le vin dont l'intense couleur lui parut subitement captivante.

« Nyr. (Ses prunelles rouges étaient impassibles mais sérieuses.) Je conçois que cela ne me concerne en rien mais si, d'une manière ou d'une autre, la maîtresse des poisons et Sa Majesté impériale ne te veulent pas du bien, alors Dexia n'est plus un endroit sûr pour toi. »

Il ne savait pas si c'était le fait de parler Notien qui le rendait bavard - et surtout bavard de sujets qu'il ne traiterait pas en temps normal -, ou si la découverte de la présence du Magistrat ici l'avait plus perturbé que prévu.

« Enfin, j'imagine qu'aucun endroit ne sera réellement sûr avec les temps qui arrivent. »

Sourire en coin, éclat vif au fond des yeux, et haussement d'épaules nonchalant, tandis qu'il portait son verre à ses lèvres.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMar 21 Avr - 16:35

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

Je n'avais pas très bien fais attention au nom qu'avait dit mon khaal. Je savais juste que cette personne avait fait parler d'elle et cela me suffisait. Si une guerre arrivait, qui se soucierait de la façon dont elle était arrivée si ce n'est les nobles et historiens ? Moi, je me fie à mon instinct, pas que j'imagine pouvoir m'en tirer, mais au moins me débrouiller mieux que certains. L'avantage d'être un mercenaire, c'est de ne prêter allégeance à aucun pays.

Retour au présent. Ah oui, le serveur qui ne veut pas servir. Un paradoxe ce bonhomme, khaal Ur-Nungal a pas l'air très ravi que ça se passe ainsi. Pourtant moi j'ai l'habitude. Un mercenaire, ça choisit pas son camp mais c'est aussi rarement prit au sérieux.

« Eh bien, qu'attendez-vous ? Ce sera un verre de votre meilleur vin pour moi. Choisissez bien. »


Il semble y tenir à son vin. Moi, je n'ai jamais très bien compris l’intérêt des gens pour l'alcool, surtout qu'oumma Saanvi nous en parlait comme d'un poison parmi tant d'autres. Quand on m'as dit que ça pouvait faire oublier les méchants souvenirs, j'en ai bu autant que j'ai pu, j'ai juste eut un énorme mal de tête le lendemain. Et je me souvenais toujours d'Anu. Oui, c'est bien ça, un poison parmi tant d'autres...

Encore un changement de sujet dans ma tête, on pose le petit service à thé individuel devant moi, l'odeur du jasmin est enivrante. C'est l'une de mes préférées. Une plante calmante, elle chasse les méchantes idées de la tête et en plus, on peut l'utiliser dans les baumes pour désinfecter les plaies. Je me suis toujours demandé pourquoi oumma nous apprenait comment sauver avec les plantes avec que notre travail serait de tuer. Peut-être qu'un jour, ça aura du sens. Comme cette déesse Ilios qui dit le contraire de ce qu'elle pense.

« Du Kleftiko »


Petit sursaut. Je me souviens que je suis ici pour manger et pas pour parler dans ma tête, je me redresse un peu et prends le temps de bien réfléchir.

« Je veux des Naans au poulet, du curry de bœuf et du Dhal ! Tout en même temps ! Oui, oui, vous avez bien entendu ! »


Le serveur à l'air surpris mais finit par faire oui de la tête et s'éloigner sans rien dire. Il semble enfin avoir comprit comment un serveur fonctionne. Moi, je me contente de siroter mon thé en m'amusant à essayer de faire le moins de bruit possible. Le jeu dure quelque secondes quand soudain khaal Ur-Nungal m’interrompt.

« Nyr. »


Il a un drôle de regard, mon khaal, ça m'inquiète un peu. Quelque chose ne va pas ? Je lui rend son regard, un peu inquiet.

« Je conçois que cela ne me concerne en rien mais si, d'une manière ou d'une autre, la maîtresse des poisons et Sa Majesté impériale ne te veulent pas du bien, alors Dexia n'est plus un endroit sûr pour toi. »  


Sans vraiment pouvoir le contrôler, c'est un soupire de soulagement qui sort d'entre mes lèvres. C'était donc ça, la cause de ses soucis ? Bah, qu'il ne s'inquiète pas

« Enfin, j'imagine qu'aucun endroit ne sera réellement sûr avec les temps qui arrivent. »


Il marque un point. Mais la guerre m'inquiète comme tout le reste : énormément. Du coup j'ai décidé d'arrêter de m'en soucier. Je regarde khaal Ur-Nungal avec un petit sourire désolé avant de lui dire d'une voix douce, toujours avec ce notien natal :

« Ne t'inquiète pas mon oncle, ni mère Saanvi ni tante Zéeva ne veulent ma mort. Ma mort, vois-tu, a les cheveux d'or et les yeux rubis comme les tiens. Elle est bien plus petite par contre. Et si elle devait me trouver, je l'accepterais sans broncher, même si cela me rendrait un peu triste. »


Je finis ma tasse de thé et pousse un petit soupire de satisfaction. Naah~

« Tu n'es pas le premier à me dire de partir d'ici, tout le monde pense que la fin du monde approche on dirait. Moi, je m'en fiche un peu, qu'elle vienne cette fin. Les nomades ne m'ont jamais apprit à craindre la mort. »

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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMer 22 Avr - 12:22

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Si on lui avait dit plus tôt dans la journée qu'il se retrouverait le soir-même dans une auberge de luxe à manger avec Nyr, il n'y aurait certainement pas cru. Il écoutait d'un air véritablement surpris le petit festin que se commanda le jeune mercenaire. Comment un corps si menu pouvait-il engloutir autant ? Tuer la proie qu'il lui avait donnée avait vraiment dû être particulièrement épuisant.

Il reposa son verre après avoir bu une gorgée de ce fameux vin dexien qu'il goûtait pour la première fois. Autant le serveur manquait de réactivité, autant avait-il un palais correct en ce qui concernait la boisson. Plus doux que le vin prodosien et délicatement relevé d'arômes épicés. Une moue satisfaite lui échappa alors que Nyr lui répondait d'une voix douce et indubitablement féminine, attirant de nouveau sur lui l'entière attention du diplomate.

« Ne t'inquiète pas mon oncle, ni mère Saanvi ni tante Zéeva ne veulent ma mort. Ma mort, vois-tu, a les cheveux d'or et les yeux rubis comme les tiens. Elle est bien plus petite par contre. Et si elle devait me trouver, je l'accepterais sans broncher, même si cela me rendrait un peu triste. »

Cette réponse ne lui plut pas franchement, ce qui se trahit sur son visage par un léger froncement de sourcils. Accepter sa mort ? N'était-ce pas une preuve de lâcheté ? Il se força toutefois à modérer ses pensées. Les nomades de la toundras avaient une approche différente de la mort que la plupart des autres peuples de l'Empire. Tibère le savait. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il l'approuvait.

« Tu n'es pas le premier à me dire de partir d'ici, tout le monde pense que la fin du monde approche on dirait. Moi, je m'en fiche un peu, qu'elle vienne cette fin. Les nomades ne m'ont jamais appris à craindre la mort. »

La fin du monde... ? C'était un peu fort. Cela devait être plus ou moins le sentiment des Dexiens et des Tharrosiens, mais l'Empire n'avait rien à craindre. Ce n'était pas son territoire qui était menacé d'une guerre. Quant à Tibère, eh bien... La paix n'avait-elle pas quelque chose d'ennuyeux ? Il se figea à cette pensée. Absurde. Il ne voulait pas la guerre puisqu'il n'était pas une de ces brutes sanguinaires aux ordres du roi Areng. Il voulait seulement la grandeur que méritait Proodos - cette même Proodos à l'incessant et évident désir de conquête.

« Soit. Mais cette mort a intérêt à ne pas arriver vite. »

Silence. Il réalisa subitement que Nyr pouvait interpréter ces mots d'une manière qui n'arrangeait pas le diplomate. Il avait une réputation à tenir, tout de même ! Bon, il n'avait pas à s'inquiéter, personne ne comprenait le Notien ici, mais il avait une petite - ou plutôt très grande dans son cas - dignité personnelle à défendre.

« ... Parce que je risque de faire encore appel à tes services dans les semaines qui arrivent, bien sûr », ajouta-t-il précipitamment en se saisissant un peu brusquement de son verre.

Ce fut ce moment que choisit le serveur pour réapparaître, plusieurs plats fumants entre les mains. Il les déposa sur la table, peinant à faire de la place pour toutes les commandes de Nyr. Puis il s'en fut et Tibère le suivit de son regard rouge avec un amusement teinté de mépris. Si le bonhomme avait été un vulgaire animal, il aurait certainement la queue entre les pattes en ce moment-même.

De nouveaux clients entrèrent et Tibère leur accorda un bref regard, avant de plisser légèrement les yeux. Encore des Dexiens. Il crut reconnaître une figure familière - probablement un conseiller avec qui il avait dû s'entretenir lors de ses innombrables réunions depuis son arrivée en Alasya. N'en étant toutefois pas sûr, il fit de nouveau face à Nyr. Bah, de toute façon, personne ne s'amuserait à venir le déranger alors qu'il était à la table d'un mercenaire et qu'il parlait Notien.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMer 22 Avr - 13:16

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

« Soit. Mais cette mort a intérêt à ne pas arriver vite. »


Petit instant silencieux. J'avoue que j'ai du mal à comprendre où il veut en venir cette fois. La mort, elle arrive toujours à un moment donné, c'est ce qu'oumma ne apprenait tout le temps. Si on ne meurt pas de maladie et d'un assassinat ou accident quelconque, c'est la toundra qui vient nous chercher. On appelle ça la mort de vieillesse. Quand les déesses décident de ramener les âmes au pays.  

Non, je n'arrive pas à cerner ce qu'il veut dire. A moins que...

« ... Parce que je risque de faire encore appel à tes services dans les semaines qui arrivent, bien sûr »


Je ne peux pas m'en empêcher, en même temps qu'il boit son verre, j'éclate de rire. Quelque personnes se retournent, râlent un peu, se demandent ce qu'il se passe. Mais j'y peux rien, ce qui m'a traversé l'esprit m'a fait rire et je n'ai pas pu me retenir.

« Pour un peu, je pensais que mon oncle s'était attaché à moi comme à son animal de compagnie »


C'est ce que je parviens à dire entre deux éclats de rire avant de voir le serveur, tout penaud qu'il est, nous apporter notre festin. Sans plus réfléchir, j'accepte avec joie les plats qui se présentent à moi et commence par les Naans, j'adore ça. C'est le premier plat que j'ai goutté de Dexia et je peux dire avec sincérité que ça a aidé à guérir la blessure que mon cœur a eut quand j'ai du quitter Proodos. Sans doute que mon khaal ne comprendrait pas, enfin, pas encore. On ne se rend compte de ce qu'on a qu'une fois qu'on le perd, une phrase d'oumma aussi.

« Ma mort viendra quand elle viendra, je n'ai aucune certitude là-dessus. Qui sait, elle est peut-être en chemin avec le prince Jude...Oh pardon, sa majesté JudeBurkzavra. Ce ne serait pas étonnant, je pense. »


Je chuchote cette fois. Parce que je me demande si des gens vont encore s'offusquer que je dise des noms connus. Et peut-être que ça énervera khaal Ur-Nungal que le le fasse de toute façon. Mais ce que je dis est sérieux, Anu est sans doute avec Jude, elle l'a toujours bien aimé et la bonne entente était mutuelle. Moi, je me méfie un peu de lui, si il y a une personne que je pourrais qualifier d'Ilios, c'est bien lui. Ceci dit c'est vrai qu'il a un petit quelque chose qui fait que les gens l'aiment bien, on peut pas lui priver de ça.

« Tu l'as déjà rencontré ? Le prince ? Il est pas mal chouette hein ! »


J'ai finis mes Naans et je m'attaque à mon curry. Regard discret vers mon khaal, il est ailleurs, je me retourne pour regarder où il regarde. Des diplomates de Dexia on dirait, enfin, j'en conclue par comment ils sont habillés et l’intérêt que mon khaal leur porte. Je ne suis pas discret du tout par contre, ils m'ont vu les voir. Ils me regardent bizarrement mais je ne m'attarde pas vraiment, je reviens à khaal Ur-Nungal.

« Tu les connais ? »


Je n'attendais pas vraiment de réponse à la question en fait, mais pour une raison X ou Y, je n'ai pas le temps d'en avoir une. Le serveur tombe et se cogne contre la table, j'ai le droit à un verre de vin sur les genoux et à mon assiette de Dhal renversée sur le sol.

« BORDEL DE... »


Le tout dans un Notien parfait.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 24 Avr - 15:31

Des serpents sous le soleil d'Alasya
L'éclat de rire de son cadet ne manqua pas de faire tiquer Tibère. Il se fichait complètement de ce que les autres clients pouvaient penser de cette hilarité soudaine mais il ne put s'empêcher de se sentir vaguement embarrassé aux paroles de Nyr. Comme à son animal de compagnie ? Ce n'était pas exactement ce qu'il voulait dire. Et comme Tibère était Tibère, sa gêne ne put que se muer en indignation, mais Nyr reprit la parole sans lui laisser le temps de protester.

Il parla encore une fois avec légèreté de sa mort, évoquant au passage le deuxième prince impérial, l'impitoyable mais affable Jude Burkzavra. S'il survivait à la mort de sa mère, il était évident pour Tibère et plusieurs autres nobles prodosiens que ce serait lui qui reprendrait la tête de l'Empire. C'était un homme capable, donc le jeune diplomate n'y voyait pas d'inconvénient... même s'il ne pouvait s'empêcher de se méfier de ce personnage déjà terriblement puissant.

« Tu l'as déjà rencontré ? Le prince ? Il est pas mal chouette hein ! »

"Chouette"... Il eut une moue dubitative. Ce n'était certainement pas le mot qu'il aurait employé pour décrire le prince. Manipulateur, intelligent, diplomate, charmant : pourquoi pas. Mais chouette... Il poussa un soupir.

« J'ai déjà rencontré Son Altesse impériale, en effet, répondit-il sur un ton étonnamment calme pour ses habitudes. Il est le digne fils de Sa Majesté. »

Cette dernière phrase signifiait beaucoup de choses mais il ne comptait pas s'éterniser là-dessus. Il respectait l'impératrice, là n'était pas la question, mais n'avoir aucune fichtre idée du pourquoi d'une telle alliance avec Dexia le troublait. Le pays était certes un partenaire économique de choix, Proodos pouvait s'en passer, surtout lorsque l'on considérait l'immense étendue de ses terres. Sans compter qu'il était sur un point de vue militaire plus stratégique de se mettre à dos Dexia que Tharros : la nation gouvernée par le roi Areng était plus belliqueuse que ses deux voisines, entraînant donc que ses troupes étaient plus puissantes que le ridicule rassemblement de combattants dexiens - si ridicule que Tibère ne pouvait décemment l'appeler "armée". Pourquoi donc s'amuser à combattre sur ce nouveau front ? Il ne comprenait pas les calculs de l'impératrice et du deuxième prince. Ils paraissaient si déterminés à défendre Dexia - et donc si déterminés à s'opposer à Tharros - que le jeune diplomate n'aurait pas été étonné s'il venait à apprendre que des Proodosiens étaient à l'origine de l'enlèvement du prince Elios.

Nyr dévorait à une vitesse sidérante ses plats, ayant déjà terminé ses Naans et s'attaquant avec voracité à son curry. Il ne marqua qu'une pause pour regarder sans aucune discrétion par-dessus son épaule, dévisageant avec curiosité les nouveaux clients.

« Tu les connais ? »

Les nouveaux venus avaient remarqué les deux Proodosiens mais Tibère décida de les ignorer délibérément. Il avait passé la journée à discuter de sujets inintéressants avec des marchands et des conseillers dexiens ; il ne comptait pas réitérer cette agaçante tâche le soir venu. Il voulut donc se contenter d'un vague haussement d'épaules pour toute réponse quand ce serveur décidément fort gênant eut l'excellente idée de perdre l'équilibre et de s'accrocher à leur table. Son excellent vin termina sur les genoux du mercenaire tandis que l'un des plats finissait au sol. Le serveur se redressait déjà en se confondant en excuses mais Tibère sentit la moutarde lui monter au nez. Un avertissement que ne cessait de lui répéter Quintus Nutesh, l'autre diplomate proodosien qui était sur les mêmes affaires que lui, s'imposa à ses pensées. Tibère, l'Empire compte sur vous pour ne pas créer d'incident diplomatique. Tss. S'ils avaient été mis en duo, c'était autant pour que Quintus canalise Tibère que pour que Tibère remue un peu ce mollasson. C'était évident.

Tibère luttait donc pour garder un calme relatif mais les œillades moqueuses de certains des clients - probablement davantage destinés à Nyr qu'à lui-même toutefois, même s'il ne s'en rendit pas compte dans l'immédiat - finirent d'énerver le diplomate.

« C'est donc comme cela que l'on accueille des envoyés de l'Empire ? »

Mots prononcés en un Alasyen froidement articulé. Au moins s'était-il suffisamment maîtrisé pour ne pas à se mettre à hurler, mais il avait légèrement haussé la voix, et le mépris clairement audible dans sa voix en figea plus d'un. Toujours assis, il posa un regard pourpre terrible sur le pauvre serveur, avant de le promener avec une lenteur délibérée sur les quelques spectateurs qui les observait. Pathétiques.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyVen 24 Avr - 16:30

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

Cet abruti de serveur a réussi à mettre mon khaal très très en colère. Le voilà qui utilise une grosse voix bien sévère, moi qui me suit juste exclamé par surprise, je crois que je nous ai mis dans de beaux draps. Moi seulement ça aurait été bien, mais lui, il faut pas qu'il se fasse une mauvaise image, il est diplomate et les diplomates ça sert justement à faire joli devant les autres pays (entre autre mais si je dis ça à khaal Ur-Nungal je suis tellement mort). Je regarde bêtement mon pantalon taché de vin et soupire lourdement.

« Mon oncle, je pense que ce n'est pas la peine de faire de ce petit incident une catastrophe... »


En notien, pour qu'il n'y ait encore une fois que nous deux qui comprennent. Mais pour calmer un homme comme mon khaal une fois en colère, je ne suis pas sur que ce soit suffisant. Sans compter les regards moqueurs que j'ai remarqué -des abrutis. Puis il faut aussi dire que moi aussi j'ai envie de crier. Pas pour Proodos, mais pour la bouffe. Il m'arrive parfois d'avoir moi-aussi un orgueil bien de Proodos aussi mais pas pour ce soir, j'ai envie de manger et je suis fatigué d'avoir chassé le Magistrat partout. Pas une proie facile, qu'on me laisse un peu tranquille !

« Ce serveur est visiblement un attardé. »


Je murmure en le fixant d'un regard vraiment très énervé (gâcher du Dhal, sérieusement). Puis je reprends en Alasyen, d'un ton que je ne peux empêcher d'être vraiment en colère.

« Et bien ? Des excuses ? Une nouvelle assiette au moins ! »


Au moins, au moins ! Avec ce qu'il vient de faire, on pourrait même avoir le droit à un repas offert ! Mais quelle tanche ce serveur ! Je le regarde secouer la tête et s'excuser, s'agiter comme un cafard qui meurt. Autour de nous, tout le monde semble surpris du ton que j'ai utilisé. C'est vrai que pour cette bande d'abrutis de riches crétins de Dexia, gâcher la nourriture doit être une seconde nature. Mais moi, on m'a apprit que la nourriture ça fait vivre, que vivre est important et que donc il fallait respecter la nourriture !

« Sachez que chaque potentiel futur client que vous auriez pu avoir sera informé personnellement de votre incompétence. »


Je lâche ça en claquant de la langue avant de balayer du regard la pièce et de murmurer en notien, pour moi-même.

« Mais on dirait que l'incompétence plaît à certaines personnes... »


En fait, je suis surtout de mauvaise humeur parce que mon assiette est par terre, que j'ai encore faim et que je ne peux pas me remettre à manger dans de tel circonstances. On serait dans une autre auberge, j'aurais fait l'abruti énervé et j'aurais sans doute déclencher une bagarre (sans faire exprès), mais avec khaal Ur-Nungal je doit (au moins) prétendre avoir un honneur. Enfin, j'ai plutôt l'impression de défendre SON honneur. Ce qui ne me gène pas mais fait un peu bizarre. Comme si j'avais une allégeance.

En tout cas, j'avais une allégeance à mon assiette par terre.

En tout cas, pour la mauvaise pub, je n'ai pas menti, mon khaal n'est pas la seule personne riche pour qui je travaille. Il ne faut pas se moquer comme ça des mercenaires, ils peuvent se montrer très vicieux, mais forcement il faut avoir un cerveau dans le crane pour y penser à ça. Ceci dit, je n'ai pas envie d’embarrasser mon khaal plus longtemps.

« Doit-on rester ici malgré tout ? »


Je montre les gens du doigt sans me gêner le moins du monde tout en parlant une langue qu'ils ne peuvent pas comprendre. J'espère qu'ils s'imaginent que je les insulte...

« C'est pas vraiment la peine de se donner en spectacle devant cette bande d'abrutis, non ? »


...parce que c'est exactement ce que je suis en train de faire.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyDim 26 Avr - 6:21

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Les sages paroles du mercenaire ne le calmèrent pas une seule seconde, mais au moins devait-il admettre qu'entendre du Notien lui fit reprendre un peu ses esprits. La fureur qui grondait en lui ne s'amenuisa pas mais il daigna prêter attention aux mots de son cadet. En faire une catastrophe ? Il ne voyait pas en quoi cela pouvait tourner à la catas... Il croisa alors le regard de ce Dexien qui lui avait paru familier. Oh. Avec tout cela, il en avait oublié que l'auberge accueillait un nombre conséquent de personnages assez importants du coin. Il poussa un grognement, acquiesçant d'un signe de tête à la remarque de Nyr. Oui, ce serveur était un incapable doublé d'un imbécile. Tout comme ces idiots qui observaient la scène d'un air intéressé.

« Eh bien ? Des excuses ? Une nouvelle assiette au moins ! Sachez que chaque potentiel futur client que vous auriez pu avoir sera informé personnellement de votre incompétence. »

Le tout dans un Alasyen que Tibère ne pouvait qu'admettre être meilleur que le sien. La colère nettement perceptible dans le ton habituellement léger du mercenaire ne manqua pas de surprendre le diplomate, qui lui coula un regard en coin inquisiteur. Difficile de savoir si les autres personnes présentes, quant à elles, étaient étonnées par l'intonation de Nyr ou par sa voix aux inflexions féminines. Mais Tibère se délecta de leur air estomaqué, ce qui, fort heureusement, adoucit son humeur. La flamme assassine qui animait son regard pourpre se ratatina lentement, laissant place à son mépris glacial coutumier.

Désignant sans la moindre gêne et dans de grands gestes leur public qui les fixait avec de gros yeux, Nyr reprit en Notien :

« Doit-on rester ici malgré tout ? C'est pas vraiment la peine de se donner en spectacle devant cette bande d'abrutis, non ? »

Eh bien, visiblement, cette ridicule histoire avait aussi fait sortir son cadet de ses gonds. Il n'aurait pas cru que Nyr accepterait de tourner dos à son curry au bœuf même si c'était Illios en personne et non ce serveur abruti qui leur était tombée dessus.

Quant à parler de se donner en spectacle, comment dire... La colère céda à l'amusement dans ses prunelles rouges et il se leva dans un geste brusque et grandiloquent, se drapant autant dans son manteau de fourrure que dans sa dignité. Le cliquetis d'acier doré accompagnant son mouvement ne manqua pas de lui donner une dimension presque martiale.

« Effectivement, nous n'allons pas honorer plus longtemps ces manants de notre présence, tonna-t-il en Notien sur un ton péremptoire (son visage n'en montrait rien mais il s'amusait follement de voir ces misérables Dexiens dévisager les deux énergumènes prodosiens avec stupeur voire crainte). Priez pour que l'Empire, dans sa grande magnanimité, vous pardonne cet affront. »

Cette dernière phrase à leur public qui n'était donc au départ pas supposé mériter qu'ils se donnent en spectacle avait été prononcée dans un Alasyen clair aux accents exotiques. Par toutes les divinités que connaissait Proodos, il racontait véritablement n'importe quoi mais ces Dexiens, saisis d'ébahissement qu'ils étaient, paraissaient prêts à gober tout ce qui sortait de la bouche des deux Prodosiens. Dans une démarche quasi-militaire, il pivota sur ses talons et s'en fut vers la sortie, n'accordant pas un regard aux serveurs qui s'effaçaient devant eux.

Une fois qu'ils eurent quitté l'établissement et qu'ils s'en soient suffisamment éloignés pour être à l'abris d'oreilles indiscrètes, Tibère marqua une pause. L'air frais, pour une fois, le rasséréna, et il glissa derrière lui - en direction de la luxueuse auberge - un regard aussi bref qu'étincelant. Puis il éclata de rire.

« Ahahah ! Ils sont véritablement stupides ! Et leur tête... ! Oh par tous les dieux, j'ai mal aux côtes. »

Retour au Notien. La moindre chose qu'il pouvait dire était que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas passé un moment aussi hilarant. Il avait presque envie de doubler la récompense du mercenaire rien que pour cela.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyDim 26 Avr - 12:18

Des serpents sous le soleil d'Alasya!

★ Feat Tibère Ur-Nungal

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira

Mon khaal a prit sa décision, nous partons. Et quelle classe, moi qui lui demandait si il ne voulait pas se donner en spectacle, on dirait qu'il a prit ça au pied de la lettre ! Au moins, bonne nouvelle, bouffe gratuite. Personne ne viens insister pour que l'on vienne payer. Manger gratuit ici, chouette, je me met à souhaiter que des serveurs me tombent dessus plus souvent (si ils peuvent épargner mes assiettes de nourriture par contre).

« Priez pour que l'Empire, dans sa grande magnanimité, vous pardonne cet affront. »


C'est tellement ridicule que j'ai envie de rire. Lui ? S'excuser au nom de Proodos ? Sérieusement ? Il se fout de leur gueule d'une force admirable. Naah~ ! J'ai compris la manœuvre. Mais moi, je suis Nyr, et Nyr a moins de prestance qu'un Tibère Ur-Nungal. C'est donc en me levant et une main sur le cœur, légèrement incliné que je dis, sur le ton le plus doux et amical possible. D'abord à l'attention du serveur.

« Mon khaal a fait preuve de sagesse en vous pardonnant, je fais de même. »


Puis à l'attention des autres clients débiles dont la tête ahurie me donne maintenant envie de rire.

« Je suis désolé que mon encombrante présence vous ai à ce point importunés. »


Et je passe en notien, lançant cela comme une salutation d'adieu des plus distinguées.

« Que les déesses vous maudissent par la famine, bande d'abrutis »


Puis sur ce, je suis mon khaal d'un pas assuré. Je le suis, on s'éloigne tranquillement de cet endroit de malheur (ou la nourriture est quand même vachement bonne). Puis je ne peux m'empêcher de marmonner, un peu en colère tout de même.

« Du Dhal, du Dhal ! Par les déesses, je le hais. J'aurais du lui planter une flèche entre les deux yeux. Bon sang, gâcher de la nourriture. On voit qu'ils n'ont jamais crever de faim ! Que les déesses les emportent tous ! »


Pour marmonner, je marmonne, même pas sur que khaal Ur-Nungal puisse comprendre où même m'entendre en réalité. D'ailleurs, je n'ai pas le temps de me poser d'avantage la question que ce dernier éclate de rire.

« Ils sont véritablement stupides ! Et leur tête... ! Oh par tous les dieux, j'ai mal aux côtes. »


Je le regarde, un instant étonné avant de laisser échapper un fou-rire incontrôlable à mon tour. Oui, décidément, si j'ai de la nourriture gratuite et mon khaal qui rit, je peux avoir des serveurs qui me tombent dessus tout les jours. Que les déesses bénissent ce moment par la clémence des temps à venir, comme dirait les anciens de la tribu ! Je n'ai jamais autant ri depuis une éternité, depuis que je suis parti de Proodos en réalité. Voir un compatriote, khaal Ur-Nungal en plus, ne pouvait être que bien pour ma tête d'écureuil. Je commençait à avoir le mal du pays !

« J'avais oublié de te parler de ce coté-là d'Emporos, mon oncle, pardonnes-moi, j'y suis pas habitué. »


J'arrive à lâcher entre deux crises de rire. J'en ai les larmes aux yeux. A quel point ça doit être ennuyeux d'être riche et fortuné à Dexia pour se laisser amuser par une assiette qui tombe et un verre de vin qui se renverse ! Je me redresse et me calme un peu, inspirant et expirant doucement et essuyant les larmes de mes yeux. C'est pas tout ça, mais on a pas eut de dessert ! J'en profite pour regarder à droite à gauche et apercevoir une petite boutique encore ouverte.

« Attends-moi, je reviens... »


Je lui lance comme ça. Il va peut-être pas aimer de recevoir des ordres mais c'est pas grave, le dessert est un plat qui vaut tout les sacrifices du monde. J'entre rapidement dans la boutique, ne me donne même pas la peine de dire bonjour (je suis malpoli quand je suis pressé) et fait rapidement ma commande, de sorte à ce qu'à peine quelques minutes plus tard, je reviens vers mon khaal avec un paquet chargé de friandises.

« Des Gulab jamun et des Jalebi...Jalebi ? Zlabia ? Bah, ça dépend des régions. Naah~, c'est pas de la cuisine de grand prince mais ça fera un bon dessert. »


Je lui tends une Jalebi du bout des doigts, elle est collante de sucre. Si il hésite, elle est pour moi et je n'en ferait qu'une bouchée.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMar 28 Avr - 16:58

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Durant leur petit trajet pour établir une distance raisonnable entre l'auberge et eux-mêmes, Nyr n'avait cessé de marmonner dans sa barbe. Tibère n'avait pas réellement entendu ce qu'il disait mais il avait cru comprendre qu'il était question de Dhal, de nourriture gâchée et de flèches plantées entre les yeux. Il n'y avait pas besoin d'être un devin pour en déduire le contenu général de ses propos mais le diplomate, occupé qu'il l'était à rire à gorge déployée, ne s'en donna pas vraiment la peine.

Un instant interdit, Nyr ne tarda finalement pas à le rejoindre dans son hilarité. Les quelques passants ne pouvaient que les dévisager d'un air oscillant entre la perplexité et une vague appréhension ; voir deux Prodosiens - dont un affichait une évidente noblesse alors que l'autre était mercenaire - plus ou moins mourir de rire en plein milieu de la rue n'était pas un spectacle commun. Mais les curieux s'effaçaient vite, conscients que chercher des noises à des étrangers en ce début de soirée n'était pas une excellente idée.

« J'avais oublié de te parler de ce coté-là d'Emporos, mon oncle, pardonne-moi, j'y suis pas habitué », réussit-il à articuler entre deux éclats de rire.

Il glissa une œillade à son cadet, prêt à le tranquilliser d'un vaste geste de la main pour signifier qu'il n'avait pas besoin de s'excuser pour ces parfaits imbéciles, mais voir Nyr s'esclaffer joyeusement ne fit que le relancer de plus belle. Il revoyait l'air incrédule de ces Dexiens, leurs grimaces presque impressionnées aux paroles du mercenaire prononcées dans un Notien à la distinction trompeuse... Comment était-ce possible d'être à la fois aussi crédule et stupide ? N'y avait-il donc pas de limites à la bêtise des Alasyens ? Un gloussement lui échappa alors que peu à peu, il essayait de se concentrer sur le paysage alentour et sur la brise froide pour se calmer. Ses épaules étaient encore remuées de petits rires incontrôlés, mais ça allait mieux.

« Attends-moi, je reviens... »

Et le mercenaire fila sans attendre sa réponse. Tibère cligna des yeux avec perplexité et voulut laisser transparaître un certain agacement - Nyr venait de lui donner un ordre, après tout -, mais le sourire que son hilarité récente avait ancré sur ses lèvres mettait tous ses efforts à néant. Tant pis. De toute façon, le mercenaire avait déjà disparu.

Il profita de son absence pour se concentrer sur sa respiration, afin de ne pas repartir dans un large fou-rire à la moindre stimulation. Bon, voilà qui était mieux. Une grimace lui échappa alors qu'il se massait les côtes. Ouille. Ça faisait vraiment longtemps qu'il n'avait pas autant ri. Mais ça faisait du bien, surtout après avoir eu ces agaçantes nouvelles concernant le Magistrat. Il se morigéna. Inutile de penser à cela pour le moment.

Bras croisés sur son torse, il laissa son dos s'appuyer l'un de ces murs gris que les Dexiens semblaient affectionner. Le vent agitait doucement les différentes couches de tissu coloré qui lui faisaient office de vêtement. Il faisait frais, mais cette fraîcheur l'aidait à reprendre ses esprits. Son regard pourpre parcourut brièvement les environs. Désormais, la plupart des pierres lumières étaient allumées. Était-il déjà si tard ? Tibère n'avait pas vu le temps passer.

La silhouette familière de Nyr revenait déjà dans sa direction.

« Des Gulab jamun et des Jalebi... Jalebi ? Zlabia ? Bah, ça dépend des régions. Naah~, c'est pas de la cuisine de grand prince mais ça fera un bon dessert. »

Tibère se saisit totalement par réflexe de ce que Nyr lui tendait, avant de baisser les yeux sur le truc orangé et collant qui se retrouvait entre ses mains gantées. Il haussa un sourcil.

« Quelle est cette... (Il laissa sa phrase en suspens alors qu'il analysait la sucrerie d'un œil curieux.) C'est ce dont se nourrit le peuple, ici ? »

Après une hésitation, il se décida à oser à croquer dedans - ce n'était pas quelque chose d'aussi trivial qui allait le tuer, de toute manière. Ses yeux rouges s'écarquillèrent légèrement de surprise et il dut batailler pour garder du reste une expression à la hautaine neutralité. Ce n'était pas mauvais. Très sucré, mais résolument pas mauvais.

« Ils n'ont peut-être pas complètement mauvais goût, ces Dexiens », admit-il malgré lui, avec un agréable étonnement qu'il ne put dissimuler complètement.

Puis il se racla la gorge en se redressant avec une pointe d'orgueil. Il avait fait son quota de compliments, il ne fallait pas abuser de sa générosité non plus. Malgré tout, il risqua un deuxième coup de croc dans la friandise pour faire bonne figure.

« Des Jalebi, c'est cela ? C'est une invention correcte. »

Ton lapidaire. Oui. C'était correct. Il n'allait pas exagérément s'enthousiasmer dessus non plus.
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyMer 29 Avr - 18:56

   

Des serpents sous le soleil d'Alasya!.

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira
« Ils n'ont peut-être pas complètement mauvais goût, ces Dexiens »

Grand silence à regarder mon khaal avant d'exploser de rire malgré moi. V'la qu'il se remet à dire des choses bizarres. A l'entendre on dirait que...

« On dirait que mon oncle commence à apprécier son séjour ici ! »

D'un air totalement innocent et plein de franchise, je lui lâche ça comme ça. Mon khaal est une drôle de personne, un moment je crois que ce que je lui dis va l'énerver et le moment d'après il me regarde bizarrement et finit par passer à autre chose. C'est lui qui est bizarre ou moi qui le suis ? Va savoir.

« Des Jalebi, c'est cela ? C'est une invention correcte. »

Mais c'est qu'il continue de manger le Tibère, j'y aurait pas cru. J'essaye de m'empêcher de rigoler mais je ne peux pas m'arrêter de pouffer de rire. Je suis content, vraiment content pour mon khaal.

« Avec ça, peut-être que quand Proodos manquera trop à mon oncle, il sera réconforté par la cuisine d'ici. »

Je ne lui laisse pas le temps de répondre, l'ouvre les bras en grands, souriant, lui montrant d'un signe de tête le magnifique paysage qui donne sur les rues illuminées et le palais éclairé par les pierres magiques d'Alasya. C'est tellement joli la nuit, dommage que ce soit si dangereux.

« Et peut-être qu'avec un peu de chance, mon oncle trouvera une petite femme et... »

Je m'arrête de parler. Pas parce que je pense avoir vexer mon khaal mais parce que je reviens sur l'une de mes pensées. Il fait tard, il faut rentrer. Mais rentrer où pour moi ? Naah~.

« Tu devrait rentrer, les nuits sont risquées ici et tu n'as pas d'armes. » Je le regarde très sérieusement, je suis inquiet pour lui et j'espère qu'il le comprendra en regardant mon regard. Le regard c'est très important. Oumma Saanvi disait que c'était le berceaux de l'âme et qu'on pouvait mener un homme à sa perte juste en lisant ses yeux. Et avec le temps, on pouvait même apprendre à lire le mensonge dans les yeux d'une personne. Oumma disait qu'une empoisonneuse devait connaître ce genre de secret. Pour tisser sa toile et protéger son Ourouk. Son maître pour la vie.

« Ne t'occupe pas de moi, je trouverais de quoi faire. »

Il y a bien une ou deux auberges à proximité où je pourrais passer la nuit. Moindre luxe mais au moins je serais à l’abri de ce que le soir d'Emporos cache sous ses draps. Une phrase m'échappe, un peu vague, sans consistance, sans besoin de réponse.

« Mon oncle aime-t-il ce qu'il fait ? Peut-être qu'un jour, si tu devais quitter ces terres, elles viendraient à te manquer. La vie est tellement bizarre. »

Je secoue la tête pour chasser cette pensée bizarre de ma tête et me retourne vers mon khaal. Je prend une friandise dans ma bouche et lui en tends une autre, souriant de toute mes dents.
   
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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyJeu 30 Avr - 10:19

Des serpents sous le soleil d'Alasya
Alors qu'il croquait dans ce... Jalebi qui était sommairement une concentration de sucre, des petits rires difficilement maîtrisés résonnèrent devant lui. Tibère leva les yeux sur Nyr qui, pour une obscure raison, semblait trouver la situation propice à la rigolade. En temps normal, le diplomate se serait empressé de monter sur ses grands chevaux tellement la possibilité qu'on ose rire de lui l'horripilait, mais la bonne humeur de Nyr était terriblement communicatrice. Difficile, en le voyant ainsi, de croire qu'il était un tueur chevronné, qu'il avait même rapporté à son aîné une main découpée comme preuve d'assassinat sans manifester la moindre once de dégoût.

« Avec ça, peut-être que quand Proodos manquera trop à mon oncle, il sera réconforté par la cuisine d'ici. »

Quand Proodos lui manquera ? D'une certaine manière, elle lui manquait déjà, mais Tibère était encore loin d'avoir suffisamment assouvi sa curiosité pour ne serait-ce que songer à quitter les lieux. Et puis ça n'allait pas être ces sucreries colorées qui allaient guérir son mal du pays si celui-ci venait à se manifester, tout de même !... Si ?

Nyr, tout souriant, n'attendit pas sa réponse pour lui indiquer le mystérieux paysage qu'était Emporos qui s'endormait. Il était vrai que la ville, par la grandeur de ses monuments, par sa continuelle agitation, par ses fascinantes pierres lumières qui ponctuaient l'horizon telles milles étoiles, ne manquait pas d'un certain charme. Rien à voir avec l'Empire malgré la diversité des paysages qu'il comptait ; même si à ses yeux, les terres ensoleillées impériales étaient d'une beauté colorée inégalable.

« Et peut-être qu'avec un peu de chance, mon oncle trouvera une petite femme et... (Court silence.) Tu devrait rentrer, les nuits sont risquées ici et tu n'as pas d'armes. Ne t'occupe pas de moi, je trouverais de quoi faire. »

Trouver une petite f... Tibère dévisagea son cadet avec des gros yeux. Mais qu'est-ce qu'il racontait ? C'était actuellement la dernière de ses préoccupations, et s'il venait à devoir se trouver une "petite femme" dans les années à venir, elle n'allait certainement pas être alasyenne ! L'idée lui semblait tellement saugrenue qu'elle réussit l'exploit de lui clouer momentanément le bec. Le regard subitement mortellement sérieux du mercenaire l'empêcha de protester avec toute la véhémence dont il était capable quand il se ressaisit. Le regard pourpre du diplomate soutint calmement l'émeraude des prunelles de Nyr. Il n'avait nullement besoin de son inquiétude même s'il se rendait compte que ne pas avoir emporté d'arme était une décision vaguement stupide de sa part. Néanmoins... eh bien, la considération du jeune empoisonneur ne lui était pas désagréable.

« Soit. Je ne doute pas de tes capacités à savoir te tirer de toutes les mauvaises passes, de toute manière. »

Son ton était inflexible et teinté d'ironie. Son regard rouge se détacha du mercenaire pour venir sonder les ténèbres de la nuit naissante. Qui savait quels dangers les guettaient... Surtout avec la désormais sûre présence du Magistrat.

Alors, soudainement, d'une voix lointaine et pensive :

« Mon oncle aime-t-il ce qu'il fait ? Peut-être qu'un jour, si tu devais quitter ces terres, elles viendraient à te manquer. La vie est tellement bizarre. »

Tibère se figea et ses yeux s'obscurcirent alors qu'il toisait brièvement son cadet. Il ne savait pas si celui-ci attendait réellement une réponse - il avait l'impression que non. Mais actuellement, Nyr parlait-il réellement de son aîné ou de lui-même ? S'était-il attaché à Dexia et à l'Alasya en général au point de ne pas s'imaginer la quitter ?

« Je ne quitterai ces terres certainement que quand la guerre les aura défigurées. Je ne pense pas alors qu'elles seront suffisamment belles pour qu'elles puissent me manquer. »

Et l'Empire serait de toute évidence un acteur principal dans la boucherie à venir - même si l'ennemi était Tharros, la guerre aurait été trop déséquilibrée sans Proodos, et les victimes moindres car les combats moins longs. La voix de Tibère ne souffrait aucun regret, cependant. La guerre était quelque chose de laid. Celui qui niait cela était un fou. Mais elle était nécessaire pour taire ces stupides rivalités régionales et le diplomate ne reculerait pas devant tout ce sang qu'il fallait verser.

Il accepta l'offrande de Nyr en silence, le remerciant d'un signe de tête. Ce stupide roi Areng... Se faire de l'Empire un ennemi, quelle idée.

Puis il sourit au mercenaire. L'air frais du soir semblait avoir apaisé la flamboyante fureur qui grondait continuellement en lui. Ses traits étaient empreints d'une étrange sérénité. Il n'aurait pas dû évoquer ce sujet délicat qu'était la guerre, mais maintenant que la chose était faite, il était inutile de vouloir changer son discours.

« Qu'importe. Je vais rentrer avant que cet imbécile d'Amos ne meure d'inquiétude. J'ignore ce que tu comptes faire mais sois prudent. Ce n'est pas parce que tu portes une arme que tu es protégé, mais j'ose espérer que tu ne l'ignorais pas. »

Son ton était redevenu autoritaire et hautain mais son regard pourpre ne quitta pas la silhouette du mercenaire.

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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptyJeu 30 Avr - 11:54

 

Des serpents sous le soleil d'Alasya!.

Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] Kira
« Je ne quitterai ces terres certainement que quand la guerre les aura défigurées. Je ne pense pas alors qu'elles seront suffisamment belles pour qu'elles puissent me manquer. »

Je hoche la tête et reprends une sucrerie au hasard, cette fois, je tombe sur un Gulab jamun, je mord dedans, la tête pleine de pensées. Naah~, la guerre, j'ai pas tout suivi mais c'est vrai qu'elle a l'air drôlement proche la guerre. Et si darija Zéeva le veut, ça aura lieux. Même les déesses peuvent pas l'arrêter ma darija.

« C'est dommage, les déesses disent que les terres étrangères sont un cadeaux aux yeux des voyageurs... »

Je lance d'un air pensif avant de manger une autre sucrerie. Le sucre me rends ma bonne humeur et je retrouve mon sourire. Perdu et aussitôt retrouvé comme on dit.

« Qu'importe. Je vais rentrer avant que cet imbécile d'Amos ne meure d'inquiétude. J'ignore ce que tu comptes faire mais sois prudent. Ce n'est pas parce que tu portes une arme que tu es protégé, mais j'ose espérer que tu ne l'ignorais pas. »

Mon khaal se remet à faire son chef, mais maintenant je trouve ça plus drôle qu'intimidant. Je retient un rire avant de lui adresser un sourire doux et de lui répondre d'une voix tout aussi douce.

« Pas d'inquiétude, mon oncle, mon arc ne m'a jamais rendu arrogant au combat. »

On m'appelle pas le lâche pour rien après tout. Moi j'attends que ma proie dort pour la surprendre, comme ça je suis sur de mon coup, moins elle s'y attends, plus j'ai de chance. De la lâcheté qu'ils disent, ils ont peut-être raison, mais c'est aussi de l'intelligence. Un archer qui sait pas utiliser une épée devrait éviter de faire face à son ennemi. Ou alors il est débile.

Mon attention revient vers khaal Ur-Nungal, je m'incline un peu en signe de respect.

« Je suis honoré que tu te tracasse pour un simple mercenaire comme moi. »


Mais il n'a pas à se tracasser ainsi. Je suis un empoisonneur, et je serais un assassin si mes crimes n'étaient pas acceptés par tout le monde. Oumma Saanvi m'a apprit que j'étais venu au monde pour tuer, que le crime de mes parents devait être racheté ainsi. J'en sais rien de si c'est vrai mais elle avait raison pour une chose, le danger me fait sentir être là. Donc je suis comme un de ses papillons de nuit qui s'agitent autour des pierres lumières de la ville. En fait, ça m'attire et j'y peux rien. C'est mal, c'est bien ? J'en sais rien. C'est juste comme ça, Naah~.

Sur ce, je me retourne et j'agite la main en signe d'au revoir. Il y a une petite auberge pas loin, elle n'est pas aussi réputée que « Les délices d'Emporos » mais pas grave, ça fera l'affaire. Je laverais mon pantalon au passage. Il paraît qu'il y aura une fête bientôt, en l'honneur de Dexia et de Proodos, hâte de voir ça. Pour ma part, je ferais que regarder.

« Si la guerre va rendre Dexia tout moche, mon oncle devrait en profiter alors. Les déesses t'ont fait un cadeau. Ce serait bête de refuser. Apprécie le paysage autant que tu peux avant que tout parte en ruine. »

Je me retourne lui dernière fois, toujours avec un sourire doux au lèvres.

« Et bonne chance pour trouver ton âme sœur ici. »

Sans lui laisser le temps de répondre, je m'élance dans la rue, toujours mon sac de sucreries dans les bras. Demain, il arrivera ce qui doit arriver. Il y aura de la pluie, du soleil, du gel ou du vent. Ce sont les déesses qui choisissent, pas nous. Alors autant en profiter du moment qu'on sait à quoi s'attendre, non ?

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Des serpents sous le soleil d'Alasya [ft. Nyr] EmptySam 2 Mai - 5:21

Des serpents sous le soleil d'Alasya
« Pas d'inquiétude, mon oncle, mon arc ne m'a jamais rendu arrogant au combat. »

Tibère lui jeta un regard en coin, ne pouvant s'empêcher dans sa légère susceptibilité de se demander s'il y avait dans ses mots une critique sous-entendue par rapport à sa propre arrogance. La bienveillance qu'il lut dans les yeux de Nyr le poussa à croire l'inverse. Le diplomate se contenta donc d'un "Mmh" approbateur en guise de réaction. Effectivement, il était stupide pour un mercenaire - de surcroît un empoisonneur - de s'armer d'arrogance. Ceux qui se surestimaient dans le métier étaient les plus aptes à commettre des imprudences.

« Je suis honoré que tu te tracasse pour un simple mercenaire comme moi », reprit Nyr, et il s'inclina légèrement.

Tibère hocha la tête d'un air satisfait. Oui, qu'il le soit, honoré. Mais il était normal qu'il se préoccupe un minimum de ceux qui agissaient sous ses ordres.

Nyr pivota, agitant la main en signe d'au revoir. Tibère lui répondit d'un geste de tête et il pensait que son cadet quitterait les lieux sur ces mots mais il marqua une dernière pause et jeta par dessus son épaule, employant toujours ce même ton doux :

« Si la guerre va rendre Dexia tout moche, mon oncle devrait en profiter alors. Les déesses t'ont fait un cadeau. Ce serait bête de refuser. Apprécie le paysage autant que tu peux avant que tout parte en ruine. (Silence, puis sourire.) Et bonne chance pour trouver ton âme sœur ici.  »

Il acquiesça une nouvelle fois, léger sourire aux lèvres. Oui, s'il était venu, c'était pour profiter de ce que ce continent pouvait lui offrir alors qu'il se trouvait au bord du précipice. Cette excitation sauvage que seule pouvait procurer l'idée d'un chaos imminent... Peut-être était-ce barbare que de penser de la sorte mais Tibère sentait que les prochains grands événements se dérouleraient sur ces terres emplies de rustres, et il voulait être là pour en être témoin. Quant à son âme s... Silence estomaqué alors que la dernière phrase du mercenaire se gravait en lettres de feu dans sa tête. Une âme sœur ? Il se fichait de lui ?

Fulminant, il voulut rabrouer Nyr mais celui-ci, ayant visiblement senti l'approche de l'orage, s'était enfui sans demander son reste. Tibère n'essaya même pas d'essayer de le rattraper et le suivit du regard. Son expression incrédule se mua peu à peu en amusement.

« Quel chenapan, celui-là », marmonna-t-il comme pour lui-même.

Un rictus rieur sur le visage, il pivota à son tour. Emporos de nuit, hein... Il l'explorerait un de ces jours, mais ce jour n'était pas encore arrivé. Avec ce cliquetis qui accompagnait chacun de ses gestes, il s'engagea dans les allées obscures d'un pas sûr.

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