Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] B9rmV6G
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18]

Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
137
09/02/2020

Feuille de personnage
Âge: 30 ans
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptySam 28 Mar - 7:54
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] Rp24

Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; Asuldan fait un assez long voyage, pour finalement arriver jusqu’à la capitale de Sofia, Sentoni. Il y redécouvre les plaisirs simples et sains de la ville, marchande à son bon plaisir et fait la rencontre d’une jeune Lucienne. Sayrëa, comme elle se nomme, se repentait de la faute commise, celle de s’être marié dans le secret, qui plus est, à un homme possiblement mort. Cette dernière lui demande de retrouver son époux, Holgenn, persuadée de son décès, et de lui remettre un bracelet qu’il portait toujours au poignet en guise de souvenir.

« En haut des Montagnes de givre, à la lisière de la forêt que borde Sofia et de ces odieuses créatures de glace se trouvent des sources naturelles. J’y vais de temps à autre. Jamais longtemps ! Par Illios ! Jamais longtemps ! Le danger rôde par là-bas. Et puis, il y a aussi, en haut de ces Montagnes de givre se dissimulent secrets et monstres mangeurs d’homme. Je vous le dis, faites attention quand vous allez là-bas ! Ne dépassez surtout pas la délimitation naturelle, c’est un avertissement de la nature ! À moins que vous ne teniez pas à la vie ? Flamme ! Pauvre fou ! Faites, partez ! Maintenant ! Laissez-moi ! Ils n’écoutent jamais… Jamais ! Toujours à vouloir aller là-bas ! À risquer leur vie, à penser qu’ils sont immortels, imbattables, plus puissants ! Tous morts… absolument tous ! Il est rien resté, que des os, des morts, et encore des morts, plus de morts. L’Ordre… L’Ordre est la seule à y aller, à survivre… L’Ordre est notre résurrection. L’Ordre est là pour nous sauver ! Ils sont sous la main glorieuse de notre Déesse Illios. L’ORDRE ! L’ORDRE ! SAUVEZ-NOUS ! SAUVEZ CES MISÉRABLES QUE NOUS SOMMES ! AAAAAH ! »

Le gel des Montagnes lui avait fichu le cerveau à l’envers. S’il arrivait à réfléchir, à faire des phrases, à parler et à répondre, il n’était pas surprenant que la seconde d’après, il vrillait. Isodor vivait avec sa petite fille, au pied de la forêt que regorgeait Sentoni. Leur localisation restait très proche des Montagnes de givre. Apparemment, le vieux ne s’était pas résolu à se séparer de l’endroit, à rester loin de la folie glacière des Montagnes. Asuldan avait pris le temps d’écouter l’histoire de Nilda et de son grand-père. Il avait été autrefois un chercheur de l’Ordre et il était tombé, s’était cogné la tête contre un rocher. Il avait très certainement dû resté là pendant des heures. Finalement, après des heures, il avait été retrouvé. La guérison, les soins effectués, tout cela n’avait servi qu’à sauver sa vie, mais pas sa santé mentale. Ils n’avaient rien pu faire.

Il avait passé plus de deux heures à écouter Nilda lui expliquait les détails, de son histoire, de l’histoire d’Isodor, et également des personnes qui étaient passés dans les environs. Leur maison se trouvait spécialement à un endroit clé des passages entre la forêt émeraude et le début de la traversée, pour accéder aux plus hautes sphères des Montagnes. C’était ainsi facile pour Nilda d’apercevoir le petit monde qui allait et venait. Des instants rares, et elle avait bel et bien vu un homme grand aux cheveux bruns, à la carrure taillée et “glorieuse”. C’était les descriptions précises de Sayrëa.
 
« Je vous remercie énormément, Nilda. Vous avez été, vous et votre grand-père, d’une aide précieuse.
— Mais de rien, c’est un plaisir de pouvoir vous renseigner, lui répondit-elle, d’un regard inquiet et troublé, elle continua, vous n’allez pas… Vous n’allez pas aller “là-bas”.
Je serais prudent.
— Faites attention à vous… »


Sa voix s’était éteinte avant même la fin de sa phrase. L’effet apaisant qu’il transmettait mettait parfois les gens dans une bulle lénitive, et en contre-partie, il y avait quelque chose, dans ces coeurs chaleureux et doux, qui naissait, comparable à une sincère inquiétude, les pesant. Asuldan quitta rapidement Nilda. Il ne put se résoudre à entretenir la conversation plus longuement, il ne voulait aucunement inquiété une pauvre âme, comme elle (ni aucun autre, finalement). Les gens de Sofia avaient cette particularité aussi, il y pensa. Il avait laissé sa monture avec ces deux personnages. Amédia serait plus en sécurité ici, et puis… ce n’était pas une grande admiratrice du froid.

En marchant, il observait les alentours silencieux de la forêt encore verdoyante. Elle était riche et abondante, et orné de centaines de verts différents, de la couleur des olives, de celle de la lime, de la menthe profonde, de celle du tilleul, d’un vert vert de mer, et de beaucoup d’autres. C’était la saison du Repos, alors tout semblait mourir, tout était déjà sombre, mais la forêt émeraude réussissait à garder sa beauté verdâtre. Les pentes commencèrent à devenir de plus en plus rêches. La terre glissait sous chacun de ses pas, et ses deux bras forts préfèrent malgré tout se rabattre sur des points clés qui lui éviteraient une descente infernale. Asuldan avait l’habitude de grimper, il choisissait toujours la prudence face aux caprices de la nature ; une erreur pouvait mener à de graves conséquences.

Sa longue marche d’une heure environ l’emmena presque à la “délimitation naturelle” entre la forêt et les Montagnes de givre. Il comprenait à quelle point, elles pouvaient être menaçantes. Au loin, elles lui lançaient des regards glaciaux, qui le pénétraient déjà à l’intérieur. Le trajet pour lui s’arrêtait presque là, pour le moment. Et ses yeux portaient sur les hautes chaînes à l’horizon, il n’y avait pas de fin, c’était un interminable labyrinthe géant de givre.

Il allait s’arrêter aux sources avant de continuer plus loin. C’était une bonne manière pour lui de se détendre et se réchauffer. Et Asuldan ne dirait jamais non à un tel plaisir.

À sa gauche se trouvait un petit chemin étroit et encore coloré de quelques particules de verts, le reste était recouvert par le givre et la neige. Son voyage avait été de courte durée, car après cinq minutes, il était tombé sur plusieurs niveaux de lacs. C’étaient les sources de chaleur, découpées entre elles par des roches brutes, polis par le temps. Avant de pénétrer plus loin, il déposa son gros sac à son dos contre la face d’un haut rocher ancré dans un coin de terre et commença à se déshabiller.
Il se retrouva bien vite dénué de tous ses vêtements : ses bottes, son gros manteau en fourrure, sa chemin de lin, sa ceinture et son pantalon.

Ses grands pas le menèrent à l’un des plateaux d’eau chaude, où il se laissa submerger sans aucun souci. C’était un savon chaleureux qui se frottait à lui, contre chaque recoin de sa peau. Il ferma les yeux un instant pour savourer, se délecter de ces sensations. Sa submersion dura longtemps, bien une dizaine de minutes. Avant qu’il n’ouvre les yeux. Il réalisait qu’il était déjà tard, les lueurs solaires s’éclipsaient à l’Ouest, droit vers Sentoni. Encore une heure, peut-être moins, et la nuit tomberait.

Halloween
Athanasia
Athanasia
431
06/02/2020

Feuille de personnage
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MARCHAND
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyVen 3 Avr - 18:58
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] MmSjhyO

Au coeur du chaud...

A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

Feat le Magnifique Arroth' Asuldan



Les sources naturelles ; agréables étendues d’eau chaude, disséminées aux pieds des cols montagneux, accueillant refuge pour la faune et les braves aventuriers qui se risquent à l’ascension vertigineuse des pics enneigés. Ces brûlantes merveilles de la nature, était l’une des rares choses qu’il lui arrivait parfois de regretter de son pays de naissance. Perdues dans les montagnes côtières de Tharros, elles possédaient un charme que les bains publics en Alasya n’arrivaient à égaler. Baignade en pleine nature, isolée de toute civilisation, sans présence humaine dérangeante, il n’y avait meilleur moment à passer.

Éternelle nostalgie dans le cœur, Athanasia n’avait pu ignorer l’existence de sources si similaires à celles qu’elles avaient connues durant son enfance. Aussi dangereuses qu’attirantes, elles étaient entourées de légendes et d’histoires. Consciente des nombreuses rumeurs qui rapportaient l’apparition de plus en plus récurrente d’animaux sauvages assez agressifs, ainsi que celle d’une créature dont l’existence relatait, d’après les chasseurs, du mythe, elle ne pouvait , malgré tout, rentrer à Dexia sans avoir profité d’une agréable baignade…

Un lapin sauvage. C’est tout ce qu’il avait fallu pour causer un état de frayeur chez un animal aussi solide et impressionnant que son fidèle Helvetios. La masse de muscles s’était transformée, en une boule de nerfs. N’appréciant guère la course folle du rongeur dans les buissons qu’ils longeaient, l’étalon fouettait l’air de sa queue. Peut-être que les péripéties en Sofia l’épuisaient tout autant que sa cavalière ?

De ses mains gantées, Athanasia caressaient le poil sombre du nerveux équidé. Les muscles de son encolure étaient contractés, voilà longtemps qu’elle ne l’avait vu aussi tendu.  L’animal répondit au geste de sa maîtresse par un renâclement mécontent. Secouant son adorable tête, il semblait lui faire part de son agacement.  

Effectuant une légère pression contre ses flancs, elle l’encourageait à accélérer le pas, espérant que s’éloigner des fourrées permettrait à sa monture de retrouver un peu de sérénité. Sa ruse fonctionna mais durant quelques courtes minutes seulement. Obéissant à sa cavalière, l’animal entamait un souple trot, toutefois, bien rapidement, les foulées de l’étalon furent à nouveau rythmées de nervosité.

Le gibier perturbateur n’étant plus en vue, la jeune femme commençait à réellement se questionner sur l’origine de toute cette agitation. Son compagnon ne pouvait réagir de la sorte sans une raison valable. La fougue de sa jeunesse était loin derrière lui, et l’animal avait le pied sûr. Habitué à parcourir divers paysages et environnements, il n’avait peur des terrains escarpés, montagneux ni des chemins peu rassurants.

Incertaine, elle ne souhaitait lui transmettre cette appréhension qui commençait à s’installer en elle. Relâchant la pression dans la bouche de l’animal, elle le laissait poursuivre la traversée de la forêt d’Emeraude à un rythme qui lui convenait.  

Ses yeux parcouraient les alentours, attentivement. Prudente, elle restait sur ses gardes. C’était la première fois qu’elle se rapprochait autant des pics enneigés avec sa monture. La proximité avec les montagnes givrées n’était pas une hypothèse à écarter pour expliquer un tel comportement de la part de l’équidé. D’autant plus, qu’elle commençait à avoir un mauvais pressentiment. L’histoire des monstres lui revint à l’esprit. Si elle refusait d’y croire avant d’en avoir eu la preuve, elle ne désirait particulièrement croiser un animal affamé, et encore moins un monstre tout droit issu d’un conte pour enfant….

Quelques foulées plus tard, ils laissaient derrière eux, la forêt d’Emeraude. Flattant, une nouvelle fois l’encolure de sa monture, elle chuchotait quelques douces paroles, se voulant rassurante. Les chemins qu’ils empruntaient se faisaient de plus en plus escarpés et enneigés.

Force était de constater, que malgré les encouragements de la rouquine, le cheval ne voulait s’apaiser. Tout ceci commençait à vraiment lui déplaire. Les ralentissements avaient eu un impact sur leur avancée. Inquiète, elle constatait que le soleil était désormais bien avancé dans son parcours vers l’ouest.

Ramenant les rênes contre elle, la jeune femme ordonnait à sa monture de s’arrêter. Piaffant, Helvetios se mit à gratter le sol de ses sabots. Errer et passer la nuit à la belle étoile, voilà un plan qui ne l’enchantait franchement pas vraiment. Faire demi-tour et rentrer en Dexia, après avoir fait une halte dans une auberge, semblait le choix le plus rationnel et le plus prudent à faire, d’autant plus que le cheval n’appréciait l’idée de s’aventurer davantage en direction des pics glacés.

Résignée, acceptant la triste idée de devoir se baigner dans les bains publics, en sécurité, elle écartait une des rênes, tout en donnant un petit coup de talon dans le flanc de l’animal. Toutefois, au lieu de faire un demi-tour, l’animal eu une réaction inattendue…

Un nouveau bruit en provenance des sous-bois, avait eu raison des dernières onces de bravoures que le cheval avait en son fort intérieur... Une ombre qui semblait glisser entre les feuillus, un hennissement effrayé, voilà que l’animal surélevait ses membres antérieurs du sol, et se mit à galoper à toute vitesse. Les oreilles plaquées contre l’arrière de son crâne, il ne voulait rien savoir. La fuite était sa seule obsession.

Accrochée au pommeau de la selle, les cuisses serrées autour des flancs de l’animal, elle tentait, en vain, d’obtenir une réaction en tirant sur les rênes. Conserver son assiette, et ne pas tomber ; c’était une véritable épreuve.

« Hel ! Doux ! Calme-toi ! »



Violent coup de tête en réaction à la pression du mors dans sa bouche, l’animal fit un saut sur le côté, quittant le chemin pour s’enfoncer, dans les bois, comme si zigzaguer entre les arbres étaient une bonne idée…  S’allongeant contre l’encolure de la bête, elle enfuit ses doigts dans sa crinière, cherchant autant de prises et d’appuis que possible. Elle n’avait nul autre choix, que de tenir bon, et surtout, de ne pas agiter l’animal plus qu’il ne l’était déjà.

Les yeux fermés, elle suivait les mouvements de sa monture. À chaque fois qu’il semblait ralentir, s’apaiser, un nouveau bruit l’effrayait. Changement de cap. Elle était perdue. Désorientée, elle repensait à la cabane du vieux fou dont elle avait entendu parler. Avaient-ils déjà dépassé cette cabane ? S’étaient-ils, par chance, rapprochés des sources ? Rien n’était certain. Elle pouvait simplement constater le fait, qu’au plus l’animal avançait, au plus le terrain se faisait pentu.

Soubresaut dans les feuillages environnants. Nouvelle bifurcation de l’animal. Galop de charge en ligne droite, il déboulait dans une clairière. Un coup de croupe, suivi d’un arrêt net, Athanasia perdit son équilibre et s’envolait par-dessus bord. Réagissant assez vite que pour amortir au maximum sa chute, elle atterrit sur son flanc gauche.

Haletant, elle tentait de faire pénétrer dans ses poumons, l’air qui en avait été chassé durant sa collision avec le sol. À plat, dos contre la neige froide, elle frissonnait et toussait. Son corps entier lui faisait mal. Retrouvant ses esprits, elle constatait, sans grande surprise, l’absence totale de l’animal dans les environs.

Se redressant en position assise, elle s’assurait d’être en un seul morceau. Quelques égratignures, son épais manteau avait pris le gros des dégâts.  Chanceuse, elle s’en sortait plutôt bien. Une douleur attirait toutefois son attention. Son bras gauche lui faisait mal. Elle garderait, sans nul doute, un charmant bleu en guise de souvenir de ce majestueux vol plané.

Péniblement, en grimaçant et jurant, elle se mit debout. Soupirant, elle se mit à chercher des indices qui pourraient lui indiquer l’endroit où se trouvait sa monture. Cette tête de mule ne devait être bien loin. Des traces de sabots, des branches cassées, elle pistait du mieux qu’elle en était capable le mammifère. De longues minutes s’écoulaient alors qu’elle errait, constatant l’inévitable avancée du soleil dans le ciel.

Espérant que sa monture était saine et sauve, elle décidait, que rester au milieu des arbres n’était pas une bonne idée. Visibilité réduite, désorientation facile, elle fit le choix de se diriger en direction des pics glacés, espérant tomber sur les sources qui bordaient le col montagneux.

Quelques longues minutes de marche éreintante plus tard, elle remarquait que la verdure pointait à nouveau le bout de son nez, ci et là. La végétation cédait sa place à la pierre et l’atmosphère semblait moins pesante. Elle était arrivée à destination !

Si ses vêtements la protégeaient du froid, l’anxiété la faisait frissonner malgré tout. Tremblante, elle accueillait avec joie la chaleur qui se dégageait des sources. Oubliant les principes de prudence qu’elle avait l’habitude de suivre, elle ne pensait et ne désirait qu’une seule chose : s’immerger au plus vite possible dans ces eaux, et détendre ses muscles douloureux. Il lui faudrait ensuite, réfléchir à un plan d’action.

Foulant le terrain rocheux, elle cherchait le meilleur endroit pour faire trempette. Sans le savoir, elle se rapprochait de l’emplacement où était assoupi son occasionnel partenaire commercial ; Asuldan.

Buée qui s’élevait dans l’air. Mystérieuse ambiance. Elle s’arrêtait enfin. Impatiente de sentir l’agréable chaleur de l’eau, elle retirait ses vêtements un par un, prenant le temps de les plier et de constater les dégâts qu’avait occasionné sa chute sur ceux-ci…

Un pied, puis l’autre, elle immergeait ses jambes dans l’eau, s’asseyant dans un premier temps sur le rebord en pierre. Tendant une main vers la source, elle collectait dans le creux de sa paume un peu d’eau qu’elle versait sur son bras gauche. La douleur était vive et l’hématome ne tarderait à apparaître. Un bruyant soupire s’échappait d’entre ses lèvres.

Détournant les yeux de son membre blessé, elle relevait la tête. Un léger courant d’air chassait le brouillard humide. Le rouge lui montait aux joues tandis qu’elle écarquillait les yeux, surprise. En face d’elle, à quelques mètres, se situait une personne dont le visage était loin de lui être étranger. Remous dans l’eau, elle ne bougeait pas.

Dans un premier temps, sa réaction fut plutôt enfantine. Ses sourcils se froncèrent, et elle une moue contrariée prit place sur son visage. Elle n’appréciait pas d’avoir été surprise, bien qu’elle ne blâmât l’homme pour cet embarras. Athanasia n’était pas le genre de jeune femme à avoir honte de sa nudité, toutefois, cet inattendu face à face avait eu raison de son sang-froid ordinaire.  

Mi soupir, mi pouffement amusé, elle rit discrètement de la situation, adressant une œillade amusée à l’homme. Le hasard avait décidé de lui mener la vie dure. Plus que cocasse, cette situation était irréelle. La probabilité de rencontrer une connaissance dans cet endroit, était quasi nulle, et pourtant, c’était arrivé.  

En silence, elle se réfugiait dans l’eau, fuyant les courants d’air frais.  Sans quitter l’homme du regard, elle ne dit mot, lui laissant le choix d’établir ou non, un premier contact oral. Prolonger ce silence, était après tout, terriblement amusant…


« halloween »
Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
137
09/02/2020

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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMar 12 Mai - 10:25
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] Rp24

Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; Suite à sa quête, Asuldan grimpe jusqu’à la délimitation entre la forêt émeraude et les Montagnes de givre. C’est là-bas, dans les hauteurs, qu’il découvre un petit chemin menant aux sources thermales. Il décide de s’arrêter ici, profitant d’une pause et de la chaleur de l’eau. Après ça, il continuerait son chemin. Mais la solitude ne le pèse pas longtemps, car l’apparition d’une tête familière le surprend dans sa délectation.

Asuldan depuis plusieurs minutes était entre les mains d’une épouse chaleureuse. Elle s’occupait de lui. Elle l’enveloppait dans ses bras affectueux, le caresser là, ici, à des endroits changeants, multiples, abondants. Cette caresse était le berceau de sensations gracieuses. Il était en apesanteur. Il devenait la vapeur dansante sur les eaux chaudes, et s’effaçait dans l’atmosphère froide. C’était une perception saisissante qui l’emmenait hors du monde, hors du temps. Ses paupières se scellèrent volontairement. Il ne resta plus que l’ardeur bouillonnante et l’obscurité languissante.

À ce moment, pour lui, tout s’était arrêté. Plusieurs sons se mélèrent à une discussion inexistante : les murmures du vent frais qui se mélangeaient en un corps avec les bruissements jouissants de la fumée vaniteuse. Elle était une bouche susurrante, échappant des mots de désirs, insalubres.

“Viens… rejoins-moi… oui, caresse-moi… viens… je vais te rendre chaud… tu vas être dur… laisse-moi te lécher… viens...”

Imagination vivace, imperceptible mais présente, que lui provoquaient les températures hautes. Était-ce un instinct qu’il avait longtemps pratiqué ? Une besoin naturelle de se rapprocher du chaud ? Il n’en savait rien, il ne donnerait aucune réponse à ces théories. En cet instant, il était détendu, et son corps était diablement borné pour ne pas réagir à cette situation, à ses mots vicieux.

Les yeux fermées, le cou parfaitement installé contre un haut rocher. Ses lèvres s’écartèrent légèrement, laissant échapper un long serpent dansant, qui se faufila entre les courants du vent et disparu en un éclat vaporeux. L’air pur de son corps entier disparut de la même manière, se laissant remplir de ces sensations sensuelles, farouchement obscènes. Et tous ses muscles autrefois apaisés devinrent durs.

Il laissa une main rabattre ses cheveux, tandis qu’il ouvrit les yeux… Il s’arrêta un instant. Aussitôt qu’il avait croisé son regard, il l’avait immédiatement reconnu : de longs cheveux rouges flottant à la surface de l’eau, le regard amusé de ses deux billes cinabres. Le silence confortable d’avant se fit remplacer par une atmosphère aphasique et interrogatrice. Sa mine expressive actuelle aurait pu être suffisamment amusante, si la surprise n’était pas le maître hôte de cette intervention. Il avait les yeux grands ouverts, l’expression prise complètement au dépourvu et la bouche mi-ouverte. Rêvait-il ? La chaleur lui était-elle montée à la tête ? C’était peu probable.
 
Il anticipa graduellement et rapidement cette nouvelle apparition et information. L’expression embusquée se remplaça par une aimable attitude souriante.
 
« Ana, dit-il soudainement, cassant le silence (et entendre sa propre voix résonner lui parut être comme un rêve). Quel plaisir de te retrouver ici. Surprenant même, ajoutait-il. »

Comment décrire la relation qu’il entretenait avec Ana ? Ana était une formidable marchande, avec qui il avait collaboré de nombreuses fois (de trop nombreuses fois pour être vrai). Elle avait le sens des affaires et était d’un sang-froid à toute épreuve, de ce qu’il avait vu jusque-là. Oui, il aimait sa compagnie, oui, il aimait travailler avec elle. Et oui, il lui était plaisant, mais surprenant, de la retrouver ici. Mais que faisait-elle par ici ?

« Tu te délectes des sources chaudes ? Ou tu ne faisais que passer ? »

Il se permit de passer un bras pour cacher (du moins, le mieux qu’il pouvait) sa créature échauffée, dans un naturel parfaitement réalisé.

Halloween
Athanasia
Athanasia
431
06/02/2020

Feuille de personnage
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMer 13 Mai - 6:17
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A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

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La si calme jeune femme ne pouvait le nier, elle sentait que son pouls était un peu plus rapide que la normale. Était-ce la chaleur ? L’intrigante présence du marchand, ou bien l’étrange atmosphère de la région ? L’eau caressait le haut de sa poitrine, ce délicieux contact tranchait avec la froide morsure de l’air frais sur son visage et ses épaules.

L’informatrice avait savouré chacune des réactions qu’avait eu l’homme. Intruse, elle avait perturbé son repos, apparaissant sans prévenir. Toutefois, elle n’en était aucunement désolée. Ses yeux pétillaient d’amusement, alors qu’elle observait l’expression surprise d’Asuldan. Ingénue réaction. Elle se mordit l’intérieur de la joue, contenant un rire naissant.

Ce moment ne fut, malheureusement, que de courte durée car le nomade reprit, bien rapidement, une bienséante expression, avant de rompre le silence qu’elle avait pris un malin plaisir à instaurer.

« Ana. Quel plaisir de te retrouver ici. Surprenant même.  Tu te délectes des sources chaudes ? Ou tu ne faisais que passer ? »


Elle ne répondit pas immédiatement à ces interrogations, laissant simplement, un malicieux sourire se former sur ses lèvres. Asuldan était un homme aimable et bien élevé. Bien trop pour un simple marchand itinérant. Mystérieux, il n’avait manqué d’attiser, à de nombreuses reprises, la curiosité de la jeune femme. Maintenant qu’elle avait eu la chance de voir un nouvel aspect de lui, une facette qu’elle ne connaissait pas encore, il lui tardait d’en explorer d’autres, plus amusantes encore.

Insatiable curiosité, elle avait presque été agacée de ne pas lire une pointe d’embarras sur le visage composé de l’homme lorsqu’elle avait envahi son intimité. Athanasia préférait garder un certain professionnalisme et de la rationalité dans ses relations commerciales, toutefois, les circonstances de cette rencontre avaient un effet, plutôt intéressant sur la jeune femme. Son teint, rosit par l’air chaud, le relaxant contact de l’eau, elle paraissait beaucoup moins réservée, plus encline à converser mais surtout, plus joueuse. Un peu de taquinerie ne pouvait faire de mal, après tout.  

C’est avec ces pensées en tête, qu’elle penchait la tête sur le côté, demeurant silencieuse. Elle détaillait son collaborateur, arborant toujours une moue malicieuse aux coins des lèvres. Ses iris rougeoyantes glissaient sur le corps nu de l’homme. Camouflée par la distance, par la fumée mais aussi, par son bras, elle n’avait accès qu’à une partie de l’anatomie d’Asuldan.
Après cette délicieuse balade, elle ancrait ses iris impudiques dans celles de son interlocuteur, prenant enfin la parole sur un ton calme, presque innocent.

« Bonsoir Asuldan. Oui, on peut dire que je me délecte oui. »


Sortant une main de l’eau, elle ramenait l’ensemble de sa chevelure sur l’une de ses épaules en soupirant avant de détourner son regard, observant cette fois les alentours.

« Ma présence ici est due à … Un intéressant concours de circonstances ? »


Un pouffement de rire s’échappait d’entre ses lèvres sous la forme de buée. Il était vrai que les évènements qui l’avait conduite jusqu’ici avaient été rocambolesques, et elle ne s’en était pas sortir indemne. Toujours posée de son côté de l’étendue d’eau, elle reportait son regard sur l’eau, posant ses mains sur l’avancée rocheuse sur laquelle elle avait appuyée son fessier. Armée d’un regard qui, mêlait amusement à une touche de provocation, elle adressait à Asuldan l’attention qu’il méritait :

« Et toi, que fais-tu donc ici, au milieu de nulle part ? Tu n’es pas perdu, j’espère. »



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Arroth' Asuldan
Arroth' Asuldan
137
09/02/2020

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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyDim 17 Mai - 18:45
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Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



intro ; L'atmosphère s'échauffe, la conversation continue. Asuldan décide de rentrer dans le jeu d'Ana.

Comment aurait-il pu l’ignorer ? Comment aurait-il pu tout simplement ignorer ses intentions, quelles qu’elles furent ? Elle jouait avec lui. De la lueur malicieuse dans son regard à l’amusement de ses lèvres en demie-lune. Même son expression suffisante qui pointait sans honte sur son visage témoignait de l’amusement délicieux qu’elle prenait à le titiller. Il avait l’impression qu’elle attendait même qu’il l’accompagne dans cette partie. Refuserait-il ? La réponse n’était pas déjà ancré sur son visage ? Il avait l’expression d’un homme préparé à faire la guerre ; une guerre dont il est sûr de survivre. Et pour lui, la guerre lui était familière, d’une manière que peu de personne comprendrait…

Cette manière impudique, à la limite “enfantine”, n’était pas déplaisante. Au contraire, les arômes sensuels se relevaient indubitablement dans ce jeu polisson. Asuldan combattait difficilement. Il ne le montra pas. Il était en sous nombre, seul contre plusieurs. Sa première adversaire, la plus proche, était la Femme Générale. Elle était chaude, vaporeuse et mouillée par la sueur de sa virilité féminine. Elle l’entourait. Elle l’avait pris au piège et il se retrouvait cerné, devant lui, derrière lui, à droite et à gauche. De toute part. Ses soldats de feu l’oppressaient. Une oppression dont il se soumettait volontier. Sa deuxième adversaire… Ana. Elle était l’inverse. Elle ne l’oppressait pas, pas physiquement. Tout se jouait dans une stratégie calculée. Elle avançait ses pions de manière à ce qu’à la fin du jeu : il soit échec et mat. Ana avait sa manière personnelle de faire les choses : le goût en bouche, tout devenait sucré, pétillante et grivois. Qu’allait-il devenir de lui, d’eux, à la fin de cet ébat échauffé ?

Asuldan, revenu à ses sens détendus et taquins, ne mit pas longtemps à entrer dans la danse ardente. Elle commençait doucement, dans une valse fébrile, désireuse.

Ce silence le happa dans une étreinte tournoyante. Quelque chose de suspicieux caressait son coeur fumant. Il projeta sa vue, exaltée par la vision palpable, sur sa collaboratrice. Avec déférence pourtant, il ne quitta pas son regard sibyllin. Elle avait la couleur de l’embarras. Il savait que ce n’était pas pour la même raison que son teint était rosé. Les vapeurs de l’eau peut-être, à moins que quelque chose d’autre se déguisait sous cette parfaite excuse.

Cette longue attente parut interminable. Asuldan, les lèvres amusées, patienta. Il se relaxa le long du bord, allongeant son autre bras sur les roches émergeant. Sa curiosité le dévoya presque de son droit chemin. Il voulait voir, apercevoir la nature humaine, celle qui se cachait malicieusement sous la protection d’une obscurité de plus en plus présente, des vapeurs perturbatrices et de l’eau cachotière.
 
« Bonsoir Asuldan. Oui, on peut dire que je me délecte oui.
— Je vois que tu y prends plus de plaisir que tu ne le montres, répondait-il. »


Il lui échangea en guise d’accompagnement une image mutine. Devait-il la rejoindre dans ce jeu déchéant ? Très sûrement.
 
Elle lui annonça par la suite qu’elle était là seulement à cause d’un concours de circonstances. Les circonstances devaient être sacrément pittoresques pour qu’elle envisage de monter jusqu’ici pour profiter des rares sources chaudes de la montagne de Givre. À vrai dire, la source se trouvait juste à quelques mètres en-dessous de cet endroit terrifiant. Mais ses pensées étaient centrées sur autre chose.

« Même perdu, j’ai droit de découvrir de belles choses, s'amusait-il à dire en déposant sa main sur sa mâchoire, la lueur de son regard luisait au reflet lumineux dans l’eau, il la regardait. Je dois chercher un certain objet, une demande, rajoutait-il ensuite, toujours la mine taquine dans ses yeux, je passais près des sources et, comment dire non à un tel endroit. Il y fait bon. N’est-ce pas ? »

Halloween
Athanasia
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyJeu 4 Juin - 15:24
Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] MmSjhyO

Au coeur du chaud...

A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

Feat le Magnifique Arroth' Asuldan



Mouvements dans l’eau, voilà que l’homme bougeait, prenant ses aises dans cette chaude arène à ciel ouvert. Les remous provoqués à la surface de la source, sous forme de petites vaguelettes arrivaient jusqu’à la rouquine. Leur court trajet se terminait contre la peau nue de son buste…

Les parts de l’anatomie du jeune homme qui, quelques minutes plus tôt, lui étaient inaccessibles, impossibles à distinguer car habillement camouflées par son bras, ces secrètes parts lui étaient désormais visibles, à la merci de ses yeux indiscrets.

Attentive observatrice, elle constatait à l’expression que lui offrait l’homme, qu’elle avait capté sa curiosité. Ils se faisaient face, chacun attendait patiemment que l’autre montre un nouvel aspect de sa personne, une inédite touche d’inconnu…

«Je vois que tu y prends plus de plaisir que tu ne le montres,  »



Immédiate réplique à ses mots pleins de sous-entendus. Cette réponse, presque insolente, avait incité les commissures des lèvres de la jeune femme à se redresser.

« Même perdu, j’ai droit de découvrir de belles choses. Je dois chercher un certain objet, une demande je passais près des sources et, comment dire non à un tel endroit. Il y fait bon. N’est-ce pas ? »  



Instaurer petit à petit une tension, une pesante atmosphère, faire ressentir à celui qu’elle avait en face d’elle qu’il était l’unique centre de sa malsaine attention, qu’il était la source de cette étincelle de curiosité qui animait son regard.

Tel un oiseau de proie, elle guettait, suivant au travers de la buée, le moindre mouvement du marchand. Ses iris rougeoyantes étaient prêtes à s’accrocher même au plus minime changement de son expression.

Ce soir, le nomade pouvait s’estimer fort chanceux, notre rousse informatrice était de bonne humeur. Son intérêt pour l’homme n’apporterait à cette soirée que d'intéressantes péripéties . Elle n’était pas là pour lui faire subir un interrogatoire, mais plutôt, pour simplement creuser un peu plus et surtout, pour passer un agréable moment…

Il était perspicace, Athanasia devait lui accorder cela. Il était évident qu’elle prenait bien plus de plaisir dans toute cette situation que ce qu’elle laissait entrevoir. Le paraître et le contrôle, voilà deux besoins qui étaient essentiels à la rouquine. Il était encore bien trop tôt pour se dévoiler.

Promenant ses iris sur son corps, un fois de plus, elle le jaugeait. De haut en bas, son regard glissait sur l’homme, comme si elle avait affaire non pas à un être vivant, mais une marchandise, dont elle estimait la valeur. La jeune femme laissait ses lèvres former un léger sourire, discret mais présent.

« Je dois dire qu’après seulement quelques minutes, il m’est difficile de me prononcer, toutefois… »  



Bref silence. D’un geste lent, presque paresseux, la jeune femme croisait les jambes, posant l’une de ses cuisses sur son genou. Ses yeux n’avaient quitté ceux de son interlocuteur. Toujours aussi calme, une pointe de taquinerie dans la voix, elle reprit la conversation…

« Je ne peux qu’approuver. Dire que le lieu n’est pas agréable serait mentir. Ma dernière baignade dans un endroit comme celui-ci remonte à plusieurs années. »



Se penchant légèrement vers l'avant, ses iris sanguines toujours brillant de curiosité, elle appuyait son coude sur l'os de son genou.

« C’est un bien drôle d’endroit pour faire une chasse au trésor. Asuldan aime jouer avec le feu apparemment, quelle intéressante découverte…»  



Il était évident qu’elle désirait entendre le récit de l’histoire qui avait conduit le calme marchand à mettre son nez dans des bois aussi dangereux… Posant son menton sur sa main, la tête légèrement penchée, elle conclut :

« Si j’étais une personne curieuse, j’aurais adoré en savoir plus à ce sujet… »



Lueur amusée dans le regard, elle se tut, attendant sagement de savoir s’il engagerait ou non, la conversation à ce sujet…

« halloween »

***

Arroth' Asuldan
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMer 9 Sep - 1:12
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Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia



Le monde s’est secoué et la nuit est tombée dans l’eau. Elle s’y est noyée. Et les eaux brûlantes ont avalé son être. Elles l’ont accueilli en son sein. Maintenant, elles transpirent de chaleur, elles se consument dans une fumée ténue, têtue. C’est l’Éveil des grandes sensations. L’esprit confus, échauffé. L’aquosité de leurs corps réunis rende les êtres qui s’y engouffrent humides et chauds. Ils plongent plus loin dans les sources, jusqu’à être dévoré par les sensations, captivés par le jeu dangereux qu’elles proposent.

Par Ilios. Qui a commencé cet ébat tendancieux ?
Je ne suis pas croyant, mais “Par Ilios”.
Qui a dit que nous avions le droit à cela ?
Qui nous a fait croire que nous pouvions nous sourire et rire de paroles malicieuses ?
Qui ?
Qui ne nous a pas prévenu de la puissance du paradis ? De la puissance des éléments ?
De leur chaleur provocante ?
De leur humidité étouffante ?
De la vision qu’elle procure ?
Qui de nous deux tombera dans l’oublie ?
Qui ira embrasser le visage de la nuit ?


Qui a commencé ce jeu dangereux ?
Ce malicieux jeu de mots et de corps avoués.
Ce moment délicieux où les langues se délient.
Cet instant où nous imaginions l’union de nos corps étriqués.


Est-ce toi ?
Sublime partenaire amusée,
Qui n’a de cesse de te divertir,
De toute cette situation interdite ?
Qui me nargue de la rougeur de tes yeux,
Qui se divertit d’un moment comme celui-là ?


Est-ce moi ?
Improbable partenaire d’une nuit,
Qui se plaît à être initié,
Et à plaisanter avec toi,
Qui a continué ce jeu au milieu des vapeurs,
Où sillonne sur tes lèvres un sourire intru,
Où tes yeux se mettent à briller,
Et qu’une expression malicieuse apparaît.


Qu’est-ce que j’aime…
Qu’est-ce que j’aime entrer dans ce jeu.
Et ô Ilios, peu importe si c’est interdit,
Si nous n’avions pas le droit à ceci,
Si nous avions été prévenu trop tard.


Nous sommes actuellement des pécheurs,
Des pêcheurs perdus dans les profondeurs humides de l’orient,
Où germent un milliard de perle
Des perles de la couleur de la nuit,
De la texture de l’eau,
Du goût sucré-salé des pleurs d’un coquillage.

Le gouffre. La sensation satisfaisante que procure ce jeu de rôle. Insensé, incessant. Rien ne s’arrête, tout continue. ceci n’est que le début, le début d’un aboutissement imprévisible. L’est-il ? Imprévisible ? Que peut-il surgir de ces eaux ? Que peut-il savoir, Asuldan ? Que pense-t-il savoir ? Qu’est-ce que c’est de penser, là, maintenant ? De ce moment malicieux, de cette nuit délicieuse ? La laine d’un mouton, voilà ce que c’est, ce qui est dans sa tête : blanc, aux innombrables curves dressées, un tourbillon givrant, aux boucles sans fin, infini.

Il s’engouffre dans les affres liquides de ce monde en obscurité. Il observe l’exuvie trouble et mutine du reflet de sa collaboratrice. Il ne garde pas une attention longue, assez soutenue pour affirmer un sourire plaisant sur son visage illuminé, quand il la regarde à nouveau. Il brille. Est-ce une illusion donnée par la luminosité environnementale ou simplement dû à l’aura qu’il émet ?

Il arrête de parler un moment et de ses doigts cajoleurs, tapote la surface de l’eau. À son contact malsain, elle se trouble. Et la voix… non, l’écho d’Ana se met à chanter. Ses oreilles jubilent. Le doux son qu’elle émet est un murmure frémissant qui l’atteint. Il l’écoute avec une attention délicate, si délicate qu’il ne voudrait pas en perdre un mot, une syllabe.
 
« La vue te plaît-elle, au moins ? »

Il esquisse une grimace agréable, toujours dans un fond de taquinerie, et continue ce divertissement qu’il a entreprit depuis quelques secondes.Ses doigts continuent de troubler la surface de l’eau. Les remous deviennent de légères ondes qui traversent par-ci et là du grand bassin chaleureux, renvoyant une image incertaine de ce qui se passe sous les profondes obscurités.

Il reprit immédiatement après :
 
« Ce serait vraiment un regret de ne pas prendre plaisir face à un tel paysage. »

“Un tel paysage” : Il n’y avait pas de mots pour décrire la scène. La beauté enchanteresse d’une femme qui sait ce qu’elle veut, de son visage unique et parfait sortant tout droit d’une toile d’un de ces peintres qui ont marqué l’âge d’or du Roi Saint, l’authenticité de sa chevelure mouillée, captivante, du rouge constrastant le blanc de givre des montagnes, de la gracieuse courbe du haut de ses seins, recouverts par le corps liquide de cette femme Générale.

« Je te l’accorde, avoue-t-il sincèrement. »

Il échappe un sourire complexe, pensif, réfléchi.

« C’est vrai, se répète-t-il. Mais je ne suis pas assez fou pour brûler la chandelle par les deux bouts. Ce serait dommage de ne pas aller jusqu’au bout de ma promesse. »

Promesse. Il compte la remplir, la mort est une idée trop nouvelle pour lui, trop lointaine aussi. Il a des objectifs à accomplir, une vie à fonder, un monde à changer. Un monde à changer. Y pense-t-il réellement ? N’est-ce pas quelque chose enfouie en lui ? Mais les choses ne pressent pas. Tout vient en son temps, il ne sert à rien de les bousculer. Et dans toute cette affaire, dans cette étrange circonstance sensuelle peut-être aurait-il la possibilité de remplir une autre promesse, plus subtile. En avaient-ils fait une ?

« Et, s’arrête-t-il en laissant un silence succinct, si je peux me le permettre, aiguiller la curiosité d’une possible personne curieuse. Une affaire toute simple, je le conçois. Je passais par Sentoni. Chaque année, pour être exact, toujours au début du mois de la Bénédiction de Ross, fait-il une nouvelle fois une pause. Bien qu’ils soient habitués aux hivers les plus rudes, les habitants de Sentoni aiment le confort d’une couverture chaude et d’autres commodités qui pourraient leur faire oublier la période austère. Le cycle de Ross est un mois plutôt froid à Sofia, sûrement la période la plus glaciale du Repos. »

Asuldan raconte son récit avec la plus grande des aisances, et avec un confort impressionnant. Il ne lâche pas Ana du regard, alors qu’il énumère son parcours dans la ville, il n’y a pas grand chose d’intéressant, peut-être plus au niveau marchandage et sociabilisation, jusqu’à ce qu’il parle de Sayrëa.

« Et puis, au détour d’un carrefour vide, j’ai rencontré Sayrëa, en pleure. Je pense que je me suis brûlé à cet instant, rigole-t-il d’un grave son d’ironie. Elle m’a paru si perdu que moi-même, je me suis égaré, dans son regard triste. Elle m’a raconté ce mariage secret, sa croyance implacable, une Lucienne, et ce crime qu’elle avait commis. Pourtant, même la croyance d’une personne ne peut gagner contre l’amour. En tout cas, pour elle. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour qu’il se retrouve ici. Mais le cadavre de son époux est quelque part dans les montagnes. Et le symbole de leur amour autour de son poignet : le seul lien implacable de l’existence de cette vie secrète. »

Il met un temps d’arrêt à tout ce conte, au temps autour d’eux. Il vient ensuite le son d’une cascade submergée par la roche, les flots qui s’écoulent autour d’elle. Un roc s’élève soudainement dans les cieux. Asuldan se soulève de sa place. Son bras musclé, sa main cachottière, masquant le monstre marin, le serpent des eaux.

« Mais… je me dis que ta présence somme tout comme. N’y a-t-il que la volonté à se délecter des sources de ces montagnes ? »

Que pensait-elle ? Que voulait-elle ? Et plus important, où toute cette soirée allait les amener ?

Halloween
Athanasia
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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptySam 3 Oct - 8:27
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A peine son expérience de cobaye terminée, Athanasia se remet en route vers de nouvelles aventures... ;

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Alea jacta est

Frisson glissant le long de sa colonne vertébrale. Durant quelques infimes secondes, son regard s’attardait sur ces doigts qui jouaient nonchalamment avec le liquide dans lequel leurs corps étaient tous deux plongés. Vaporeuse, une pensée traversait son esprit. Une question que la rousse se posait à soi-même, une secrète interrogation qui poussait ses canines à timidement se dévoiler.

Discrets changements dans son attitude, son regard commençait à doucement se muer, l’écarlate cédant sa place au sombre rubis, plus sensuel. Faisant se mouvoir l’eau autour d’elle, la jeune femme délaissait sa précédente position, se redressant sans le quitter du regard.

Grave vibration de ses cordes vocales, elle se délectait de cette voix qu'elle avait toujours appréciée. Caressante. Envoutante. Elle dévorait du regard cette gorge qui se mouvait au rythme des paroles de l'homme. Attentive au récit de son périple, la contemplation de cette pomme d’Adam qui était presque à sa portée la distrayait de plus en plus. Il lui parla de brûlure, elle lui répondit d’un regard animé d’une envie de possession. Dos marqué par une nouvelle vague frissonnante, elle baladait ses yeux provocateurs sur sa chair nue.

En cet instant, Savrëa et ses pleurs étaient le cadet de ses soucis. Si la compassion et l’empathie avaient été une part de son être, peut-être aurait-elle esquissé un rictus attristé, peut-être même que l’une ou l’autre parole, à l’attention de cette femme, serait sortie d’entre ses lèvres. La tristesse à laquelle Asuldan faisait référence l’aurait même éventuellement émue. Pourtant, faisant tomber l’un de ses masques, elle lui dévoilait l’égoïste nature qui la faisait vibrer au quotidien. Il n’y avait la place pour une telle perte de temps dans son cœur et dans son regard. Seul le désir y résidait. Avide. Cruel.

« Mais… je me dis que ta présence somme tout comme. N’y a-t-il que la volonté à se délecter des sources de ces montagnes ? »

Virilité masquée, il se lève. Sombre était cette pente sur laquelle ils s’étaient engagés. La Prédatrice ne lâchait plus sa nouvelle proie, cherchant à lire les plus profondes envies qu’il aurait pu laisser transparaître dans ses yeux clairs. Amusante pudeur, elle laissait un pouffement se faire entendre.

« Une bien pitoyable existence que de rester attaché à une histoire passée. »

Après cette hypocrite déclamation, elle décroisa les jambes, faisant glisser ses paumes immergées sur la roche sombre. Langue humidifiant ses babines affamées, elle ne savait à quand remontait la dernière fois qu’elle avait pris un tel plaisir à admirer le corps d’autrui. Depuis quand le marchand éveillait-il une telle faim dans le creux de son abdomen ?

« Tu es un sujet qui m’intéresse bien plus que l’amour désespéré d’une veuve. Cette femme ne m’importe pas. »

Insensible paroles, elle ne cessait de sourire doucement. Durant la contemplation de ce membre qui en cachait un autre, elle répondait silencieusement à l’interrogation qui taraudait son esprit depuis un moment. Pouvait-elle céder à cet appel charnel ? Alentours silencieux, vides. Ils étaient isolés. Libre de faire ses choix, les conséquences de cette tentation ne lui seraient reprochées. Elle effleura distraitement son bras gauche blessé, lui adressant un regard malicieux, invitant.

« As-tu réellement envie d’écouter les insipides raisons qui m’ont mené ici ? »

Ton qui se faisait de plus en plus bas, c’était là une dissimulée provocation, il devrait avancer pour entendre les paroles qui étaient désormais murmurées.
« halloween »

***

Arroth' Asuldan
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Au coeur du chaud

Avec la secrète Athanasia


Cette nuit, douce et frivole. Pleine de pudeur, pleine de lucidité. L’effleurement de ses pensées se reflétait dans les vagues ondulantes de l’eau. Tout son corps se renvoyait, à lui, au ciel, jusqu’au profondeur de l’abîme liquide. Le rougissement délicat du désir était bel et bien présent dans ses yeux. Par Ilios, était bien la prière à utiliser, l’injection à exprimer. À quoi je pense ? Il se demandait à présent. Devant ce doux silence qui se dérogeait, devant les flammes vaporeuses de ces sources, devant elle. Quand avait-il éprouvé ça pour elle ? Quand cela avait-il débuté ? Est-ce le jeu qu’ils avaient commencé ? Le simple fait de la voir le faisait chavirer ; et son corps n’était qu’un symptôme de cette cause. Était-ce pareil que ses amants, ses amours ? Était-ce simplement la flamme famélique du désir ? La situation ou l’environnement ? Tous les éléments jouaient-ils en la faveur de cette délicate partie ?
 
Il était trop tard pour reculer. Trop tard pour réfléchir. Trop tard pour tout. Asuldan se tenait déjà devant elle. Les yeux vidés de cette raison si particulière, réfléchie. Là, devant Ana, ne restait que l’enveloppe passionnée, l’engouement de connaître la suite de cette pièce écorchée. Il vivait au rythme des ardeurs présentes, du souffle froid et de la vapeur échauffée.
 
“Une bien pitoyable existence que de rester attaché à une histoire passée.” Petit à petit, Ana se dévoilait à son tour. Il la connaissait en tant que marchande, fidèle dans ses affaires. Et ce soir, il avait rencontré deux autres visages. Son malicieux sourire en faisait partie, et ce visage impassible, ce cœur si lointain, si stoïque face aux amertumes d’étrangers. Elle ne cessait de le surprendre. Cachotière, qu’avait-elle encore en réserve.
 
« Tu es un sujet qui m’intéresse bien plus que l’amour désespéré d’une veuve. Cette femme ne m’importe pas. »
 
Vraiment. Elle le surprenait. Pris au dépourvu par tant de dureté, Asuldan voulait comprendre ce cœur. Bien plus qu’auparavant. La chaleur de ses plantes de pieds le quitta à plusieurs reprises, au fur et à mesure que ses pas s’éloignèrent de la pierre lisse. Il s’approcha vers elle, proche, très proche d’elle, trop proche.
 
Sa main autrefois prude s’enleva. Elle laissa apparaître une âme vivante, soulevée, grandissante. La distance se vit recouvrir en deux grands pas calmement déposés. Il avait toujours eu cette gesture simple et rassurante, elle n’était pas pressée ni molle. C’était une démarche calme et résolue, parfaitement patiente. Même dans une telle situation, son respect présent se renvoyait dans sa manière d’agir : il s’insérait dans l’espace personnel d’Ana avec une agréable tendresse.
 
Il déposa un genoux à terre, replongeant dans le gouffre bouillonnant. D’une main, il agrippa le rebord rocheux et chaud. De l’autre, de ses doigts, il effleura la joue de sa collaboratrice. Comme un feu agité, le reflet bleuté dans son regard se mit à s’agiter.
 
« Ana, je le veux. »
 
Il caressa sa joue. Leurs visages se retrouvaient à peine à quelques centimètres. Asuldan pouvait maintenant sentir le souffle de cette femme si secrète. Humer le parfum intime de sa longue chevelure de safran.

« Je veux en savoir plus sur toi. »

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Au coeur du chaud (V. Athanasia) [WARNING +18] EmptyMar 2 Mar - 17:30
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Alea jacta est

Grisante chaleur, un pas après l’autre, cette proie déterminée fendait l’eau bouillonnante. Inconsciente du danger, elle se dirigeait vers la Renarde au regard dévorant. Imperturbable prédatrice, sa cage thoracique se soulevait à un rythme régulier alors qu’un léger sourire flottait sur ses lèvres. Seule cette langue qui effleurait lentement ses babines trahissait son flegme apparent, exposant le plaisir qui s’éveillait doucement en elle.

Dernier rempart de la réserve de l’homme, il ôta de sa vue cette main embarrassante qui l’empêchait, d’un simple mouvement d’yeux, d’admirer la superbe de sa figure masculine. Face à cette alléchante vision, l’effervescence de son esprit ne l’autorisait qu’à cogiter quant à la meilleure façon d’entamer la dégustation de ce festin qui s’avançait en direction de ses griffes affamées.

Ses iris liés à ceux de sa proie, elle ricanait tout bas. Si solennel, si attentif, le voilà qui ploya le genou. Elle était telle une souveraine, assise sur ce trône rocailleux. Si elle ne dépréciait pas son contact, la tendresse dont il faisait preuve à son égard, la douceur ainsi que l’affection n’étaient pas des notions qui avaient modelé son corps au plaisir de la chair. Les étreintes qui satisfaisaient usuellement son appétit n’en étaient que rarement pourvues. La noble déchue ne voulait effrayer sa proie avant l’heure, acceptant le toucher délicat de l’homme, elle lova sa joue contre cette large paume, désirant avant tout l’appâter pour mieux le dévorer.

La Renarde sourit davantage, sans interrompre le contact visuel, l’une de ses mains chercha celle de l’homme, sous l’eau, l’attirant un peu plus à elle, Athanasia l’obligea à toucher sa peau immergée. Rien qu’un fin filet d’air séparait leurs lèvres, alors qu’elle répondait finalement à sa demande :

« Commence donc par faire parler ma chair, peut-être qu’après ça, ma langue se déliera ? »

Avide. Humide. Elle pencha la tête, fondant avec lenteur vers le cou de sa proie. Ses dents s’attaquaient sans prévenir à sa peau tendre, laissant d’éphémères traces de leur passage. Elle se dirigeait avec détermination vers sa glotte tout en profitant de l’occasion pour enrouler l’une de ses jambes aventureuses autour du bas de son corps, capturant définitivement sa proie

Interrompant sans prévenir, ses taquins baisers, la rouquine se recula. Les paumes contre la roche, tout en se délectant du goût de l’homme sur ses lèvres, elle reprit sa lascive position. Exaltée, elle observait les traits de son partenaire, flattant impudemment l’arrière de l’une de ses jambes de la sienne, elle murmura à voix basse :

« Cependant, je ne voudrais être un obstacle à ton altruiste recherche »   avant de rajouter, sarcastique, « Après tout, l’abnégation est une qualité humaine des plus… honorables. »  

« halloween »

***

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