Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] B9rmV6G
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18]

Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
66
09/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 29 ans
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptySam 28 Mar - 7:54
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] Rp24

Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; Asuldan fait un assez long voyage, pour finalement arriver jusqu’à la capitale de Sofia, Sentoni. Il y redécouvre les plaisirs simples et sains de la ville, marchande à son bon plaisir et fait la rencontre d’une jeune Lucienne. Sayrëa, comme elle se nomme, se repentait de la faute commise, celle de s’être marié dans le secret, qui plus est, à un homme possiblement mort. Cette dernière lui demande de retrouver son époux, Holgenn, persuadée de son décès, et de lui remettre un bracelet qu’il portait toujours au poignet en guise de souvenir.

« En haut des Montagnes de givre, à la lisière de la forêt que borde Sofia et de ces odieuses créatures de glace se trouvent des sources naturelles. J’y vais de temps à autre. Jamais longtemps ! Par Illios ! Jamais longtemps ! Le danger rôde par là-bas. Et puis, il y a aussi, en haut de ces Montagnes de givre se dissimulent secrets et monstres mangeurs d’homme. Je vous le dis, faites attention quand vous allez là-bas ! Ne dépassez surtout pas la délimitation naturelle, c’est un avertissement de la nature ! À moins que vous ne teniez pas à la vie ? Flamme ! Pauvre fou ! Faites, partez ! Maintenant ! Laissez-moi ! Ils n’écoutent jamais… Jamais ! Toujours à vouloir aller là-bas ! À risquer leur vie, à penser qu’ils sont immortels, imbattables, plus puissants ! Tous morts… absolument tous ! Il est rien resté, que des os, des morts, et encore des morts, plus de morts. L’Ordre… L’Ordre est la seule à y aller, à survivre… L’Ordre est notre résurrection. L’Ordre est là pour nous sauver ! Ils sont sous la main glorieuse de notre Déesse Illios. L’ORDRE ! L’ORDRE ! SAUVEZ-NOUS ! SAUVEZ CES MISÉRABLES QUE NOUS SOMMES ! AAAAAH ! »

Le gel des Montagnes lui avait fichu le cerveau à l’envers. S’il arrivait à réfléchir, à faire des phrases, à parler et à répondre, il n’était pas surprenant que la seconde d’après, il vrillait. Isodor vivait avec sa petite fille, au pied de la forêt que regorgeait Sentoni. Leur localisation restait très proche des Montagnes de givre. Apparemment, le vieux ne s’était pas résolu à se séparer de l’endroit, à rester loin de la folie glacière des Montagnes. Asuldan avait pris le temps d’écouter l’histoire de Nilda et de son grand-père. Il avait été autrefois un chercheur de l’Ordre et il était tombé, s’était cogné la tête contre un rocher. Il avait très certainement dû resté là pendant des heures. Finalement, après des heures, il avait été retrouvé. La guérison, les soins effectués, tout cela n’avait servi qu’à sauver sa vie, mais pas sa santé mentale. Ils n’avaient rien pu faire.

Il avait passé plus de deux heures à écouter Nilda lui expliquait les détails, de son histoire, de l’histoire d’Isodor, et également des personnes qui étaient passés dans les environs. Leur maison se trouvait spécialement à un endroit clé des passages entre la forêt émeraude et le début de la traversée, pour accéder aux plus hautes sphères des Montagnes. C’était ainsi facile pour Nilda d’apercevoir le petit monde qui allait et venait. Des instants rares, et elle avait bel et bien vu un homme grand aux cheveux bruns, à la carrure taillée et “glorieuse”. C’était les descriptions précises de Sayrëa.
 
« Je vous remercie énormément, Nilda. Vous avez été, vous et votre grand-père, d’une aide précieuse.
— Mais de rien, c’est un plaisir de pouvoir vous renseigner, lui répondit-elle, d’un regard inquiet et troublé, elle continua, vous n’allez pas… Vous n’allez pas aller “là-bas”.
Je serais prudent.
— Faites attention à vous… »


Sa voix s’était éteinte avant même la fin de sa phrase. L’effet apaisant qu’il transmettait mettait parfois les gens dans une bulle lénitive, et en contre-partie, il y avait quelque chose, dans ces coeurs chaleureux et doux, qui naissait, comparable à une sincère inquiétude, les pesant. Asuldan quitta rapidement Nilda. Il ne put se résoudre à entretenir la conversation plus longuement, il ne voulait aucunement inquiété une pauvre âme, comme elle (ni aucun autre, finalement). Les gens de Sofia avaient cette particularité aussi, il y pensa. Il avait laissé sa monture avec ces deux personnages. Amédia serait plus en sécurité ici, et puis… ce n’était pas une grande admiratrice du froid.

En marchant, il observait les alentours silencieux de la forêt encore verdoyante. Elle était riche et abondante, et orné de centaines de verts différents, de la couleur des olives, de celle de la lime, de la menthe profonde, de celle du tilleul, d’un vert vert de mer, et de beaucoup d’autres. C’était la saison du Repos, alors tout semblait mourir, tout était déjà sombre, mais la forêt émeraude réussissait à garder sa beauté verdâtre. Les pentes commencèrent à devenir de plus en plus rêches. La terre glissait sous chacun de ses pas, et ses deux bras forts préfèrent malgré tout se rabattre sur des points clés qui lui éviteraient une descente infernale. Asuldan avait l’habitude de grimper, il choisissait toujours la prudence face aux caprices de la nature ; une erreur pouvait mener à de graves conséquences.

Sa longue marche d’une heure environ l’emmena presque à la “délimitation naturelle” entre la forêt et les Montagnes de givre. Il comprenait à quelle point, elles pouvaient être menaçantes. Au loin, elles lui lançaient des regards glaciaux, qui le pénétraient déjà à l’intérieur. Le trajet pour lui s’arrêtait presque là, pour le moment. Et ses yeux portaient sur les hautes chaînes à l’horizon, il n’y avait pas de fin, c’était un interminable labyrinthe géant de givre.

Il allait s’arrêter aux sources avant de continuer plus loin. C’était une bonne manière pour lui de se détendre et se réchauffer. Et Asuldan ne dirait jamais non à un tel plaisir.

À sa gauche se trouvait un petit chemin étroit et encore coloré de quelques particules de verts, le reste était recouvert par le givre et la neige. Son voyage avait été de courte durée, car après cinq minutes, il était tombé sur plusieurs niveaux de lacs. C’étaient les sources de chaleur, découpées entre elles par des roches brutes, polis par le temps. Avant de pénétrer plus loin, il déposa son gros sac à son dos contre la face d’un haut rocher ancré dans un coin de terre et commença à se déshabiller.
Il se retrouva bien vite dénué de tous ses vêtements : ses bottes, son gros manteau en fourrure, sa chemin de lin, sa ceinture et son pantalon.

Ses grands pas le menèrent à l’un des plateaux d’eau chaude, où il se laissa submerger sans aucun souci. C’était un savon chaleureux qui se frottait à lui, contre chaque recoin de sa peau. Il ferma les yeux un instant pour savourer, se délecter de ces sensations. Sa submersion dura longtemps, bien une dizaine de minutes. Avant qu’il n’ouvre les yeux. Il réalisait qu’il était déjà tard, les lueurs solaires s’éclipsaient à l’Ouest, droit vers Sentoni. Encore une heure, peut-être moins, et la nuit tomberait.

Halloween
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyVen 3 Avr - 18:58
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] MmSjhyO

Au coeur du chaud...

A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

Feat le Magnifique Arroth' Asuldan



Les sources naturelles ; agréables étendues d’eau chaude, disséminées aux pieds des cols montagneux, accueillant refuge pour la faune et les braves aventuriers qui se risquent à l’ascension vertigineuse des pics enneigés. Ces brûlantes merveilles de la nature, était l’une des rares choses qu’il lui arrivait parfois de regretter de son pays de naissance. Perdues dans les montagnes côtières de Tharros, elles possédaient un charme que les bains publics en Alasya n’arrivaient à égaler. Baignade en pleine nature, isolée de toute civilisation, sans présence humaine dérangeante, il n’y avait meilleur moment à passer.

Éternelle nostalgie dans le cœur, Athanasia n’avait pu ignorer l’existence de sources si similaires à celles qu’elles avaient connues durant son enfance. Aussi dangereuses qu’attirantes, elles étaient entourées de légendes et d’histoires. Consciente des nombreuses rumeurs qui rapportaient l’apparition de plus en plus récurrente d’animaux sauvages assez agressifs, ainsi que celle d’une créature dont l’existence relatait, d’après les chasseurs, du mythe, elle ne pouvait , malgré tout, rentrer à Dexia sans avoir profité d’une agréable baignade…

Un lapin sauvage. C’est tout ce qu’il avait fallu pour causer un état de frayeur chez un animal aussi solide et impressionnant que son fidèle Helvetios. La masse de muscles s’était transformée, en une boule de nerfs. N’appréciant guère la course folle du rongeur dans les buissons qu’ils longeaient, l’étalon fouettait l’air de sa queue. Peut-être que les péripéties en Sofia l’épuisaient tout autant que sa cavalière ?

De ses mains gantées, Athanasia caressaient le poil sombre du nerveux équidé. Les muscles de son encolure étaient contractés, voilà longtemps qu’elle ne l’avait vu aussi tendu.  L’animal répondit au geste de sa maîtresse par un renâclement mécontent. Secouant son adorable tête, il semblait lui faire part de son agacement.  

Effectuant une légère pression contre ses flancs, elle l’encourageait à accélérer le pas, espérant que s’éloigner des fourrées permettrait à sa monture de retrouver un peu de sérénité. Sa ruse fonctionna mais durant quelques courtes minutes seulement. Obéissant à sa cavalière, l’animal entamait un souple trot, toutefois, bien rapidement, les foulées de l’étalon furent à nouveau rythmées de nervosité.

Le gibier perturbateur n’étant plus en vue, la jeune femme commençait à réellement se questionner sur l’origine de toute cette agitation. Son compagnon ne pouvait réagir de la sorte sans une raison valable. La fougue de sa jeunesse était loin derrière lui, et l’animal avait le pied sûr. Habitué à parcourir divers paysages et environnements, il n’avait peur des terrains escarpés, montagneux ni des chemins peu rassurants.

Incertaine, elle ne souhaitait lui transmettre cette appréhension qui commençait à s’installer en elle. Relâchant la pression dans la bouche de l’animal, elle le laissait poursuivre la traversée de la forêt d’Emeraude à un rythme qui lui convenait.  

Ses yeux parcouraient les alentours, attentivement. Prudente, elle restait sur ses gardes. C’était la première fois qu’elle se rapprochait autant des pics enneigés avec sa monture. La proximité avec les montagnes givrées n’était pas une hypothèse à écarter pour expliquer un tel comportement de la part de l’équidé. D’autant plus, qu’elle commençait à avoir un mauvais pressentiment. L’histoire des monstres lui revint à l’esprit. Si elle refusait d’y croire avant d’en avoir eu la preuve, elle ne désirait particulièrement croiser un animal affamé, et encore moins un monstre tout droit issu d’un conte pour enfant….

Quelques foulées plus tard, ils laissaient derrière eux, la forêt d’Emeraude. Flattant, une nouvelle fois l’encolure de sa monture, elle chuchotait quelques douces paroles, se voulant rassurante. Les chemins qu’ils empruntaient se faisaient de plus en plus escarpés et enneigés.

Force était de constater, que malgré les encouragements de la rouquine, le cheval ne voulait s’apaiser. Tout ceci commençait à vraiment lui déplaire. Les ralentissements avaient eu un impact sur leur avancée. Inquiète, elle constatait que le soleil était désormais bien avancé dans son parcours vers l’ouest.

Ramenant les rênes contre elle, la jeune femme ordonnait à sa monture de s’arrêter. Piaffant, Helvetios se mit à gratter le sol de ses sabots. Errer et passer la nuit à la belle étoile, voilà un plan qui ne l’enchantait franchement pas vraiment. Faire demi-tour et rentrer en Dexia, après avoir fait une halte dans une auberge, semblait le choix le plus rationnel et le plus prudent à faire, d’autant plus que le cheval n’appréciait l’idée de s’aventurer davantage en direction des pics glacés.

Résignée, acceptant la triste idée de devoir se baigner dans les bains publics, en sécurité, elle écartait une des rênes, tout en donnant un petit coup de talon dans le flanc de l’animal. Toutefois, au lieu de faire un demi-tour, l’animal eu une réaction inattendue…

Un nouveau bruit en provenance des sous-bois, avait eu raison des dernières onces de bravoures que le cheval avait en son fort intérieur... Une ombre qui semblait glisser entre les feuillus, un hennissement effrayé, voilà que l’animal surélevait ses membres antérieurs du sol, et se mit à galoper à toute vitesse. Les oreilles plaquées contre l’arrière de son crâne, il ne voulait rien savoir. La fuite était sa seule obsession.

Accrochée au pommeau de la selle, les cuisses serrées autour des flancs de l’animal, elle tentait, en vain, d’obtenir une réaction en tirant sur les rênes. Conserver son assiette, et ne pas tomber ; c’était une véritable épreuve.

« Hel ! Doux ! Calme-toi ! »



Violent coup de tête en réaction à la pression du mors dans sa bouche, l’animal fit un saut sur le côté, quittant le chemin pour s’enfoncer, dans les bois, comme si zigzaguer entre les arbres étaient une bonne idée…  S’allongeant contre l’encolure de la bête, elle enfuit ses doigts dans sa crinière, cherchant autant de prises et d’appuis que possible. Elle n’avait nul autre choix, que de tenir bon, et surtout, de ne pas agiter l’animal plus qu’il ne l’était déjà.

Les yeux fermés, elle suivait les mouvements de sa monture. À chaque fois qu’il semblait ralentir, s’apaiser, un nouveau bruit l’effrayait. Changement de cap. Elle était perdue. Désorientée, elle repensait à la cabane du vieux fou dont elle avait entendu parler. Avaient-ils déjà dépassé cette cabane ? S’étaient-ils, par chance, rapprochés des sources ? Rien n’était certain. Elle pouvait simplement constater le fait, qu’au plus l’animal avançait, au plus le terrain se faisait pentu.

Soubresaut dans les feuillages environnants. Nouvelle bifurcation de l’animal. Galop de charge en ligne droite, il déboulait dans une clairière. Un coup de croupe, suivi d’un arrêt net, Athanasia perdit son équilibre et s’envolait par-dessus bord. Réagissant assez vite que pour amortir au maximum sa chute, elle atterrit sur son flanc gauche.

Haletant, elle tentait de faire pénétrer dans ses poumons, l’air qui en avait été chassé durant sa collision avec le sol. À plat, dos contre la neige froide, elle frissonnait et toussait. Son corps entier lui faisait mal. Retrouvant ses esprits, elle constatait, sans grande surprise, l’absence totale de l’animal dans les environs.

Se redressant en position assise, elle s’assurait d’être en un seul morceau. Quelques égratignures, son épais manteau avait pris le gros des dégâts.  Chanceuse, elle s’en sortait plutôt bien. Une douleur attirait toutefois son attention. Son bras gauche lui faisait mal. Elle garderait, sans nul doute, un charmant bleu en guise de souvenir de ce majestueux vol plané.

Péniblement, en grimaçant et jurant, elle se mit debout. Soupirant, elle se mit à chercher des indices qui pourraient lui indiquer l’endroit où se trouvait sa monture. Cette tête de mule ne devait être bien loin. Des traces de sabots, des branches cassées, elle pistait du mieux qu’elle en était capable le mammifère. De longues minutes s’écoulaient alors qu’elle errait, constatant l’inévitable avancée du soleil dans le ciel.

Espérant que sa monture était saine et sauve, elle décidait, que rester au milieu des arbres n’était pas une bonne idée. Visibilité réduite, désorientation facile, elle fit le choix de se diriger en direction des pics glacés, espérant tomber sur les sources qui bordaient le col montagneux.

Quelques longues minutes de marche éreintante plus tard, elle remarquait que la verdure pointait à nouveau le bout de son nez, ci et là. La végétation cédait sa place à la pierre et l’atmosphère semblait moins pesante. Elle était arrivée à destination !

Si ses vêtements la protégeaient du froid, l’anxiété la faisait frissonner malgré tout. Tremblante, elle accueillait avec joie la chaleur qui se dégageait des sources. Oubliant les principes de prudence qu’elle avait l’habitude de suivre, elle ne pensait et ne désirait qu’une seule chose : s’immerger au plus vite possible dans ces eaux, et détendre ses muscles douloureux. Il lui faudrait ensuite, réfléchir à un plan d’action.

Foulant le terrain rocheux, elle cherchait le meilleur endroit pour faire trempette. Sans le savoir, elle se rapprochait de l’emplacement où était assoupi son occasionnel partenaire commercial ; Asuldan.

Buée qui s’élevait dans l’air. Mystérieuse ambiance. Elle s’arrêtait enfin. Impatiente de sentir l’agréable chaleur de l’eau, elle retirait ses vêtements un par un, prenant le temps de les plier et de constater les dégâts qu’avait occasionné sa chute sur ceux-ci…

Un pied, puis l’autre, elle immergeait ses jambes dans l’eau, s’asseyant dans un premier temps sur le rebord en pierre. Tendant une main vers la source, elle collectait dans le creux de sa paume un peu d’eau qu’elle versait sur son bras gauche. La douleur était vive et l’hématome ne tarderait à apparaître. Un bruyant soupire s’échappait d’entre ses lèvres.

Détournant les yeux de son membre blessé, elle relevait la tête. Un léger courant d’air chassait le brouillard humide. Le rouge lui montait aux joues tandis qu’elle écarquillait les yeux, surprise. En face d’elle, à quelques mètres, se situait une personne dont le visage était loin de lui être étranger. Remous dans l’eau, elle ne bougeait pas.

Dans un premier temps, sa réaction fut plutôt enfantine. Ses sourcils se froncèrent, et elle une moue contrariée prit place sur son visage. Elle n’appréciait pas d’avoir été surprise, bien qu’elle ne blâmât l’homme pour cet embarras. Athanasia n’était pas le genre de jeune femme à avoir honte de sa nudité, toutefois, cet inattendu face à face avait eu raison de son sang-froid ordinaire.  

Mi soupir, mi pouffement amusé, elle rit discrètement de la situation, adressant une œillade amusée à l’homme. Le hasard avait décidé de lui mener la vie dure. Plus que cocasse, cette situation était irréelle. La probabilité de rencontrer une connaissance dans cet endroit, était quasi nulle, et pourtant, c’était arrivé.  

En silence, elle se réfugiait dans l’eau, fuyant les courants d’air frais.  Sans quitter l’homme du regard, elle ne dit mot, lui laissant le choix d’établir ou non, un premier contact oral. Prolonger ce silence, était après tout, terriblement amusant…


« halloween »
Arroth' Asuldan
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09/02/2020

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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMar 12 Mai - 10:25
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Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; Suite à sa quête, Asuldan grimpe jusqu’à la délimitation entre la forêt émeraude et les Montagnes de givre. C’est là-bas, dans les hauteurs, qu’il découvre un petit chemin menant aux sources thermales. Il décide de s’arrêter ici, profitant d’une pause et de la chaleur de l’eau. Après ça, il continuerait son chemin. Mais la solitude ne le pèse pas longtemps, car l’apparition d’une tête familière le surprend dans sa délectation.

Asuldan depuis plusieurs minutes était entre les mains d’une épouse chaleureuse. Elle s’occupait de lui. Elle l’enveloppait dans ses bras affectueux, le caresser là, ici, à des endroits changeants, multiples, abondants. Cette caresse était le berceau de sensations gracieuses. Il était en apesanteur. Il devenait la vapeur dansante sur les eaux chaudes, et s’effaçait dans l’atmosphère froide. C’était une perception saisissante qui l’emmenait hors du monde, hors du temps. Ses paupières se scellèrent volontairement. Il ne resta plus que l’ardeur bouillonnante et l’obscurité languissante.

À ce moment, pour lui, tout s’était arrêté. Plusieurs sons se mélèrent à une discussion inexistante : les murmures du vent frais qui se mélangeaient en un corps avec les bruissements jouissants de la fumée vaniteuse. Elle était une bouche susurrante, échappant des mots de désirs, insalubres.

“Viens… rejoins-moi… oui, caresse-moi… viens… je vais te rendre chaud… tu vas être dur… laisse-moi te lécher… viens...”

Imagination vivace, imperceptible mais présente, que lui provoquaient les températures hautes. Était-ce un instinct qu’il avait longtemps pratiqué ? Une besoin naturelle de se rapprocher du chaud ? Il n’en savait rien, il ne donnerait aucune réponse à ces théories. En cet instant, il était détendu, et son corps était diablement borné pour ne pas réagir à cette situation, à ses mots vicieux.

Les yeux fermées, le cou parfaitement installé contre un haut rocher. Ses lèvres s’écartèrent légèrement, laissant échapper un long serpent dansant, qui se faufila entre les courants du vent et disparu en un éclat vaporeux. L’air pur de son corps entier disparut de la même manière, se laissant remplir de ces sensations sensuelles, farouchement obscènes. Et tous ses muscles autrefois apaisés devinrent durs.

Il laissa une main rabattre ses cheveux, tandis qu’il ouvrit les yeux… Il s’arrêta un instant. Aussitôt qu’il avait croisé son regard, il l’avait immédiatement reconnu : de longs cheveux rouges flottant à la surface de l’eau, le regard amusé de ses deux billes cinabres. Le silence confortable d’avant se fit remplacer par une atmosphère aphasique et interrogatrice. Sa mine expressive actuelle aurait pu être suffisamment amusante, si la surprise n’était pas le maître hôte de cette intervention. Il avait les yeux grands ouverts, l’expression prise complètement au dépourvu et la bouche mi-ouverte. Rêvait-il ? La chaleur lui était-elle montée à la tête ? C’était peu probable.
 
Il anticipa graduellement et rapidement cette nouvelle apparition et information. L’expression embusquée se remplaça par une aimable attitude souriante.
 
« Ana, dit-il soudainement, cassant le silence (et entendre sa propre voix résonner lui parut être comme un rêve). Quel plaisir de te retrouver ici. Surprenant même, ajoutait-il. »

Comment décrire la relation qu’il entretenait avec Ana ? Ana était une formidable marchande, avec qui il avait collaboré de nombreuses fois (de trop nombreuses fois pour être vrai). Elle avait le sens des affaires et était d’un sang-froid à toute épreuve, de ce qu’il avait vu jusque-là. Oui, il aimait sa compagnie, oui, il aimait travailler avec elle. Et oui, il lui était plaisant, mais surprenant, de la retrouver ici. Mais que faisait-elle par ici ?

« Tu te délectes des sources chaudes ? Ou tu ne faisais que passer ? »

Il se permit de passer un bras pour cacher (du moins, le mieux qu’il pouvait) sa créature échauffée, dans un naturel parfaitement réalisé.

Halloween
Athanasia
Athanasia
167
06/02/2020

Feuille de personnage
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMer 13 Mai - 6:17
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A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

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La si calme jeune femme ne pouvait le nier, elle sentait que son pouls était un peu plus rapide que la normale. Était-ce la chaleur ? L’intrigante présence du marchand, ou bien l’étrange atmosphère de la région ? L’eau caressait le haut de sa poitrine, ce délicieux contact tranchait avec la froide morsure de l’air frais sur son visage et ses épaules.

L’informatrice avait savouré chacune des réactions qu’avait eu l’homme. Intruse, elle avait perturbé son repos, apparaissant sans prévenir. Toutefois, elle n’en était aucunement désolée. Ses yeux pétillaient d’amusement, alors qu’elle observait l’expression surprise d’Asuldan. Ingénue réaction. Elle se mordit l’intérieur de la joue, contenant un rire naissant.

Ce moment ne fut, malheureusement, que de courte durée car le nomade reprit, bien rapidement, une bienséante expression, avant de rompre le silence qu’elle avait pris un malin plaisir à instaurer.

« Ana. Quel plaisir de te retrouver ici. Surprenant même.  Tu te délectes des sources chaudes ? Ou tu ne faisais que passer ? »


Elle ne répondit pas immédiatement à ces interrogations, laissant simplement, un malicieux sourire se former sur ses lèvres. Asuldan était un homme aimable et bien élevé. Bien trop pour un simple marchand itinérant. Mystérieux, il n’avait manqué d’attiser, à de nombreuses reprises, la curiosité de la jeune femme. Maintenant qu’elle avait eu la chance de voir un nouvel aspect de lui, une facette qu’elle ne connaissait pas encore, il lui tardait d’en explorer d’autres, plus amusantes encore.

Insatiable curiosité, elle avait presque été agacée de ne pas lire une pointe d’embarras sur le visage composé de l’homme lorsqu’elle avait envahi son intimité. Athanasia préférait garder un certain professionnalisme et de la rationalité dans ses relations commerciales, toutefois, les circonstances de cette rencontre avaient un effet, plutôt intéressant sur la jeune femme. Son teint, rosit par l’air chaud, le relaxant contact de l’eau, elle paraissait beaucoup moins réservée, plus encline à converser mais surtout, plus joueuse. Un peu de taquinerie ne pouvait faire de mal, après tout.  

C’est avec ces pensées en tête, qu’elle penchait la tête sur le côté, demeurant silencieuse. Elle détaillait son collaborateur, arborant toujours une moue malicieuse aux coins des lèvres. Ses iris rougeoyantes glissaient sur le corps nu de l’homme. Camouflée par la distance, par la fumée mais aussi, par son bras, elle n’avait accès qu’à une partie de l’anatomie d’Asuldan.
Après cette délicieuse balade, elle ancrait ses iris impudiques dans celles de son interlocuteur, prenant enfin la parole sur un ton calme, presque innocent.

« Bonsoir Asuldan. Oui, on peut dire que je me délecte oui. »


Sortant une main de l’eau, elle ramenait l’ensemble de sa chevelure sur l’une de ses épaules en soupirant avant de détourner son regard, observant cette fois les alentours.

« Ma présence ici est due à … Un intéressant concours de circonstances ? »


Un pouffement de rire s’échappait d’entre ses lèvres sous la forme de buée. Il était vrai que les évènements qui l’avait conduite jusqu’ici avaient été rocambolesques, et elle ne s’en était pas sortir indemne. Toujours posée de son côté de l’étendue d’eau, elle reportait son regard sur l’eau, posant ses mains sur l’avancée rocheuse sur laquelle elle avait appuyée son fessier. Armée d’un regard qui, mêlait amusement à une touche de provocation, elle adressait à Asuldan l’attention qu’il méritait :

« Et toi, que fais-tu donc ici, au milieu de nulle part ? Tu n’es pas perdu, j’espère. »



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Arroth' Asuldan
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyDim 17 Mai - 18:45
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Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; L'atmosphère s'échauffe, la conversation continue. Asuldan décide de rentrer dans le jeu d'Ana.

Comment aurait-il pu l’ignorer ? Comment aurait-il pu tout simplement ignorer ses intentions, quelles qu’elles furent ? Elle jouait avec lui. De la lueur malicieuse dans son regard à l’amusement de ses lèvres en demie-lune. Même son expression suffisante qui pointait sans honte sur son visage témoignait de l’amusement délicieux qu’elle prenait à le titiller. Il avait l’impression qu’elle attendait même qu’il l’accompagne dans cette partie. Refuserait-il ? La réponse n’était pas déjà ancré sur son visage ? Il avait l’expression d’un homme préparé à faire la guerre ; une guerre dont il est sûr de survivre. Et pour lui, la guerre lui était familière, d’une manière que peu de personne comprendrait…

Cette manière impudique, à la limite “enfantine”, n’était pas déplaisante. Au contraire, les arômes sensuels se relevaient indubitablement dans ce jeu polisson. Asuldan combattait difficilement. Il ne le montra pas. Il était en sous nombre, seul contre plusieurs. Sa première adversaire, la plus proche, était la Femme Générale. Elle était chaude, vaporeuse et mouillée par la sueur de sa virilité féminine. Elle l’entourait. Elle l’avait pris au piège et il se retrouvait cerné, devant lui, derrière lui, à droite et à gauche. De toute part. Ses soldats de feu l’oppressaient. Une oppression dont il se soumettait volontier. Sa deuxième adversaire… Ana. Elle était l’inverse. Elle ne l’oppressait pas, pas physiquement. Tout se jouait dans une stratégie calculée. Elle avançait ses pions de manière à ce qu’à la fin du jeu : il soit échec et mat. Ana avait sa manière personnelle de faire les choses : le goût en bouche, tout devenait sucré, pétillante et grivois. Qu’allait-il devenir de lui, d’eux, à la fin de cet ébat échauffé ?

Asuldan, revenu à ses sens détendus et taquins, ne mit pas longtemps à entrer dans la danse ardente. Elle commençait doucement, dans une valse fébrile, désireuse.

Ce silence le happa dans une étreinte tournoyante. Quelque chose de suspicieux caressait son coeur fumant. Il projeta sa vue, exaltée par la vision palpable, sur sa collaboratrice. Avec déférence pourtant, il ne quitta pas son regard sibyllin. Elle avait la couleur de l’embarras. Il savait que ce n’était pas pour la même raison que son teint était rosé. Les vapeurs de l’eau peut-être, à moins que quelque chose d’autre se déguisait sous cette parfaite excuse.

Cette longue attente parut interminable. Asuldan, les lèvres amusées, patienta. Il se relaxa le long du bord, allongeant son autre bras sur les roches émergeant. Sa curiosité le dévoya presque de son droit chemin. Il voulait voir, apercevoir la nature humaine, celle qui se cachait malicieusement sous la protection d’une obscurité de plus en plus présente, des vapeurs perturbatrices et de l’eau cachotière.
 
« Bonsoir Asuldan. Oui, on peut dire que je me délecte oui.
— Je vois que tu y prends plus de plaisir que tu ne le montres, répondait-il. »


Il lui échangea en guise d’accompagnement une image mutine. Devait-il la rejoindre dans ce jeu déchéant ? Très sûrement.
 
Elle lui annonça par la suite qu’elle était là seulement à cause d’un concours de circonstances. Les circonstances devaient être sacrément pittoresques pour qu’elle envisage de monter jusqu’ici pour profiter des rares sources chaudes de la montagne de Givre. À vrai dire, la source se trouvait juste à quelques mètres en-dessous de cet endroit terrifiant. Mais ses pensées étaient centrées sur autre chose.

« Même perdu, j’ai droit de découvrir de belles choses, s'amusait-il à dire en déposant sa main sur sa mâchoire, la lueur de son regard luisait au reflet lumineux dans l’eau, il la regardait. Je dois chercher un certain objet, une demande, rajoutait-il ensuite, toujours la mine taquine dans ses yeux, je passais près des sources et, comment dire non à un tel endroit. Il y fait bon. N’est-ce pas ? »

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